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Prorogation de la session - Sans peur

Josée Boileau   7 janvier 2010  Canada
Stephen Harper n'a peur de rien: ni de l'opinion publique, ni de ses adversaires, ni de plier la tradition parlementaire à ses quatre volontés. L'opposition a au contraire peur des électeurs, peur d'oser agir pour mettre un terme aux abus de démocratie auxquels se livre le premier ministre. Un an plus tard, nous vivons les effets délétères d'une coalition qui a avorté.
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  • Lapirog
    Abonné
    jeudi 7 janvier 2010 05h40
    Recette infaillible pour établir une dictature à la sauce Harper.
    Nous assistons depuis l'élection du gouvernement Harper à la mise en place d'une dictature de droite solidement soutenue par le monde du pétrole et autres lobbys qui agissent dans l'ombre à l'encontre du bien commun. Le passage de Harper au show de Peter Mansbridge de la CBC nous le confirme de plus en plus, alors que Harper se félicite que certains citoyens trouvent tout à fait normal que celui-ci bafoue règles institutions démocratiques pour satisfaire les bailleurs de fonds du Parti Conservateur du Canada. Pendant ce temps, le Parti Libéral du Canada se terre dans l'ombre quand ce n'est pas le Parti Démocratique qui adopte la même peureuse attitude devant la perspective d'élection législative anticipée. Jusqu'où ira Harper dans sa fronde politique?
    Les Canadians ont jetés les haut cris et les invectives pleuvaient abondamment dans les blogs de leurs médias de masse devant les scandales de collusion/corruption au Québec dans le monde de la construction, ils devraient peut être regarder dans leur propre cour pour voir toute l'horreur de la situation politique qui s'érige graduellement sur la colline parlementaire Ottawaise.
    L'image de l'arbre qui cache la forêt est de circonstance il me semble à ce stade-ci.

  • Claude Archambault
    Inscrit
    jeudi 7 janvier 2010 09h10
    Le Bloc est l'Ange Gardien de Harper
    Harper peu se permettre de diriger en dictateur, car aucun parti d'opposition ne peu se permettre d'aller en élection il n'y on rien à gagner. Quand la soupe est chaude pour Harper c'est la prorogation, et quand il veut aller de l'avant avec un projet c'est la motion de confiance. Il n'a rien à perdre tout à gagner avec ces tactiques. Et c'est grâce au Bloc qu'il a cette force car sans le bloc les libéraux traditionnellement fort au Québec pourraient ravir le pouvoir de façon majoritaire ou tout au moins minoritairement.
    Donc d'une façon perverse, le Bloc fait la force de Harper, sans le Bloc, Harper se retrouverait vite dans une position insoutenable.

    La coalition, elle, était inacceptable avec le bloc car elle accordait un pouvoir au bloc qu'il est impensable que les canadiens acceptent surtout qu'il représente moins que 11% des canadiens.

  • dboissi
    Abonnée
    jeudi 7 janvier 2010 17h58
    La confusion sur le sens réel du terme "prorogation" joue en faveur de M. Harper
    Normalement dans presque tous les domaines et selon le sens courant et usuel des mots, terme prorogation sous-entend une "continuation", une "suite", comme par exemple dans le domaine du droit: "prorogation : Fixation d'un terme au-delà de l'échéance antérieurement fixée. Note(s) : En français, la prorogation désigne tant l'action de proroger que la prolongation qui en résulte. Voir aussi : reconduction de bail."

    Dans le domaine parlementaire canadien, le terme signifie exactement le contraire
    "prorogation: La prorogation est la clôture de la session parlementaire arrêtant simultanément les travaux des deux chambres. Note(s) :((Acception)) canadienne."

    Il faut donc recommencer tous les travaux à partir de zéro, depuis la formation des comités parlementaires jusqu'aux projets de loi.

    Compte tenu du machiavélisme de Monsieur Harper, je parierais qu'il compte sur la confusion tout à fait normale du Canadien moyennement informé pour amenuiser dans l'opinion publique les conséquences néfastes et antidémocratique de son geste de "proroger" encore une fois la session parlementaire.

    Définitions tirées du Grand dictionnaire de l'Office de la langue française du Québec

    Diane Boissinot

  • Claude Archambault
    Inscrit
    jeudi 7 janvier 2010 22h18
    @ Madame Boissinot
    Pouvez vous me dire en quoi ce terme dans son usage actuel est faux. On dit un chat un chat, une prorogation de session parlementaire est une prorogation parlementaire et le canadien moyen est assez intelligent pour savoir ce qui se passe surtout avec les media qui nous le répete à tous les jours.

    Ce que vous nous dites c'est que les Québécois serait des imbéciles. Et que Harper profite de cette ignorance.

    Une chatte est une chatte et chatte a plusieurs sens mais dans le contexte tous savons de quoi il s'agit.

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