Sondage - Les Canadiens déçus de Harper à Copenhague
Photo : Jacques Nadeau - Le Devoir
Stephen Harper
Les Canadiens n'ont pas apprécié la performance du premier ministre Stephen Harper à la conférence sur les changements climatiques de Copenhague, en décembre dernier. Les citoyens sont d'ailleurs tout aussi insatisfaits des résultats de cette conférence internationale, qui a débouché sur un faible accord non contraignant.
Si l'on en croit les résultats d'un nouveau sondage Angus Reid rendu public hier, la présence de Stephen Harper au sommet de Copenhague ne passera pas à l'histoire. Le premier ministre avait d'ailleurs été très discret dans la capitale danoise, ne participant pas aux négociations cruciales de dernière minute et laissant son ministre de l'Environnement, Jim Prentice, s'adresser aux milliers de délégués présents. Stephen Harper avait d'abord refusé de se rendre à Copenhague, avant de changer d'avis quelques heures après que Barack Obama eut annoncé qu'il se rendrait au sommet.
Ainsi, 48 % des répondants se sont dits «insatisfaits» ou «très insatisfaits» de la performance de M. Harper à Copenhague, contre 28 % qui se disent «satisfaits» ou «très satisfaits». Les «très satisfaits» ne sont toutefois que 9 %, alors que les «très insatisfaits» sont 33 %. Près de 25 % des gens ont préféré ne pas commenter la performance du premier ministre.
Dans son analyse qui accompagne le sondage, la firme Angus Reid écrit que les gens jugent la performance de Stephen Harper en fonction de leur perception du phénomène des changements climatiques. Ainsi, les sceptiques du réchauffement du climat sont beaucoup plus nombreux à trouver la performance de M. Harper «satisfaisante».
Selon le coup de sonde, les Canadiens estiment que l'accord conclu à Copenhague est un échec puisqu'il ne contient aucune cible obligatoire de réduction des gaz à effet de serre (GES). Ainsi, 56 % des répondants affirment que l'accord est insatisfaisant, alors que 20 % sont d'accord avec le fait qu'il ne soit pas légalement contraignant. L'opinion de la majorité va donc à contre-courant de la position du gouvernement Harper, qui avait exprimé sa satisfaction à l'issue du sommet de Copenhague.
La création d'un fonds de 100 milliards de dollars d'ici 2020 pour aider les pays en développement à s'adapter aux changements climatiques reçoit toutefois une meilleure note de la population, puisque 46 % des Canadiens sont satisfaits de cette mesure, contre 34 % qui s'en disent insatisfaits. Le gouvernement canadien n'a promis aucune somme pour ce fonds international.
Sceptiques
Les Canadiens ne sont toutefois pas très optimistes quant à l'avenir. Visiblement, l'échec de Copenhague, où les 170 chefs d'État réunis n'ont pas été en mesure de faire véritablement progresser la lutte contre les changements climatiques, a porté un dur coup à la fibre écologiste des citoyens.
Ainsi, 44 % des gens pensent que l'accord ne sera jamais contraignant, contrairement au protocole de Kyoto, qui a une portée légale. À peine 12 % des citoyens estiment que les discussions à venir dans les prochains mois vont aboutir à un véritable traité international. Près de 43 % des répondants ne savent pas ce qu'il adviendra de cet accord.
De plus, les Canadiens doutent de la volonté et de la capacité des gouvernements de la planète à combattre les changements climatiques. Ainsi, 73 % des gens pensent qu'il sera impossible de limiter la hausse des températures du globe à 2 °C d'ici 2020, tel que le recommandent les scientifiques de l'ONU. Seulement 16 % se disent persuadés que cet objectif sera atteint.
Le sondage a été réalisé par Internet auprès de 1013 répondants, du 22 au 23 décembre 2009, soit cinq jours après la fin du sommet de Copenhague. La marge d'erreur est de 3,1 %, 19 fois sur 20.
NDLR: Ce texte a été corrigé dans la journée.
Si l'on en croit les résultats d'un nouveau sondage Angus Reid rendu public hier, la présence de Stephen Harper au sommet de Copenhague ne passera pas à l'histoire. Le premier ministre avait d'ailleurs été très discret dans la capitale danoise, ne participant pas aux négociations cruciales de dernière minute et laissant son ministre de l'Environnement, Jim Prentice, s'adresser aux milliers de délégués présents. Stephen Harper avait d'abord refusé de se rendre à Copenhague, avant de changer d'avis quelques heures après que Barack Obama eut annoncé qu'il se rendrait au sommet.
Ainsi, 48 % des répondants se sont dits «insatisfaits» ou «très insatisfaits» de la performance de M. Harper à Copenhague, contre 28 % qui se disent «satisfaits» ou «très satisfaits». Les «très satisfaits» ne sont toutefois que 9 %, alors que les «très insatisfaits» sont 33 %. Près de 25 % des gens ont préféré ne pas commenter la performance du premier ministre.
Dans son analyse qui accompagne le sondage, la firme Angus Reid écrit que les gens jugent la performance de Stephen Harper en fonction de leur perception du phénomène des changements climatiques. Ainsi, les sceptiques du réchauffement du climat sont beaucoup plus nombreux à trouver la performance de M. Harper «satisfaisante».
Selon le coup de sonde, les Canadiens estiment que l'accord conclu à Copenhague est un échec puisqu'il ne contient aucune cible obligatoire de réduction des gaz à effet de serre (GES). Ainsi, 56 % des répondants affirment que l'accord est insatisfaisant, alors que 20 % sont d'accord avec le fait qu'il ne soit pas légalement contraignant. L'opinion de la majorité va donc à contre-courant de la position du gouvernement Harper, qui avait exprimé sa satisfaction à l'issue du sommet de Copenhague.
La création d'un fonds de 100 milliards de dollars d'ici 2020 pour aider les pays en développement à s'adapter aux changements climatiques reçoit toutefois une meilleure note de la population, puisque 46 % des Canadiens sont satisfaits de cette mesure, contre 34 % qui s'en disent insatisfaits. Le gouvernement canadien n'a promis aucune somme pour ce fonds international.
Sceptiques
Les Canadiens ne sont toutefois pas très optimistes quant à l'avenir. Visiblement, l'échec de Copenhague, où les 170 chefs d'État réunis n'ont pas été en mesure de faire véritablement progresser la lutte contre les changements climatiques, a porté un dur coup à la fibre écologiste des citoyens.
Ainsi, 44 % des gens pensent que l'accord ne sera jamais contraignant, contrairement au protocole de Kyoto, qui a une portée légale. À peine 12 % des citoyens estiment que les discussions à venir dans les prochains mois vont aboutir à un véritable traité international. Près de 43 % des répondants ne savent pas ce qu'il adviendra de cet accord.
De plus, les Canadiens doutent de la volonté et de la capacité des gouvernements de la planète à combattre les changements climatiques. Ainsi, 73 % des gens pensent qu'il sera impossible de limiter la hausse des températures du globe à 2 °C d'ici 2020, tel que le recommandent les scientifiques de l'ONU. Seulement 16 % se disent persuadés que cet objectif sera atteint.
Le sondage a été réalisé par Internet auprès de 1013 répondants, du 22 au 23 décembre 2009, soit cinq jours après la fin du sommet de Copenhague. La marge d'erreur est de 3,1 %, 19 fois sur 20.
NDLR: Ce texte a été corrigé dans la journée.
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