Ottawa songe à effectuer des coupes dans les pensions des fonctionnaires
Le gouvernement fédéral chercherait des façons de réduire son déficit et de garder ses employés de 55 ans ou plus
Ottawa — Le gouvernement du Canada songerait à abolir la possibilité, pour tout nouveau fonctionnaire fédéral, de prendre ultérieurement une pleine retraite à un âge anticipé. Le Globe and Mail a rapporté hier que le gouvernement Harper évalue cette possibilité afin de réduire son déficit, considérant que de moins en moins de régimes de retraite privés offrent un tel avantage de retraite hâtive.
Des dirigeants de la fonction publique seraient aussi préoccupés par une autre réalité, soit la pénurie de main-d'oeuvre causée par le départ à la retraite de nombreux fonctionnaires à l'âge de 55 ans. Ces pertes drainent aussi le personnel expérimenté, ajoutent-ils.
Environ la moitié des fonctionnaires fédéraux seront admissibles à la retraite dès l'année 2012.
Le Globe and Mail précise que le gouvernement Harper songe à modifier ou même à abolir la possibilité de retraite avec tous les avantages de la pension dès l'âge de 55 ans, après 30 ans de service. L'une des options envisagées serait de permettre aux fonctionnaires d'encaisser une partie des revenus de leur fonds de pension, tout en demeurant à l'emploi du gouvernement.
Cependant, toute tentative d'apporter une modification à la Loi sur la pension de retraite dans les services publics va susciter une opposition farouche de la part des syndicats d'employés fédéraux. John Gordon, président de l'Alliance de la fonction publique du Canada, rappelle que les employés ont contribué à leur régime de retraite; à son avis, il ne s'agit que d'un revenu différé.
Le Conseil du Trésor fait toutefois remarquer qu'en 2007-2008 les fonctionnaires ont collectivement versé 1,2 milliard dans leur régime, tandis que le gouvernement du Canada y a contribué un montant total de 2,6 milliards. D'ici 2013, la part engagée par les employés augmentera, mais seulement de 8 %, de 32 à 40 %.
Le régime de retraite des employés du gouvernement du Québec se caractérise par une participation égale des employés et de l'État; il en est de même en Ontario et en Alberta.
Des dirigeants de la fonction publique seraient aussi préoccupés par une autre réalité, soit la pénurie de main-d'oeuvre causée par le départ à la retraite de nombreux fonctionnaires à l'âge de 55 ans. Ces pertes drainent aussi le personnel expérimenté, ajoutent-ils.
Environ la moitié des fonctionnaires fédéraux seront admissibles à la retraite dès l'année 2012.
Le Globe and Mail précise que le gouvernement Harper songe à modifier ou même à abolir la possibilité de retraite avec tous les avantages de la pension dès l'âge de 55 ans, après 30 ans de service. L'une des options envisagées serait de permettre aux fonctionnaires d'encaisser une partie des revenus de leur fonds de pension, tout en demeurant à l'emploi du gouvernement.
Cependant, toute tentative d'apporter une modification à la Loi sur la pension de retraite dans les services publics va susciter une opposition farouche de la part des syndicats d'employés fédéraux. John Gordon, président de l'Alliance de la fonction publique du Canada, rappelle que les employés ont contribué à leur régime de retraite; à son avis, il ne s'agit que d'un revenu différé.
Le Conseil du Trésor fait toutefois remarquer qu'en 2007-2008 les fonctionnaires ont collectivement versé 1,2 milliard dans leur régime, tandis que le gouvernement du Canada y a contribué un montant total de 2,6 milliards. D'ici 2013, la part engagée par les employés augmentera, mais seulement de 8 %, de 32 à 40 %.
Le régime de retraite des employés du gouvernement du Québec se caractérise par une participation égale des employés et de l'État; il en est de même en Ontario et en Alberta.
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