Le Bloc veut mettre un frein au courrier de propagande
Ottawa — Le Bloc québécois veut à son tour restreindre le nombre de dépliants que les députés fédéraux peuvent envoyer à volonté, aux frais des contribuables, à leurs commettants. Le parti de Gilles Duceppe et les libéraux de Michael Ignatieff sont donc sur la même longueur d'onde, mais ils devront encore convaincre le Parti conservateur et le NPD.
Les élus fédéraux peuvent envoyer aussi souvent qu'ils le désirent des dépliants, que paie la Chambre des communes. Ce mécanisme a été mis en place afin de permettre aux députés de faire connaître leurs positions à leurs électeurs. Avec les années toutefois, ces dépliants ont de plus en plus été envoyés dans les circonscriptions représentées par un parti rival pour en miner la crédibilité. Le Parti conservateur est particulièrement friand de cette pratique, ayant imputé à la Chambre des communes des frais d'impression et d'envoi de 6,3 millions de dollars l'année dernière.
Le Bloc québécois propose donc de limiter ces envois. Selon son plan, il ne serait plus possible d'envoyer des dépliants dans une circonscription autre que la sienne. Ensuite, un député pourrait envoyer un seul dépliant par jour, pour rejoindre l'équivalent de 10 % de la population de sa circonscription (d'où le nom de «10 %» accolé à ces envois). Il ne serait plus possible d'envoyer ces dépliants dans des enveloppes, comme le fait par exemple le NPD. L'utilisation d'une enveloppe permet de mieux cibler les domiciles, mais elle coûte 0,55 $ au lieu de 0,17 $ pour un envoi de masse, estime le Bloc québécois.
Enfin, pour ce qui est des envois dits regroupés (par lesquels plusieurs députés d'un même parti combinent leur «10 %» afin d'imprimer un plus grand nombre d'exemplaires), ils seraient désormais limités à un seul par mois. Le contenu devrait être approuvé par la formation politique. Récemment, un envoi conservateur présentant les libéraux comme antisémites a été vertement dénoncé par le député de Mont-Royal, Irwin Cotler.
Le bureau de régie interne de la Chambre des communes, auquel siègent des représentants de tous les partis, se penchera sur cette question en janvier. Il doit y avoir consensus pour que les règles soient modifiées. Le NPD s'oppose à ces changements, se demandant pourquoi seuls les électeurs de ses circonscriptions auraient le droit de savoir ce que le NPD fait. Le problème n'est pas, de l'avis du NPD, le nombre d'envois, mais plutôt leur contenu.
La facture totale des envois des députés a plus que doublé en quatre ans, atteignant 10 millions de dollars cette année. Une citoyenne, Kathy Vandergrift, a récemment écrit à la Chambre des communes pour se plaindre d'avoir reçu pas moins de 39 envois à l'automne.
Les élus fédéraux peuvent envoyer aussi souvent qu'ils le désirent des dépliants, que paie la Chambre des communes. Ce mécanisme a été mis en place afin de permettre aux députés de faire connaître leurs positions à leurs électeurs. Avec les années toutefois, ces dépliants ont de plus en plus été envoyés dans les circonscriptions représentées par un parti rival pour en miner la crédibilité. Le Parti conservateur est particulièrement friand de cette pratique, ayant imputé à la Chambre des communes des frais d'impression et d'envoi de 6,3 millions de dollars l'année dernière.
Le Bloc québécois propose donc de limiter ces envois. Selon son plan, il ne serait plus possible d'envoyer des dépliants dans une circonscription autre que la sienne. Ensuite, un député pourrait envoyer un seul dépliant par jour, pour rejoindre l'équivalent de 10 % de la population de sa circonscription (d'où le nom de «10 %» accolé à ces envois). Il ne serait plus possible d'envoyer ces dépliants dans des enveloppes, comme le fait par exemple le NPD. L'utilisation d'une enveloppe permet de mieux cibler les domiciles, mais elle coûte 0,55 $ au lieu de 0,17 $ pour un envoi de masse, estime le Bloc québécois.
Enfin, pour ce qui est des envois dits regroupés (par lesquels plusieurs députés d'un même parti combinent leur «10 %» afin d'imprimer un plus grand nombre d'exemplaires), ils seraient désormais limités à un seul par mois. Le contenu devrait être approuvé par la formation politique. Récemment, un envoi conservateur présentant les libéraux comme antisémites a été vertement dénoncé par le député de Mont-Royal, Irwin Cotler.
Le bureau de régie interne de la Chambre des communes, auquel siègent des représentants de tous les partis, se penchera sur cette question en janvier. Il doit y avoir consensus pour que les règles soient modifiées. Le NPD s'oppose à ces changements, se demandant pourquoi seuls les électeurs de ses circonscriptions auraient le droit de savoir ce que le NPD fait. Le problème n'est pas, de l'avis du NPD, le nombre d'envois, mais plutôt leur contenu.
La facture totale des envois des députés a plus que doublé en quatre ans, atteignant 10 millions de dollars cette année. Une citoyenne, Kathy Vandergrift, a récemment écrit à la Chambre des communes pour se plaindre d'avoir reçu pas moins de 39 envois à l'automne.
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