Environnement - Un proche de Prentice lobbyiste pour Esso
Photo : Agence Reuters
Le ministre fédéral de l’Environnement, Jim Prentice
Ottawa — L'ancien chef de cabinet de Jim Prentice, actuel ministre conservateur de l'Environnement, travaille maintenant comme lobbyiste chez Imperial Oil. Jean-Sébastien Rioux occupe le poste de conseiller aux relations gouvernementales provinciales et est inscrit à ce titre au registre des lobbyistes de l'Alberta.
Jean-Sébastien Rioux a été chef de cabinet de Jim Prentice pendant deux ans et demi, d'abord lorsque ce dernier détenait le portefeuille des Affaires indiennes, puis celui de l'Industrie. Il a quitté la colline parlementaire en août 2008, juste avant l'élection fédérale, pour ATCO Frontec, basée à Calgary. C'est après l'élection que Jim Prentice a été nommé ministre de l'Environnement.
Les deux hommes sont très proches: Jean-Sébastien Rioux est considéré comme l'homme de confiance du politicien albertain et reviendrait fort probablement en politique si M. Prentice décidait de se porter candidat à la succession de Stephen Harper.
La Loi sur la responsabilité, adoptée par le gouvernement conservateur, interdit désormais au personnel politique des ministres de faire des représentations auprès du gouvernement au cours des cinq années suivant leur départ. M. Rioux n'a donc pas le droit de faire du lobbying auprès de ses anciens collègues à Ottawa et Imperial Oil assure qu'il n'en fait pas.
«À titre d'ancien membre de l'équipe de Jim Prentice, Jean-Sébastien Rioux tombe sous l'application de la Loi sur la responsabilité, explique le porte-parole d'Imperial Oil, Gordon Wong. Nous connaissons la loi et nous la respectons. M. Rioux en respecte l'esprit et la lettre.»
Originaire de la ville de Québec, Jean-Sébastien Rioux a été parachutiste dans l'armée américaine. Il a fait ses études en sciences politiques à l'Université de Floride, où il a décroché son doctorat. Il est finalement revenu dans sa ville natale en 2001, obtenant la Chaire de recherche en sécurité internationale à l'Université Laval. Il a signé divers ouvrages, notamment un texte sur la thèse des «deux solitudes» appliquée aux politiques de sécurité et de défense canadiennes. C'est là que le tout nouveau gouvernement de Stephen Harper l'a recruté en février 2006.
Après avoir quitté le bureau de Jim Prentice en août 2008, il s'est joint à ATCO Frontec, une entreprise offrant des services de logistique et d'installation d'équipements de télécommunication à des clients actifs en milieu hostile (secteur minier reculé, zone de guerre, etc.). Il s'est joint à Imperial Oil en 2009. L'entreprise refuse de dévoiler la date précise de son embauche.
«M. Rioux a un doctorat en sciences politiques, alors cela nous est utile dans nos rapports avec les provinces, ajoute le porte-parole de la pétrolière. Nous sommes une grande entreprise, poursuit M. Wong. Nous gérons plusieurs dossiers et plusieurs d'entre eux sont de compétence provinciale. Les connaissances de M. Rioux, son cheminement universitaire et son expérience pratique, sa connaissance du fonctionnement d'un gouvernement nous sont utiles.»
Selon ce que Le Devoir a pu constater, il est seulement inscrit comme lobbyiste principal en Alberta. Il n'apparaît pas au registre du Québec ou encore à celui de la Colombie-Britannique.
Selon Gordon Wong, M. Rioux a obtenu le feu vert de la Commissaire aux conflits d'intérêts et à l'éthique à Ottawa avant d'accepter son nouveau poste. Il n'a pas été possible de joindre M. Rioux hier.
Jean-Sébastien Rioux a été chef de cabinet de Jim Prentice pendant deux ans et demi, d'abord lorsque ce dernier détenait le portefeuille des Affaires indiennes, puis celui de l'Industrie. Il a quitté la colline parlementaire en août 2008, juste avant l'élection fédérale, pour ATCO Frontec, basée à Calgary. C'est après l'élection que Jim Prentice a été nommé ministre de l'Environnement.
Les deux hommes sont très proches: Jean-Sébastien Rioux est considéré comme l'homme de confiance du politicien albertain et reviendrait fort probablement en politique si M. Prentice décidait de se porter candidat à la succession de Stephen Harper.
La Loi sur la responsabilité, adoptée par le gouvernement conservateur, interdit désormais au personnel politique des ministres de faire des représentations auprès du gouvernement au cours des cinq années suivant leur départ. M. Rioux n'a donc pas le droit de faire du lobbying auprès de ses anciens collègues à Ottawa et Imperial Oil assure qu'il n'en fait pas.
«À titre d'ancien membre de l'équipe de Jim Prentice, Jean-Sébastien Rioux tombe sous l'application de la Loi sur la responsabilité, explique le porte-parole d'Imperial Oil, Gordon Wong. Nous connaissons la loi et nous la respectons. M. Rioux en respecte l'esprit et la lettre.»
Originaire de la ville de Québec, Jean-Sébastien Rioux a été parachutiste dans l'armée américaine. Il a fait ses études en sciences politiques à l'Université de Floride, où il a décroché son doctorat. Il est finalement revenu dans sa ville natale en 2001, obtenant la Chaire de recherche en sécurité internationale à l'Université Laval. Il a signé divers ouvrages, notamment un texte sur la thèse des «deux solitudes» appliquée aux politiques de sécurité et de défense canadiennes. C'est là que le tout nouveau gouvernement de Stephen Harper l'a recruté en février 2006.
Après avoir quitté le bureau de Jim Prentice en août 2008, il s'est joint à ATCO Frontec, une entreprise offrant des services de logistique et d'installation d'équipements de télécommunication à des clients actifs en milieu hostile (secteur minier reculé, zone de guerre, etc.). Il s'est joint à Imperial Oil en 2009. L'entreprise refuse de dévoiler la date précise de son embauche.
«M. Rioux a un doctorat en sciences politiques, alors cela nous est utile dans nos rapports avec les provinces, ajoute le porte-parole de la pétrolière. Nous sommes une grande entreprise, poursuit M. Wong. Nous gérons plusieurs dossiers et plusieurs d'entre eux sont de compétence provinciale. Les connaissances de M. Rioux, son cheminement universitaire et son expérience pratique, sa connaissance du fonctionnement d'un gouvernement nous sont utiles.»
Selon ce que Le Devoir a pu constater, il est seulement inscrit comme lobbyiste principal en Alberta. Il n'apparaît pas au registre du Québec ou encore à celui de la Colombie-Britannique.
Selon Gordon Wong, M. Rioux a obtenu le feu vert de la Commissaire aux conflits d'intérêts et à l'éthique à Ottawa avant d'accepter son nouveau poste. Il n'a pas été possible de joindre M. Rioux hier.
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