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Environnement - Un proche de Prentice lobbyiste pour Esso

Hélène Buzzetti   9 décembre 2009  Canada
Le ministre fédéral de l’Environnement, Jim Prentice
Photo : Agence Reuters
Le ministre fédéral de l’Environnement, Jim Prentice
Ottawa — L'ancien chef de cabinet de Jim Prentice, actuel ministre conservateur de l'Environnement, travaille maintenant comme lobbyiste chez Imperial Oil. Jean-Sébastien Rioux occupe le poste de conseiller aux relations gouvernementales provinciales et est inscrit à ce titre au registre des lobbyistes de l'Alberta.

Jean-Sébastien Rioux a été chef de cabinet de Jim Prentice pendant deux ans et demi, d'abord lorsque ce dernier détenait le portefeuille des Affaires indiennes, puis celui de l'Industrie. Il a quitté la colline parlementaire en août 2008, juste avant l'élection fédérale, pour ATCO Frontec, basée à Calgary. C'est après l'élection que Jim Prentice a été nommé ministre de l'Environnement.

Les deux hommes sont très proches: Jean-Sébastien Rioux est considéré comme l'homme de confiance du politicien albertain et reviendrait fort probablement en politique si M. Prentice décidait de se porter candidat à la succession de Stephen Harper.

La Loi sur la responsabilité, adoptée par le gouvernement conservateur, interdit désormais au personnel politique des ministres de faire des représentations auprès du gouvernement au cours des cinq années suivant leur départ. M. Rioux n'a donc pas le droit de faire du lobbying auprès de ses anciens collègues à Ottawa et Imperial Oil assure qu'il n'en fait pas.

«À titre d'ancien membre de l'équipe de Jim Prentice, Jean-Sébastien Rioux tombe sous l'application de la Loi sur la responsabilité, explique le porte-parole d'Imperial Oil, Gordon Wong. Nous connaissons la loi et nous la respectons. M. Rioux en respecte l'esprit et la lettre.»

Originaire de la ville de Québec, Jean-Sébastien Rioux a été parachutiste dans l'armée américaine. Il a fait ses études en sciences politiques à l'Université de Floride, où il a décroché son doctorat. Il est finalement revenu dans sa ville natale en 2001, obtenant la Chaire de recherche en sécurité internationale à l'Université Laval. Il a signé divers ouvrages, notamment un texte sur la thèse des «deux solitudes» appliquée aux politiques de sécurité et de défense canadiennes. C'est là que le tout nouveau gouvernement de Stephen Harper l'a recruté en février 2006.

Après avoir quitté le bureau de Jim Prentice en août 2008, il s'est joint à ATCO Frontec, une entreprise offrant des services de logistique et d'installation d'équipements de télécommunication à des clients actifs en milieu hostile (secteur minier reculé, zone de guerre, etc.). Il s'est joint à Imperial Oil en 2009. L'entreprise refuse de dévoiler la date précise de son embauche.

«M. Rioux a un doctorat en sciences politiques, alors cela nous est utile dans nos rapports avec les provinces, ajoute le porte-parole de la pétrolière. Nous sommes une grande entreprise, poursuit M. Wong. Nous gérons plusieurs dossiers et plusieurs d'entre eux sont de compétence provinciale. Les connaissances de M. Rioux, son cheminement universitaire et son expérience pratique, sa connaissance du fonctionnement d'un gouvernement nous sont utiles.»

Selon ce que Le Devoir a pu constater, il est seulement inscrit comme lobbyiste principal en Alberta. Il n'apparaît pas au registre du Québec ou encore à celui de la Colombie-Britannique.

Selon Gordon Wong, M. Rioux a obtenu le feu vert de la Commissaire aux conflits d'intérêts et à l'éthique à Ottawa avant d'accepter son nouveau poste. Il n'a pas été possible de joindre M. Rioux hier.
 
 
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  • Gilles Bousquet
    Inscrit
    mercredi 9 décembre 2009 09h28
    Pourquoi pas confier la justice à la Mafia, tant qu'à y être ?
    L'ancien chef de cabinet de Jim Prentice, actuel ministre conservateur de l'Environnement, travaille maintenant comme lobbyiste chez Imperial Oil. Jean-Sébastien Rioux occupe le poste de conseiller aux relations gouvernementales provinciales et est inscrit à ce titre au registre des lobbyistes de l'Alberta.

    Confier l'environnement à un député élu par des pollueurs est comme si le gouvernement du Parti Conservateur avait confié le Ministère de la justice à la Mafia.

  • Nadine Lecorre
    Inscrite
    mercredi 9 décembre 2009 12h35
    Nouvelle dure à prendre!
    Je comprends pas comment quelqu'un peut être en harmonie avec lui-même en agissant de la sorte. Faut croire que d'avoir un gros paquet d'argent dans les poches, y'a que ça qui compte, pour encore beaucoup trop de gens.

  • René Pelletier
    Inscrit
    mercredi 9 décembre 2009 14h08
    Pas surprenant
    On le voit encore une fois: ce gouvernement Harper-Réformiste et les pétrolières, c'est du pareil au même. Tous deux travaillent pour les mêmes actionnaires ...et ça ne veut pas dire pour le bien de l'ensemble de la population.

    Imaginons, un instant, s'il fallait que ce Gouvernement d'irresponsables soit majoritaire! Que la Providence nous préserve d'un tel malheur!

  • Fernand Trudel
    Abonné
    jeudi 10 décembre 2009 11h13
    Où est le scandale
    Où est le scandale quand on sait que 15,000 lobbyistes verts sont dans les couloirs de Copenhague pour vendre leur salade verte.

    Au fait le party des apôtres de Gaïa bat son plein. Il y a:

    15,000 activistes lobbyistes des groupes environnementaux
    5,000 journalistes gavés comme des oies pour mousser le sommet verdoyant
    10,000 fonctionnaires et hauts dirigeants y compris 160 chefs d'état et
    une cinquantaine d'experts qui ont passé le test de la pensée unique imposé par le GIEC et ont reçu de plantureuses subventions pour leurs recherches que de toute façon on manipule les données par la suite. De ce nombre 26 ont signé une lettre de réfutation du Climategate même 12 d'entre eux sont des auteurs de e-mails piratés et rendus publics.

    Le sommet de Copenhague est une grande messe car il y a :
    1,400 limousines pour promener tout ce beau monde en transe
    140 jets privés pour les dignitaires et chefs d'état
    41,000 tonnes de GES soit l'équivalent des émissions du Maroc pour un an

    Wow quel beau rassemblement de 16 jours. Au fait, qui paye les dépenses de voyage de Steven Guilbault et ses 15,000 pairs? Car ce sont eux qui en revenant essaieront de nous culpabiliser pour que l'on nous taxe davantage pour qu'ils puisent faire un autre happening vert au quatre coins du monde au frais des contribuables...

    Messieurs les verts vous êtes démasqués même si vous gravissez les édifices pour nous impressionner avec vos dogmes non scientifiquement prouvés. Car le Climategate vient de nous démontrer qu'il n'y a pas grand chose de scientifique dans les édits du GIEC dont 46% des scripteurs des rapports sont pointés du doigt dans le climategate.

    Voilà pourquoi 141 scientifiques réalistes et de renom dont trois relecteurs du GIEC ont signé une lettre au secrétaire général de l'ONU pour défier le GIEC de prouver ses assertions dont 10 sont répertoriées. aturellement, eux n'ont pas le droit d'entrer au sommet verdoyant. Ce sont des apostats...

    Voici le lien pour la version traduite en français : http://skyfal.free.fr/?p=449

    Pour l'original en anglais ce lien : http://www.copenhagenclimatechallenge.org/

  • Fernand Trudel
    Abonné
    jeudi 10 décembre 2009 11h25
    Mme LeCorre vous avez raison
    Mme LeCorre vous avez raison quand vous dites : "Faut croire que d'avoir un gros paquet d'argent dans les poches, y'a que ça qui compte, pour encore beaucoup trop de gens."

    C'est le cas des groupes environnementaux qui reçoivent des donset des subventions des gouvernements. C'est ce qui a fait dire à Karry Mullis, prix Nobel de Chimie 1993 ceci : "Les partisans du réchauffement prédisent que celui-ci est imminent et que nos émissions sont à blâmer… Si nous ne nous sentions pas inquiets et coupables, nous pourrions ne pas leur payer leurs salaires. C'est aussi simple. '

    Et voici l'aveu de Stephen Schneider, auteur-coordinateur principal du GIEC : "Comme la majorité des gens, nous aimerons voir un monde meilleur, ce qui se implique ici que nous travaillions à réduire les risques d'un changement climatique potentiellement catastrophique. Pour cela, nous devons avoir des soutiens importants afin de frapper l'imagination du public ce qui suppose bien sûr d'avoir un maximum de couverture médiatique. Pour cela, nous devons proposer des scénarios effrayants, faire des déclarations simples et dramatiques et éviter de mentionner le moindre doute que nous pourrions avoir. "

    Pas surprenant que l'on découvre par le Climategate toutes ces malversations et manipulations qui ne sont plus de la science mais du dogme de foi...

    Soyons vigilants on est en train de fouiller dans nos poches pour un problème non scientifiquement prouvé. C'est carrément une arnaque et Gore n'en est pas à sa première pour s'emplir les poches.

    Pendnat ce temps on fait diversion avec un lobyiste alors qu'à Copenhague il y en a présentement 15,000 lobyistes verts.

  • Fernand Trudel
    Abonné
    jeudi 10 décembre 2009 11h33
    Guilbault lui se fait payer une bâtisse pour ses environnementeurs
    Qu'il y a t,Il de répréhensible là dedans. Le gars a changé d'employeur un point c'est tout.

    Mais Steven Guilbault lui on achète sa collaboration et personne n'en parle. Le théologien prêche pour construire son église montréalaise sur le bras de tous.

    Déjà la maison du développement durable qui abritera tous les OSBL verts de la région sur le bras des subventions gouvernementales (plus on a d'OSBL plus on a de subventions) a reçu plusieurs cadeaux.

    D'abord l'Hydro a fourni un terrain au centre ville de Montréal dont la valeur imposable au rôle de la ville au moment du don était de 1,3 million. Ils ont signé un bail emphythétique de 1$ sur 50 ans.
    http://blog.amigoexpress.com/?m=200606

    En 2008, l’emplacement de la Maison du développement durable a été grandement bonifié par l’annonce de la Ville de Montréal et des gouvernements du Québec et du Canada, qui ont confirmé des investissements de 120 millions de dollars pour faire du quadrilatère autour de la Place des Arts une plaque tournante des arts et de la culture en Amérique. Des parcs y seront aménagés, dont le Parc Hydro-Québec, adjacent à la Maison.
    http://equiterre.info/site/rapportannuel/fr/mdd

    On veut y construire un édifice de 7 étages et déjà la Ministre Gaïa Beauchamps a fait sa part avec une subvention de 7 millions.

    http://www.mddep.gouv.qc.ca/infuseur/communique.as

    Ce qui a entrainé des dons de 250,000$ de Bell et de 750,000$ de Rona, etc... On fait même une campagne de souscription publique pour payer cash la maison des verts. Ça ressemble au projet de Vivre en Ville à Québec : Le Centre de l'Environnement qui a eu pour plusieurs millions d'aide des trois paliers du gouvernement.

    Ces organismes recoivent des contrats de gérance envrionnementale par les gouvernements de tous les paliers et l'hydro on s'en scandakise pas outre mesure...

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