Retrouvailles sur la Grande Muraille
La Chine accorde au Canada le statut de «destination approuvée»
Photo : Agence Reuters Jason Lee
Stephen Harper et son épouse Laureen posent sur la Grande Muraille de Chine.
Stephen Harper n'a pas assisté à la cérémonie d'ouverture des Jeux de Pékin. En fait, depuis qu'il est premier ministre, il n'avait jamais mis les pieds en Chine. Hier, c'était jour de retrouvailles entre le Canada et la Chine, et tant le président chinois que son premier ministre n'ont pas manqué de relever le peu d'empressement qu'a montré M. Harper à leur rendre visite. Il y a bien longtemps aussi que vous n'êtes pas venus au Canada, a-t-il répliqué.
Pékin — Le premier ministre Stephen Harper a essuyé une gifle diplomatique de la part de son homologue chinois Wen Jiabao, hier à Pékin, pour avoir tardé à se rendre en Chine.
Stephen Harper en est à sa toute première visite officielle en Chine, même s'il a pris le pouvoir il y a près de quatre ans.
Wen Jiabao lui a rappelé que la dernière visite d'un premier ministre canadien en Chine remontait à il y a cinq ans, ce qui est beaucoup trop long.
Environ une heure avant sa rencontre avec le premier ministre Wen, Stephen Harper a été reçu par le président chinois, Hu Jintao. Deux fois lors de son allocution, ce dernier a souligné que le premier ministre Harper en était à sa première visite en Chine.
Plus tard, le premier ministre a répliqué qu'il y avait aussi cinq ans qu'un leader chinois n'avait pas mis les pieds au Canada.
À Ottawa, le chef libéral, Michael Ignatieff, a estimé que, dans le dossier de la Chine, le gouvernement Harper avait présenté «un numéro d'amateur sur la scène internationale», au moment où les emplois de Canadiens sont en jeu.
«Voilà la plus importante relation pour l'avenir de l'économie du pays. Pendant quatre ans, ce gouvernement met cette relation sur la glace, et à leur arrivée là-bas, ils s'attendent à un accueil royal», a estimé M. Ignatieff.
Le porte-parole libéral en matière d'affaires étrangères, Bob Rae, a qualifié d'importante la réprimande des Chinois, puisqu'il est rare de voir Pékin se plaindre publiquement. Il a ajouté que l'attitude de M. Harper a nui aux relations du Canada avec la Chine et que les entreprises canadiennes risquent d'en payer le prix.
MM. Hu et Wen ont toutefois indiqué qu'ils sont prêts à prendre un nouveau départ avec le Canada. Les divergences entre le Canada et la Chine se sont accentuées depuis l'arrivée au pouvoir des conservateurs à Ottawa il y a quatre ans.
M. Wen a été le plus direct, qualifiant la visite de M. Harper de «grande mission d'importance spéciale» et déclarant au premier ministre qu'il est prêt pour des échanges francs. «Nous espérons qu'avec votre visite, la relation entre la Chine et le Canada passera à un nouveau niveau», a-t-il dit.
Mercredi, au premier jour de sa visite officielle, le premier ministre canadien avait déclaré vouloir absolument discuter du respect des droits de la personne en Chine. Il a plus tard révélé avoir abordé le sujet de manière générale et spécifique, notamment en ce qui concerne le Tibet. Il a toutefois évité d'évoquer la question en public, pour ne pas mettre ses hôtes dans l'embarras.
«Nous soulevons toujours ces questions d'une manière qui est honnête mais aussi respectueuse de la souveraineté chinoise», a-t-il dit.
Stephen Harper ne repartira par ailleurs pas les mains vides. Le premier ministre Wen l'a ainsi informé que le gouvernement chinois a décidé de faciliter les voyages de ses ressortissants vers le Canada, en octroyant au Canada le statut de «destination approuvée».
Grâce à ce statut, les agents de voyages chinois peuvent désormais faire de la publicité sur le Canada comme destination de voyage et y organiser des voyages de groupe. M. Harper s'est réjoui de cette annonce, qui survient à quelques semaines des Jeux olympiques d'hiver à Vancouver.
Un porte-parole de M. Harper a expliqué que cette percée pourrait apporter jusqu'à 100 millions de dollars en revenus annuels à l'industrie touristique canadienne. Le Canada n'aurait rien concédé en retour.
De plus, le Canada a signé hier deux accords avec la Chine qui permettront d'augmenter la coopération au chapitre des changements climatiques et de la culture. Le premier ministre et
M. Wen ont assisté à la cérémonie de signature des deux accords au Palais du peuple à Pékin.
Le protocole d'entente sur la coopération culturelle fera la promotion des programmes conjoints et des échanges en matière d'arts du spectacle et d'arts visuels, de festivals et d'expositions, ainsi que d'échanges de pratiques relatives au patrimoine culturel.
Celui sur les changements climatiques renforcera la coopération entre la Chine et le Canada dans les domaines de l'économie d'énergie, de l'efficacité énergétique, de l'énergie renouvelable, de la capture et du stockage de carbone, de la récupération et de l'utilisation du méthane, ainsi que de la gestion durable des terres.
M. Harper désire également stimuler les échanges commerciaux entre les deux pays, alors que la Chine poursuit son expansion malgré le climat économique difficile. La Chine semble intéressée par un accès aux ressources naturelles du Canada, particulièrement au pétrole.
Plus tôt cette semaine, la Chine avait annulé son embargo sur les importations de porc canadien, qui ont une valeur annuelle de 50 millions de dollars.
Plus tôt en journée hier, Stephen Harper et son épouse Lauren ont visité la Grande Muraille de Chine, un événement que le premier ministre a qualifié d'exceptionnel. Le premier ministre visitera également Shanghai et Hong Kong, avant de se rendre en Corée du Sud dimanche.
Pékin — Le premier ministre Stephen Harper a essuyé une gifle diplomatique de la part de son homologue chinois Wen Jiabao, hier à Pékin, pour avoir tardé à se rendre en Chine.
Stephen Harper en est à sa toute première visite officielle en Chine, même s'il a pris le pouvoir il y a près de quatre ans.
Wen Jiabao lui a rappelé que la dernière visite d'un premier ministre canadien en Chine remontait à il y a cinq ans, ce qui est beaucoup trop long.
Environ une heure avant sa rencontre avec le premier ministre Wen, Stephen Harper a été reçu par le président chinois, Hu Jintao. Deux fois lors de son allocution, ce dernier a souligné que le premier ministre Harper en était à sa première visite en Chine.
Plus tard, le premier ministre a répliqué qu'il y avait aussi cinq ans qu'un leader chinois n'avait pas mis les pieds au Canada.
À Ottawa, le chef libéral, Michael Ignatieff, a estimé que, dans le dossier de la Chine, le gouvernement Harper avait présenté «un numéro d'amateur sur la scène internationale», au moment où les emplois de Canadiens sont en jeu.
«Voilà la plus importante relation pour l'avenir de l'économie du pays. Pendant quatre ans, ce gouvernement met cette relation sur la glace, et à leur arrivée là-bas, ils s'attendent à un accueil royal», a estimé M. Ignatieff.
Le porte-parole libéral en matière d'affaires étrangères, Bob Rae, a qualifié d'importante la réprimande des Chinois, puisqu'il est rare de voir Pékin se plaindre publiquement. Il a ajouté que l'attitude de M. Harper a nui aux relations du Canada avec la Chine et que les entreprises canadiennes risquent d'en payer le prix.
MM. Hu et Wen ont toutefois indiqué qu'ils sont prêts à prendre un nouveau départ avec le Canada. Les divergences entre le Canada et la Chine se sont accentuées depuis l'arrivée au pouvoir des conservateurs à Ottawa il y a quatre ans.
M. Wen a été le plus direct, qualifiant la visite de M. Harper de «grande mission d'importance spéciale» et déclarant au premier ministre qu'il est prêt pour des échanges francs. «Nous espérons qu'avec votre visite, la relation entre la Chine et le Canada passera à un nouveau niveau», a-t-il dit.
Mercredi, au premier jour de sa visite officielle, le premier ministre canadien avait déclaré vouloir absolument discuter du respect des droits de la personne en Chine. Il a plus tard révélé avoir abordé le sujet de manière générale et spécifique, notamment en ce qui concerne le Tibet. Il a toutefois évité d'évoquer la question en public, pour ne pas mettre ses hôtes dans l'embarras.
«Nous soulevons toujours ces questions d'une manière qui est honnête mais aussi respectueuse de la souveraineté chinoise», a-t-il dit.
Stephen Harper ne repartira par ailleurs pas les mains vides. Le premier ministre Wen l'a ainsi informé que le gouvernement chinois a décidé de faciliter les voyages de ses ressortissants vers le Canada, en octroyant au Canada le statut de «destination approuvée».
Grâce à ce statut, les agents de voyages chinois peuvent désormais faire de la publicité sur le Canada comme destination de voyage et y organiser des voyages de groupe. M. Harper s'est réjoui de cette annonce, qui survient à quelques semaines des Jeux olympiques d'hiver à Vancouver.
Un porte-parole de M. Harper a expliqué que cette percée pourrait apporter jusqu'à 100 millions de dollars en revenus annuels à l'industrie touristique canadienne. Le Canada n'aurait rien concédé en retour.
De plus, le Canada a signé hier deux accords avec la Chine qui permettront d'augmenter la coopération au chapitre des changements climatiques et de la culture. Le premier ministre et
M. Wen ont assisté à la cérémonie de signature des deux accords au Palais du peuple à Pékin.
Le protocole d'entente sur la coopération culturelle fera la promotion des programmes conjoints et des échanges en matière d'arts du spectacle et d'arts visuels, de festivals et d'expositions, ainsi que d'échanges de pratiques relatives au patrimoine culturel.
Celui sur les changements climatiques renforcera la coopération entre la Chine et le Canada dans les domaines de l'économie d'énergie, de l'efficacité énergétique, de l'énergie renouvelable, de la capture et du stockage de carbone, de la récupération et de l'utilisation du méthane, ainsi que de la gestion durable des terres.
M. Harper désire également stimuler les échanges commerciaux entre les deux pays, alors que la Chine poursuit son expansion malgré le climat économique difficile. La Chine semble intéressée par un accès aux ressources naturelles du Canada, particulièrement au pétrole.
Plus tôt cette semaine, la Chine avait annulé son embargo sur les importations de porc canadien, qui ont une valeur annuelle de 50 millions de dollars.
Plus tôt en journée hier, Stephen Harper et son épouse Lauren ont visité la Grande Muraille de Chine, un événement que le premier ministre a qualifié d'exceptionnel. Le premier ministre visitera également Shanghai et Hong Kong, avant de se rendre en Corée du Sud dimanche.
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