Lettres - Un sourd qui ne veut pas entendre
La stratégie du gouvernement Harper en ce qui concerne les allégations de torture en Afghanistan est pathétique. «Il n'y a pas de preuves de torture», disent-ils. Mais ont-ils cherché de telles preuves? Ont-ils ouvert des enquêtes? Ont-ils des rapports à soumettre? La preuve la plus courante en affaires judiciaires n'est-elle pas le témoignage? Si on refuse de croire son propre diplomate dans un pays étranger, que dira-t-on des étrangers eux-mêmes? Que les victimes alléguées sont des propagandistes à la solde de l'ennemi?
Il n'y a pas plus sourd que celui qui ne veut pas entendre. Jouer à l'autruche, se laver les mains bien vite de ceux qu'on amène à l'abattoir, dénier toute allégation, renier ses propres fonctionnaires; toutes les méthodes sont bonnes pour étouffer l'affaire, pour cacher la collaboration active de notre armée à des crimes de guerre, à des actes atroces indignes d'un pays civilisé.
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Jeannot Vachon, Québec, le 25 novembre 2009
Il n'y a pas plus sourd que celui qui ne veut pas entendre. Jouer à l'autruche, se laver les mains bien vite de ceux qu'on amène à l'abattoir, dénier toute allégation, renier ses propres fonctionnaires; toutes les méthodes sont bonnes pour étouffer l'affaire, pour cacher la collaboration active de notre armée à des crimes de guerre, à des actes atroces indignes d'un pays civilisé.
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Jeannot Vachon, Québec, le 25 novembre 2009
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