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L'héritage du déni

Manon Cornellier   4 novembre 2009  Canada
Il n'y a pas à dire, le très indépendant directeur parlementaire du budget, Kevin Page, a de la suite dans les idées, et ce n'est pas la rebuffade que le premier ministre Stephen Harper lui a servie cet été qui le fera taire. Si les gouvernements actuel et futurs veulent éviter au Canada de s'enliser dans la boue des déficits, ils devront admettre que les dépenses et les taxes fédérales ne pourront rester ce qu'elles sont. Les premières devront être harnachées et les secondes, éventuellement augmentées. Ou une combinaison des deux.
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  • Guy Archambault
    Abonné
    mercredi 4 novembre 2009 08h05
    Machiavel gagnera toujours.
    Étant donné l'humeur d'une majorité des électeurs qui adorent nager dans le spectacle et l'imaginaire, la seule façon pour un parti de réduire le déficit structurel qui s'annonce est de promettre solennellement à la prochaine élection qu'il baissera les impôts tout en réduisant ce déficit en dedans de deux ans.

    Les autres partis auront beau le pourfendre pendant la campagne électorale, même le traiter de menteur, ce parti sera élu avec un gouvernement majoritaire.

    Dès le lendemain de l'élection, le gouvernement procédera alors à une hausse des impôts et de la taxe.

    Voilà la seule recette pour gagner l'élection et réduire le déficit structurel qui s'annonce.

    Plutôt que de dénoncer les messages de Harper, Ignatiefffff devrait faire une surenchère. Il y aura assez d'électeurs amateurs de poker pour croire aux chances de celui qui sait surenchérir et pour faire pencher la balance en sa faveur aux prochaines élections.

    La culture de masse actuelle est celle du spectacle, de la télé-réalité et de la radio-télé-poubelle. Il faut miser sur cette culture pour gagner des élections en 2010 ; il faut donner un spectacle comme, par exemple, le maire de Québec sait en donner un à son public pour se gagner une majorité confortable. Pour maîtriser cet art du spectacle, il faut savoir aussi maîtriser l'art de l'impro où le sens de la répartie rapide est capitale. On pardonnera toujours au boxeur de fesser un peu trop fort mais jamais de toujours danser en rond.

    Voilà ce que Machiavel recommanderait aux Princes d'aujourd'hui.

    Guy Archambault

  • Steve Fortin
    Abonné
    mercredi 4 novembre 2009 08h29
    "le chef libéral Jean Charest niait l'un et l'autre et engrangeait les votes"... NON, IL MENTAIT!!!
    À l'ere de la politique spectacle, en cette époque où des Raymonde de ce monde agissent comme des "folles de Dieu", ces religieuses qui refusaient obstinément de voir les agissements pervers de certains prêtres car cela mettait à mal toutes leurs croyances, excatement comme en ce moment celle-ci nie les agissements des libéraux, corrompus jusqu'à la moëlle, en cette ère donc, les vainqueurs sont les menteurs, les fourbes. Alors que 180 pays se présenteront à Copenhague avec un plan de réduction des émmission des GES, le Canada sera encore la risée internationale, un cancre qui se présentera les mains vides, avec comme seul but de faire dérailler les discuddions pour protéger la clique des sables bitumineux...

    Le déclin de l'empire démocratique, le cynisme érigé en système, on s'en va droit dans le mur avec la mentalité des "folles de Dieu"...

  • Eric Allard
    Abonné
    mercredi 4 novembre 2009 12h25
    Le mensonge nécessaire...
    Un des effets pervers de la démocratie, c'est que les voteurs n'entendent que ce qu'ils veulent. N'allez surtout pas leur promettre un ralentissement économique, ils voteront contre vous, point à la ligne.

    On reproche souvent (moi le premier) l'hypocrisie de nos politiciens. Pourtant, cette hypocrisie est causée par la masse, qui préfère les menteurs aux belles promesses plutôt que les politiciens honnêtes qui font face à la réalité.

    Comme le dit l'adage, on a les politiciens qu'on mérite.

    Eric Allard

  • André Loiselet
    Abonné
    mercredi 4 novembre 2009 17h06
    La belle époque
    M. Guy Archambault semble être le chef de file des opinions des lecteurs aujourd'hui et il n'a pas tort. Nous vivons à l'époque de la niaiserie, de la futilité, du passager, de l'appararence et de la lâcheté.
    La consommation doit créer le déchet au plus vite pour encourager l'"économie" au dépend de l'écologie. Think big, comme se moquait le clone de Pierre Falardeau!
    Merci pour nos enfants.

  • Raymonde Chouinard
    Abonnée
    samedi 7 novembre 2009 16h45
    Les fous.....
    Le déclin de l'empire démocratique, le cynisme érigé en système, on s'en va droit dans le mur avec la mentalité totalitaire des "fous de dieu"..., comme dirait notre incomparable Stevie!

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