Vérification des dépenses - Des milliers de pages de documents déversées sur le bureau du directeur du budget
Ottawa — Le gouvernement avait promis cette semaine de livrer au directeur parlementaire du budget (DPB) les informations nécessaires à l'analyse indépendante des dépenses en infrastructures: il a tenu parole et a livré jeudi au DPB trois boîtes de documents papier... mais cela, sans fournir aucun support électronique.
Ce sont donc 4476 pages qui ont atterri sur le bureau de Kevin Page et son équipe de 14 personnes hier matin. M. Page — qui est chargé de fournir aux parlementaires des analyses indépendantes des décisions économiques du gouvernement — devra ainsi passer «des semaines, voire des mois» à simplement trier l'information, avant même de juger de sa valeur intrinsèque.
La situation a été vivement dénoncée par le NPD, hier, durant la période de questions. Le chef adjoint du parti, Thomas Mulcair, s'est étonné de voir le gouvernement conservateur incapable de livrer une version électronique des documents, alors qu'ils peuvent «mettre des vidéos HD de M. Harper sur tous les sites Web des ministères».
«Mais quand vient le temps de donner les détails du [Fonds de stimulation de l'infrastructure, FIS], ils sont encore à l'époque de Diefenbaker [premier ministre de 1957 à 1963], s'est exclamé M. Mulcair. Réalisent-ils que remettre des milliers de pages d'informations non classées, sans résumé, est plus qu'inutile?»
Le ministre des Transports et de l'Infrastructure, John Baird, n'a pas répondu directement à la question. «Le DPB nous a demandé des informations additionnelles sur les projets d'infrastructures [...] et nous sommes heureux de lui en avoir remis un nombre substantiel», a-t-il dit. M. Baird estime que le FIS — pierre angulaire du plan de relance économique — est «très ouvert et transparent».
Mais pour Thomas Mulcair, la stratégie conservatrice est claire: on veut «noyer le poisson».
Le porte-parole libéral en matière de finances, John McCallum, évalue que les conservateurs n'ont «aucun respect» pour le DPB. «Ça va prendre un temps fou pour avoir un début de réponse à nos questions», dit-il. Selon M. McCallum, l'attitude du gouvernement démontre que les libéraux ont «raison d'affirmer que les fonds sont distribués de manière partisane. Parce que si le gouvernement n'avait rien à cacher, il donnerait l'information de la bonne manière».
Ce sont donc 4476 pages qui ont atterri sur le bureau de Kevin Page et son équipe de 14 personnes hier matin. M. Page — qui est chargé de fournir aux parlementaires des analyses indépendantes des décisions économiques du gouvernement — devra ainsi passer «des semaines, voire des mois» à simplement trier l'information, avant même de juger de sa valeur intrinsèque.
La situation a été vivement dénoncée par le NPD, hier, durant la période de questions. Le chef adjoint du parti, Thomas Mulcair, s'est étonné de voir le gouvernement conservateur incapable de livrer une version électronique des documents, alors qu'ils peuvent «mettre des vidéos HD de M. Harper sur tous les sites Web des ministères».
«Mais quand vient le temps de donner les détails du [Fonds de stimulation de l'infrastructure, FIS], ils sont encore à l'époque de Diefenbaker [premier ministre de 1957 à 1963], s'est exclamé M. Mulcair. Réalisent-ils que remettre des milliers de pages d'informations non classées, sans résumé, est plus qu'inutile?»
Le ministre des Transports et de l'Infrastructure, John Baird, n'a pas répondu directement à la question. «Le DPB nous a demandé des informations additionnelles sur les projets d'infrastructures [...] et nous sommes heureux de lui en avoir remis un nombre substantiel», a-t-il dit. M. Baird estime que le FIS — pierre angulaire du plan de relance économique — est «très ouvert et transparent».
Mais pour Thomas Mulcair, la stratégie conservatrice est claire: on veut «noyer le poisson».
Le porte-parole libéral en matière de finances, John McCallum, évalue que les conservateurs n'ont «aucun respect» pour le DPB. «Ça va prendre un temps fou pour avoir un début de réponse à nos questions», dit-il. Selon M. McCallum, l'attitude du gouvernement démontre que les libéraux ont «raison d'affirmer que les fonds sont distribués de manière partisane. Parce que si le gouvernement n'avait rien à cacher, il donnerait l'information de la bonne manière».
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