Outremont - Devant les pressions, Amouzou laisse la voie libre à Cauchon
Martin Cauchon aura vraisemblablement la voie libre pour porter les couleurs du Parti libéral du Canada dans la circonscription d'Outremont, à Montréal. Son seul adversaire dans la course à l'investiture, Comlan Amouzou, se retire. Il affirme avoir été victime de pressions et d'intimidations de la part de l'establishment du PLC.
En entrevue avec Le Devoir, Comlan Amouzou affirme qu'il quitte à regret la course. Il soutient que des gens au Parti libéral du Canada (PLC) lui mettent des bâtons dans les roues. «J'ai reçu beaucoup de pressions pour que je laisse la place à Martin Cauchon, même si on m'avait promis une véritable course à l'investiture. Chaque jour, je reçois des appels et des lettres anonymes pour que je quitte», dit-il.
M. Amouzou affirme que la direction du PLC-Q refuse de lui fournir des cartes de membre, ce qui l'empêche de recueillir des appuis.
Il affirme qu'à au moins une reprise, un appel anonyme lui a demandé de régler ça à l'amiable avec l'entourage de Martin Cauchon. «Cette personne m'a laissé un numéro de téléphone en disant d'appeler là et de m'entendre pour quitter la course. J'ai fait des recherches et ce numéro m'amenait directement au clan Cauchon», affirme M. Amouzou.
Il dit avoir été «intimidé» dans les dernières semaines par des gens au sein du PLC, qu'il refuse de nommer. «Je me pose de très sérieuses questions sur la place des communautés ethniques au sein du Parti libéral du Canada au Québec, dit-il. Ce parti est devenu une chasse gardée pour quelques privilégiés qui agissent en fonction de leurs intérêts et de leurs ambitions au détriment des aspirations des militants de la base. Je ne reconnais plus les véritables valeurs libérales.»
Comlan Amouzou est membre du PLC depuis 14 ans. Il a affirmé hier qu'il démissionnait également de son poste de vice-président de l'association libérale d'Outremont. Il affirme avoir amassé 3000 appuis dans sa course, ce qui menacerait l'investiture de Martin Cauchon.
Martin Cauchon a nié hier être à l'origine des pressions sur M. Amouzou. «J'ai dit à mon équipe que je veux une investiture. J'ai demandé à mon chef, Michael Ignatieff, d'avoir une vraie investiture. Je pense que c'est bon pour le parti et pour le comté d'avoir une course», a-t-il dit au Devoir.
Martin Cauchon, qui a été député d'Outremont entre 1993 et 2004, affirme qu'il a une équipe sur le terrain qui vend des cartes de membre pour remporter la bataille. «Je travaille en fonction de la course. Je ne tiens rien pour acquis», dit-il. M. Cauchon s'est dit surpris du départ de Comlan Amouzou. «Honnêtement, je ne sais pas ce qui motive sa décision. Je ne suis pas au courant», a-t-il ajouté.
Dans une brève déclaration, le Parti libéral du Canada au Québec (PLC-Q) a soutenu au Devoir qu'il ne refuse pas des cartes de membre au clan Amouzou. «On n'a jamais refusé de lui en donner. D'ailleurs, il en a encore en sa possession», a dit Jean-Bernard Villemaire, porte-parole au PLC-Q.
Un candidat fort
Les hautes instances du PLC ont beau avoir déplacé la candidate Nathalie Le Prohon dans la circonscription de Jeanne-Le Ber pour faire de la place à l'ancien ministre Martin Cauchon dans Outremont, cette circonscription n'était pas été réservée pour autant.
Comlan Amouzou, qui est président de l'organisme Médecins d'ailleurs, était une candidature forte. Il est l'homme de terrain des libéraux dans Outremont depuis 12 ans. Il a dirigé toutes les campagnes électorales du PLC dans cette circonscription depuis 1997 (y compris celles de Cauchon, Lapierre, Coulon et Dhavernas), de sorte que son réseau est très bien tissé.
De plus, M. Amouzou siège au conseil de direction du PLC-Q et préside la commission politique du PLC-Q sur le multiculturalisme. Cette dernière fonction lui permet d'entrer en contact avec tous les groupes ethniques de la province.
Or, la circonscription d'Outremont, au fédéral, englobe les secteurs multiethniques de Parc-Extension et de Côte-des-Neiges, parmi d'autres. M. Amouzou, qui menait sa campagne à l'investiture depuis cinq mois, y est très connu. Une source qui connaît bien cette circonscription affirmait au Devoir en septembre que Martin Cauchon «devra vendre des cartes et faire une bonne campagne», parce que M. Amouzou pourrait bien le coiffer au fil d'arrivée. «Ce n'est pas dans la poche du tout pour Cauchon», disait cette source libérale.
La date de l'investiture dans Outremont n'a pas encore été annoncée par la Commission électorale du PLC au Québec.
En entrevue avec Le Devoir, Comlan Amouzou affirme qu'il quitte à regret la course. Il soutient que des gens au Parti libéral du Canada (PLC) lui mettent des bâtons dans les roues. «J'ai reçu beaucoup de pressions pour que je laisse la place à Martin Cauchon, même si on m'avait promis une véritable course à l'investiture. Chaque jour, je reçois des appels et des lettres anonymes pour que je quitte», dit-il.
M. Amouzou affirme que la direction du PLC-Q refuse de lui fournir des cartes de membre, ce qui l'empêche de recueillir des appuis.
Il affirme qu'à au moins une reprise, un appel anonyme lui a demandé de régler ça à l'amiable avec l'entourage de Martin Cauchon. «Cette personne m'a laissé un numéro de téléphone en disant d'appeler là et de m'entendre pour quitter la course. J'ai fait des recherches et ce numéro m'amenait directement au clan Cauchon», affirme M. Amouzou.
Il dit avoir été «intimidé» dans les dernières semaines par des gens au sein du PLC, qu'il refuse de nommer. «Je me pose de très sérieuses questions sur la place des communautés ethniques au sein du Parti libéral du Canada au Québec, dit-il. Ce parti est devenu une chasse gardée pour quelques privilégiés qui agissent en fonction de leurs intérêts et de leurs ambitions au détriment des aspirations des militants de la base. Je ne reconnais plus les véritables valeurs libérales.»
Comlan Amouzou est membre du PLC depuis 14 ans. Il a affirmé hier qu'il démissionnait également de son poste de vice-président de l'association libérale d'Outremont. Il affirme avoir amassé 3000 appuis dans sa course, ce qui menacerait l'investiture de Martin Cauchon.
Martin Cauchon a nié hier être à l'origine des pressions sur M. Amouzou. «J'ai dit à mon équipe que je veux une investiture. J'ai demandé à mon chef, Michael Ignatieff, d'avoir une vraie investiture. Je pense que c'est bon pour le parti et pour le comté d'avoir une course», a-t-il dit au Devoir.
Martin Cauchon, qui a été député d'Outremont entre 1993 et 2004, affirme qu'il a une équipe sur le terrain qui vend des cartes de membre pour remporter la bataille. «Je travaille en fonction de la course. Je ne tiens rien pour acquis», dit-il. M. Cauchon s'est dit surpris du départ de Comlan Amouzou. «Honnêtement, je ne sais pas ce qui motive sa décision. Je ne suis pas au courant», a-t-il ajouté.
Dans une brève déclaration, le Parti libéral du Canada au Québec (PLC-Q) a soutenu au Devoir qu'il ne refuse pas des cartes de membre au clan Amouzou. «On n'a jamais refusé de lui en donner. D'ailleurs, il en a encore en sa possession», a dit Jean-Bernard Villemaire, porte-parole au PLC-Q.
Un candidat fort
Les hautes instances du PLC ont beau avoir déplacé la candidate Nathalie Le Prohon dans la circonscription de Jeanne-Le Ber pour faire de la place à l'ancien ministre Martin Cauchon dans Outremont, cette circonscription n'était pas été réservée pour autant.
Comlan Amouzou, qui est président de l'organisme Médecins d'ailleurs, était une candidature forte. Il est l'homme de terrain des libéraux dans Outremont depuis 12 ans. Il a dirigé toutes les campagnes électorales du PLC dans cette circonscription depuis 1997 (y compris celles de Cauchon, Lapierre, Coulon et Dhavernas), de sorte que son réseau est très bien tissé.
De plus, M. Amouzou siège au conseil de direction du PLC-Q et préside la commission politique du PLC-Q sur le multiculturalisme. Cette dernière fonction lui permet d'entrer en contact avec tous les groupes ethniques de la province.
Or, la circonscription d'Outremont, au fédéral, englobe les secteurs multiethniques de Parc-Extension et de Côte-des-Neiges, parmi d'autres. M. Amouzou, qui menait sa campagne à l'investiture depuis cinq mois, y est très connu. Une source qui connaît bien cette circonscription affirmait au Devoir en septembre que Martin Cauchon «devra vendre des cartes et faire une bonne campagne», parce que M. Amouzou pourrait bien le coiffer au fil d'arrivée. «Ce n'est pas dans la poche du tout pour Cauchon», disait cette source libérale.
La date de l'investiture dans Outremont n'a pas encore été annoncée par la Commission électorale du PLC au Québec.
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