Khadr: Ottawa fera fi de la Cour suprême, selon l'opposition
Ottawa — Devant le refus du gouvernement fédéral d'indiquer s'il a l'intention ou non de respecter la décision prochaine de la Cour suprême du Canada quant au rapatriement d'Omar Khadr, les partis d'opposition ont accusé les conservateurs de préparer le terrain à l'éventualité qu'ils continuent de faire fi de l'ordre des tribunaux de ramener le jeune Canadien au pays.
Les libéraux s'en sont pris aux troupes de Stephen Harper, à la Chambre des communes hier, en leur demandant d'assurer qu'elles respecteront la décision du plus haut tribunal, dans le cas où celui-ci maintiendrait deux jugements précédents qui ordonnaient au gouvernement de ramener le jeune homme au pays.
Après avoir porté en appel sans succès la décision de la Cour fédérale, le gouvernement conservateur a porté la cause devant la Cour suprême, qui a tenu ses audiences vendredi.
Les troupes du premier ministre Harper se font demander, depuis, si leur gouvernement a l'intention de respecter la décision de la cour, quelle qu'elle sera.
Le ministre de la Défense, Peter MacKay, n'a pas répondu directement à la question du libéral Bob Rae en ce sens. Il a toutefois fait valoir, à l'instar des propos tenus par son parti vendredi, qu'il s'agissait d'une décision d'affaires étrangères qui relève du gouvernement, et non de la cour.
«Nous avons toujours maintenu, et nous continuons de le faire devant les tribunaux, que ce domaine de compétence relève du gouvernement démocratiquement élu du Canada et non des tribunaux», a répliqué le ministre MacKay aux attaques de M. Rae.
Même s'ils refusent de s'engager formellement à écouter la Cour suprême, les conservateurs nient néanmoins qu'ils laissent la porte ouverte à la possibilité de faire fi d'un troisième ordre de rapatrier Omar Khadr.
Mais le député conservateur Steven Blaney a lui aussi repris les propos de ses collègues, soulignant à quelques reprises, en entrevue téléphonique avec La Presse Canadienne: à «chacun son métier».
Les libéraux s'en sont pris aux troupes de Stephen Harper, à la Chambre des communes hier, en leur demandant d'assurer qu'elles respecteront la décision du plus haut tribunal, dans le cas où celui-ci maintiendrait deux jugements précédents qui ordonnaient au gouvernement de ramener le jeune homme au pays.
Après avoir porté en appel sans succès la décision de la Cour fédérale, le gouvernement conservateur a porté la cause devant la Cour suprême, qui a tenu ses audiences vendredi.
Les troupes du premier ministre Harper se font demander, depuis, si leur gouvernement a l'intention de respecter la décision de la cour, quelle qu'elle sera.
Le ministre de la Défense, Peter MacKay, n'a pas répondu directement à la question du libéral Bob Rae en ce sens. Il a toutefois fait valoir, à l'instar des propos tenus par son parti vendredi, qu'il s'agissait d'une décision d'affaires étrangères qui relève du gouvernement, et non de la cour.
«Nous avons toujours maintenu, et nous continuons de le faire devant les tribunaux, que ce domaine de compétence relève du gouvernement démocratiquement élu du Canada et non des tribunaux», a répliqué le ministre MacKay aux attaques de M. Rae.
Même s'ils refusent de s'engager formellement à écouter la Cour suprême, les conservateurs nient néanmoins qu'ils laissent la porte ouverte à la possibilité de faire fi d'un troisième ordre de rapatrier Omar Khadr.
Mais le député conservateur Steven Blaney a lui aussi repris les propos de ses collègues, soulignant à quelques reprises, en entrevue téléphonique avec La Presse Canadienne: à «chacun son métier».
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