dimanche 27 mai 2012 Dernière mise à jour 01h01
fermer

Connexion au Devoir.com

Mot de passe oublié?


Chercher

Inscrivez-vous (gratuit)
Mot de passe oublié?
Abonné papier? Connexion
S'abonner au Devoir
Publicité

Détenus torturés en Afghanistan

Le PLC et le NPD veulent entendre le général Hillier

Alec Castonguay   24 octobre 2009  Canada
Le Parti libéral du Canada et le NPD souhaitent faire comparaître en comité parlementaire l'ancien chef d'état-major des Forces canadiennes, Rick Hillier, pour qu'il explique ce qu'il sait sur le transfert des détenus afghans qui risquaient la torture aux mains des autorités locales.

Selon les deux partis politiques, les déclarations du général Hillier publiées hier dans Le Devoir ne font qu'épaissir le mystère. Il a affirmé que «tout le monde était au courant» au gouvernement, dès 2006, que les détenus afghans risquaient la torture aux mains des services secrets afghans.

Le général à la retraite affirme que l'organisme Amnistie internationale a écrit une lettre dès 2006 au ministre O'Connor pour le prévenir des risques de torture dans les prisons afghanes. Transférer des détenus en sachant qu'il existe un risque de torture contrevient à la Convention de Genève. «Il m'a consulté avant de répondre à la lettre. On en parlait souvent, dans presque tous les briefings», a dit Hillier au Devoir.

Qu'a dit Hillier aux ministres Gordon O'Connor (Défense) et Peter MacKay en 2006? Pourquoi des mesures n'ont pas été prises à ce moment-là pour protéger de la torture les prisonniers afghans? C'est ce que les partis d'opposition veulent savoir, puisque les ministres du gouvernement Harper ont soutenu à plusieurs reprises avoir été mis au parfum des risques véritables seulement au printemps 2007.

Selon l'ancien chef d'état-major, le gouvernement et les Forces canadiennes ont décidé de faire confiance aux autorités afghanes et d'aider les Afghans à remettre leur système carcéral en état. «On est dans un pays souverain en Afghanistan», a dit Rick Hillier, ajoutant: «On savait qu'il y avait des risques dans les prisons afghanes, mais à l'époque, on pensait que ce risque était calculé. On pensait que la surveillance de la Croix-Rouge était suffisante, car on leur transmettait les informations sur chaque prisonnier», dit-il.

La gravité de la situation est apparue seulement en 2007, a toutefois soutenu Rick Hillier. «C'est seulement à l'automne 2007 qu'on a pensé qu'il fallait changer nos pratiques.»

Paul Dewar, du NPD, veut que Rick Hillier s'explique devant le comité sur l'Afghanistan. «Qui a su quoi et quand? C'est important de le savoir», a-t-il dit hier à sa sortie de la Chambre des communes.

«Hillier dit que tout le monde était au courant des problèmes potentiels en 2006 et qu'il a discuté souvent avec O'Connor, qui était le ministre de la Défense, a dit le député libéral Bob Rae. Il y a toujours des contradictions dans les histoires que nous entendons.»

Le ministre O'Connor a soutenu hier n'avoir «aucun commentaire» à formuler.
 
 
Édition abonné
La version longue de certains articles (environ 1 article sur 5) est réservée aux abonnés du Devoir. Ils sont signalés par le symbole suivant :
 
 












CAPTCHA Image Générer un nouveau code

Envoyer
Fermer

Haut de la page
Cet article vous intéresse?
Cet article vous intéresse?
0 réaction
0 vote Voter
 
  • a Taille du texte -- ++
  • Imprimer
  • Envoyer
  • Partager
  • Droits de reproduction
  • Voter
Mots-clés de l'article
Recherche complète sur le même sujet


Publicité

Les blogues du devoir

Vos commentaires

m'inscrire
 
Recherche



Exemples de recherche :
Robert Sansfaçon
"directeur général des élections"

S'abonner au Devoir
Abonnez-vous au journal papier Le Devoir ou à la version Internet.
Publicité
Vous souhaitez annoncer dans Le Devoir, contactez le service de publicité.

En savoir plus
Stratégie Web et référencement par Adviso
Design Web par Egzakt
© Le Devoir 2002-2012