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Le cas d'Ignatieff

Norman Spector   22 octobre 2009  Canada
Au début, certains libéraux de Toronto avaient tenté de vendre Michael Ignatieff aux Canadiens en le présentant comme un second Pierre Trudeau. Cette comparaison a fait chou blanc. Ils ont ensuite tenté d'en faire le Barack Obama du Canada: autre échec. En dernier recours, de nombreux libéraux ont laissé entendre que le président Obama et le premier ministre Stephen Harper ne s'entendraient pas sur grand-chose, des désaccords qui ne pouvaient être qu'à l'avantage de leur parti.
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  • Jean-Pierre Audet
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    jeudi 22 octobre 2009 09h13
    Ignatieff, Harper et le climat
    La position de M. Harper sur le climat s'avère finalement moins désastreuse que prévu. Peu d'analystes politiques font un lien avec l'essoufflement de la lutte contre le réchauffement climatique. C'est pourtant là que le parti libéral, tant sous Dion que sous Ignatieff, se trouve démenti de plus en plus par la réalité.

    S'il est vrai en effet que le climat change, il reste que rien ne prouve encore que les humains en soient la cause. Il est encore moins certain que nous allions vers un réchauffement global catastrophique à cause du gaz carbonique. Avec Gore et Suzuki, le gaz carbonique qui permet à nos arbres de se développer et de nous donner en retour l'oxygène qui nous permet de respirer est devenu l'ennemi public numéro un. On n'en a que contre lui, oubliant toutes les autres pollutions et laissant les pays pauvres dans des conditions d'insalubrité inacceptable. Kyoto a pris une mauvaise tangente et son échec possible à Copenhague risque d'aider la cause de Harper contre Ignatieff. Et ce que j'apprends de ce dernier sur ce qu'il pense depuis longtemps des Québécois me rend moins triste sa déconvenue actuelle, bien que les idées de Harper sur presque tous les autres sujets que le climat me soient plutôt étrangères.

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