Pas de devoir de réserve pour les administrateurs de sociétés de la Couronne, selon Christian Paradis
Ottawa — Le ministre fédéral des Travaux publics, Christian Paradis, ne voit aucun problème à ce que des administrateurs d'une société de la Couronne participent à une collecte de fonds pour le Parti conservateur.
Les trois partis d'opposition ont mitraillé le gouvernement hier à la suite des révélations concernant le sénateur conservateur du Québec, Leo Housakos. « Le sénateur Housakos a-t-il fait du lobbying auprès du cabinet du premier ministre ou d'autres ministères afin de toucher les fonds d'infrastructure? », a demandé le chef libéral, Michael Ignatieff. Le chef bloquiste, Gilles Duceppe, a parlé de « trafic d'influence ».
La Presse canadienne a révélé hier que la société d'État Ponts Jacques Cartier et Champlain inc. avait accordé un contrat de 1,4 million de dollars à l'entreprise BPR pour laquelle le sénateur Housakos travaille. L'appel d'offres pour ce contrat avait été lancé le jour même où le sénateur organisait à Montréal une importante collecte de fonds pour le Parti conservateur à laquelle ont participé deux administrateurs de la société d'État, Serge Martel et Paul Kefalas. Ces administrateurs se sont-ils placés en conflit d'intérêts?
Le ministre des Transports, John Baird, a refusé de répondre. Son collègue Paradis a été plus candide. « Les dirigeants peuvent faire ce qu'ils veulent au niveau de leur vie privée, a-t-il soutenu. Ça, moi, les allégeances politiques, je ne commencerai pas à commenter ça. [...] Il y a rien d'illégal dans ça. Ils paient leur contribution, c'est rapporté par Élections Canada. Tout est transparent dans ça. »
Le son de cloche est très différent à la société d'État concernée. « On veut savoir ce qu'ils faisaient là », a admis le porte-parole André Girard, ajoutant qu'une enquête interne a été ouverte. Il existe un code de conduite à la société d'État interdisant les activités politiques aux administrateurs.
M. Girard insiste toutefois sur le fait que l'appel d'offres « a été le plus Téflon ». Le sénateur Housakos n'a pas voulu faire de commentaires hier. Il a fait savoir qu'il songeait à demander au conseiller en éthique du Sénat son avis rétroactivement.
Les trois partis d'opposition ont mitraillé le gouvernement hier à la suite des révélations concernant le sénateur conservateur du Québec, Leo Housakos. « Le sénateur Housakos a-t-il fait du lobbying auprès du cabinet du premier ministre ou d'autres ministères afin de toucher les fonds d'infrastructure? », a demandé le chef libéral, Michael Ignatieff. Le chef bloquiste, Gilles Duceppe, a parlé de « trafic d'influence ».
La Presse canadienne a révélé hier que la société d'État Ponts Jacques Cartier et Champlain inc. avait accordé un contrat de 1,4 million de dollars à l'entreprise BPR pour laquelle le sénateur Housakos travaille. L'appel d'offres pour ce contrat avait été lancé le jour même où le sénateur organisait à Montréal une importante collecte de fonds pour le Parti conservateur à laquelle ont participé deux administrateurs de la société d'État, Serge Martel et Paul Kefalas. Ces administrateurs se sont-ils placés en conflit d'intérêts?
Le ministre des Transports, John Baird, a refusé de répondre. Son collègue Paradis a été plus candide. « Les dirigeants peuvent faire ce qu'ils veulent au niveau de leur vie privée, a-t-il soutenu. Ça, moi, les allégeances politiques, je ne commencerai pas à commenter ça. [...] Il y a rien d'illégal dans ça. Ils paient leur contribution, c'est rapporté par Élections Canada. Tout est transparent dans ça. »
Le son de cloche est très différent à la société d'État concernée. « On veut savoir ce qu'ils faisaient là », a admis le porte-parole André Girard, ajoutant qu'une enquête interne a été ouverte. Il existe un code de conduite à la société d'État interdisant les activités politiques aux administrateurs.
M. Girard insiste toutefois sur le fait que l'appel d'offres « a été le plus Téflon ». Le sénateur Housakos n'a pas voulu faire de commentaires hier. Il a fait savoir qu'il songeait à demander au conseiller en éthique du Sénat son avis rétroactivement.
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