Un premier déficit budgétaire en 12 ans pour Ottawa
Le gouvernement fédéral a enregistré pour son exercice budgétaire 2008-09, clos le 31 mars dernier, un déficit de 5,8 milliards, le premier depuis 12 ans, selon des chiffres définitifs publiés hier.
Ce déficit fait suite à un excédent budgétaire qui avait atteint 9,6 milliards lors de l'exercice 2007-08, a rappelé le ministère des Finances dans un communiqué.
Le montant du déficit annoncé hier est conforme à celui évoqué le mois dernier par le ministre des Finances, Jim Flaherty. En juin, le ministre avait prévu un déficit moindre, de 3,9 milliards.
Le mois dernier, le ministère des Finances a par ailleurs averti que le Canada ne retrouverait pas l'équilibre budgétaire avant 2015, soit au moins deux ans plus tard que ce qu'il prévoyait jusqu'alors. Le déficit prévisionnel pour l'année qui a commencé le 1er avril dernier et se termine fin mars 2010 a aussi été revu en hausse, à 55,9 milliards. Son ampleur s'explique par le plan de relance du gouvernement canadien, qui prévoit d'investir 46,4 milliards dans l'économie d'ici mars 2011, dont 29 milliards, cette année. D'ici 2014-15, le gouvernement fédéral prévoit que ses déficits totaliseront 164,4 milliards.
Le déficit pour 2008-09 s'explique par la récession, qui a débuté au Canada en octobre 2008 et qui a contraint le gouvernement à augmenter ses versements de prestations de chômage, pendant que ses rentrées d'impôts fléchissaient, a expliqué le ministère. Des baisses d'impôts aux particuliers et une réduction de la taxe fédérale sur la consommation ont aussi contribué à plonger les finances publiques dans le rouge. Par conséquent, en 2008-09, le gouvernement fédéral a vu ses revenus baisser de 3,8 % par rapport à l'année précédente, à 233,1 milliards, tandis que ses charges augmentaient de 2,6 %, à 238,8 milliards.
Aux États-Unis
Pour leur part les États-Unis ont accusé un déficit budgétaire record de 1417 milliards $US, soit environ 10 % du PIB américain, pour l'ensemble de l'exercice 2008-09, clos fin septembre, selon les chiffres officiels publiés hier par le Trésor à Washington.
Le déficit de l'tat fédéral est finalement un peu inférieur à ce que craignait le gouvernement dans ses dernières prévisions publiées fin août (1.580 milliards) mais légèrement supérieur à l'estimation de 1409 milliards avancée le 7 octobre par le Bureau du budget du Congrès (CBO).
Le ratio du déficit au PIB n'a jamais été aussi élevé depuis 1945, selon le CBO.
Au cours de l'exercice écoulé, les comptes de l'État ont été affectés par la baisse des recettes fiscales provoquée par la crise, du fait du recul des revenus des entreprises et des ménages, et par la hausse des dépenses liées à la récession (relance budgétaire, hausse des prestations sociales et sauvetage d'institutions financières). Les recettes ont reculé finalement moins que prévu, indique le Trésor, mais ont chuté de 16,6 % par rapport à 2007-08, pour ne représenter que 14,8 % du PIB, soit leur niveau le plus bas en plus de 50 ans.
Quant aux dépenses, elles ont fait le chemin inverse, augmentant un peu plus que prévu, de 18,2 % pour atteindre presque 24,8 % du PIB, leur niveau le plus haut en plus de cinquante ans.
Pour l'exercice en cours, qui s'achèvera en septembre 2010, le Bureau du budget de la Maison Blanche table sur un déficit budgétaire de 1502 milliards, soit 10,4 % du PIB américain.
Ce déficit fait suite à un excédent budgétaire qui avait atteint 9,6 milliards lors de l'exercice 2007-08, a rappelé le ministère des Finances dans un communiqué.
Le montant du déficit annoncé hier est conforme à celui évoqué le mois dernier par le ministre des Finances, Jim Flaherty. En juin, le ministre avait prévu un déficit moindre, de 3,9 milliards.
Le mois dernier, le ministère des Finances a par ailleurs averti que le Canada ne retrouverait pas l'équilibre budgétaire avant 2015, soit au moins deux ans plus tard que ce qu'il prévoyait jusqu'alors. Le déficit prévisionnel pour l'année qui a commencé le 1er avril dernier et se termine fin mars 2010 a aussi été revu en hausse, à 55,9 milliards. Son ampleur s'explique par le plan de relance du gouvernement canadien, qui prévoit d'investir 46,4 milliards dans l'économie d'ici mars 2011, dont 29 milliards, cette année. D'ici 2014-15, le gouvernement fédéral prévoit que ses déficits totaliseront 164,4 milliards.
Le déficit pour 2008-09 s'explique par la récession, qui a débuté au Canada en octobre 2008 et qui a contraint le gouvernement à augmenter ses versements de prestations de chômage, pendant que ses rentrées d'impôts fléchissaient, a expliqué le ministère. Des baisses d'impôts aux particuliers et une réduction de la taxe fédérale sur la consommation ont aussi contribué à plonger les finances publiques dans le rouge. Par conséquent, en 2008-09, le gouvernement fédéral a vu ses revenus baisser de 3,8 % par rapport à l'année précédente, à 233,1 milliards, tandis que ses charges augmentaient de 2,6 %, à 238,8 milliards.
Aux États-Unis
Pour leur part les États-Unis ont accusé un déficit budgétaire record de 1417 milliards $US, soit environ 10 % du PIB américain, pour l'ensemble de l'exercice 2008-09, clos fin septembre, selon les chiffres officiels publiés hier par le Trésor à Washington.
Le déficit de l'tat fédéral est finalement un peu inférieur à ce que craignait le gouvernement dans ses dernières prévisions publiées fin août (1.580 milliards) mais légèrement supérieur à l'estimation de 1409 milliards avancée le 7 octobre par le Bureau du budget du Congrès (CBO).
Le ratio du déficit au PIB n'a jamais été aussi élevé depuis 1945, selon le CBO.
Au cours de l'exercice écoulé, les comptes de l'État ont été affectés par la baisse des recettes fiscales provoquée par la crise, du fait du recul des revenus des entreprises et des ménages, et par la hausse des dépenses liées à la récession (relance budgétaire, hausse des prestations sociales et sauvetage d'institutions financières). Les recettes ont reculé finalement moins que prévu, indique le Trésor, mais ont chuté de 16,6 % par rapport à 2007-08, pour ne représenter que 14,8 % du PIB, soit leur niveau le plus bas en plus de 50 ans.
Quant aux dépenses, elles ont fait le chemin inverse, augmentant un peu plus que prévu, de 18,2 % pour atteindre presque 24,8 % du PIB, leur niveau le plus haut en plus de cinquante ans.
Pour l'exercice en cours, qui s'achèvera en septembre 2010, le Bureau du budget de la Maison Blanche table sur un déficit budgétaire de 1502 milliards, soit 10,4 % du PIB américain.
|
Édition abonné
La version longue de certains articles (environ 1 article sur 5) est réservée aux abonnés du Devoir. Ils sont signalés par le symbole suivant :
|
Envoyer Fermer
Haut de la page

