Donnant donnant...
Ils en ont tous après notre argent, celui que nous gagnons à la sueur de notre front et qui attise les appétits féroces de nos multiples gouvernements. Ils s'y mettent à plusieurs, le fédéral, le provincial et le municipal, car ils sont tous des gouffres sans fond. C'est facile pour eux de remplir leurs coffres. Ils n'ont qu'à décréter que l'argent qui est dans nos poches va passer dans les leurs, et le tour sera joué.
Avec leurs poches pleines, ils dépensent comme des fous en se disant que s'ils étaient un peu à court, ils pourraient toujours recommencer l'opération qui consiste à nous faire croire que c'est nous qui avons trop dépensé et que nous sommes responsables de la situation précaire dans laquelle se trouvent nos gouvernements.
Il m'arrive de penser que c'est bien fait pour nous, car nous les avons laissés faire depuis si longtemps que le mauvais pli est bien pris et qu'il va falloir se battre pour changer la donne. Vous savez comme moi qu'après avoir juré la main sur le coeur au cours de sa dernière campagne électorale qu'il n'augmenterait ni les taxes ni les impôts, le premier ministre Jean Charest vient de nous prévenir qu'il a l'intention de nous inviter, bientôt, à décider nous-mêmes où nous voulons être frappés. Préférons-nous payer plus cher pour notre électricité ou pour les services de garde?
Il organise un grand débat sur le sujet. Il est évident qu'il aime nous inviter à débattre quand ça risque de chauffer. Son idée de nous faire débattre des accommodements raisonnables a été un si grand succès côté opération de relations publiques qu'il a très envie de recommencer. Ce qui va nous permettre de nous engueuler entre nous, tandis qu'il pourra lui-même rester en dehors de la mêlée et s'en laver les mains encore une fois.
Astucieux comme démarche... Jouer les Ponce Pilate pendant que le petit peuple cherche les solutions qui feront le moins mal. Faire porter au monde ordinaire la responsabilité des déficits faramineux que les gouvernements nous laissent sur les épaules en s'en lavant les mains comme si ce n'était pas le résultat de leur mauvaise administration et de leur gaspillage. Avec les immenses déficits des gouvernements, il m'arrive de penser que l'esprit Norbourg a des adeptes là où il ne nous viendrait pas à l'idée de les chercher.
Sauver les meubles
Je propose qu'on forme une association qui pourrait s'appeler « Le Front commun des citoyens » et dont la mission serait de rétablir un peu d'équilibre entre les forces en présence qui ont toutes une caractéristique évidente: elles vivent à nos crochets.
On a bien compris que le gouvernement de Jean Charest n'est que le premier à vouloir nous vider les poches. Ottawa attend impatiemment dans les coulisses. Ce qui l'empêche d'agir tout de suite, c'est sa position de minoritaire qu'il cherche à fortifier par tous les moyens dont il dispose. On dit qu'il se peut que la prochaine élection soit la bonne pour Stephen Harper et on peut deviner que dès qu'il sera majoritaire il va se lancer dans de folles dépenses pour construire des prisons et acheter de l'équipement militaire pour faire partir de grands guerriers de ce monde. Et nous, d'accord pas d'accord, nous allons payer. Même chose au niveau municipal. Les nids-de-poule, vous les avez payés combien de fois déjà en pensant que c'était la dernière? Et les compteurs d'eau? Vous pensez vraiment vous en tirer?
Du côté droit, les gouvernements. À gauche, les syndicats, qui arrivent dans le portrait et qui s'apprêtent à déposer leurs demandes pour la prochaine négociation. Jean Charest a expliqué que le temps était venu de se serrer la ceinture. Moi, je lui propose de donner l'exemple.
Je suggère à Jean Charest de réduire son revenu de premier ministre de 75 000 $ d'argent public. Comme il les touche déjà d'une autre source, il nous permettrait de faire des économies que nous pourrions réutiliser autrement. Ce serait une bonne façon pour lui de montrer qu'il pratique ce qu'il prêche.
Dans la même foulée, je propose qu'il réduise son Conseil des ministres à dix membres maximum. La charge de travail sera peut-être un peu plus importante pour ceux qui vont rester, mais les réunions seront moins longues et il y aura moins de temps perdu à laisser parler tant de monde pour ne rien dire. Comme en plus il y en a plusieurs qui ne font jamais rien et d'autres qui ne devraient jamais rien faire, on finira par constater que même dix, c'est déjà trop.
J'aimerais qu'il réalise le nombre de voitures ministérielles qu'il pourrait enlever de sur les routes du Québec. Ça jouera en sa faveur lors de la rencontre de Copenhague, où il rêve de jouer un rôle important. Et ça aidera à rembourser le déficit. On pourrait également envisager de réduire de moitié le nombre de députés. Pourquoi pas?
Les citoyens retrouveraient vite le sens du « donnant-donnant ». Pour le plus grand bien de notre société, et surtout de notre avenir. Vos suggestions seront les bienvenues.
Avec leurs poches pleines, ils dépensent comme des fous en se disant que s'ils étaient un peu à court, ils pourraient toujours recommencer l'opération qui consiste à nous faire croire que c'est nous qui avons trop dépensé et que nous sommes responsables de la situation précaire dans laquelle se trouvent nos gouvernements.
Il m'arrive de penser que c'est bien fait pour nous, car nous les avons laissés faire depuis si longtemps que le mauvais pli est bien pris et qu'il va falloir se battre pour changer la donne. Vous savez comme moi qu'après avoir juré la main sur le coeur au cours de sa dernière campagne électorale qu'il n'augmenterait ni les taxes ni les impôts, le premier ministre Jean Charest vient de nous prévenir qu'il a l'intention de nous inviter, bientôt, à décider nous-mêmes où nous voulons être frappés. Préférons-nous payer plus cher pour notre électricité ou pour les services de garde?
Il organise un grand débat sur le sujet. Il est évident qu'il aime nous inviter à débattre quand ça risque de chauffer. Son idée de nous faire débattre des accommodements raisonnables a été un si grand succès côté opération de relations publiques qu'il a très envie de recommencer. Ce qui va nous permettre de nous engueuler entre nous, tandis qu'il pourra lui-même rester en dehors de la mêlée et s'en laver les mains encore une fois.
Astucieux comme démarche... Jouer les Ponce Pilate pendant que le petit peuple cherche les solutions qui feront le moins mal. Faire porter au monde ordinaire la responsabilité des déficits faramineux que les gouvernements nous laissent sur les épaules en s'en lavant les mains comme si ce n'était pas le résultat de leur mauvaise administration et de leur gaspillage. Avec les immenses déficits des gouvernements, il m'arrive de penser que l'esprit Norbourg a des adeptes là où il ne nous viendrait pas à l'idée de les chercher.
Sauver les meubles
Je propose qu'on forme une association qui pourrait s'appeler « Le Front commun des citoyens » et dont la mission serait de rétablir un peu d'équilibre entre les forces en présence qui ont toutes une caractéristique évidente: elles vivent à nos crochets.
On a bien compris que le gouvernement de Jean Charest n'est que le premier à vouloir nous vider les poches. Ottawa attend impatiemment dans les coulisses. Ce qui l'empêche d'agir tout de suite, c'est sa position de minoritaire qu'il cherche à fortifier par tous les moyens dont il dispose. On dit qu'il se peut que la prochaine élection soit la bonne pour Stephen Harper et on peut deviner que dès qu'il sera majoritaire il va se lancer dans de folles dépenses pour construire des prisons et acheter de l'équipement militaire pour faire partir de grands guerriers de ce monde. Et nous, d'accord pas d'accord, nous allons payer. Même chose au niveau municipal. Les nids-de-poule, vous les avez payés combien de fois déjà en pensant que c'était la dernière? Et les compteurs d'eau? Vous pensez vraiment vous en tirer?
Du côté droit, les gouvernements. À gauche, les syndicats, qui arrivent dans le portrait et qui s'apprêtent à déposer leurs demandes pour la prochaine négociation. Jean Charest a expliqué que le temps était venu de se serrer la ceinture. Moi, je lui propose de donner l'exemple.
Je suggère à Jean Charest de réduire son revenu de premier ministre de 75 000 $ d'argent public. Comme il les touche déjà d'une autre source, il nous permettrait de faire des économies que nous pourrions réutiliser autrement. Ce serait une bonne façon pour lui de montrer qu'il pratique ce qu'il prêche.
Dans la même foulée, je propose qu'il réduise son Conseil des ministres à dix membres maximum. La charge de travail sera peut-être un peu plus importante pour ceux qui vont rester, mais les réunions seront moins longues et il y aura moins de temps perdu à laisser parler tant de monde pour ne rien dire. Comme en plus il y en a plusieurs qui ne font jamais rien et d'autres qui ne devraient jamais rien faire, on finira par constater que même dix, c'est déjà trop.
J'aimerais qu'il réalise le nombre de voitures ministérielles qu'il pourrait enlever de sur les routes du Québec. Ça jouera en sa faveur lors de la rencontre de Copenhague, où il rêve de jouer un rôle important. Et ça aidera à rembourser le déficit. On pourrait également envisager de réduire de moitié le nombre de députés. Pourquoi pas?
Les citoyens retrouveraient vite le sens du « donnant-donnant ». Pour le plus grand bien de notre société, et surtout de notre avenir. Vos suggestions seront les bienvenues.
- » tarif,
- gouvernement,
- impôt
Haut de la page

