Marc Garneau remplacerait Denis Coderre
7 octobre 2009
Canada
Un nouveau sondage montre le recul des libéraux dans les intentions de vote des Canadiens
Michael Ignatieff a dit qu'il ne ratera aucune occasion de précipiter la chute du gouvernement Harper. Mais les Canadiens ne partagent manifestement pas son désir de provoquer des élections, si l'on en juge par un sondage qui montre que son parti dégringole dans les intentions de vote. Et c'est sans compter les séquelles que laissera l'incident Denis Coderre. Michael Ignatieff devrait d'ailleurs s'adjoindre un nouveau lieutenant aujourd'hui.
Ottawa — Tout indique que le chef libéral Michael Ignatieff nommera « sous peu », probablement ce matin, Marc Garneau au poste de lieutenant pour le Québec en remplacement de Denis Coderre. Le député de Westmount et ex-astronaute reconnaît qu'il devra travailler fort pour mieux faire passer le message du Parti libéral.
Après avoir affirmé qu'il ne remplacerait pas M. Coderre dans ses fonctions, le chef libéral s'est ravisé et s'est mis à la recherche d'un lieutenant. Les noms de Pablo Rodriguez et de Marc Garneau circulent depuis quelques jours, mais M. Rodriguez a réitéré hier que le poste ne l'intéressait pas.
« Si on me demande de servir, je vais servir, mais personnellement, je n'ai pas d'intérêt pour ça, a-t-il indiqué hier. Je vais contribuer beaucoup plus au niveau de l'organisation [...] et quelqu'un, par exemple, comme Marc Garneau pourrait être excellent. »
Le nouveau lieutenant québécois, comme tous ses collègues du caucus d'ailleurs, aura la difficile tâche de mieux faire passer le message libéral. Les électeurs semblent faire payer cher aux troupes de Michael Ignatieff leur tentative de renverser le gouvernement la semaine dernière. Un nouveau sondage Strategic Counsel publié hier dans le Globe and Mail place désormais le PLC à 28 % dans les intentions de vote nationales, contre 41 % pour le Parti conservateur.
« Bien sûr, on préférerait être plus hauts dans les sondages, mais cela nous rappelle que notre travail est de signaler les lacunes dans les programmes conservateurs, a justement réagi hier M. Garneau. Les Canadiens veulent savoir ce qui ne fonctionne pas. Peut-être qu'on doit travailler plus fort pour véhiculer notre message. »
M. Garneau a cité à titre d'exemple le plan de lutte contre la grippe H1N1, qui ne paraît pas clair pour les Canadiens, ou encore la lutte contre les changements climatiques, qui n'a pas avancé d'un iota depuis l'arrivée des conservateurs au pouvoir. « Il faut faire une meilleure job pour soulever cela. »
Le sondage d'hier est d'autant plus cruel qu'il indique que le Parti libéral a perdu, du moins pour l'instant, ses deux avantages traditionnels sur son adversaire: l'Ontario et le vote féminin. Le coup de sonde accorde en effet une avance de 16 points aux conservateurs dans la plus populeuse des provinces: 46 % contre 30 %. Les femmes appuient la formation de Stephen Harper dans une proportion de 36 %, contre 28 % pour celle de Michael Ignatieff. Avec 1000 répondants, la marge d'erreur nationale de ce sondage est de 3,1 %, 19 fois sur 20 et de 5 % pour les résultats ontariens.
Michael Ignatieff, qui devait faire craquer ces dames, a-t-il perdu de son charme? « Moi, je lui dirais d'être lui-même, car c'est un homme qui est charmant, a conseillé Pablo Rodriguez. C'est un homme qui a beaucoup de charisme et quand on le voit être naturel, sourire, généralement les gens craquent pour lui. »
Michael Ignatieff a dit qu'il ne ratera aucune occasion de précipiter la chute du gouvernement Harper. Mais les Canadiens ne partagent manifestement pas son désir de provoquer des élections, si l'on en juge par un sondage qui montre que son parti dégringole dans les intentions de vote. Et c'est sans compter les séquelles que laissera l'incident Denis Coderre. Michael Ignatieff devrait d'ailleurs s'adjoindre un nouveau lieutenant aujourd'hui.
Ottawa — Tout indique que le chef libéral Michael Ignatieff nommera « sous peu », probablement ce matin, Marc Garneau au poste de lieutenant pour le Québec en remplacement de Denis Coderre. Le député de Westmount et ex-astronaute reconnaît qu'il devra travailler fort pour mieux faire passer le message du Parti libéral.
Après avoir affirmé qu'il ne remplacerait pas M. Coderre dans ses fonctions, le chef libéral s'est ravisé et s'est mis à la recherche d'un lieutenant. Les noms de Pablo Rodriguez et de Marc Garneau circulent depuis quelques jours, mais M. Rodriguez a réitéré hier que le poste ne l'intéressait pas.
« Si on me demande de servir, je vais servir, mais personnellement, je n'ai pas d'intérêt pour ça, a-t-il indiqué hier. Je vais contribuer beaucoup plus au niveau de l'organisation [...] et quelqu'un, par exemple, comme Marc Garneau pourrait être excellent. »
Le nouveau lieutenant québécois, comme tous ses collègues du caucus d'ailleurs, aura la difficile tâche de mieux faire passer le message libéral. Les électeurs semblent faire payer cher aux troupes de Michael Ignatieff leur tentative de renverser le gouvernement la semaine dernière. Un nouveau sondage Strategic Counsel publié hier dans le Globe and Mail place désormais le PLC à 28 % dans les intentions de vote nationales, contre 41 % pour le Parti conservateur.
« Bien sûr, on préférerait être plus hauts dans les sondages, mais cela nous rappelle que notre travail est de signaler les lacunes dans les programmes conservateurs, a justement réagi hier M. Garneau. Les Canadiens veulent savoir ce qui ne fonctionne pas. Peut-être qu'on doit travailler plus fort pour véhiculer notre message. »
M. Garneau a cité à titre d'exemple le plan de lutte contre la grippe H1N1, qui ne paraît pas clair pour les Canadiens, ou encore la lutte contre les changements climatiques, qui n'a pas avancé d'un iota depuis l'arrivée des conservateurs au pouvoir. « Il faut faire une meilleure job pour soulever cela. »
Le sondage d'hier est d'autant plus cruel qu'il indique que le Parti libéral a perdu, du moins pour l'instant, ses deux avantages traditionnels sur son adversaire: l'Ontario et le vote féminin. Le coup de sonde accorde en effet une avance de 16 points aux conservateurs dans la plus populeuse des provinces: 46 % contre 30 %. Les femmes appuient la formation de Stephen Harper dans une proportion de 36 %, contre 28 % pour celle de Michael Ignatieff. Avec 1000 répondants, la marge d'erreur nationale de ce sondage est de 3,1 %, 19 fois sur 20 et de 5 % pour les résultats ontariens.
Michael Ignatieff, qui devait faire craquer ces dames, a-t-il perdu de son charme? « Moi, je lui dirais d'être lui-même, car c'est un homme qui est charmant, a conseillé Pablo Rodriguez. C'est un homme qui a beaucoup de charisme et quand on le voit être naturel, sourire, généralement les gens craquent pour lui. »
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