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La section Québec du PLC décapitée

La démission de Denis Coderre comme lieutenant entraîne d'autres départs

Alec Castonguay   29 septembre 2009  Canada
Denis Coderre en conférence de presse, hier, dans un restaurant de Montréal-Nord.
Photo : Jacques Grenier Le Devoir
Denis Coderre en conférence de presse, hier, dans un restaurant de Montréal-Nord.
La démission fracassante de Denis Coderre hier a créé une onde de choc qui se fera sentir longtemps, puisque, dans son sillage, cinq dirigeants de la formation ont également claqué la porte, décapitant du même coup la direction du Parti libéral du Canada au Québec.

Dans un restaurant de sa circonscription, à Montréal-Nord, Denis Coderre a soutenu hier matin ne plus avoir « l'autorité morale » pour continuer dans ses fonctions de lieutenant du Québec et de critique en matière de Défense. Il demeure toutefois député de Bourassa.

« Le rôle de lieutenant politique nécessite qu'il existe un lien de confiance indéfectible entre le chef et son lieutenant », a-t-il dit, laissant entendre que ce lien n'existe plus depuis que Michael Ignatieff a annulé sa décision de nommer la femme d'affaires Nathalie Le Prohon dans Outremont, pour finalement imposer l'ancien ministre Martin Cauchon. Le bras de fer public entre MM. Cauchon et Coderre a duré une dizaine de jours. En outrepassant l'autorité de son lieutenant, Michael Ignatieff a miné la crédibilité de Denis Coderre dans l'organisation au Québec, le poussant vers la sortie.

Un départ qui a d'ailleurs entraîné une cascade de démissions. Hier, des rumeurs circulaient selon lesquelles Nathalie Le Prohon, désormais pressentie pour porter les couleurs du PLC dans la circonscription de Jeanne-Le Ber, pourrait se désister à la suite du départ de Denis Coderre. Mme Le Prohon n'a pas rappelé Le Devoir hier pour confirmer ou infirmer cette information.

Quelques heures après la démission de Denis Coderre, c'était au tour de Pierre Lajeunesse (organisateur en chef), de Jean-François Coderre (directeur des opérations), d'Éric Simard (président du comité d'analyse des candidatures), de Denis Dolbec (conseiller) et de Jean Rizzuto (comité de financement) de quitter leurs fonctions.

L'entourage du chef visé

Tout comme Denis Coderre, les démissionnaires ont manifesté leur mécontentement à l'égard de l'entourage du chef libéral, et notamment des conseillers de Toronto.

Ils leur reprochent d'avoir outrepassé la volonté de toute l'aile québécoise du PLC, qui avait choisi Mme Le Prohon comme candidate. Selon les informations obtenues par Le Devoir, les Torontois Alfred Apps (président du PLC), Sachin Aggarwal (directeur des opérations) et Daniel Brock (conseiller du chef) sont particulièrement visés, puisque ce sont eux qui auraient convaincu Michael Ignatieff de changer son fusil d'épaule et de laisser la place à Martin Cauchon dans Outremont.

Les lettres de démission de Pierre Lajeunesse et de Jean-François Coderre (qui est un petit cousin de Denis Coderre), obtenues par Le Devoir, témoignent d'un inconfort. « Je demeure profondément libéral, mais je ne peux cautionner les récents événements qui ont affecté l'aile québécoise du Parti libéral du Canada », écrit Pierre Lajeunesse. Jean-François Coderre, quant à lui, écrit: « Je crois sincèrement en la nécessité que le Parti libéral du Canada soit doté d'une aile québécoise forte, et surtout autonome. Les récents événements font en sorte que je ne peux continuer à exercer mes fonctions. »

Des propos qui font écho aux paroles de Denis Coderre. En conférence de presse, l'ancien lieutenant a directement accusé les conseillers anglophones d'Ignatieff d'avoir un poids disproportionné auprès du chef.

« Des questions beaucoup plus fondamentales se posent: à qui doit s'en remettre le chef du Parti libéral du Canada pour décider des enjeux qui concernent strictement le Québec? Doit-il s'en remettre à son lieutenant québécois travaillant en concertation avec une équipe crédible ou plutôt à ses conseillers torontois qui ont une méconnaissance totale de la réalité sociale et politique québécoise? », a lancé M. Coderre, avant d'ajouter: « Le message qui est envoyé par ces récents événements est le suivant: "si vous voulez avoir gain de cause au Québec, vous n'avez qu'à court-circuiter les autorités québécoises du Parti en vous adressant plutôt à la garde rapprochée du chef à Toronto." [...] Demeurer lieutenant du Québec dans de telles circonstances, ce serait trahir la raison même de mon implication politique. »

À Ottawa, Michael Ignatieff a dit regretter le départ de Denis Coderre, « un ami et un collègue ». Il a affirmé qu'il n'entendait pas nommer de nouveau lieutenant politique au Québec pour le moment. Il a souligné, comme l'avait fait M. Coderre le matin, que 68 des 75 candidats du PLC au Québec sont déjà trouvés et que l'organisation est prête à une bagarre électorale grâce « au bon travail de Denis », a-t-il dit.

Le chef libéral a dit trouver ridicule l'accusation selon laquelle le parti est dirigé depuis l'Ontario. « L'idée que ce parti est dirigé de Toronto me fait rire et ça fait rire en Colombie-Britannique, en Alberta, dans les provinces atlantiques... Je mène une formation pancanadienne. Je suis fier de mon équipe au Québec. Ils ont la direction et la responsabilité avec moi pour le renouveau du parti. Et ça se poursuit », a-t-il dit à sa sortie de la période de questions.

Selon le député Pablo Rodriguez, la tension entre les conseillers du chef, qui proviennent de différentes régions du pays, et l'équipe du Québec, procure un « équilibre » au parti. « C'est un rapport de force. Parfois, on gagne, parfois, on perd », a-t-il dit hier. Selon lui, le PLC peut très bien fonctionner sans lieutenant au Québec, comme c'est le cas dans plusieurs provinces. Il y a alors un organisateur en chef, qui n'est pas un député, qui travaille en collaboration avec un comité consultatif qui fait rapport au chef.

C'est d'ailleurs pourquoi le départ de Pierre Lajeunesse, l'actuel organisateur en chef, place le parti dans une position délicate à court et moyen terme. C'est lui qui devait gérer la prochaine campagne électorale sur le terrain. « Il est la clé de voûte du parti. Il contrôlait tous les organisateurs régionaux », dit une source libérale, qui fait une analogie entre les démissions et le hockey. « Le Parti libéral du Canada section Québec vient de perdre son premier trio d'un seul coup! Ça fait mal. »

À Ottawa, les députés libéraux tentaient de minimiser l'impact de ces départs sur leur parti. Tous remerciaient Denis Coderre de son travail. « C'est regrettable, mais on doit aller de l'avant », a dit Pablo Rodriguez.

En conférence de presse, Denis Coderre a dit toujours avoir confiance en son chef, Michael Ignatieff, et c'est pourquoi il reste député.
 
 
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  • Steve Fortin - Abonné
    29 septembre 2009 00 h 40
    C'est Raymonde qui sera contente!!! Comme ils sont respectueux des Québécois ces libéraux... ça doit être la faute des pkiss n'est-ce pas Raymonde!
    Quelle bouffonnerie comme le dirait Falardeau. Ces ploucs demeurent profondément "libaral" en dépit du fait qu'ils se font lyncher, rabrouer, dresser, et piller su'l corps comme de la vulgaire french pea soup... Ces porteurs d'eau colonisés jusque dans leurs claques (pour paraphraser l'étincelant poète Vanier, un chum de l'autre...) font un art de la génuflexion patente... Qu'ils sont petits...
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  • Gilles Bousquet - Inscrit
    29 septembre 2009 05 h 12
    M. Coderre en réserve de la république
    M. Coderre va laisser battre son chef à la prochaine élection qui devrait se tenir bientôt dans l'intention revenir plus fort comme chef du PLC ou comme lieutenant mais la gang de Toronto ne va pas le laisser passer facilement à moins qu'il s'agenouille devant eux ou qu'ils pensent mieux gagner avec lui...un des deux.

    Suite à cette curieuse histoire, que va devenir M. Cauchon, protégé de la gang à Chrétien-Desmarais qui contrôle le PLC au Québec ? Est-ce qu'il va gagner son élection dans Outremont ?
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  • l poisson - Inscrit
    29 septembre 2009 05 h 34
    Trouvez l'erreur
    A)
    En conférence de presse, Denis Coderre a dit toujours avoir confiance en son chef, Michael Ignatieff, et c'est pourquoi il reste député

    B)
    ''(...)Demeurer lieutenant du Québec dans de telles circonstances, ce serait trahir la raison même de mon implication politique.» (communiqué de M. Coderre)

    À gagner:
    tout le rapport Gomery dans une magnifique enveloppe brune.
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  • Pierre Schneider - Abonné
    29 septembre 2009 05 h 52
    Coderre a frappé son mur canadian
    Le désavoeu de Denis Coderre par l'establishment torontois du parti libéral démontre encore une fois l'intenable situation de minorité pour un peuple. Le plus combatif des libéraux fédéraux vient de frapper un mur. Espérons que sa réflexion l'amènera à la conclusion que le Québec doit se diriger lui-même, dans son propre pays.
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  • Jacques Lafond - Abonné
    29 septembre 2009 06 h 04
    Denis Coderre
    On va mettre Coderre chef du Parti Québécois. C'est un bon homme, et il comprend maintenant que les efforts fédérales depuis 25 ans ont bien été de faire du Québec une province comme les autres controlé par l'Ontario et de faire du Montréal une succursale de Toronto ...
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  • Normand Carrier - Abonné
    29 septembre 2009 06 h 16
    Michael Ignatieff , grand leader monsieur Paquet.......
    Depuis quelques semaines monsieur Paquet nous présente son chef comme la septième merveille du monde et un grand visionnaire et leader ! Comment expliquer ce fiasco qui aurait pu facilement être évité avec un sens politique plus aiguisé que celui d'un intellectuel décroché de la réalité québécoise et se fiant a ses conseillés de Toronto ! Le parti libéral est touché mortellement au Québec et dans le pire moment , il voit son organisation décapité ce qui augure mal pour l'élection qui vient .
    Les Québécois réalisent une fois de plus qu'ils sont controlés et manipulés par les Ontariens et ceci venant de la bouche de Denis Coderre et non de celle d'un séparatiste .... Les libéraux n'ont qu'a prier pour que le N.P.D. votent contre leur résolution de non confiance envers le gouvernement conservateurs et si le N.P.D. profite de cet ouverture , les carottes seront cuites pour un gouvernement libéral minoritaire ....
    Normand Carrier
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  • mail@caphorn.com - Abonné
    29 septembre 2009 06 h 41
    Société distincte?
    Voilà la preuve qu'aux yeux du parti libéral,le concept de société distincte est une coquille vide, Québec est une province comme toutes les autres.
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  • jacques noel - Inscrit
    29 septembre 2009 07 h 20
    Exit le French Power à Trudeau
    Le PLC dirigé par la gang de Toronto
    Le PC dirigé par la gang de Calgary
    Et les 50 comtés francophones du Québec qui ne feront plus bientot qu'un septième du Parlement.
    Le French Power à Tawa, c'est tarminé!
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  • Yvon Roy - Abonnée
    29 septembre 2009 07 h 32
    MACBETH
    Un cheval pour mon royaume....Ignatieff
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  • Pierre-S Lefebvre - Inscrit
    29 septembre 2009 07 h 48
    Quelle pagaille
    Les champions des commandites ont toujours eu le sens du dramatique. Ces French-Canadians ont trahi leur peuple à qui mieux mieux depuis le passage de Trudeau. Maintenant ils se font des couillonneries sans borne. Les Cauchon, Coderre, Dion, Lalonde, Chrétien n`ont fait que des bêtises qui les rattrapent. Tous ça nous rappelle que le Bloc Québécois a une continuité bien plus limpide et rassurante. Entre-temps ces Libéraux, maîtres de la traîtrise, on de quoi être honteux.
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  • pagerry3 - Inscrit
    29 septembre 2009 08 h 15
    Le NPD serait son refuge!
    Tant et aussi longtemps que le PLC ne se débarrassera pas de tous les éléments de l'assise politique québécoise du Scandale des Commandites, ce genre de grenouillage n'aura de cesse. À toute fin pratique, ledit SCANDALE DES COMMANDITES n'était rien d'autre que la pointe de L'ICEBERG de la NORBOURGEOISIE LIBÉRALE QUÉBÉCOISE, ayant son bureau-chef à Shawinigan. Coderre quitte le tapis rouge du PLC. Le «lieutenant» quitte sa petite caserne du bataillon royaliste québécois. Mais il ne quitte ni le parti, ni la politique. Il faudra donc s'attendre au pire du grabuge politicailleur, alors que Denis Coderre ne vit que pour supplanter Michael Ignatieff et planter Stephen Harper. À moins qu'il n'aille s'échouer sur la banquette arrière du NPD, à côté du libéral provincial Mulcair, son alter ego, je ne vois pas comment l'ex-émeutier dit «lieutenant» (une disgrâce pour l'armée) pourra survivre à sa tentative de putsch.
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  • Vital Adam - Abonné
    29 septembre 2009 08 h 22
    Secteur privé, secteur politique, même histoire
    Je ne suis pas souverainiste. Par contre, l'éclatement du PLCQ à la suite à la démission de Denis Coderre me rappelle des souvenirs. J'ai travaillé pour plusieurs entreprises canadiennes (Bell Canada, Sun Life) et je ne peux m'empêcher de dresser un parallèle avec la démission de M. Coderre. Dans le domaine des affaires, combien de fois ai-je vu des décisions importantes concernant l'entreprise au Québec prises à Toronto? Combien de fois mes collègues et moi avons-nous ressenti notre position de succursale de Toronto? Combien de fois avons-nous été témoins de mauvaises décisions ontariennes basées sur une méconnaissance presque complète du Québec? Je n'endosse pas ni ne réfute la position de M. Coderre, je veux simplement souligner son courage de signaler ce que des milliers d'entre nous ont vécu, mais non jamais exprimé; Toronto a encore et toujours un pouvoir décisionnel sur l'avenir du Québec tant dans le monde des affaires que dans la sphère politique.
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  • Claude Kamps - Inscrit
    29 septembre 2009 08 h 55
    Coderre devrait allez au BLOC
    L'aile québécoise du BLOC a au moins du sens, elle supporte le Qc et ne se mêle pas de la Colombie ou de la Saskatchewan!.

    On Laisse à ces provinces plus étrangères qu'étranges, le soins de prendre soins d'elles mêmes et dans le parti y a aucune émixion de la part des autres contrées dans le QC...

    Finalement le BLOC est le seul parti pan-canadien fédéral,qui met en pratique l'autonomie des provinces...
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  • J.M. Rodrigue - Inscrit
    29 septembre 2009 09 h 14
    Cocasse!
    C'est quand même un peu bizarre que se soit les anglophones torontois qui viennent se mêler de politique québécoise! Je donne raison à Coderre sur ce point.

    Le patronyme «Cauchon» (à l'origine un ancien mot normand pour «chausson») est lourd d'histoire de France. Un tel patronyme serait difficile à porter à l'Assemblée nationale française.

    Pierre Cauchon, évêque de Beauvais, reçut pour mission des Anglais de condamner Jeanne d'Arc au bucher. Chose cocasse, un député voulant insulter un collège lui cria en pleine Assemblée «Cauchon!». Sommé de se rétracter, le député répondit pas «l'animal Monsieur le Président...l'évêque!» (apporté par Le Monde, 23 décembre 1983).
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  • Loraine King - Inscrite
    29 septembre 2009 09 h 29
    Depuis quand Toronto est au Québec?
    La 'logique' de Denis Coderre m'échappe.

    Laisser Denis Coderre imposer des candidats dans des circonscriptions ce serait, selon lui, connaitre le Québec.

    Mais laisser les membres du PLC des comtés d'Outremont et de Jeanne-LeBer choisir leur candidat lors d'une course d'investiture ouverte aux membre du PLC dans ces comtés c'est se faire imposer des décisions par 'Toronto' ?? Hein???

    Et il y a un paquet d'indépendantistes qui comprennent cette 'logique'?
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  • Élodie Gagné - Abonné
    29 septembre 2009 09 h 30
    Le rire de M. Ignatieff et des Provinces
    M. Ignatieff poursuit la tradition des libéraux du ROC de rire lorsque le Québec se fait écraser par eux. Rappelons nous le rire de MM. Trudeau et Chrétien ainsi que des Premiers Ministres des autres provinces lors de la "Nuit des longs Couteaux".Ces rires sont restés comme un os pris dans la gorge et dont on ne semble pas capable de se débarrasser Le rire de M. Ignatieff est une insulte gratuite.Il produira sans doute un effet semblable. Cet homme, sur qui nous comptions pour relever le parti, ne semble pas avoir le sens politique requis pour une telle tâche.
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  • Bernard Gervais - Abonné
    29 septembre 2009 09 h 42
    L'emprise du PLC sur le Québec est chose du passé !
    Il fut un temps où les Québécois votaient majoritairement pour le PLC, croyant que cette formation politique était la seule qui défendait vraiment leurs intérêts à Ottawa.

    Cependant, ce qui vient d'arriver à M. Coderre nous démontre que tout ça n'était que de la frime. Plus que jamais, c'est la clique de Toronto qui dirige ce parti centralisateur !

    Ne soyons pas surpris, après, que le Bloc, depuis plusieurs années, domine toujours dans les intentions de vote au Québec !
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  • Loraine King - Inscrite
    29 septembre 2009 09 h 50
    @ Pierre Schneider
    Vous écrivez "Le désavoeu de Denis Coderre par l'establishment torontois du parti libéral démontre encore une fois l'intenable situation de minorité pour un peuple."

    Etes-vous sérieux?

    Désavouer un Coderre qui veut imposer ses volontés et ses candidats dans des circonscriptions, pour plutôt laisser les membres des circonscriptions s'exprimer librement dans des courses ouvertes d'investiture c'est démontrer "encore une fois l'intenable situation de minorité pour un peuple"??? Hein?

    Coudonc, êtes-vous en train de nous expliquer que le Québec a besoin d'un dictateur et que l'on doit abandonner la démocratie?

    C'est rendu que des indépendantistes absorbent comme des éponges la 'logique' de Coderre. Aussi bien écrire fini sur le mouvement indépendantiste au Québec.
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  • Jacques Morissette Jacques Morissette - Abonné
    29 septembre 2009 10 h 15
    Le parti Libéral, avec M, Ignatieff comme nouveau chef...
    Une épreuve pour le parti Libéral qui pourrait s'en sortir grandi si tout le monde se sent respecter dans la tempête. Je ne vois pas ce qu'il y aurait de mal dans tout cela. Ce genre de chose ne sent pas nécessairement mauvais.

    Tant qu'à moi, c'est le signe au contraire d'une organisation qui se porte bien. En effet, de la façon dont les choses se passent, le parti Libéral me semble plutôt ouvert au dialogue et prêt à respecter aussi tous ses membres. Le parti de M. Harper devrait même en tirer des leçons.

    Trop d'uniformité dans un parti n'est pas nécessairement un bon signe. Même que c'est à mes yeux souvent le contraire. Avec M. Ignatieff comme chef, le parti Libéral va peut-être passer honorablement l'épreuve de son adolescence.

    Ça ne fait pas de moi pour autant un partisan pro libéral. Je ne fais qu'en parler d'un point de vue strictement organisationnel. Je vois bien en effet qu'il y a des dissensions à l'interne, mais il semble y avoir en même temps un certain climat de respect mutuel.

    jm, Mtl
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  • Caroline Huppé - Inscrite
    29 septembre 2009 10 h 27
    Vierge offensée
    À mon avis, M. Coderre joue les vierges offensées. C'est une évidence pour tout le monde qu'il était préférable de nommer M. Cauchon dans Outremont, circonscription qu'il a représentée pendant 11 ans, au lieu d'y nommer une parfaite inconnue et d'assurer ainsi la réélection de Thomas Mulcair, qui est très populaire également. M. Coderre s'est obstiné pour ses propres ambitions et maintenant il ose prétendre qu'il a été désavoué. S'il avait fait passer les intérêts de son parti avant les siens, il aurait reconnu que la bonne décision était de laisser Outremont à M. Cauchon et rien de tout cela ne serait arrivé. C'est Harper qui doit être content. Il faudrait que le Parti libéral cesse de donner des munitions aux Conservateurs. De grâce, préservez-nous d'une majorité conservatrice aux prochaines élections!!
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  • Gilles Bousquet - Inscrit
    29 septembre 2009 10 h 54
    Bravo M. Schneider
    À la place de taper sur M. Coderre, vous suggérez qu'il se convertisse aux joies du souverainisme.

    C'est justement ça qu'il faut faire avec nos fédéralistes québécois. Considérer qu'ils ne sont pas des vendus, des colonisés ou des traîtres mais des Québécois qui ont la possibilité de devenir souverainistes en leur souhaitant la bienvenue à la place de les insulter ce qui est pas mal plus accueillant et efficace.
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  • Normand Carrier - Abonné
    29 septembre 2009 11 h 43
    Les sophistes de Jacques Morissette......
    Si les gens se sentent respecter dans le temps , on peût dire que l'organisation se porte bien car ouvert au dialogue tel les propos de monsieur Morissette ! En quoi Denis Coderre et ses collègues du Québec se sentent respectés quant ces décisions prises en consultation avec Ignatieff sont renversés sous la pression de la gang de Toronto !
    Vous parter sous de fausses prémisses pour vous bâtir une argumentation ce qui est un sophiste et cela ressemble étrangement a de la malhonnêteté intellectuelle ....Une chance que vous ne vous dites pas libéral car le jupon étrangement dépasse ......
    Normand Carrier
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  • Christina Berryman - Abonnée
    29 septembre 2009 13 h 15
    paroles, paroles...qui croire?
    C'est rare de voir le linge sale d'un parti politique être montré en public. Il faut croire qu'il y a beaucoup plus que ce que l'on voit et entend. Pour Raymonde Chouinard c'est sûrement encore la faute des pkisses si l'avenir du Québec est en partie déterminé par Calgary et Toronto. Les témoignages montrent encore l'infinie "bonnasserie" de plusieurs fédéralistes face au groupe dominant même après la commission Gomery. Pour évoluer, inscrivez-vous à des cours d'histoire.
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  • Raymonde Chouinard - Abonnée
    29 septembre 2009 13 h 19
    Ben Raymonde s'en fout éperduement, mon cher Stevy...!
    Je ne ressent aucune affinité avec M. Coderre qui se conduit en p'tit canayen français frustré, tout comme les bloqués....style Falardeau; ça démontre seulement que les anglophones sont différents et qu'ils sont peut-être moins arrivistes et moins "fuckés" que d'autres!
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  •  
  • Roland Berger - Abonné
    29 septembre 2009 15 h 05
    À monsieur Morissette
    Joli raisonnement que le vôtre : trop d'unité dans un parti nuit. Il faut donc couper une tête forte de temps à autre. Ouf !
    Roland Berger
    St-Thomas, Ontario
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  • Pierre-S Lefebvre - Inscrit
    29 septembre 2009 15 h 16
    la bande d`égarés se cherche un chef
    Il y aura disponibilité dès le 1er novembre prochain. Une fois défait, à la mairie de Montréal, Gérald Tremblay devient disponible. Quelle aubaine dont les Libéraux fédéraux pourraient profiter. Imaginez un jovialiste en charge des Libéraux. Gérald c`est ta chance, vas-y!
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  • Marie-Louise Lacroix - Inscrite
    29 septembre 2009 17 h 47
    « Pour évoluer, inscrivez-vous à des cours d'histoire », dit Mme Berryman
    Comment ne pas être d'accord avec vous, madame Christina ?

    Mais encore faudrait-il que notre propre Gouvernement national offrât autre chose dans les salles de cours, par le biais du Ministère de l'Éducation, que les ouvrages élaborés (très inspirés, pour le moins) de Jocelyn Létourneau - le Canadianiseur en chef des consciences québécoises.

    Live from Laval University, for sure. In North of Boston and New York, as we know all.

    Homme très prisé par M. Charest par ailleurs - John James de son vrai prénom, comme chacun sait -, ainsi que par sa troupe parlementaire de déquébécisés contents heureux d'être contents.

    Et on appelle « Ça » un gouvernement national...

    Dieu que nous sommes devenus insignifiants à force d'élire l'insignifiance même.

    Pinçons-nous, quelqu'un : Nous cauchemardons, c'est sûr ! c'est sûr !
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  •  
  • Philippe Landry - Abonné
    29 septembre 2009 18 h 13
    Incohérence
    Je ne comprend pas ce que ça peut faire à un fédéraliste que les décisions se prennent à Toronto: cette ville est la métropole du Canada et son principal centre de décision; dans le fédéralisme moderne (post-rapatriement), les provinces ne sont que des régions administratives et ne devraient pas constituer des frontières infra-nationales au niveau de la politique fédérale.

    M. Coderre serait-il devenu souverainiste?
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  •  
  • Raymonde Chouinard - Abonnée
    30 septembre 2009 10 h 25
    Paroles...!
    "C'est rare de voir le linge sale d'un parti politique être montré en public." (Christina Berryman)

    Ben non! C'est pas rare! C'est chose courante au PQ.
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