Affaire Bernier-Couillard - Harper a minimisé la gravité de la situation, estime l'opposition
Photo : Agence Reuters
Les partis d'opposition ont accusé le gouvernement conservateur d'avoir voulu minimiser l'importance des documents relatifs à un sommet de l'OTAN que Maxime Bernier avait oubliés chez Julie Couillard en avril 2008 et dont Le Devoir a obtenu un exemplaire.
Les 560 pages de documents, rendus public grâce à la Loi sur l'accès à l'information et disponibles en téléchargement sur le site du quotidien (www.ledevoir.com), abordent presque tous les sujets de la politique canadienne à l'étranger, d'al-Qaïda au Pakistan en passant par les prisonniers talibans en Afghanistan et le conflit israélo-palestinien. Néanmoins, de très nombreux paragraphes sont censurés, les fonctionnaires de la division de l'accès à l'information du ministère des Affaires étrangères et du Commerce international (MAECI) ayant estimé que ces informations étaient trop délicates pour être rendues publiques.
Le bloquiste Pierre Paquette estime que le premier ministre Stephen Harper a minimisé l'affaire qui avait coûté son poste à M. Bernier. «Quand on parle de 560 pages de documents, on ne parle pas seulement de notes de breffages pour le sommet de l'OTAN, on fait le tour de toute la politique du Canada», a expliqué M. Paquette au téléphone au Devoir.
«M. Harper a minimisé la gravité de la situation, c'est une fuite énorme», a expliqué le chef du Nouveau Parti démocratique, Jack Layton, lors d'une entrevue téléphonique.
Le porte-parole libéral en matière d'affaires étrangères, Bob Rae, s'est aussi étonné de la position du gouvernement conservateur. «Si ce n'est pas sensible, je ne vois pas pourquoi on aurait 500 pages avec tous les paragraphes noircis qu'on ne peut pas lire. Si on ne peut pas lire, c'est parce que c'est sensible», a soutenu le député libéral, hier.
Maxime Bernier a vivement réagi hier. «Le quotidien Le Devoir a publié ce matin un article tendancieux et sensationnaliste sur la nature des documents laissés par l'ex-ministre des Affaires étrangères Maxime Bernier dans une résidence privée il y a plus d'un an», pouvait-on lire dans un communiqué qu'il a publié hier sur son site.
Les documents controversés peuvent être divisés en deux catégories: les notes préparatoires pour les rencontres et réunions auxquelles M. Bernier comptait participer et un cahier d'information. Les notes et le cahier comptent chacun une page de couverture sur laquelle est apposée la mention «Secret».
M. Bernier a rappelé qu'une enquête avait déjà conclu que les documents laissés chez son ex-conjointe ne mettaient pas en danger le Canada.
«Notre examen des documents en cause a déterminé que leur divulgation n'aurait pas causé un préjudice important à l'intérêt national. Les documents ne comportaient aucun renseignement opérationnel spécial au sens de la Loi sur la protection de l'information», peut-on lire dans le rapport d'enquête, disponible sur le site du MAECI.
De son côté, le porte-parole du premier ministre, Dimitri Soudas, a expliqué au Devoir qu'une enquête indépendante avait suivi l'incident et que l'affaire était close.
«On a pris des mesures pour corriger l'incident et pour éviter que cela se répète», a expliqué M. Soudas.
Quant à savoir pourquoi les analystes du MAECI ont censuré tant de paragraphes et parfois même des pages entières des documents rendus publics, il a expliqué que «le système d'accès à l'information est administré par la fonction publique».
«J'espère que l'opposition n'est pas en train d'accuser la fonction publique canadienne d'un manque de transparence», a-t-il conclu dans une entrevue téléphonique avec Le Devoir hier.
Les 560 pages de documents, rendus public grâce à la Loi sur l'accès à l'information et disponibles en téléchargement sur le site du quotidien (www.ledevoir.com), abordent presque tous les sujets de la politique canadienne à l'étranger, d'al-Qaïda au Pakistan en passant par les prisonniers talibans en Afghanistan et le conflit israélo-palestinien. Néanmoins, de très nombreux paragraphes sont censurés, les fonctionnaires de la division de l'accès à l'information du ministère des Affaires étrangères et du Commerce international (MAECI) ayant estimé que ces informations étaient trop délicates pour être rendues publiques.
Le bloquiste Pierre Paquette estime que le premier ministre Stephen Harper a minimisé l'affaire qui avait coûté son poste à M. Bernier. «Quand on parle de 560 pages de documents, on ne parle pas seulement de notes de breffages pour le sommet de l'OTAN, on fait le tour de toute la politique du Canada», a expliqué M. Paquette au téléphone au Devoir.
«M. Harper a minimisé la gravité de la situation, c'est une fuite énorme», a expliqué le chef du Nouveau Parti démocratique, Jack Layton, lors d'une entrevue téléphonique.
Le porte-parole libéral en matière d'affaires étrangères, Bob Rae, s'est aussi étonné de la position du gouvernement conservateur. «Si ce n'est pas sensible, je ne vois pas pourquoi on aurait 500 pages avec tous les paragraphes noircis qu'on ne peut pas lire. Si on ne peut pas lire, c'est parce que c'est sensible», a soutenu le député libéral, hier.
Maxime Bernier a vivement réagi hier. «Le quotidien Le Devoir a publié ce matin un article tendancieux et sensationnaliste sur la nature des documents laissés par l'ex-ministre des Affaires étrangères Maxime Bernier dans une résidence privée il y a plus d'un an», pouvait-on lire dans un communiqué qu'il a publié hier sur son site.
Les documents controversés peuvent être divisés en deux catégories: les notes préparatoires pour les rencontres et réunions auxquelles M. Bernier comptait participer et un cahier d'information. Les notes et le cahier comptent chacun une page de couverture sur laquelle est apposée la mention «Secret».
M. Bernier a rappelé qu'une enquête avait déjà conclu que les documents laissés chez son ex-conjointe ne mettaient pas en danger le Canada.
«Notre examen des documents en cause a déterminé que leur divulgation n'aurait pas causé un préjudice important à l'intérêt national. Les documents ne comportaient aucun renseignement opérationnel spécial au sens de la Loi sur la protection de l'information», peut-on lire dans le rapport d'enquête, disponible sur le site du MAECI.
De son côté, le porte-parole du premier ministre, Dimitri Soudas, a expliqué au Devoir qu'une enquête indépendante avait suivi l'incident et que l'affaire était close.
«On a pris des mesures pour corriger l'incident et pour éviter que cela se répète», a expliqué M. Soudas.
Quant à savoir pourquoi les analystes du MAECI ont censuré tant de paragraphes et parfois même des pages entières des documents rendus publics, il a expliqué que «le système d'accès à l'information est administré par la fonction publique».
«J'espère que l'opposition n'est pas en train d'accuser la fonction publique canadienne d'un manque de transparence», a-t-il conclu dans une entrevue téléphonique avec Le Devoir hier.
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