Sondage Ekos-CBC - Harper a gagné le dernier duel de la session contre Ignatieff
Les conservateurs reprennent la tête dans les intentions de vote
Le bras de fer entre Harper et Ignatieff sur un possible déclenchement électoral cet été a nui au Parti libéral, qui a glissé dans les intentions de vote. Le Parti conservateur commence l'été sous un vent favorable, selon un sondage pancanadien Ekos-CBC, qui a interrogé près de 3000 personnes.
Ottawa — Le chef du Parti libéral, Michael Ignatieff, a perdu des plumes lors de son bras de fer avec Stephen Harper, la semaine dernière. Un nouveau sondage pancanadien d'envergure montre que le Parti conservateur a repris la tête des intentions de vote.
Selon un coup de sonde Ekos-CBC, le Parti libéral du Canada a légèrement glissé dans les intentions de vote depuis 10 jours. «Michael Ignatieff semble payer le prix d'avoir menacé de déclencher des élections cet été. Il a piqué du nez. Ce fut une mauvaise semaine pour les libéraux», dit le président d'Ekos, Frank Graves.
Ainsi, le Parti conservateur reprend de la vigueur, avec 34,8 % des intentions de vote à l'échelle du pays, contre 32,6 % pour le Parti libéral. Le NPD suit avec 14,3 %. Le Parti vert récolte quant à lui 9,3 %.
Depuis quelques semaines, les sondages plaçaient plutôt les libéraux légèrement en tête. «Le parti qui a le vent dans les voiles pour commencer l'été, c'est le Parti conservateur», explique au Devoir Paul Adams, directeur exécutif de la firme Ekos.
Ce coup de sonde téléphonique est le premier depuis la fin de session mouvementée à Ottawa. Il a été réalisé entre le 17 et le 23 juin, soit tout juste après le bras de fer entre Harper et Ignatieff. La marge d'erreur est de seulement 1,8 % (19 fois sur 20), puisque 2928 personnes se sont prononcées.
L'effet de cette mauvaise semaine politique pour les libéraux pourrait toutefois être de courte durée, estime Paul Adams. «Depuis six à huit mois, les événements politiques ne font pas bouger durablement l'aiguille des intentions de vote. Il y a des rebonds, mais après quelques semaines, ça revient à ce que c'était. Les chiffres sont volatils», dit-il, ajoutant que l'avance d'un parti ou de l'autre «n'est pas solide».
Le facteur économique
Un autre facteur joue dans la glissade des libéraux: l'économie. Depuis quelques semaines, les gens sont plus optimistes en ce qui concerne l'économie, ce qui profite aux conservateurs. Les plus fortunés de la société, notamment, profitent d'un rebond des marchés boursiers. «On voyait déjà l'écart entre les libéraux et les conservateurs se rétrécir depuis quelques semaines», dit Paul Adams.
Selon lui, les troupes de Michael Ignatieff sont loin d'être en chute libre dans les intentions de vote, mais elles devront se méfier de l'économie. «Il n'y a pas d'effondrement du vote libéral. Mais si l'économie prend du mieux, ça va profiter aux conservateurs», dit Paul Adams.
Le Québec et l'Ontario
C'est d'ailleurs en Ontario, la province qui souffre le plus de la récession, que les intentions de vote en faveur des conservateurs ont le plus remonté depuis quelques semaines. Les deux partis sont maintenant à égalité, avec 38,2 % des voix. La marge d'erreur dans cette province est de 2,9 %, 19 fois sur 20 (1136 répondants). Cet hiver, le PLC affichait parfois une avance de 10 points sur le PC en Ontario.
«Les libéraux ont besoin de l'Ontario pour remporter les élections. Ils y faisaient des progrès, mais ce progrès s'est arrêté net», dit Frank Graves.
Au Québec, Ekos place le Bloc québécois en tête, avec 35,7 %, suivi du Parti libéral (30,9 %), du Parti conservateur (18,4 %) et du NPD (7,8 %). La marge d'erreur est de 3,4 %, puisqu'il y a 810 répondants au sondage.
Dans les dernières semaines, des sondages plus précis réalisés par des firmes québécoises plaçaient toutefois les libéraux en tête, suivis du Bloc. Le NPD était alors devant le Parti conservateur. Mais c'était avant le bras de fer entre Ignatieff et Harper.
Ottawa — Le chef du Parti libéral, Michael Ignatieff, a perdu des plumes lors de son bras de fer avec Stephen Harper, la semaine dernière. Un nouveau sondage pancanadien d'envergure montre que le Parti conservateur a repris la tête des intentions de vote.
Selon un coup de sonde Ekos-CBC, le Parti libéral du Canada a légèrement glissé dans les intentions de vote depuis 10 jours. «Michael Ignatieff semble payer le prix d'avoir menacé de déclencher des élections cet été. Il a piqué du nez. Ce fut une mauvaise semaine pour les libéraux», dit le président d'Ekos, Frank Graves.
Ainsi, le Parti conservateur reprend de la vigueur, avec 34,8 % des intentions de vote à l'échelle du pays, contre 32,6 % pour le Parti libéral. Le NPD suit avec 14,3 %. Le Parti vert récolte quant à lui 9,3 %.
Depuis quelques semaines, les sondages plaçaient plutôt les libéraux légèrement en tête. «Le parti qui a le vent dans les voiles pour commencer l'été, c'est le Parti conservateur», explique au Devoir Paul Adams, directeur exécutif de la firme Ekos.
Ce coup de sonde téléphonique est le premier depuis la fin de session mouvementée à Ottawa. Il a été réalisé entre le 17 et le 23 juin, soit tout juste après le bras de fer entre Harper et Ignatieff. La marge d'erreur est de seulement 1,8 % (19 fois sur 20), puisque 2928 personnes se sont prononcées.
L'effet de cette mauvaise semaine politique pour les libéraux pourrait toutefois être de courte durée, estime Paul Adams. «Depuis six à huit mois, les événements politiques ne font pas bouger durablement l'aiguille des intentions de vote. Il y a des rebonds, mais après quelques semaines, ça revient à ce que c'était. Les chiffres sont volatils», dit-il, ajoutant que l'avance d'un parti ou de l'autre «n'est pas solide».
Le facteur économique
Un autre facteur joue dans la glissade des libéraux: l'économie. Depuis quelques semaines, les gens sont plus optimistes en ce qui concerne l'économie, ce qui profite aux conservateurs. Les plus fortunés de la société, notamment, profitent d'un rebond des marchés boursiers. «On voyait déjà l'écart entre les libéraux et les conservateurs se rétrécir depuis quelques semaines», dit Paul Adams.
Selon lui, les troupes de Michael Ignatieff sont loin d'être en chute libre dans les intentions de vote, mais elles devront se méfier de l'économie. «Il n'y a pas d'effondrement du vote libéral. Mais si l'économie prend du mieux, ça va profiter aux conservateurs», dit Paul Adams.
Le Québec et l'Ontario
C'est d'ailleurs en Ontario, la province qui souffre le plus de la récession, que les intentions de vote en faveur des conservateurs ont le plus remonté depuis quelques semaines. Les deux partis sont maintenant à égalité, avec 38,2 % des voix. La marge d'erreur dans cette province est de 2,9 %, 19 fois sur 20 (1136 répondants). Cet hiver, le PLC affichait parfois une avance de 10 points sur le PC en Ontario.
«Les libéraux ont besoin de l'Ontario pour remporter les élections. Ils y faisaient des progrès, mais ce progrès s'est arrêté net», dit Frank Graves.
Au Québec, Ekos place le Bloc québécois en tête, avec 35,7 %, suivi du Parti libéral (30,9 %), du Parti conservateur (18,4 %) et du NPD (7,8 %). La marge d'erreur est de 3,4 %, puisqu'il y a 810 répondants au sondage.
Dans les dernières semaines, des sondages plus précis réalisés par des firmes québécoises plaçaient toutefois les libéraux en tête, suivis du Bloc. Le NPD était alors devant le Parti conservateur. Mais c'était avant le bras de fer entre Ignatieff et Harper.
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