Ottawa rendra au Québec les terrains de l'Assemblée nationale
Québec — Le gouvernement fédéral entend mettre fin rapidement à une «anomalie» en cédant au Québec les terrains de l'Assemblée nationale.
Le premier ministre Stephen Harper a profité de son passage à Québec à l'occasion de la Fête nationale pour annoncer qu'il souhaitait se rendre finalement à la demande répétée du gouvernement québécois.
«Toutes les législatures au Canada sont situées sur des terrains qui leur appartiennent, sauf l'Assemblée nationale du Québec. Ces terrains ne devraient plus appartenir au gouvernement fédéral. Cette anomalie pourrait bientôt être corrigée», a-t-il lancé dans un discours prononcé hier à la baie de Beauport.
Il a associé cette initiative au «fédéralisme d'ouverture» que pratique selon lui le gouvernement conservateur depuis son accession au pouvoir.
Après l'allocution de M. Harper, la ministre des Affaires intergouvernementales, Josée Verner, s'est montrée plus catégorique, affirmant que les fonctionnaires fédéraux vont recevoir l'ordre de préparer la cession des terrains en question.
Les lots visés sont ceux sur lesquels sont érigées les statues des anciens premiers ministres, celui qui se trouve en bordure de l'avenue Honoré-Mercier et celui où a été installée la fontaine de Tourny, devant le parlement.
«Ce qui fait du sens, on s'obstine pas longtemps là-dessus [...] ça appartient à l'Assemblée nationale. Comme Québécoise, je suis profondément convaincue que ce dossier-là méritait d'être réglé rapidement», a commenté la ministre, selon qui seules quelques formalités administratives doivent être exécutées avant la cession officielle des terrains.
«Je pense qu'il n'y a pas un gros intérêt dans la population pour voir les titres notariés, mais ça va se faire de façon rapide dans les prochains mois», a-t-elle ajouté.
En vertu d'un bail conclu avec le gouvernement fédéral, Québec loue ces terrains pour la somme de 50 $ par année depuis 1867.
«Moi je pense qu'on peut les céder pour 1$, pas de taxes», a précisé la ministre, visiblement confiante.
Au bureau du premier ministre Jean Charest, son attaché de presse, Hugo D'Amours, a réagi prudemment.
Il a affirmé que «le gouvernement se réjouit de cette bonne nouvelle», en précisant toutefois que «les intentions du fédéral doivent être conformes à la motion adoptée à ce sujet à l'Assemblée nationale».
Conflit d'horaires
Par ailleurs, plus tôt dans la journée, le premier ministre Jean Charest s'est défendu d'avoir privilégié le chef libéral fédéral Michael Ignatieff au détriment de Stephen Harper, dans l'élaboration de son horaire de la Fête nationale.
Les chemins de M. Ignatieff et de M. Charest se sont croisés lors d'une réception donnée par le premier ministre du Québec au Musée des beaux-arts de Québec.
Il n'y a toutefois eu aucune rencontre avec le chef conservateur, malgré sa visite à la baie de Beauport.
Jean Charest a affirmé que son horaire personnel ne concordait pas avec celui du premier ministre fédéral, ajoutant que pour sa part, M. Ignatieff avait choisi de participer à sa réception pour la Fête nationale, afin de formuler ses voeux.
Selon lui, on ne peut pas conclure à un refroidissement de ses relations avec Stephen Harper.
«Je n'ai pas de couleur au niveau fédéral et c'est dans l'intérêt des Québécois que je puisse entretenir de bonnes relations avec tous les chefs fédéraux», a-t-il résumé.
M. Charest a par ailleurs confirmé le prolongement de la promenade Samuel-de Champlain sur les berges du fleuve Saint-Laurent à Québec au coût de 6 millions.
Le premier ministre Stephen Harper a profité de son passage à Québec à l'occasion de la Fête nationale pour annoncer qu'il souhaitait se rendre finalement à la demande répétée du gouvernement québécois.
«Toutes les législatures au Canada sont situées sur des terrains qui leur appartiennent, sauf l'Assemblée nationale du Québec. Ces terrains ne devraient plus appartenir au gouvernement fédéral. Cette anomalie pourrait bientôt être corrigée», a-t-il lancé dans un discours prononcé hier à la baie de Beauport.
Il a associé cette initiative au «fédéralisme d'ouverture» que pratique selon lui le gouvernement conservateur depuis son accession au pouvoir.
Après l'allocution de M. Harper, la ministre des Affaires intergouvernementales, Josée Verner, s'est montrée plus catégorique, affirmant que les fonctionnaires fédéraux vont recevoir l'ordre de préparer la cession des terrains en question.
Les lots visés sont ceux sur lesquels sont érigées les statues des anciens premiers ministres, celui qui se trouve en bordure de l'avenue Honoré-Mercier et celui où a été installée la fontaine de Tourny, devant le parlement.
«Ce qui fait du sens, on s'obstine pas longtemps là-dessus [...] ça appartient à l'Assemblée nationale. Comme Québécoise, je suis profondément convaincue que ce dossier-là méritait d'être réglé rapidement», a commenté la ministre, selon qui seules quelques formalités administratives doivent être exécutées avant la cession officielle des terrains.
«Je pense qu'il n'y a pas un gros intérêt dans la population pour voir les titres notariés, mais ça va se faire de façon rapide dans les prochains mois», a-t-elle ajouté.
En vertu d'un bail conclu avec le gouvernement fédéral, Québec loue ces terrains pour la somme de 50 $ par année depuis 1867.
«Moi je pense qu'on peut les céder pour 1$, pas de taxes», a précisé la ministre, visiblement confiante.
Au bureau du premier ministre Jean Charest, son attaché de presse, Hugo D'Amours, a réagi prudemment.
Il a affirmé que «le gouvernement se réjouit de cette bonne nouvelle», en précisant toutefois que «les intentions du fédéral doivent être conformes à la motion adoptée à ce sujet à l'Assemblée nationale».
Conflit d'horaires
Par ailleurs, plus tôt dans la journée, le premier ministre Jean Charest s'est défendu d'avoir privilégié le chef libéral fédéral Michael Ignatieff au détriment de Stephen Harper, dans l'élaboration de son horaire de la Fête nationale.
Les chemins de M. Ignatieff et de M. Charest se sont croisés lors d'une réception donnée par le premier ministre du Québec au Musée des beaux-arts de Québec.
Il n'y a toutefois eu aucune rencontre avec le chef conservateur, malgré sa visite à la baie de Beauport.
Jean Charest a affirmé que son horaire personnel ne concordait pas avec celui du premier ministre fédéral, ajoutant que pour sa part, M. Ignatieff avait choisi de participer à sa réception pour la Fête nationale, afin de formuler ses voeux.
Selon lui, on ne peut pas conclure à un refroidissement de ses relations avec Stephen Harper.
«Je n'ai pas de couleur au niveau fédéral et c'est dans l'intérêt des Québécois que je puisse entretenir de bonnes relations avec tous les chefs fédéraux», a-t-il résumé.
M. Charest a par ailleurs confirmé le prolongement de la promenade Samuel-de Champlain sur les berges du fleuve Saint-Laurent à Québec au coût de 6 millions.
|
Édition abonné
La version longue de certains articles (environ 1 article sur 5) est réservée aux abonnés du Devoir. Ils sont signalés par le symbole suivant :
|
Envoyer Fermer
Haut de la page

