Le NPD passe devant le PC au Québec
71 % des Québécois se disent insatisfaits du gouvernement Harper
Ottawa — Un nouveau sondage Léger Marketing-Le Devoir confirme que les libéraux de Michael Ignatieff sont en tête dans les intentions de vote au Québec. Plombés par le pire taux de satisfaction de la dernière décennie envers un gouvernement, les conservateurs de Stephen Harper sont maintenant quatrièmes dans la province, derrière le NPD.
De passage à Montréal la semaine dernière pour livrer un discours à ses militants, Stephen Harper avait réservé ses attaques les plus dures contre les libéraux de Michael Ignatieff. Les chiffres lui donnent raison, puisque le PLC est en tête au Québec.
Le dernier coup de sonde Léger Marketing-Le Devoir, réalisé du 13 au 17 mai, accorde 37 % des intentions de vote au Parti libéral du Canada, contre 33 % au Bloc québécois. Le NPD suit, avec 14 %, alors que le Parti conservateur est maintenant quatrième au Québec, avec 13 %. Le Parti vert ne récolte que 3 %.
Michael Ignatieff est encore porté par un vent favorable, selon Christian Bourque, vice-président à la recherche de Léger Makerting. «Il y a véritablement un mouvement pro-libéral au Québec. La remontée est constante depuis décembre. Il y a un aspect nouveauté, les gens veulent découvrir Ignatieff. Il profite aussi des difficultés du Parti conservateur et du fait que le Bloc québécois ne semble rien offrir de nouveau.»
Selon Léger Marketing, le discours centriste et modéré de Michael Ignatieff plaît au Québec. «On n'est pas une province à droite ou à gauche. On est une province qui aime l'extrême centre. Ignatieff vise juste pour l'instant», dit M. Bourque.
Chez les francophones, qui décident du sort de 80 % des circonscriptions au Québec, le Bloc québécois est toutefois toujours en tête, avec 40 % des intentions de vote. Le PLC suit, avec 32 %, alors que le NPD est troisième, avec 14 %. Pour le Parti conservateur, la situation est difficile, avec seulement 11 % des intentions de vote chez les francophones.
Taux de satisfaction en forte baisse
Le taux de satisfaction envers le gouvernement Harper est lui aussi en chute libre, avec 71 % des Québécois qui se disent «insatisfaits». À peine 22 % des gens se disent «satisfaits» du gouvernement fédéral.
Léger Marketing fait remarquer que, même au plus fort du scandale des commandites, en pleine commission Gomery, le gouvernement libéral de Paul Martin recueillait encore 36 % de taux de satisfaction au Québec.
«C'est comme si le lien de confiance entre le gouvernement Harper et les Québécois avait été rompu, dit Christian Bourque. Une accumulation de facteurs fait en sorte que les Québécois se disent qu'ils n'aiment plus les conservateurs. Ce n'est pas une seule chose en particulier, mais plusieurs éléments.»
Léger Marketing nomme les compressions dans les secteurs de la culture et de la science, mais aussi la désastreuse dernière campagne électorale des conservateurs au Québec. Et bien évidemment, la récession, qui pèse lourd sur le gouvernement. «Pierre Elliott Trudeau n'a pas survécu à la récession de 1982. Brian Mulroney n'a pas survécu à la récession de 1993. C'est très difficile pour un parti au pouvoir de sortir gagnant d'une récession», dit Christian Bourque.
Selon Léger Marketing, il ne faut toutefois pas compter les conservateurs pour morts dans la province, comme on a pu le constater lors du grand rassemblement de mercredi dernier à Montréal. «Il ne faut pas écarter les conservateurs trop vite, dit Christian Bourque. Ils ont une bien meilleure machine politique qu'avant et peuvent se regrouper dans certaines régions, comme Québec et la Beauce. Mais c'est clair qu'il y a beaucoup de défis à relever.»
Le sondage a été réalisé au Québec auprès de 1053 personnes, ce qui donne une marge d'erreur de 3 %, 19 fois sur 20.
De passage à Montréal la semaine dernière pour livrer un discours à ses militants, Stephen Harper avait réservé ses attaques les plus dures contre les libéraux de Michael Ignatieff. Les chiffres lui donnent raison, puisque le PLC est en tête au Québec.
Le dernier coup de sonde Léger Marketing-Le Devoir, réalisé du 13 au 17 mai, accorde 37 % des intentions de vote au Parti libéral du Canada, contre 33 % au Bloc québécois. Le NPD suit, avec 14 %, alors que le Parti conservateur est maintenant quatrième au Québec, avec 13 %. Le Parti vert ne récolte que 3 %.
Michael Ignatieff est encore porté par un vent favorable, selon Christian Bourque, vice-président à la recherche de Léger Makerting. «Il y a véritablement un mouvement pro-libéral au Québec. La remontée est constante depuis décembre. Il y a un aspect nouveauté, les gens veulent découvrir Ignatieff. Il profite aussi des difficultés du Parti conservateur et du fait que le Bloc québécois ne semble rien offrir de nouveau.»
Selon Léger Marketing, le discours centriste et modéré de Michael Ignatieff plaît au Québec. «On n'est pas une province à droite ou à gauche. On est une province qui aime l'extrême centre. Ignatieff vise juste pour l'instant», dit M. Bourque.
Chez les francophones, qui décident du sort de 80 % des circonscriptions au Québec, le Bloc québécois est toutefois toujours en tête, avec 40 % des intentions de vote. Le PLC suit, avec 32 %, alors que le NPD est troisième, avec 14 %. Pour le Parti conservateur, la situation est difficile, avec seulement 11 % des intentions de vote chez les francophones.
Taux de satisfaction en forte baisse
Le taux de satisfaction envers le gouvernement Harper est lui aussi en chute libre, avec 71 % des Québécois qui se disent «insatisfaits». À peine 22 % des gens se disent «satisfaits» du gouvernement fédéral.
Léger Marketing fait remarquer que, même au plus fort du scandale des commandites, en pleine commission Gomery, le gouvernement libéral de Paul Martin recueillait encore 36 % de taux de satisfaction au Québec.
«C'est comme si le lien de confiance entre le gouvernement Harper et les Québécois avait été rompu, dit Christian Bourque. Une accumulation de facteurs fait en sorte que les Québécois se disent qu'ils n'aiment plus les conservateurs. Ce n'est pas une seule chose en particulier, mais plusieurs éléments.»
Léger Marketing nomme les compressions dans les secteurs de la culture et de la science, mais aussi la désastreuse dernière campagne électorale des conservateurs au Québec. Et bien évidemment, la récession, qui pèse lourd sur le gouvernement. «Pierre Elliott Trudeau n'a pas survécu à la récession de 1982. Brian Mulroney n'a pas survécu à la récession de 1993. C'est très difficile pour un parti au pouvoir de sortir gagnant d'une récession», dit Christian Bourque.
Selon Léger Marketing, il ne faut toutefois pas compter les conservateurs pour morts dans la province, comme on a pu le constater lors du grand rassemblement de mercredi dernier à Montréal. «Il ne faut pas écarter les conservateurs trop vite, dit Christian Bourque. Ils ont une bien meilleure machine politique qu'avant et peuvent se regrouper dans certaines régions, comme Québec et la Beauce. Mais c'est clair qu'il y a beaucoup de défis à relever.»
Le sondage a été réalisé au Québec auprès de 1053 personnes, ce qui donne une marge d'erreur de 3 %, 19 fois sur 20.
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