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L'arrogance

Gil Courtemanche   16 mai 2009  Canada
Avec le pouvoir et le succès, avec l'importance des fonctions qu'on occupe, vient souvent une sorte de sentiment que ces réussites sont dues à une sorte de supériorité. Ce sentiment de supériorité entraîne aussi parfois l'impression que l'on n'a pas besoin de rendre des comptes et de justifier son comportement ou ses décisions. La personne puissante n'a pas vraiment à répondre de ses actes. Elle évolue dans un monde différent de celui de la population, elle est confrontée à des choix politiques, économiques ou personnels complexes que les gens ordinaires ne peuvent évaluer ou juger.

C'est le sentiment que j'avais eu en regardant le témoignage de Jean Chrétien devant la commission Gomery. Avec ses balles de golf, son humour méchant, sa rancune, l'ancien premier ministre expliquait somme toute que, même si un ami intime avait contrevenu à la loi, même si un de ses ministres avait fait pour le moins preuve de laxisme, même si son gouvernement avait gaspillé des millions pour des services non rendus, il ne saurait jamais en aucune manière être tenu pour responsable, même indirectement. C'est là une conception de la responsabilité pour le moins renversante.

Le même sentiment m'habite quand j'écoute les témoignages de Brian Mulroney devant la commission Oliphant et ceux des dirigeants de la Caisse de dépôt.

Dans le cas de Mulroney, l'affaire ressemble à une triste histoire d'économie au noir comme celles que les ministères du Revenu tentent de juguler dans la restauration ou la construction. Trois cent mille dollars en argent comptant, remisés dans un coffret de sûreté, puis distribués en espèces, puis déclarés six ans plus tard au fisc, au moment où l'histoire de cet argent allait exploser dans les journaux. L'arrogance de M. Mulroney, grand avocat, premier ministre, homme d'affaires, c'est de tenter de nous expliquer que cela relève de l'erreur de jugement de sa part. M. Mulroney veut nous faire croire qu'il est moins au fait des lois et des pratiques commerciales et légales qu'un garçon de restaurant qui se fait payer sous la table. L'ancien premier ministre pense que ses errements relèvent du jugement, mais il soutiendrait que le même geste posé par un entrepreneur en construction constituerait une tentative de fraude. Cet homme croit qu'il mérite un traitement différent parce qu'il fut premier ministre.

La Caisse aussi

En fait, l'histoire Mulroney est pitoyable si on la compare à celle de la Caisse de dépôt. La première relève de la petitesse d'un homme, la seconde tient au dysfonctionnement dramatique de l'institution la plus importante de la planète économique québécoise. Ici, il faut noter un paradoxe. La commission Oliphant a des pouvoirs d'enquête, des juri-comptables, d'immenses moyens pour retrouver la trace de 300 000 $. La commission parlementaire ne possède que les ressources du personnel de recherche des partis d'opposition pour expliquer une perte de 40 milliards de dollars.

«Il y avait un risque, on ne l'a pas vu», a dit l'ancien président Richard Guay. Voilà à peu près la seule marque de contrition, la seule admission d'erreur que l'on ait entendues durant les témoignages des patrons de la Caisse. Tout est expliqué et explicable. Le système fonctionnait correctement. Nous n'avons pas fait d'erreurs graves, c'est la faute du PCAA; comme si le PCAA dirigeait la Caisse, comme si le papier commercial se vendait lui-même à la Caisse qui acquiesçait. Comme si le PCAA dirigeait le comité de gestion du risque. Fernand Perrault a tenu le même langage. Ce n'est pas notre faute, c'est la faute du PCAA.

Le summum de l'arrogance ou de l'inconscience est venu d'Alban D'Amours, responsable du comité de gestion du risque qui se réunissait mensuellement. Il a expliqué jeudi, certain de sa supériorité inhérente, que son comité fonctionnait très bien. Ce n'est qu'à l'automne 2008 que son comité si efficace et vigilant a découvert que le papier démoniaque se transformait en cancer pour la Caisse et la plongeait dans la pire crise de son existence. Il n'explique pas pourquoi il ne lisait pas les journaux, qui depuis un an à l'époque annonçaient la dépréciation de ce produit financier. Son comité de gestion du risque fonctionnait tellement bien que la première décision du nouveau président fut d'ordonner une révision en profondeur de toute la gestion du risque et que la seconde fut de congédier la majorité des employés qui étaient responsables de la gestion du risque.

Ce qui est fascinant dans tous ces témoignages, c'est que personne ne s'est trompé, que l'on appliquait les règles, qu'on faisait son travail professionnellement. Il n'y a pas de coupables, pas de responsables, seulement ce cataclysme, la «tempête parfaite». Pour ces gens, les pertes de la Caisse constituent un «Act of God», comme disent certains contrats d'assurance. Personne n'a pris des risques indus, personne n'a mal analysé, personne ne s'est trompé. Nous avons fait notre travail, disent ces gens arrogants, et vous êtes incapables de comprendre comment notre travail est ardu et complexe.

Je suis d'accord. Je ne comprends pas leur travail complexe et les raffinements de la haute finance. Mais ces gens travaillent pour moi et ils doivent m'expliquer pourquoi ils ont faire pire que toutes les grandes caisses de retraite, ils doivent nommer les responsables et, surtout, ils devraient faire publiquement leur mea-culpa. Mais ces gens ne demandent jamais pardon. Ils sont supérieurs.
 
 
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  • Jean Pageau
    Abonné
    samedi 16 mai 2009 02h16
    l art de sent sortir
    le mensonge la non responsabilité la trahison et avivre au dessus des lois stupéfiant de qu eux soit en plein délire surtout ceux de caisse de dépot lundi c est le grand manitoun pus capable de trouver comment de comment il fait qu homme qu il ne pas veux faire avec le premier ministre du canada lui des enveloppes 3 225000 dollars le manitou commence a trouver que les jours sont longsfaut bien tav

  • André Loiselet
    Abonné
    samedi 16 mai 2009 02h39
    Guillotine
    Durant la Révolution française, on raccourcissait les gens supérieurs qui étaient moins enclins à regarder de haut, par la suite. La justice se devrait d'être plus sévère envers les puissants de ce monde et moins rigide envers les petits.

  • Christian Montmarquette
    Inscrit
    samedi 16 mai 2009 03h51
    «Nous avons tort de mépriser la politique»
    «Nous avons tort de mépriser la politique»

    On nous rit en pleine figure. C'est limpide.

    - Mais on fait quoi là ?

    Toutes les contritions du monde ne nous ramèneront pas notre argent.

    Il faut «agir». Il faut «changer».

    Il faut revoir notre démocratie de fond en comble.

    Je vais sans doute vous paraître redondant, mais, il me semble que la racine du mal vient de l'ensemble de la stagnation politique et administrative du Québec.

    Le Québec est depuis bien trop longtemps «figé» ; et nous avons beau croire que nous sommes en régime libéral, dans mon esprit cela revient à dire «conservateur». L'essentiel dans le conservatisme, c'est qu'il n'y ait aucun mouvement social ou politique, de manière à préserver les privilèges et les avantages de ceux qui les détiennent déjà.

    Et, on le sait, tout ce qui stagne pourrit.

    Et pour preuve, toute cette corruption autant au municipal, au provincial qu'au fédéral...

    La maxime populaire dit :

    «Si tu ne t'occupes pas de politique, c'est la politique qui va s'occuper de toi... »

    Ce diction n'aura jamais eu autant raison...

    Les gens ont grandement tort de mépriser et de déserter la politique...

    C'est le «levier maître» pour faire évoluer la société...

    Mais en tant que «levier maître»

    Il peut aussi nous ramener à l'âge de pierre...



    _______________________

    Christian Montmarquette
    Membre de Québec solidaire
    Militant pour l'éradication de la pauvreté et l'indépendance du Québec


    Références :

    Québec solidaire :
    http://www.quebecsolidaire.net

    Projet Montréal :
    http://www.projetmontreal.org/


    Dernières parutions :

    «Les organisations politiques, syndicales et populaires doivent initier une mobilisation générale afin de destituer le gouvernement et provoquer de nouvelles élections.»

    http://www.vigile.net/Les-organisations-populaires


    « L'erreur fondamentale du PQ »
    Le référendum : Une stratégie perdante :
    http://www.vigile.net/L-erreur-fondamentale-du-PQ


    Tous mes articles chez Vigile.Net :
    http://www.vigile.net/_Montmarquette-Christian_


    Commentaires au Devoir sur la démocratie :

    « 4 ans!:Une trop longue route à faire pour les chauffards qui nous dirigent!» :
    http://www.ledevoir.com/2009/05/15/commentaires/09


    «Je vois mal comment nous pourrions être plus déstabilisées que maintenant» :
    http://www.ledevoir.com/2009/05/15/commentaires/09

  • Michel Simard
    Abonné
    samedi 16 mai 2009 04h20
    La marque de commerce des gestionnaires
    L'arrogance des sbires de la Caisse de dépôt est enseignée dans les facultés de gestion où la seule chose qu'on y apprend est qu'un gestionnaire est supérieur et ne saurait être tenu responsable de ses résultats. Des cours de pelletage de nuages sans contenu. Et les deux tiers coulent le cours d'économie de base, mais pourquoi connaître l'économie quand on est en finance ?

  • Lorraine Dubé
    Abonnée
    samedi 16 mai 2009 07h45
    Le mot est faible: Minables excrocs méprisants
    Merci beaucoup monsieur Courtemanche

    J'irai plus loin car le mot "arrogant" est faible. Ces minables escrocs sont méprisants!!! Je les assure également de mon plus profond mépris!

    Il est loin le temps des démonstrations dans la rue alors que le peuple exprimait son indignation. Il y a laisser-aller et il y a laisser-faire! Pourquoi ces voleurs seraient-ils au dessus des lois? En démocratie, ne doit-on pas rendre des comptes au peuple?! À nous de l'exiger, de ne pas lâcher-prise!

    Pour Jean Chrétien comme tant d'autres, la fin justifie les moyens. N'avait-il pas déclaré que tous les moyens étaient bons pour empêcher la souveraineté, pourquoi pas "une pierre deux coups", soit, enrichir par le fait même les p'tis amis! N'oublions pas que cet odieux scandale des commandites a entâché la classe politique fédéraliste. Une magouille de leur plan B pour neutraliser peu importe la manière l'accession du Québec à l'indépendance.

    Le plan B est toujours en place....soit entre autre celui de dilapider les institutions québécoises avec le cheval de troie du très fédéraliste clan Desmarais.

    Henri-Paul Rousseau, bien qu'il ait été choisi pour sa compétence avant l'élection de Charest en 2003, n'a-t-il pas rejoint ce prestigieux CLUB DE BANDITS après s'être enrichi d'une indemnité de départ de $380,000...pour la plus grande perte de l'histoire de la Caisse de Dépôt en 2008, soit le trou de $40 milliards...À moins que ça ne soit davantage?! Une prime de départ pour remercier du pire rendement jamais vu!

    Soyons prudents. Nous sommes prévenus que les pions sont en place. Qu'attend-on pour exiger le départ de Michael Sabia, un proche de Paul Desmarais! La démocratie n'est-elle pas l'expression de la volonté du peuple?

    Déjà que l'abstention du vote, résultant du cynisme de l'électorat, a favorisé l'opportunisme électoral de Jean Charest.

  • Steve Fortin
    Abonné
    samedi 16 mai 2009 09h51
    Ces gens méritent plutôt notre admiration! Ils sauvent le pays!
    Coïncidence le fait que tout ces bandits soient des fédérastes-assimilationnistes ??? la Chouinard et Desrochers avec son piquiou nous vômiront leur fiel contre pauline et son mari mais c'est de la petite bière quand on compare avec l'escroquerie institutionnalisée qui est le lot de trois paliers de gouvernement éminemment fédéraste; le fédéral bien sûr, mais au provincial avec le conservateur Charest et son boss Desmarais et leur valet Sabia et ses chums à la CDPQ (la gang d'Option Cacanada, qui dilapident nos avoirs plutôt que de croupir en prison) et à montréal par l'ancien ministre libaral Teemblay...

    Deux choix pour le peuple (c'est nous ça... étudiants, fonctionnaires, petits-entrepreneurs, camionneurs, taxi, cultivateurs, etc)

    a) on prend la rue (les Tamouls le font...)et on exige leur départ
    b) on exige la prison pour ces escrocs --- tant qu'on ne foutera pas un de ces écoeurants en tôle, les autres se croiront au dessus des lois, ils sauvent le pays voyons!

    Quand le seul idéal des fédérastes est de défendre le statut-quo, faut-il se surprendre qu,ils nous volent en plus!

  • emeri
    Abonné
    samedi 16 mai 2009 10h49
    Et dire que Charest et ses porteux de valises savaient tout avant les élections!
    Si le petit peuple, dont je fais parti, avait su ce qui se tramait à la Caisse de dépôt avant, voir pendant la campagne
    électorale de l'automne dernier, jamais les «rouges» n'auraient pris le pouvoir. Ils auraient été battus comme de vulgaires tapis et nous serions débarrassés de ces pourris et en voie de devenir indépendant comme peuple.
    Quelle engeance!
    Réjean Grenier.

  • Raymonde Chouinard
    Abonnée
    samedi 16 mai 2009 10h49
    Question d'opportunisme...
    Le plan B du PQ, lors du dernier référendum, était de s'emparer de tous les avoirs de la Caisse de Dépôt...Ça, c'est pire qu'une perte de 40 milliards; c'est pu rien pantoute dans le bas de laine des québécois; pu de pension, pu rien, tout le monde sur le même pied d'égalité, à crever de faim, sous le joug d'un régime socialiste.

    N'oublions pas que HP Rousseau a été nommé par le PQ et que le PLQ n'a fait qu'entériner son choix....

    On reproche à HP Rousseau d'avoir rejoint le club Desmarais sur lequel plusieurs politiciens pkiss ne lèveraient pas le nez, s'ils étaient approchés en ce sens, mais, comme ce n'est pas le cas, ils se contentent de déverser leur amertume et leur rancoeur... Je ne crois pas que Bernard Landry et Claude Blanchet lèveraient le nez si on leur proposait un poste prestigieux dans le club de bandits, comme le qualifie Mme Dubé, qui croit en l'immunité de ses allégations, style Falardeau.

    Ce n'est qu'une question d'opportunisme...!

  • Marie Mance Vallée
    Inscrite
    samedi 16 mai 2009 14h13
    Les pluss meilleurs au monde...
    Il y a quelques années ne disait-on pas que nous étions « les meilleurs au monde...» en nous pétant les bretelles? Cette expression a été récupérée par les pluss meilleurs.

    Ah ! les gros et les petits futés!

    Marie Mance Vallée

  • Gilles Delisle
    Abonné
    samedi 16 mai 2009 15h12
    Hier, un 300 000. illégal pour Mulroney! Aujourd'hui, Charest avec un 300 000. en 4 ans!
    Bien sûr, la différence entre ces deux affaires, l'enveloppe brune remis dans un hôtel par un douteux personnage. Dans le cas de l'autre, l'enveloppe brune vient de son propre parti, à raison de 75 000./année depuis on ne sait pas trop combien d'années! Et personne ne se pose des questions sur le corrupteur en chef du parti libéral, qui était conservateur au temps de Mulroney!

  • Bernard Gervais
    Abonné
    samedi 16 mai 2009 15h13
    Ne comparons pas Brian Mulroney à Jean Chrétien, quand même !
    Même s'il s'est mis bêtement les pieds dans les plats en acceptant de l'argent ce M. Schreiber, Brian Mulroney demeure un des meilleurs premiers ministres canadiens depuis 50 ans (la chroniqueuse Chantal Hébert l'a d'ailleurs déclaré à l'émission Tout le monde en parle).

    Progressiste-conservateur - et non conservateur à la Harper ! -, il est l'un des rares politiciens qui aient remporté 2 fois une majorité de sièges dans toutes les provinces ! De plus, non seulement a-t-il été le principal artisan du traité de libre-échange avec les États-Unis, mais il a sincèrement tenté en 1990, avec l'Accord du lac Meech, de réparer une grave injustice faite envers le Québec par ses prédécesseurs !

    Parlant de respect pour le Québec, justement, on ne peut pas en dire autant - loin de là - pour Jean Chrétien, que ce soit quand il faisait partie de la clique à Trudeau ou quand il était lui-même premier ministre et fut créé le fameux programme des commandites !

  • Guy-Michel Lanthier
    Abonné
    samedi 16 mai 2009 15h37
    Apprendre à douter... de soi
    Trop bien dit Monsieur Courtemanche. Lorsqu'ils montent dans la hiérarchie, plusieurs en viennent à se croire. Se croire au-dessus des autres et des lois. Cela cause un sérieux problème de leadership dans les organisations et dans la société en général.

    Partout on n'arrête pas de parler du leadership des gens. Il suffit d'écouter les bulletins de nouvelles télévisés pour entendre : Les leaders se rencontrent à... Les leaders se sont réunis... Les leaders ci et les leaders ça... Personnellement, ça me rend malade que d'entendre à tout vent le mot leader.

    Les gens ne sont pas leader parce qu'ils sont premiers ministres ou PDG d'une entreprise. Sur ce point, l'actualité des dernières semaines au Québec nous démontre que plusieurs dirigeants sont tout, sauf leader tel qu'on l'espérerait. Les gens sont leaders lorsqu'ils inspirent les autres à les suivre.

    Plus encore, les gens sont leaders lorsque 5, 10, 15, 30, 100 ans après leurs actes, ils nous inspirent encore. J'aime bien votre référence à The Perfect Storm. En mars dernier, j'ai fait une chronique sur le sujet sur mon blogue. The Perfect Storm Analysis. Entre autres, j'y explique ce qui pousse les gens à perdre leur sens critique afin de consolider leurs alliances.

    Pour ce qui est des motivations des gens à transgresser l'éthique, mercredi dernier je posais la question suivante : croyez-vous au leadership?

    Mon blogue s'intitule Leadership! Avez-vous dit leadership?

    http://g-m-l.blogspot.com

    Guy-Michel Lanthier, ing.
    Conférencier et consultant en leadership

  • richardle
    Abonné
    samedi 16 mai 2009 16h10
    Du plus grand au plus petit
    Je ne sais si vous avez assisté dernièrement à une assemblée de votre conseil municipal mais je puis vous assurer que ces petits minis chefs locaux ont la même attitude arrogante que ces grands manitous dont vous venez de nous décrire les agissements. À Saint-Bruno, par exemple, lors de la présentation du projet d'urbanisme, presque tous les élus, maire en tête, ne faisaient même pas semblant d'écouter poliment les citoyens qui venaient faire part de leurs inquiétudes par rapport aux vastes plans de bétonnage mur à mur du centre ville et aux assauts répétés contre des écosystèmes parfois fragiles et à la disparition envisagée d'une rue patrimoniale. Chez-nous, ce n'était ni la tempête parfaite ni un act of god, seulement un avenir radieux inscrit dans le béton du développement sauvage, prédit et organisé sur une petite musique de conflits d'intérêts, parce que, paraît-il, on ne saurait faire autrement, c'est le seul modèle. TINA, disait la dame de fer anglaise, There Is No Alternative. Et le ton employé pour répondre à la "populace"... Et le mépris envers les électeurs incapables de comprendre le bons sens, le sens de l'argent...
    Richard Lépine

  • Daniel Faucher
    Inscrit
    samedi 16 mai 2009 16h20
    Après le plus profond mépris, que reste-t-il?
    Madame Dubé va plus loin que monsieur Courtemanche et assure tous ces hauts dirigeants voleurs et/ou responsables de rien "de son plus profond mépris".

    Moi, je voudrais aller plus loin car, après avoir vu cette semaine les gens de la Caisse de dépôt en commission parlementaire, j'ai l'aiguille de ma capacité de résistance morale qui a collé au fond du compteur du mépris... et elle est restée collée là!

    J'en suis arrivé à ne plus savoir comment on peut efficacement faire en sorte que "Assez!" soit "Assez!". Je pourrais bien assurer chacune de ces personnes qui nous volent par manque de jugement, de rigueur professionnelle ou de fibre morale, du plus vicieux croc-en-jambe qu'on puisse imaginer, si je les rencontre... mais je n'en rencontrerai probablement jamais aucune, dans le fond de ma "province".

    Et même si je rencontrais l'une ou l'autre de ces personnes qui nous font de plus en plus vivre un enfer et que je
    l'enfargeais d'aplomb, cela changerait quoi, à part de me défouler?

    Et dire qu'on prétend qu'il faut verser des salaires et consentir des avantages de plus en plus éhontés, comparables à ceux de la "concurrence", pour conserver ses meilleurs éléments afin d'obtenir les meilleurs résultats financiers! Difficile d'imaginer ce que seraient ces hauts dirigeants s'il fallait en avoir des "plus pas bons" en les payant moins moins et en exigeant d'eux une rigueur professionnelle et morale à toute épreuve!!!

  • André Loiselet
    Abonné
    samedi 16 mai 2009 16h51
    @ Steve et Lorraine Dubé
    Bravo Steve Fortin et Lorraine Dubé!
    Et quelle colère!

    Une chance quand même que les bons journalistes ne nous cachent rien. L'information et l'éducation sont de dangereux phares pour éclairer les turpitudes jadis camouflées.

  • Richard Vaillancourt
    Inscrit
    samedi 16 mai 2009 21h50
    Je l'aimais!
    oui, je l'aimais; d'abord par son nom:Alban D'Amour,puis par son occupation,président de la Caisse Populaire Desjardins.Quoi tu veux de plus.Pour moi ,c'était un "king".Y se ramasse membre du conseil de la Caisse de dépôt du Québec et achète avec notre argent des affaires qui ne valent absolument rien.On aurait du mettre à sa place un petit comptable de rien qui aurait fait des investissements rentables.
    Richard Vaillancourt de Courville

  • Raymonde Chouinard
    Abonnée
    dimanche 17 mai 2009 00h26
    Et quelle colère!
    La colère des frustrés et des impuissants...et le mépris stérile de certains.

    En opposition au petit peuple prôné par Réjean Grenier, le peuple ordinaire se méfie des petits révolutionnaires et des intégristes du parti québécois; c'est la raison pour laquelle le parti québécois ne sera pas élu tant et aussi longtemps que ses dirigeants n'auront pas fait le grand ménage qui s'impose, en se débarrassant des indésirables et de la petite clique de grandes gueules (à la Falardeau & Cie) qui minent la crédibilité du parti. Ces gens-là devraient plutôt aller joindre les rangs de Québec solidaire...qui se cherchent désespérément des petits soldats prêts à garrocher leurs bottines, comme Amir Khadir!

    Le mépris

  • Danielle Turcotte
    Inscrite
    dimanche 17 mai 2009 07h07
    L'infériorité du citoyen ordinaire
    Lui, il doit payer 250 $ pour avoir sorti son bac de recyclage deux heures avant l'heure prescrite : c'est la loi. Je suis dégoûtée du traitement de faveur aux personnes puissantes. Cela suffit. Mulroney aura une sentence juste maintenant qu'il est un simple citoyen, à moins que sa richesse lui donne le droit de passer à côté du jugement. Est-ce possible ?

  • Jean Le May
    Inscrit
    dimanche 17 mai 2009 07h22
    Opposition de bas étage
    La lecture de l'article de monsieur Courtemanche et des commentaires intelligents de quelques rares lecteurs réveillaient en moi, l'espoir d'un sentiment collectif qui mènerait à des idées et des actions.
    Malheureusement, la lecture des autres commentaires me ramène aux maudits petits critiqueux gérants d'estrade au fiel de bas étage et sans contenu du genre "ton Charest et ma Pauline" ou encore les sempiternelles références aux fédérastes et au "piqiou!.
    Comment se surprendre qu'avec un si faible discours critique de la part de lecteurs du Devoir (je m'attendrais à plus relevé)la rapace puisse se délecter et s'empiffrer à nos dépens?
    Heureusement je ne vise pas tout le monde: quelques bonnes idées dans le lot, malgré tout, dont celle qui veut que le mot démocratie signifie "pouvoir du peuple".Nous faudra donc trouver de meilleurs aiguilleurs de la colère du peuple si on veut qu'elle produise autre chose que de la petite vinasse!

    Jean Le May
    Saint-Jean-sur-Richelieu

  • emeri
    Abonné
    dimanche 17 mai 2009 11h17
    La Chouinard...et vous quel est votre prix?
    A vous lire, en pure perte d'ailleurs, une question me viens.
    Combien vos «rouges» vous paie t'on pour dégueuler sur tout
    ce qui bouge comme vous faite? Vous ne vous rendez pas compte
    que vous êtes la seule à monter ce cheval devenu picouille.
    Ces gens que vous défendez bec et ongles sont, comme vous,
    la honte de notre peuple. Comment peut ont être aussi
    déconnecté de la réalité. Ces gens sont en train de ruiner le
    Québec sous vos propre yeux.
    Réjean Grenier.

  • André Brière
    Inscrit
    dimanche 17 mai 2009 12h46
    Est-ce que quelqu'un peut m'expliquer ce que veut dire PCAA
    Ça fait un an que nous entendons parler des papiers commerciaux sans nous en donner la définition, mais c'est quoi au jute cet animal. Cette incompréhension manque à ma culture.

    Merci au modérateur de me publier,

    André Brière

  • Lorraine Dubé
    Abonnée
    dimanche 17 mai 2009 13h43
    @ messieurs André Loiseau et Daniel Faucher
    Je viens à peine de prendre connaissance de vos commentaires. Je partage votre indignation monsieur Faucher.

    Quelqu'un dans cette tribune semble offusqué du terme "fingers" utilisé dans mon commentaire précédent.

    Je conviens que j'aurais pu écrire "doigts d'honneur".

    "Doigts d'HONNEUR" serait peut-être plus élégant, mais la "cupidité méprisante" n'en serait pas plus honorable pour autant!!!

    Pour certains, la subjectivité est aveuglante au point de glorifier les chaînes et donner l'absolution, la bénédiction inconditionnelle!

    À croire que ce n'est pas le gouvernement Charest en place depuis 2003.

  • Luis Muro
    Inscrit
    dimanche 17 mai 2009 17h07
    Act of God
    Et Dieux a percu leurs salaires?

  • henri gabrysz
    Inscrit
    dimanche 17 mai 2009 17h23
    les crimes degoches
    tout bien réfléchi, je préfère encore et de loin les chrétien et mulroney que les mao, staline, lénine, pol pot, hochimin

    et pourquoi ce profond silence sur les crimes du pq, à l'éppoque des Baril etc et Parizeau et des publicités géantes financées par les fonds publics, faisant la promotion du séparatisme, juste et noble cause, tout le monde sait ça...scandales habilement enfouis et dissimulés...

    plus Gil écrit et plus son communisme paraît

  • Guy Lessard
    Inscrit
    dimanche 17 mai 2009 20h16
    L'art de s'attaquer à l'intelligence des gens - drasselg@videotron.ca
    Depuis le début de la dernière campagne électorale Jean Charest et la dame à la sacoche nous ont pris pour des nonos qui ne comprendraient rien aux subtilités des grands jeux de l'argent qui se brassaient à la Caisse de Dépôt et Placement. Après l'élection, Charest s'est empressé de passer la responsabilité aux autorités de la CDP en laissant sous-entendre que s'il y avait faute, gaffe et impair, ça ne pouvait qu'être la responsabilité des administrateurs de la Caisse. Donc que le gouvernement ne pouvait pas être imputable de la débacle, malgré la consigne obligatoire de résultats optimaux . La suite des choses nous a fait voir toute une panoplie de thuriféraires de la CDP, qui sont venus expliquer qu'ils ne pouvaient pas plus être tenus responsables de cette saloperie. L'un est venu dire qu'il préférait se déclarer malade car il avait peur de faire des erreurs, un autre a souligner les difficultés de gérer des véhicules financiers dont ils ne connaissaient pas la valeur précise mais qu'il leur faisait confiance et que ce n'était pas leur faute, étant donné l'extrême incertitude qui règnait à ce moment-là, dans le monde financier.

    Il faudrait savoir si tout ce beau monde nous prend pour des valises: la CDP n'était pas assez puissante pour se payer enquêteurs financiers pour suivre l'origine, les traces et les mouvements du phénomène des PCAA. Allons-donc, pour qui nous prend-on: des nouilles peut-être? Le bas-peuple va gober toutes les explications aussi bêtes que le fameux "Act of God" de Alban D'Amour. Comme dirait le monsieur à l'accent: "Cé-ti-assez-fort". Quand on occupe des poste de haute direction, ordinairement il y a un facteur d'imputabilité rattaché au poste. Pourquoi, n'y a-t-il pas de responsables dans toute cette affaire..., ou simplement on ne veut pas trouver le ou les coupables de cette aberration financière.

    Guy Lessard

  • Martin Ferland
    Inscrit
    dimanche 17 mai 2009 22h32
    André Brière
    Lisez cet article fort explicatif: "L'incroyable mais véridique histoire des papiers commerciaux « adossés » à des dettes"
    http://www.pressegauche.org/spip.php?article2688

  • Martin Gauthier
    Inscrit
    lundi 18 mai 2009 09h30
    Disséquer aide-t-il à comprendre?
    Est-ce que nous sommes devenus tellement experts du point noir sur la feuille, que l'on ne sait plus que la feuille existe?
    Ce que l'on devrait mettre sur la table, et dont on a pas le courage, c'est notre manière de faire économie. C'est le seul lieu de ma société où après s'être affranchi d'une théocratie, on en a gardé tous les attributs - la main de Dieu pour la main invisible du marché -.
    Qui sont donc ces gens pour qui nous fait démocratie d'analphabètes en leur donnant notre signature en X? Ils sont formés à quoi, ils sont les délégués de qui?
    En fait, il n'y a pas de conducteur au volant de nos sociétés puisque nous sommes dans le fatalisme d'un de nos moyen d'organisation : l'argent.

  • André Loiselet
    Abonné
    lundi 18 mai 2009 10h00
    @ M.Pagé
    M. Pagé, vous êtes un vrai pamphlétaire, comme il en existe peu aujourd'hui. Votre style est différent de celui de M.Falardeau mais cogne aussi fort par l'ironie et le cynisme presque. Et quel humour! J'ai beaucoup ri, par ce lundi des Patriotes. Je croyais lire Claude-Henri Grignon ou Léon Bloy presque, mais en me tapant sur les cuisses.

  • Raymonde Chouinard
    Abonnée
    lundi 18 mai 2009 11h54
    @réjean Grenier
    :A vous lire, en pure perte d'ailleurs, une question me viens.
    Combien vos «rouges» vous paie t'on pour dégueuler sur tout
    ce qui bouge comme vous faite? "

    Et vous-même, par les "bleus", pour faire montre d'autant d'impolitesse et de machiste. Nous n'avons pas gardé les cochons ensemble, il me semble...alors, conservez vos distances me concernant... car vous pourriez découvrir que c'est un petit jeu qui se joue à deux!

    "Ces gens sont en train de ruiner le
    Québec sous vos propre yeux". (R. Grenier)

    Alors, attendez de voir la suite si jamais le PQ parvenait à se hisser au pouvoir; du Québec, vous n'en verrez plus la couleur! Autant souhaiter l'avènement de l'ADQ comme parti au pouvoir; ce serait moins dommageable pour le Québec.

    "la chouinard"

  • Jacques Morissette
    Abonné
    lundi 18 mai 2009 13h49
    M. gabrysz, monsieur Courtemanche n'a pas de parti pris, il nefait que dénoncer tout ce qui ressemble à de l'injustice.
    Au fond, monsieur Courtemanche ne fait que nous faire sentir tout ce qui, à ses yeux, a odeur d'injustice.

    jm

  • Steve Fortin
    Abonné
    lundi 18 mai 2009 15h24
    @M Le May
    Comme c'est pratique! ça tombe bien, vous êtes au dessus de la mêlée, loin des sempiternelles querelles passéistes n'est-ce pas? C'est quand même étrange que l'exploitation, car c'est bien de cela qu'il s'agit ici... on parle d'escroquerie institutionnalisée, cette exploitation donc, elle, obéit à une dychotomie bien réelle; car la césure entre fédérastes et souverainistes a engendré une stagnation bien néfaste dans la province du Québec. Aidé par leurs machines de propagande (la Presse, SRC, Power Corp, etc), une frange de fédéraste a décidé de recouvrir le Québec de sa chappe, qui n'a rien à envier à la noirceur duplessiste, pour enfin l'étouffer pour de bon. Ce qui se passe à la CDPQ n'est qu'un court exemple, cela participe d'un système qui a pour but de piller le Québec car ces gens là le déteste monsieur. Faites un historique des commentaires des desrochers et de la Chouinard ici et vous verrez bien que ceux-ci sont les "fiers" représentants de ces sous-fifres qui colportent la haine des québécois. Ne pas avoir le courage de l'admettre et ne pas se battre pour le dénoncer, c,est plier l'échine devant eux. Pas pour moi monsieur.

  • Chryst
    Abonné
    lundi 18 mai 2009 23h14
    Racaille et pourriture
    Les mots sont trop faibles pour exprimer toute notre colère et notre indignation. Que justice soit faite si tant est qu'il en reste un peu dans cette société.

  • Raymonde Chouinard
    Abonnée
    mardi 19 mai 2009 11h29
    Les bienheureux sous-fifres....
    "Ce qui se passe à la CDPQ n'est qu'un court exemple, cela participe d'un système qui a pour but de piller le Québec car ces gens là le déteste monsieur. Faites un historique des commentaires des desrochers et de la Chouinard ici et vous verrez bien que ceux-ci sont les "fiers" représentants de ces sous-fifres qui colportent la haine des québécois."
    (Fortin)

    Ce sont plutôt des gens comme vous qui propagez la haine des québécois car, selon votre petite conception étriquée, seuls les intégristes pkiss sont des québécois... et les membres des autres partis, ADQ, QS, PLQ, parti vert, etc.... sont des habitants de la Lune!

    Pour ce qui est de piller le Québec, ça constituait plutôt les intentions du PQ, lors du dernier référendum. Vous avez la mémoire courte. N'oubliez pas que HP Rousseau, lors du dernier référendum, était le président du COMITÉ DU OUI, ce qui lui a valu d'être nommé à la Caisse de Dépôt, par Landry, subséquemment, pour le remercier de ses bons services, et pour garder le fort, en attendant un autre référendum; cependant, il s'est planté en essayant de faire grossir la cagnotte et, craignant de se faire accuser, il a quitté le bateau et il est allé se réfugier chez Desmarais.

    Pas pire quand même comme scénario!

    Mais ça, vous n'avez pas l'honnêteté de l'admettre.

  • Luc Girard
    Inscrit
    mardi 19 mai 2009 18h22
    Encore une fois M.Courtemanche...
    belle démonstration.
    Et s'il fallait finalement que les gens lisent et se révoltent!?
    Enfin...

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