Colombie-Britannique - Gordon Campbell a remporté son pari
Photo : Agence Reuters
Gordon Campbell, premier ministre réélu de la Colombie-Britannique.
Les électeurs de la Colombie-Britannique ont opté pour la continuité mardi. Ils ont reporté au pouvoir le premier ministre libéral Gordon Campbell et rejeté une réforme du mode de scrutin qui aurait pu entrer en vigueur dès les élections de 2013.
Le libéral Gordon Campbell a remporté son pari. Premier leader provincial à faire face à l'électorat en cette période de crise économique, il a réussi à persuader les Britanno-Colombiens de lui accorder une troisième majorité d'affilée, une première en 26 ans.
Les partisans d'une réforme électorale n'ont pas eu la même chance. Le référendum sur le mode de scrutin qui avait lieu en même temps que les élections s'est conclu par une cuisante défaite du camp du oui, 61,2 % des électeurs optant pour le statu quo.
C'est toutefois la performance de M. Campbell qui a retenu l'attention mardi soir puisque seulement trois autres premiers ministres avant lui avaient réussi à remporter trois mandats majoritaires de suite. Avec 46 % des voix, Gordon Campbell a arraché 49 des 85 sièges. Sa plus proche adversaire, la néodémocrate Carol James, en a remporté 36 avec 42 % des voix. Le Parti vert n'a pas pour sa part réussi à entrer à la législature, ayant recueilli seulement 8,1 % des voix.
Le premier ministre a interprété sa victoire comme un message en faveur de la stabilité. «Si nous travaillons ensemble, nous continuerons d'avoir une Colombie-Britannique forte», a-t-il lancé à ses partisans mardi soir. Hier, en conférence de presse, il a tendu la main à ses adversaires pour qu'ils s'attaquent ensemble aux problèmes de la province. L'économie reste sa priorité, car sans reprise, a-t-il dit, il lui sera difficile de réaliser ses plans en matière d'éducation, de santé, de lutte contre les changements climatiques et de réconciliation avec les peuples autochtones.
La question environnementale a été, avec l'économie, un enjeu important de la campagne. Le gouvernement Campbell est le premier à avoir imposé une taxe sur le carbone, que les néodémocrates n'ont cessé d'attaquer. Cela leur a coûté l'appui des environnementalistes et de néodémocrates éminents, comme l'ancien premier ministre Mike Harcourt.
Signe que ce mois de campagne n'a pas suscité les passions, seulement 52 % des électeurs se sont prévalus de leur droit de vote. Un sondage avait montré qu'il y avait davantage d'intérêt pour les séries éliminatoires de la coupe Stanley, auxquelles les Canucks de Vancouver participaient, que pour les élections.
Déception référendaire
Le référendum de mardi était une reprise d'un vote similaire tenu en 2005 et que le camp du oui était passé à un cheveu de gagner. À l'époque, près de 58 % des électeurs avaient appuyé le mode de scrutin proportionnel proposé par une assemblée citoyenne, ratant de justesse la cible de 60 % fixée par le gouvernement. Cette fois, c'est à peine 38,8 % des citoyens qui l'ont soutenu.
Porte-parole du comité du oui et ancienne membre de l'assemblée citoyenne, Shoni Field ne cachait pas sa déception hier, en entrevue au Devoir. Il y a une semaine, elle affirmait qu'un échec signifierait la mise entre parenthèses, et pour longtemps, d'une telle réforme. Hier, elle tentait de se remonter le moral. «Je ne crois pas que le mouvement en faveur d'une réforme électorale soit mort en Colombie-Britannique ou ailleurs au Canada, mais au lieu d'ouvrir la marche, ma province sera à la remorque des autres.»
Elle reconnaît quand même que cette défaite «est un important pas en arrière». Selon elle, le moment était moins propice qu'en 2005, lorsque les électeurs avaient en mémoire les travaux de l'assemblée citoyenne et les résultats anachroniques des élections de 1996 et de 2001.
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Collaboratrice du Devoir
Le libéral Gordon Campbell a remporté son pari. Premier leader provincial à faire face à l'électorat en cette période de crise économique, il a réussi à persuader les Britanno-Colombiens de lui accorder une troisième majorité d'affilée, une première en 26 ans.
Les partisans d'une réforme électorale n'ont pas eu la même chance. Le référendum sur le mode de scrutin qui avait lieu en même temps que les élections s'est conclu par une cuisante défaite du camp du oui, 61,2 % des électeurs optant pour le statu quo.
C'est toutefois la performance de M. Campbell qui a retenu l'attention mardi soir puisque seulement trois autres premiers ministres avant lui avaient réussi à remporter trois mandats majoritaires de suite. Avec 46 % des voix, Gordon Campbell a arraché 49 des 85 sièges. Sa plus proche adversaire, la néodémocrate Carol James, en a remporté 36 avec 42 % des voix. Le Parti vert n'a pas pour sa part réussi à entrer à la législature, ayant recueilli seulement 8,1 % des voix.
Le premier ministre a interprété sa victoire comme un message en faveur de la stabilité. «Si nous travaillons ensemble, nous continuerons d'avoir une Colombie-Britannique forte», a-t-il lancé à ses partisans mardi soir. Hier, en conférence de presse, il a tendu la main à ses adversaires pour qu'ils s'attaquent ensemble aux problèmes de la province. L'économie reste sa priorité, car sans reprise, a-t-il dit, il lui sera difficile de réaliser ses plans en matière d'éducation, de santé, de lutte contre les changements climatiques et de réconciliation avec les peuples autochtones.
La question environnementale a été, avec l'économie, un enjeu important de la campagne. Le gouvernement Campbell est le premier à avoir imposé une taxe sur le carbone, que les néodémocrates n'ont cessé d'attaquer. Cela leur a coûté l'appui des environnementalistes et de néodémocrates éminents, comme l'ancien premier ministre Mike Harcourt.
Signe que ce mois de campagne n'a pas suscité les passions, seulement 52 % des électeurs se sont prévalus de leur droit de vote. Un sondage avait montré qu'il y avait davantage d'intérêt pour les séries éliminatoires de la coupe Stanley, auxquelles les Canucks de Vancouver participaient, que pour les élections.
Déception référendaire
Le référendum de mardi était une reprise d'un vote similaire tenu en 2005 et que le camp du oui était passé à un cheveu de gagner. À l'époque, près de 58 % des électeurs avaient appuyé le mode de scrutin proportionnel proposé par une assemblée citoyenne, ratant de justesse la cible de 60 % fixée par le gouvernement. Cette fois, c'est à peine 38,8 % des citoyens qui l'ont soutenu.
Porte-parole du comité du oui et ancienne membre de l'assemblée citoyenne, Shoni Field ne cachait pas sa déception hier, en entrevue au Devoir. Il y a une semaine, elle affirmait qu'un échec signifierait la mise entre parenthèses, et pour longtemps, d'une telle réforme. Hier, elle tentait de se remonter le moral. «Je ne crois pas que le mouvement en faveur d'une réforme électorale soit mort en Colombie-Britannique ou ailleurs au Canada, mais au lieu d'ouvrir la marche, ma province sera à la remorque des autres.»
Elle reconnaît quand même que cette défaite «est un important pas en arrière». Selon elle, le moment était moins propice qu'en 2005, lorsque les électeurs avaient en mémoire les travaux de l'assemblée citoyenne et les résultats anachroniques des élections de 1996 et de 2001.
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Collaboratrice du Devoir
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