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Aide à l'industrie forestière: le Bloc réitère ses demandes

La Presse canadienne   12 mai 2009  Canada
Le Bloc québécois revient à la charge avec sa demande d'aide pour l'industrie forestière, alors que le comité formé par Ottawa et Québec pour se pencher sur cette question doit faire rapport vendredi.

Le Bloc continue de réclamer des garanties de prêts pour l'industrie forestière: quatre milliards que les bloquistes comparent aux cinq milliards offerts à l'industrie automobile. D'après leur leader parlementaire, Pierre Paquette, l'industrie forestière est plus importante pour le Canada que celle de l'automobile. Il en conclut que c'est donc une question d'équité.

Le Bloc veut également des crédits d'impôt pour les employeurs qui offriraient de la formation à leurs employés plutôt que de les mettre à pied au moment où la demande pour les produits de l'industrie forestière diminue.

Le Bloc dépose un projet de loi qui verrait Ottawa favoriser le bois comme matériau lorsque vient le temps de rénover ou de construire des édifices fédéraux. Les bloquistes réclament même une réforme en profondeur du régime d'assurance-emploi, incluant des prestations plus généreuses, comme moyen de venir en aide aux régions éprouvées par la crise dans l'industrie forestière.

Par ailleurs, Québec viendra en aide aux propriétaires de machineries forestières et aux transporteurs de bois rond en versant 25 millions pour combler les frais d'intérêts encourus sur les prêts pour du matériel alors que la crise perdure dans le secteur forestier. Plus de 1800 entrepreneurs forestiers et plus de 1000 transporteurs effectuant la livraison de bois rond pourront se prévaloir du programme d'aide. Plus de 7000 travailleurs sont dans ces domaines d'activité.

Le programme, d'une durée de 15 mois, permettra aux entreprises visées de rembourser aux institutions prêteuses jusqu'à 90 % des frais d'intérêts sur les prêts en cours.

Pour y avoir droit, les entreprises devront avoir des prêts dont le taux maximum d'intérêts est de 8 % et un minimum de 30 000 $ de dette sur l'équipement admissible. De plus, l'aide est plafonnée à 75 000 $ par entreprise.

Québec versera l'aide directement aux institutions prêteuses qui auront consenti un congé de remboursement sur le capital emprunté.
 
 
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