Ottawa réinvestit quelques millions en culture
Le gouvernement fédéral, qui a fait des compressions de 45 millions dans divers programmes culturels juste avant l'élection, vient d'annoncer l'octroi de 4,2 millions à 12 organismes artistiques de la région de Montréal.
Le ministre du Patrimoine canadien, James Moore, s'est déplacé à Montréal hier pour en faire l'annonce, devant plusieurs représentants des groupes visés.
Cette somme est versée par Ottawa en proportion des dons reçus de la part des entreprises privées par ces mêmes organismes. Ainsi, pour chaque dollar recueilli de la part des entreprises privées par ces organismes, Ottawa verse 72 ¢, a précisé le ministre Moore.
Au cours d'une rencontre de presse, il a précisé qu'il s'agissait là d'une amélioration par rapport à l'an dernier, alors que son ministère avait donné 52 ¢ pour chaque dollar recueilli du privé.
Parmi les 12 organismes ainsi soutenus, on note les Grands Ballets canadiens, l'Orchestre symphonique de Montréal, l'École nationale de théâtre, l'École nationale du cirque, le Festival international de Lanaudière, l'Orchestre de chambre I Musici, la Compagnie Jean-Duceppe et les Jeunesses musicales du Canada.
Interrogé sur la question de savoir si cet appui financier devait permettre de compenser en partie les compressions de 45 millions dans les programmes culturels, notamment ceux comme Routes commerciales qui soutiennent les tournées à l'étranger, le ministre Moore a nié que son gouvernement ait réduit les sommes affectées à la culture.
«C'est vrai qu'il y avait des programmes inefficaces, par exemple Routes commerciales, qui a coûté cinq millions pour livrer deux millions en bénéfices. C'était un programme qu'il était franchement irresponsable de continuer. Alors on n'a pas continué le programme, mais on a continué avec nos investissements sans précédent pour aider nos artistes, ici au Canada et à l'étranger», a commenté le ministre Moore.
Réactions
Des organismes présents à la conférence du ministre se sont toutefois montrés plus critiques.
Ainsi, Alain Paré, p.-d.g. de la Conférence internationale des arts de la scène (CINARS), a affirmé que les compressions de 45 millions en culture font encore mal, même s'il est vrai que le gouvernement conservateur annonçait hier un appui financier d'un autre ordre.
«On ne peut pas déplorer ces investissements-là qu'on verse aux organismes pour améliorer leur situation financière. On ne peut pas être contre cette démarche-là; au contraire, on doit féliciter. C'est déjà un bon pas en avant. Mais il y a d'autres problèmes qui ne sont pas réglés encore. On discute et on négocie actuellement avec Patrimoine Canada pour régler certains problèmes. Tout ce qui est tournée internationale, tout ce qui est de la diffusion des compagnies canadiennes à l'étranger n'est pas réglé à ce stade-ci. Loin d'être réglé, au contraire, on essaie de retrouver les fonds qui ont été coupés», a rapporté M. Paré.
M. Paré affirme que certaines compagnies artistiques qui s'étaient engagées pour des tournées à l'étranger, il y a deux ou trois ans, devront maintenant faire un déficit ou annuler leur tournée, et ainsi perdre la face, parce qu'elles ne pourront la payer.
Simon Brault, directeur général de l'École nationale de théâtre, assis au côté du ministre Moore, reconnaît qu'il a été critique à l'égard de certains choix des prédécesseurs de M. Moore dans le passé, mais il souligne les efforts faits aujourd'hui par le ministre.
«Nous devons l'admettre chaque fois que nous faisons des progrès. Et ma perception, c'est qu'on fait des progrès et que de bonnes nouvelles sont annoncées.»
Le ministre du Patrimoine canadien, James Moore, s'est déplacé à Montréal hier pour en faire l'annonce, devant plusieurs représentants des groupes visés.
Cette somme est versée par Ottawa en proportion des dons reçus de la part des entreprises privées par ces mêmes organismes. Ainsi, pour chaque dollar recueilli de la part des entreprises privées par ces organismes, Ottawa verse 72 ¢, a précisé le ministre Moore.
Au cours d'une rencontre de presse, il a précisé qu'il s'agissait là d'une amélioration par rapport à l'an dernier, alors que son ministère avait donné 52 ¢ pour chaque dollar recueilli du privé.
Parmi les 12 organismes ainsi soutenus, on note les Grands Ballets canadiens, l'Orchestre symphonique de Montréal, l'École nationale de théâtre, l'École nationale du cirque, le Festival international de Lanaudière, l'Orchestre de chambre I Musici, la Compagnie Jean-Duceppe et les Jeunesses musicales du Canada.
Interrogé sur la question de savoir si cet appui financier devait permettre de compenser en partie les compressions de 45 millions dans les programmes culturels, notamment ceux comme Routes commerciales qui soutiennent les tournées à l'étranger, le ministre Moore a nié que son gouvernement ait réduit les sommes affectées à la culture.
«C'est vrai qu'il y avait des programmes inefficaces, par exemple Routes commerciales, qui a coûté cinq millions pour livrer deux millions en bénéfices. C'était un programme qu'il était franchement irresponsable de continuer. Alors on n'a pas continué le programme, mais on a continué avec nos investissements sans précédent pour aider nos artistes, ici au Canada et à l'étranger», a commenté le ministre Moore.
Réactions
Des organismes présents à la conférence du ministre se sont toutefois montrés plus critiques.
Ainsi, Alain Paré, p.-d.g. de la Conférence internationale des arts de la scène (CINARS), a affirmé que les compressions de 45 millions en culture font encore mal, même s'il est vrai que le gouvernement conservateur annonçait hier un appui financier d'un autre ordre.
«On ne peut pas déplorer ces investissements-là qu'on verse aux organismes pour améliorer leur situation financière. On ne peut pas être contre cette démarche-là; au contraire, on doit féliciter. C'est déjà un bon pas en avant. Mais il y a d'autres problèmes qui ne sont pas réglés encore. On discute et on négocie actuellement avec Patrimoine Canada pour régler certains problèmes. Tout ce qui est tournée internationale, tout ce qui est de la diffusion des compagnies canadiennes à l'étranger n'est pas réglé à ce stade-ci. Loin d'être réglé, au contraire, on essaie de retrouver les fonds qui ont été coupés», a rapporté M. Paré.
M. Paré affirme que certaines compagnies artistiques qui s'étaient engagées pour des tournées à l'étranger, il y a deux ou trois ans, devront maintenant faire un déficit ou annuler leur tournée, et ainsi perdre la face, parce qu'elles ne pourront la payer.
Simon Brault, directeur général de l'École nationale de théâtre, assis au côté du ministre Moore, reconnaît qu'il a été critique à l'égard de certains choix des prédécesseurs de M. Moore dans le passé, mais il souligne les efforts faits aujourd'hui par le ministre.
«Nous devons l'admettre chaque fois que nous faisons des progrès. Et ma perception, c'est qu'on fait des progrès et que de bonnes nouvelles sont annoncées.»
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