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Terre de nos aïeux: quatre générations à la recherche du Canada - Ignatieff tend la main aux souverainistes

Le plus récent livre du chef libéral se partage entre la chronique familiale et l'exposé politique

17 avril 2009  Canada
«Le cosmopolitisme est le privilège de ceux qui détiennent un passeport, le luxe de ceux qui ont un pays à eux» – Michael Ignatieff
Photo : Agence Reuters
«Le cosmopolitisme est le privilège de ceux qui détiennent un passeport, le luxe de ceux qui ont un pays à eux» – Michael Ignatieff
Il est peut-être devenu chef du Parti libéral du Canada, mais l'intellectuel, l'écrivain en lui, n'est pas mort. Michael Ignatieff lance aujourd'hui Terre de nos aïeux: quatre générations à la recherche du Canada, son 17e livre.

Ottawa — Commencé en 2000, l'ouvrage se voulait le récit de la famille maternelle de Michael Ignatieff, les Grant. Terminé en 2009, à deux semaines de son couronnement officiel à Vancouver, il devient un outil politique qui arrive à point nommé. Le chef du PLC y désamorce les critiques que lui a values son absence du pays pendant 25 ans, promeut la spécificité canadienne face au voisin américain, lance quelques idées qui lui tiennent à coeur et invite les Canadiens à tendre la main aux souverainistes québécois.

«Aimer un pays est un acte d'imagination.» Ainsi commence ce livre de 180 pages publié chez Boréal. Pour le chef du PLC, chaque Canadien fantasme son pays idéal et le défi, selon lui, consiste à se faire «une image mentale de ce que nous avons en partage». Une bonne dose d'empathie est requise, en particulier envers les Québécois.

«Il faut imaginer le pays comme pourrait le voir un Québécois, un Québécois qui n'a jamais été attaché au drapeau, au Parlement et à l'évocation des sacrifices qui nous émeuvent parfois aux larmes. Voici un concitoyen qui a voté "Oui" aux référendums de 1980 et de 1995 pour diviser le pays, écrit-il. Il nous faudra comprendre ce que nous avons du mal à comprendre. Nous n'avons pas le choix. Un contrat d'indifférence mutuelle ne ferait que reporter à plus tard le jour funeste.»

Michael Ignatieff tend la main aux souverainistes sans pour autant leur demander de renier leurs idées. Ils restent des concitoyens avec qui il faut travailler, «ne serait-ce que jusqu'au prochain épisode de rupture», écrit-il sans état d'âme. D'ici là, il propose un pacte: «Ce Québécois devra comprendre l'intensité de l'attachement au Canada qu'il n'éprouve pas lui-même. Et il nous faudra comprendre, ou du moins respecter, le rêve qui l'anime.»

Avant d'enchaîner avec le récit de son arrière-grand-père, de son grand-père et de son oncle maternels, les Grant, Michael Ignatieff commence son livre par un plaidoyer pour le patriotisme que certains souverainistes pourraient interpréter comme une caution de leur mouvement.

Quoique globe-trotter lui-même, il s'attaque aux cosmopolites qui raillent le nationalisme sous prétexte qu'il s'agit au mieux d'un sentiment «désuet», au pire d'un «délire collectif». Ces gens pensent «que les frontières s'effacent, que les traditions nationales se mélangent, que les vieilles passions nationalistes sont responsables des guerres et de l'intolérance [et que] ce qu'il faut, c'est être plus cosmopolite, ouvert sur le monde». Faux, tranche-t-il. «Le cosmopolitisme est le privilège de ceux qui détiennent un passeport, le luxe de ceux qui ont un pays à eux.»

Histoire de famille

Terre de nos aïeux raconte l'histoire d'une bourgeoisie canadienne qui, bien avant l'heure de la mondialisation, avait déjà un pied au Canada, l'autre en Grande-Bretagne, en Afrique du Sud, en Australie, en Nouvelle-Zélande et au Japon.

Michael Ignatieff n'y a pas fait exception, lui qui a vécu 20 ans à Londres, et enseigné cinq ans à Harvard. Il profite du livre pour expliquer sa démarche. «J'ai grandi dans un foyer canadien, et mes parents étaient convaincus que la vie était ailleurs. Il en est ainsi dans tous les petits pays et sociétés provinciales du monde. [...] Ma famille m'a inoculé cette façon de voir, et la solution que j'ai trouvée a été de me sortir de là, de partir dans le grand monde [...]. Puis j'ai fait ce qu'ils ont tous fait, mon arrière-grand-père, mon grand-père, mon oncle: je suis rentré à la maison. La vie était ailleurs, d'accord, mais ici se trouvaient mon problème, mon obsession, ma maison.» Cette obsession, c'est de savoir si le Canada «a ce qu'il faut» pour devenir grand.

Puissance énergétique

En guise de conclusion, Michael Ignatieff lance l'idée de bâtir des couloirs de transport énergétique d'est en ouest qui feraient contrepoids aux lignes de commerce nord-sud et qui consolideraient l'identité nationale.

«Nous envoyons du pétrole de l'Alberta et de la Saskatchewan aux Américains, en même temps que nous en importons de grandes quantités du Venezuela et du Moyen-Orient pour subvenir aux besoins de l'Ontario, du Québec et des Maritimes. À quoi cela rime-t-il?» Il se demande pourquoi Hydro-Québec envoie son surplus d'électricité aux États-Unis plutôt que vers l'ouest.

Michael Ignatieff connaît l'argument des marchés, mais n'y adhère pas. Nos ancêtres, écrit-il, «rétorqueraient que le pays n'aurait jamais vu le jour si la logique de l'argent avait tracé notre destinée. Si c'était le cas, nous serions américains».











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  • Claude Archambault
    Inscrit
    vendredi 17 avril 2009 01h56
    Un homme de vision
    Il y a belle lurette que l'on a pas eu un chef avec une vrai vision. Je crois que cet homme saura convaincre les souverainistes mous. Il ne restera que les pur et durs, qui eux sont déjà rendu à un age assez avancer pour que dans 10 ans ne représenterons plus une menace pour le pays.

  • Jean-François Couture
    Inscrit
    vendredi 17 avril 2009 07h22
    La nation et ses naufrageurs
    "Depuis 1763, nous n'avons plus d'histoire, sinon celle, par réfraction, que nos conquérants veulent bien nous laisser vivre, pour nous calmer. Cette tâche leur est d'autant plus facile que nous sécrétons nos propres bourreaux." - Léon Dion Politicologue et papa de Stéphane.

    Comme la vie est cruelle !

    Le Canada ne veut ni de Parizeau ni de Dion ;)

    Que Harper et la procession de fédéralistes de tout acabits nous pontifient de leur miroir aux alouettes sans valeur juridique et constitutionnelle confirme la vacuité qui amenuise le Québec depuis son annexion au Haut-Canada.

    Une nation qui ne signifie rien est insignifiante.

    "Nous sommes l'adversaire du projet de Confédération, projet faux, dans sa conception, inique, immoral et cruel dans ses détails." - Sir Wilfrid Laurier

    Avec GnagnaChef; le débat sur la nation québécoise a refait surface...

    1) www.ledevoir.com/2006/11/25/123617.html
    2) www.ledevoir.com/2006/11/25/123549.html

    La Négation de la nation (prix Richard-Arès 2005)
    http://www.septentrion.qc.ca/fr/catalogue/2128.htm

    Les faux-jetons et la pierre philosophale
    http://www.action-nationale.qc.ca/index.php?option

    À quoi sert le Bloc ? Le PQ est moribond ! Et patati et patata sur le dos des "purs et durs"... L'attention corpo-médiatiques avaient pourtant presque réussi à balayer les velléités nationalistes sous le tapis des... "bâtards et mous" ?

    Les dossiers des autochtones et métis ont été relativement faciles à... éliminer. {But those pesky and ungrateful frenchies, to which we gave democracy to grow upon, insist that we dig up the rotting corpse of their eternal grievance.

    "What does Québec want... The army again ?"

    Le Canada s'impatiente. Le Québec ne fait plus peur. Sa « louisianisation » est bien entamé. Son existence, une accommodation "raisonnable", qui s'inscrit dans le multiculturalisme de Trudeau.

    Un citoyen canadien, s'exprimant dans les pages du National Post, qui claironnait dans son éditorial "Canada under attack", résume la confusion engendrée: "So, Quebec is now being considered a "nation within a nation." So what else is new? There are 614 First Nations already recognized in Canada. Now Quebec is number 615 on the list of nations within the nation of Canada. Or is Quebec number one among "Second Nations" within the nation of Canada? I'm confused."

    L'érosion lente et immuable de la société d'accueil s'accélère via les pressions culturelles et économiques de la masse anglo-saxonne et de la démolition de la loi 101.

    Quand on contrôle la psyché d'une nation via ses médias, il coule de source de vouloir s'en servir pour imposer un agenda de... "réflexion".

    Que la nation fondatrice d'un pays soit exclue de la constitution du dit pays est une aberration autant politique qu'historique, pas une vision de l'esprit passéiste.

    Ça prend quoi ? Deux ou trois générations pour lobotiser un peuple ?

    Le dérapage partitionniste de Pion et du « petissimo », n'est pas une charge d'une minorité orangiste. Problem is, a majority of Canadians & anglo quebecers would agree!

    1) http://www.vigile.net/pol/partitionGQ/index.html

    En fait, les anglophones préféreraient accorder le statut de nation aux Métis (48 %), aux Acadiens (45 %), aux autochtones (65 %) et aux francophones canadiens (45 %) plutôt qu'aux Québécois .

    Ainsi, si 78 % des francophones du Canada reconnaissent que le Québec forme une nation, seulement 38 % de leurs compatriotes anglophones pensent de même. Michel Vastel en a pété une coche dans son « Vous êtes pas tannés... bande de caves ! »

    1) www.ledevoir.com/2006/11/11/122687.html

    André Pratte a tonitrué : Nous ne nous tairons pas ! Pissant... La cyber-inexistence de la réplique du capo de La Presse sur le site de Gesca en dit long. Heureusement que Vigile veille ;) www.vigile.net/spip/article2864.html

    Que nos naufrageurs fédéralistes se méritent l'appellation de "traître à la nation", n'est pas une petite affaire ! Pourtant, le droit d'utiliser cette notion a été légalement acquise grâce au jugement de la Cour d'appel du Québec dans l'affaire Hervieux-Payette. Cette grande leçon de droit civil aura pris 20 ans à se conclure et constitue un chapitre important de l'histoire judiciaire du Québec-> http://www.crdp.umontreal.ca/cours/drt3805/hervieu

    L'essai sur la liberté de parole, en matière politique, de François Gendron : "L'AFFAIRE DES TRAÎTRES" raconte cette saga et devrait être une lecture requise de tous citoyens qui s'intéressent au débat public.

    Les naufrageurs s'évertuent à rationaliser l'incompréhension de la partie adverse, ce qui souligne leur aplaventrisme. Leurs actions en deviennent inexplicables, ce qui conduit logiquement à la notion de "traître à la nation".

    Par ailleurs, les indépendantistes devraient strictement la jouer selon leurs règles, quitte à changer les préceptes même de la démocratie du 50% plus un. 54%, comme Stéphane Pion !

    "Il n'y a pas d'élégance à être un bon perdant quand l'enjeu perdu est la liberté."- John Hay Whitney

    Qu'ils se soient torchés impunément avec la loi référendaire ajoute au malaise gardé marginal par l'attention médiatique ! Fair play ?

    Option Canada: Jean-François Lisée commente les révélations de Lester et Philpot à bon escient. http://www.vigile.net/ds-lisee/docs/Lester.htm?Art

    Faudrait la jouer "cool" et partager la collégialité des naufrageurs. Leur stricte vision réductrice n'étant, au fond, qu'une diversité d'opinion politique comme une autre. Il faudrait respecter leur dissidence et sagement comprendre pourquoi ils se rangent du coté du possédant et de son historique négationnisme des aspirations profondes de la nation québécoise.

    "Je crois que le pire défaut des Québécois francophones, c'est le mépris de soi." - Fernand Dumont / Sociologue 1997

    "Aucun groupe de citoyens dans un État démocratique ne peut s'arroger de droit à la sécession sous prétexte que ses attributs particuliers - langue, culture ou religion - le qualifient au titre de nation ou de peuple distinct au sein de l'État." - Stéphane Dion

    Mon peuple, ma nation, ma culture est sur une pente glissante. Sa langue se désagrège au rythme de l'assimilation des francos, hors Québec. Sa société et son économie sont ballottées au gré de décideurs lointains uniquement inspirés de vision électoraliste.

    Que les naufrageurs s'avisent, par quelque retord nationaliste, d'octroyer un brin de légitimité aux remontrances; leurs frères d'armes la rejettent du revers de la main, d'un siècle à l'autre,

    Qu'ils se précipitent béats sur quelques miettes sans valeur juridique ou constitutionnelle coule de source.

    L'aveuglement est plus tributaire d'un vicieux syndrome de Stockholm qu'une analyse cartésienne.

    "Nos efforts auront-ils été vains? Tant de labeur et de sacrifices auront-ils été passés à profits et pertes au silence de l'Histoire ou servis de paravents à l'indifférence de citoyens sans nation, déracinés, en perte de repères, grotesques apatrides d'un monde déboussolé, sans foi ni loi, esclave du marché et de la « main invisible » qui le conduit au non-être et à l'insignifiance ?" - Yves Michaud

    Voilà une suite de questions que posait Normand Rousseau dans Le Devoir en juillet 2005. S'il restait encore un soupçon de souffle didactique dans nos médias, ces sinistres constations seraient mises sous le nez des naufrageurs qui pavanent leurs positions à l'abri de quelque opposition valable et sentie.

    Résumons les hauts faits qui permettent aux naufrageurs d'être aussi fiers d'être canadien. Une preuve par l'absurde !

    1. Comment peut-on être fier que le Canada ait rapatrié la Constitution en l982 sans l'accord du Québec ? ( tous les gouvernements québécois se sont refusés à signer )

    "Politiquement, c'est un affront à la dignité du peuple québécois de se faire imposer la loi fondamentale du pays." - Robert Bourassa (le naufrageur en chef d'antan)

    2. Comment peut-on être fier que le Canada ait rejeté l'accord du Lac-Meech ? ( un plancher selon les québécois, une hérésie selon les canadiens )

    3. Comment peut-on être fier que le programme des commandites ait tenté d'acheter l'adhésion des Québécois au Canada ? ( programme dont l'objectif premier était, comme l'a avoué Chuck Guité, de «faire la guerre aux séparatistes».)

    4. Comment peut-on être fier que le gouvernement canadien ait violé la loi référendaire du Québec aux deux référendums ? (violé et volé selon le bouquin de Robin Philpot « Le référendum volé » www.mef.qc.ca/vol-referendum-1995.htm

    5. Comment être fier que le Canada ait envisagé la partition du territoire du Québec advenant l'indépendance ? ( point de vue défendu par le « petissimo Justin » et Stéphane Pion
    1) http://www.vigile.net/ds-souv/partition.html
    2) www.saic.gouv.qc.ca/publications/territoire-f.pdf

    6. Comment être fier que la Cour suprême ait démoli les deux tiers de la loi 101 ? (C'est 54 % des transferts linguistiques qui sont effectués vers l'anglais versus 46 % vers le français.)

    Le français continue d'être menacé au Québec
    www.ledevoir.com/2006/11/08/122342.html

    7. Comment être fier que la capitale de tous les Canadiens, Ottawa, ne soit pas bilingue après 138 ans de fédération canadienne ?
    (Le bilinguisme "coast to coast" canadien est une aberration aussi navrante que l'unilinguisme franco d'une large majorité des québécois,) http://www.sen.parl.gc.ca/sjoyal/f/debats/ottawa_b

    8. Comment peut-on être fier que le gouvernement canadien ait envoyé l'armée en octobre 1970 alors que le gouvernement américain n'a jamais commis un geste aussi odieux malgré l'assassinat du président Kennedy, de son frère procureur et de Martin Luther King ?

    On pourrait ainsi reculer jusqu'à la Conquête pour trouver de nombreux motifs de ne pas être fiers d'être canadiens.

    "Si les Québécois connaissaient leur histoire, ils seraient souverains depuis longtemps !" - Marcel Tessier- http://www.lecourrier.qc.ca/archives/2002/2002_10_

    Il faudrait que les Québécois qui se disent fiers d'être canadiens nous expliquent un jour ce grand mystère.

    L'exercice de Michel Lacombe autour de la pensée de Hubert Aquin est à ce point de vue admirable. En espérant que cette envolée fantastique porte ses fruits. www.radio-canada.ca/radio/profondeur/27486.html

    "L'arme la plus puissante entre les mains de l'oppresseur est le cerveau de l'opprimé." - Steve Biko

    Laissez-moi paraphraser et annoter la prose d'un participant du forum de Loco-Locass qui avait admirablement déculotté les rationalisations des naufrageurs en identifiant les divers profils psychologiques des pratiquants de la secte de la pelure de banane fédéraliste. http://www.locolocass.net/locoforum/

    Et ce, avec tout le respect que je leur dois... ;)

    Les principales raisons expliquant pourquoi il y a encore des Québécois qui sont fiers d'être Canadiens !

    1-L'ignorance

    Définition : L'ignorance désigne un décalage entre la réalité et une perception erronée de la réalité.

    Plusieurs québécois ne connaissent pas leur histoire : la conquête, les patriotes, le rapport Durham, l'illégitimité de l'impôt fédéral, le rapatriement de la constitution, l'étranglement fiscal du Québec suivi de l'empiètement des champs de compétence provinciaux etc. http://www.quebeclibre.net/dates101.html

    "La Confédération sera la tombe de la race française et la ruine du Bas-Canada." - Sir Wilfrid Laurier

    Le livre noir du Canada anglais de Normand Lester a admirablement décrit l'ignoble processus.
    1) www.vigile.net/ds-affaires/index-lester.html
    2) www.vigile.net/ds-affaires/docs/02-11-16-dutrisac-lester.html

    Pour ces gens, le gouvernement fédéral est un sauveur tout droit venu du ciel pour nous donner de l'argent. Vraiment la grande supercherie, puisque cet argent qu'ils nous «donnent», c'est le nôtre.

    "Stupidity has a certain charm. Ignorance does not."- Frank Zappa

    2-La peur

    La peur est l'arme favorite des adversaires de la souveraineté. Elle s'articule principalement autour de l'aspect économique et des menaces d'un chaos social tels qu'avancé par Sheila Cops via sa chronique du Journal de Montréal. Vous la voulez encore l'armée ?

    "Je ne connaîtrai pas la peur, car la peur tue l'esprit. La peur est la petite mort qui conduit a l'oblitération totale. J'affronterai ma peur. Je lui permettrai de passer sur moi, au travers de moi. Et lorsqu'elle sera passée, je tournerai mon oeil intérieur sur son chemin. Et la ou elle sera passée, il n'y aura plus rien. Rien que moi." - Frank Herbert / Dune

    Il est plus facile de rester comme on est. Le changement pourrait être porteur de catastrophe. Donc les souverainistes sont néfastes, ce qui fait que le Canada est le rempart contre la catastrophe.

    3- La malhonnêteté intellectuelle

    Des gens bien informés et peut-être même un peu souverainistes dans le fin fond mais qui vont vanter les mérites du Canada à des fins purement personnelles. Plusieurs politiciens pourraient entrer dans cette catégorie.

    J'ajouterai les "think tanks", éditorialistes, chefs de pupitres, et meneuses de claques médiatiques de tous acabits. La malhonnêteté intellectuelle est une denrée qui s'échange généralement en retour d'une quelconque stabilité économique, via un poste voyant et clinquant. On flatte la vanité des naufrageurs, en leur donnant l'accès à la psyché de la nation via la communication de masse. Attention médiatique et publication d'opus ronflants garantis. L'idéologie crasse et l'opportunisme sert alors de réflexion politique.

    Prodiges de malhonnêteté intellectuelle www.vigile.net/pol/partition/aubinfrancis.html

    4-L'endoctrinement

    Des gens informés, qui sont au courant de l'histoire du Québec, mais qui ont aussi gobé tout ce que les fédéralistes disent et qui finissent par croire que le Canada est mieux que le Québec.

    L'endoctrinement consiste à user avec régularité de divers moyens de pression psychologique comme l'insécurité économique (les camions de la Brinks), l'espoir (Trudeau met sa réputation et son poste en jeu pour transformer la confédération en 1980 ), la culpabilité (la destruction du Canada) ou encore le martèlement indéfini des mêmes affirmations (fiers d'être canadiens), l'entraînement socio-affectif (le love-in pré référendaire et les éternelles rocheuses), etc.

    1) http://bilan.usherbrooke.ca/bilan/pages/evenements
    2) http://bilan.usherbrooke.ca/bilan/pages/evenements

    "Les peuples corrompus préfèrent le bien-être de l'esclavage aux rudes efforts de la liberté. " - John Milton

    5- L'insouciance béate et niaise

    Du genre de ceux qui trouvent que le drapeau canadien est plus beau que le drapeau québécois. Et les rocheuses... Haaaa! Les rocheuses ! De plus, ils trouvent que le Canada, c'est mieux parce que le pays est plus grand.

    Et vive les partisans du plusse meilleur pays du monde, malgré ses quelques 20% d'enfants qui vivent sous le seuil de la pauvreté !

    Les citoyens que l'on a convaincus de la futilité de l'exercice démocratique et qui ne votent plus donnent assurément un avantage aux minorités activistes comme les fondamentalistes chrétiens.

    6- La servilité

    Voilà, une autre raison qui permet de classer du monde comme Claude Ryan, Robert Bourrassa, André Pratte, Alain Dubuc dans le groupe des naufrageurs. Des gens informés et trop intelligents pour se faire endoctriner par des fadaises, mais qui sont quand même de fervents fédéralistes fiers de leur Canada. Je vois juste la servilité pour expliquer ces cas là ou le syndrome de Stockholm.

    "Nobody looks good with brown lipstick on". -Frank Zappa

    Avec ces catégories, je peux classer pratiquement tous les fédéralistes !

    Yep ! Il ne me reste qu'à opiner du bonnet...

    "Le mépris trudeauiste sera donc remplacé par la condescendance conservatrice. On passe du registre de la nation niée à celui de la minorité bien traitée." - Robert Laplante

    "Quelle sorte de violence peut-on utiliser contre l'émancipation d'un peuple ? De quelle sorte de violence peut-on user face au désir d'émancipation d'un peuple ? Les forces armées, le trucage, le vol, les dépenses électorales ? L'un des éléments fondamentaux d'une démocratie, c'est la liberté. Alors jusqu'où va-t-on aller pour bafouer la liberté des individus et d'un peuple finalement ? " - Pierre-F. Côté

    "Nos ennemis sont puissants. Ils ont le pouvoir, l'argent, la force. Nous n'avons que nos rêves, notre volonté, notre détermination. Ils ont la radio, la télévision, les journaux. Nous n'avons que nos bras, nos jambes, nos cerveaux. Ils ont la loi, le nombre, le poids de ce qui a été et de ce qui est. Nous n'avons que l'imagination, le courage, l'espoir. Nous avons la force de ce qui demande à être. La force de ce qui sera. Comme la fleur qui pousse dans une craque d'un mur de béton. Le mur finira par s'écrouler". - Pierre Falardeau

    L'indépendance, c'est le saut que doit faire le Québec hors de la "survivance" pour entrer dans l'existence normale...Sinon, ce qui nous attend, c'est l'extinction graduelle, avec tous les soubresauts de violence anarchique qui accompagnent l'agonie insensée d'un organisme bâti pour vivre. -René Lévesque

  • Claude Jean
    Inscrit
    vendredi 17 avril 2009 07h41
    Un geste à poser envers le Québec
    Lorsque Québec a capitulé devant les troupes anglaises, le 18 septembre 1759, les vainqueurs avaient arraché les armoiries de Québec - une sculpture de Noël Levasseur - pour les transporter à Londres en guise de trophée. La sculpture a été rendue au Canada en 1909. Elle est maintenant exposée au Musée de la guerre à Ottawa. Ne serait-il pas de mise de la restituer à la ville de Québec en cette année? C'est une idée comme ça.

    Pour plus de détails voir le billet de Raymond Lemieux publié dans la revue Québec Science avril 2009

    http://www.cybersciences.com/cyber/fr/magazine/avr

    Je crois que ceci est le geste à poser du gouvernement Fédéral en cette année des commémorations de 1759, M.Ignatieff si vous voulez comprendre le Québec, il faut d'abord lui remettre ce qui lui appartient.

    Voila un geste rassembleur qui rendrai hommage à nos ancêtres en ramenant ces Armoiries sur le territoire du berceau de la Nouvelle-France.

    Pour voir les Armoiries cliquer sur le lien suivant:http://www.cmhg-phmc.gc.ca/cmh/fr/image_132.asp?pa

  • Lorraine Dubé
    Abonnée
    vendredi 17 avril 2009 07h55
    Paroles, paroles, paroles...
    Je le mentionnais à plusieurs reprises lors de commentaires dans cette tribune; sans actes concrets de réconciliation, ce ne sont que paroles vides de la part de Michael Ignatieff. Autre démonstration d'une absence de volonté réelle!

    Surtout, LA VOLONTÉ de ne pas déplaire à son électorat hors Québec.

    Monsieur Ignatieff a l'art de se contredire simultanément par son refus de corriger la discrimination envers le Québec lors de son exclusion en 1982. En s'obstinant de la sorte, il admet par le fait même le peu de crédibilité que nous devons accorder à ses propos. Il n'a aucune alternative, aucune solution...que de beaux voeux pieux accompagnés d'une autre demande de chèque en blanc. Une reconnaissance n'est que symbolique et sans pouvoir si non enchassée dans la constitution.

    Michael Ignatieff courtise les souverainistes en leur demandant ni plus ni moins de courber l'échine et se résigner pour mieux "comprendre l'intensité de l'attachement au Canada qu'ils n'éprouvent pas eux-même."

    Mauvaise foi!

  • laurent matte
    Inscrit
    vendredi 17 avril 2009 08h27
    C'est le début d'un temps nouveau...?
    Après les imbécilités de Jean Chrétien, la naiveté de Stéphane Dion et les dictats de Stephen Harper, il sera peut-être temps d'entendre une voix plus raisonnée, et même passionnée, à la tête de l'état canadien...

  • André Michaud
    Inscrit
    vendredi 17 avril 2009 08h30
    Different de M.Trudeau!!!
    Cette position de M.Ignatief sur le nationalisme le rend diamétralement différent de M.Trudeau.

    M.Trudeau, comme John Lennon dans sa chanson "Imagine" ,voyait le nationalisme comme une idéologie de division et de conflits; point de vue que je partage totalement. Le nationalisme ethnique étant un reliquat du tribalisme ( ma tribu est meilleure que la tienne, ma langue est plus ceci ou ma peau plus cela,les AUTRES sont les gros méchants et NOUS sommes les bons...)

    Les sociétés modernes ne doivent pas être basées sur des trucs ethniques ou religieux; mais sur des droits aux individus.Beaucoup de canadiens de différentes ethnies partagent cette valeur sociale essentielle, au-dessus des mesquineries ethniques et c'est ce qui fait du Canada un pays ou il fait bon vivre, en paix , et dans le respect de la diversité. Au nationalisme ethnique il faut opposer un "patriotisme" à la défense de valeurs communes, au-dessus des mesquineries nationalistes qui frôlent le racisme.

    Cependant la diversité culturelle ne doit JAMAIS être au-dessus des lois et des droits individuels.

    M.Ignatief se met peut-être les pieds dans les plats en tombant dans le nationalisme. Est-ce que chaque ethnie au Canada doit avoir son pays? Donc logiquement chaque tribu amérindiennes avec son territoire, ses lois etc..

  • Richard Gauthier
    Inscrit
    vendredi 17 avril 2009 09h02
    Ignatieff tend la main aux souverainistes!!!
    Il sera le premier à nous botter le cul quand il sera élu majoritairement et nous faire manger des hot-dogs . Il est la continuité de Pierre-Élliott Trudeau. Vous n'avez qu'à lire ses discours et ses ouvrages(Révolution des droits). Il dit que c'est la Conquête qui a assuré la survie d'un Québec démocratique en Amérique du Nord. Avec cette base là, la main va se transformer en pied.

  • Yves Côté
    Abonné
    vendredi 17 avril 2009 09h02
    Personne ne peut se dire contre la vertu mais...
    Personne ne peut être contre la vertu, même tardivement manifestée, mais d'écrire "Il nous faudra comprendre ce que nous avons du mal à comprendre. Nous n'avons pas le choix.".. est une affirmation fausse.
    Le choix, les Canadiens l'ont depuis le début. Tel les Canadiens anglais, les Canadiens-Anglais, les Anglais du Canada et les Anglais l'ont eu avant eux. Ce choix, les Canadiens le repoussent depuis des lustres tel ils le font encore aujourd'hui.
    En dépit de l'opinion de tous les lord Durham de ce monde, mon peuple a une Histoire, une culture et un avenir. La preuve est faite depuis longtemps et pour tous ceux que la chose aurait pu, ou peut, intéresser. Il suffit d'un minimum de clairvoyance pour le constater.
    Les poètes, écrivains, auteurs, compositeurs, musiciens, artistes, journalistes québécois, de même que tous les amoureux de la langue française en Amérique en témoignent depuis, disons-le sans vouloir exagérer la chose, depuis plus de deux siècles.
    Faudrait peut-être aussi que Monsieur Ignatieff le dise en même temps à ses amis dans son livre s'il veut vraiment convaincre les Québécois de sa bonne foi ?
    Mais pour qui prend-t-il les Québécois? Pour une bande d'individus sans mémoire ?
    Peut-être de ses déclarations réussira-t-il à attraper quelques jeunes personnes sans connaissances historique et politique, récentes ou anciennes, peut-être réussira-t-il à raffermir la foi aveuglante de quelques fédéralistes du Québec dans un Canada pur et noble, en dépit des écarts qu'il prend avec les plus élémentaires processus démocratiques, mais ce sera tout.
    Nos anciens ont connus tous les G.E. Cartier du Canada, nous avons rencontré tous les P.E. Trudeau de l'univers, alors maintenant, en plus de se lever de bonne heure pour être pris au sérieux, il faudra à Monsieur Ignatieff plus qu'une série d'actes de contrition et de déclaration d'intention pour que les Québécois renouvellent en version "nouvelle et améliorée" le "beau risque" de René Lévesque !
    Faut pas prendre les gens pour des caves parce qu'ils sont simplement honnêtes et de bonne foi.L'époque des porteurs d'eau est maintenant révolues définitivement. Celle des Nègres Blancs l'est aussi.
    Si le sans doute prochain PM du Canada cherche, stratégiquement, à ce que les Québécois participent à son succès éventuel, avant toute chose, il lui faudra s'engager passablement plus à inscrire leurs droits collectifs de manière formelle dans une Constitution entre deux, ou mieux, entre trois peuples qui ne la reconnaîtront comme valable que par référendum.
    Autrement, pour nous, je crois carrément qu'il perd son temps à écrire de grandes envolées lyriques pour nous convaincre qu'avec lui, le Canada ne sera plus le même sur le plan de la reconnaissance factuelle du peuple québécois.

  • Claude Jean
    Inscrit
    vendredi 17 avril 2009 10h44
    Le pays qui s'ignore
    http://www.aufil.ulaval.ca/articles/pays-qui-ignor

    Le pays qui s'ignore
    John Ralston Saul varlope quelques idées reçues sur le Canada et sur l'imaginaire de ses citoyens

    Par Julie Bouchard

    Pour décaper un vieux meuble encastré dans sa peinture, rien de mieux qu'un bon décapant. Et pour décaper de vieilles pensées solidement encroûtées dans l'imaginaire canadien, rien de mieux qu'un philosophe qui sait écrire et, surtout, qui sait voir les choses autrement, comme John R. Saul.

    L'an dernier, le dernier essai du plus connu des philosophes canadiens paraissait sous le titre Mon pays métis: quelques vérités au sujet du Canada (Boréal). Un livre que le philosophe s'est amusé à découper en trois parties, devant quelques centaines de personnes. Selon lui, «un premier tiers reprend des choses dites à maintes reprises, mais jamais vraiment entendues», un autre tiers traite d'un fantasme canadien inscrit dans la constitution du pays, soit «la paix, l'ordre, le bon gouvernement et le bien-être général», et le dernier tiers est entièrement tourné contre l'élite canadienne qui, selon John R. Saul, ne sait même pas qu'elle ne comprend rien, mais absolument rien au Canada. Trois tiers donc, mais sûrement d'inégales importances, puisque le tout premier a occupé l'essentiel de la conférence organisée par la Chaire La philosophie dans le monde actuel, au Musée de la civilisation, le 7 avril.

    Une civilisation de minorités
    Cette conférence, John R. Saul l'a ouverte par une question: «Canadiens, comment s'imagine-t-on?» Avant d'y répondre, le philosophe a fait un détour. «Il est étonnant de constater combien le Canada occupe peu d'espace dans l'imaginaire mondial», constate celui qui, au détour de ses voyages, glane souvent des commentaires admiratifs sur des artistes comme Robert Lepage, bien connu hors de nos frontières. «Peu importe le nombre de fois que je le répète, les gens n'arrivent jamais à se rappeler qu'il est Canadien. L'idée ne passe pas...» Le Canada aurait donc du mal, selon lui, à se frayer un chemin dans l'imaginaire des autres, mais, plus encore, ce pays ne serait pas celui imaginé par ses propres habitants. À preuve, «nous nous décrivons comme des descendants d'Européens lorsque nous sommes en Europe. Or, si l'Europe a un enfant en Amérique, ce sont les États-Unis! Voilà le pays le plus européen du monde alors que, de tout l'Occident, le Canada est le pays le moins européen qui soit!»

    S'il est vrai qu'il n'y a pas moins européens que nous, alors d'où vient la certitude - largement partagée au Québec -que nous possédons une part de France, de culture latine, d'Europe? «On a réécrit l'histoire pour faire de nous des descendants d'Européens», affirme John R. Saul. Et l'histoire originelle, la véritable histoire, quelle serait-elle? «Nous sommes une civilisation d'inspiration autochtone. Nous sommes une civilisation circulaire, c'est-à-dire non linéaire et non rationnelle. Le modèle européen, basé sur la pensée monolithique et rationnelle, ça ne marche pas chez nous, mais ce qui marche ici, c'est le modèle de la complexité. Et le représentant le plus parfait de la complexité, c'est le métis.» Une pensée qui remet en question bien des idées reçues sur le Canada et qu'il vaut mieux suivre dans Mon pays métis pour la saisir entièrement, même si John R. Saul a livré quelques indices supplémentaires en ce soir d'avril.

    «Nous sommes une civilisation de minorités», affirme le philosophe qui dit situer son discours au-delà de nos habituels débats politiques. Plus loin, il demande: «Combien de langues sont parlées au Canada? Cinquante-trois, et 45 sont en danger. Des langues qui sont autant de portes ouvertes sur l'inconscient canadien», mais des portes dont nous ignorons selon lui l'existence. «Le ciment canadien, notre pilier, est composé de trois éléments: anglais, français et autochtone. Et nous ne pouvons fonctionner que si chacun de ces éléments est fort». Comme nous connaissons l'actuelle situation des nations autochtones au Canada, nous pouvons penser que le pays pourrait mieux se porter

  • Robert M. David
    Abonné
    vendredi 17 avril 2009 11h36
    L'énigme Ignatieff
    Telle une matriochka, nous découvrons Michael Ignatieff par étapes, du grand personnage extérieur vu de tous, aux couleurs saisissantes et formes attrayantes si imparfaites, au plus petit de son être.

    Et tout comme ces poupées russes insérées l'une dans l'autre, aussitôt que la dernière est exposée nous nous empressons de découvrir la prochaine, ne sachant combien de couches ou de surprises nous attendent.

    Qu'a-t-il en tête lorsqu'il parle de faire du Canada un grand pays ou, plus pertinent, du défi qu'ils lancent à ses concitoyens et concitoyennes à savoir si nous avons ce qu'il faut pour devenir grand? Comment loin est-il prêt à aller dans la reconnaissance et le respect du rêve et de l'attachement de l'autre solitude ou, plus délicat encore, comment promouvoir cette empathie mutuelle et la faire déboucher sur des comportements différents?

    Et que dire du «droit d'ingérence» et «de la responsabilité de protéger» chers à beaucoup d'intellos de gauche dont Bernard Kouchner, Lloyd Axworthy et Ignatieff lui-même. Sont-ils circonscrits et exigent-ils des approches autres que militaire? Autre question: son amour récent pour les sables bitumineux albertains est-il strictement électoraliste ou davantage stratégique pour mieux pouvoir convaincre leurs promoteurs d'ici peu de l'obligation de les développer dans le respect de l'environnement afin que son pétrole soit accepté aux É.-U. et au Canada?

    Autant de questions et d'autres encore dont nous espérons découvrir les réponses si pas concurremment, à tout le moins successivement. Mais tout comme ces matriochkas, cela exige à la fois un effort de la part de l'artiste qui veut bien dévoiler son oeuvre et de son public pour aller au fond des choses une fois sa curiosité soulevée.

    Robert M. David

  • Pierre Rousseau
    Inscrit
    vendredi 17 avril 2009 12h09
    Voeux pieux d'un politicien pour être élu!
    En tant que fédération, le Canada fonctionne relativement bien mais c'est surtout parce que la majorité anglophone domine avec sa vision centralisatrice et unitaire contrairement à la minorité francophone qui est partagée entre une vision centralisatrice pour le Québec mais décentralisatrice pour le Canada. Ceci dit, le comte Ignatieff parle aux francophones alors qu'il faudrait plutôt qu'il parle aux anglophones...

    Lui qui comprend si bien le Canada (anglais surtout!), devrait savoir que les Anglo-canadiens sont centrés sur eux-mêmes et pour la majorité, le monde se compose strictement des pays anglophones, les USA, l'Australie, la Nouvelle-Zélande et le Royaume-Uni en particulier. De plus, contrairement aux francophones, ils sont attachés à des institutions typiquement britanniques comme la monarchie et les systèmes politique et électoral (uninominal à un tour qui cause une distortion du vote et, en conséquence de la démocratie). Enfin les Anglo-canadiens ne voient pas les francophones comme des égaux mais plutôt comme une minorité parmi les autres, car pour la majorité d'entre eux, la démocratie c'est la loi de la majorité et les minorités peuvent recevoir leurs «faveurs» mais à certaines conditions.

    Pour les francophones, sacrifier leur vision du Canada en faveur de l'approche anglo-canadienne équivaut au suicide collectif en tant qu'entité socio-politique et culturelle. C'est donc la majorité anglo-canadienne que le comte Ignatieff doit convaincre que des changements drastiques sont nécessaires pour adapter la fédération aux besoins des francophones, ce qui ne risque pas d'arriver de si tôt! S'il entreprend cette démarche et obtient un certain succès auprès de nos compatriotes anglophones, alors ce sera la preuve qu'il est sincère et peut effectivement sortir notre pays de son impasse. Sinon, ce sera toujours la même chanson et les francophones, en particulier ceux du Québec, devront faire en sorte d'assurer leur survie en tant que collectivité socio-culturelle. Le fardeau de la preuve lui incombe sinon ses belles paroles ne sont que ça, des paroles, pas des actes, et elles vont tomber dans l'oreille de sourds! Le chant des sirènes? On nous l'a déjà servi et c'est «non merci»!

  • Jean-Renaud Dubois
    Abonné
    vendredi 17 avril 2009 12h32
    Ça part mal une tentative de rapprochement et de se serrer la main , ça madame!!!
    Bonjour Madame Buzzetti,

    ..........« Il faut imaginer le pays comme pourrait le voir un Québécois, un Québécois qui n'a jamais été attaché au
    drapeau, au Parlement et à l'évocation des sacrifices qui nous émeuvent parfois aux larmes. » Wow!
    ..........« Voici un concitoyen qui a voté "Oui" aux référendums de 1980 et de 1995 pour diviser le pays, écrit-il » Wow!

    Ignatieff, « le cosmopolite » , qui n'a pas le choix de se renier pour ne plus se le faire reprocher(qu'est-ce que l'on ne ferait pas pour le pouvoir?), tend la main aux souverainistes selon Hélène Buzzetti.

    Je n'ai pas lu ce livre mais je comptais sur vous et d'autres pour en faire le résumé...

    Ben là, à vous lire, je cherche toujours la main tendue ma chère Hélène! À moins que vous en ayez oublié des bouts...

    Au contraire, il ne propose rien de concret et même... il en rajoute en nous disant que nous ne sommes pas :

    - « attaché au drapeau...(...) à l'évocation des sacrifices qui nous émeuvent parfois aux larmes.»

    - « concitoyen qui a voté "Oui" (...) pour diviser le pays »

    Ça part bien une tentative de rapprochement et de tendre la main, ça madame!

    J'écoutais ce matin Petrowski et Legault à la SRC, et je peux dire qu'eux cherchent encore la main tendue!

    Bonne journée,

  • Alain Legault
    Inscrit
    vendredi 17 avril 2009 12h35
    M. Claude Archambault
    Pouvez-vous elabore sur la ou les visions de M.iganatieff,les vraie et les fausses visions(sic)il propose quoi a la nation quebecoise au juste ,peut on l inscrire dans le preambule de la constitution ou au moins creer un pamphlet qui si rattache.........le lire a l exterieur de la chambre des communes peut-etre!!!!!!!!!!

  • Yves Babin
    Inscrit
    vendredi 17 avril 2009 12h43
    @ M. Archambault
    Encore du fiel de votre part! Vous ne méritez pas qu'on vous publie tant vos propos sont acerbes et nauséabonds. Souhaiter la mort des "séparatisss" purs et durs dans les dix ans à venir est pour le moins impardonnable.

  • Jean-Renaud Dubois
    Abonné
    vendredi 17 avril 2009 12h49
    Monsieur Couture : Bravo!
    Bonjour M. Couture,


    Toutes mes félicitations pour cet excellent texte!


    Bonne journée,

    Jean-Renaud Dubois
    Sainte-Adèle

  • Jean Desjardins
    Abonné
    vendredi 17 avril 2009 13h58
    Ce matin, Iggy s'est fait rouler dans la farine...
    J'inviterais celles et ceux qui veulent en savoir un peu plus sur la profondeur des sentiments de Michael Ignatieff envers les Québécois d'aller écouter l'entretien de ce dernier, ce matin, à l'émission de Christiane Charette. Édifiant. Que d'écart entre la parole (les promesses) et le passage à l'acte de ce pseudo-visionnaire !

    Je voudrais féliciter Josée Legault pour l'élégance avec laquelle elle a roulé dans la farine le pauvre Michael Ignatieff au cours de cet entretien. Questions pertinentes, d'une logique implacable, posées très respectueusement, qui ne laissaient aucune place aux 'sparages' . De la grande classe !

    Je comprends le malaise apparent de Christiane Charette qui a la grande qualité d'être très gentille avec ses invités ...mais qui a le vilain défaut d'être trop gentille avec ceux, parmi ses invités, qui ont la fâcheuse manie de ne pas répondre aux questions embarrassantes qui leur sont légitimement posées. Merci, Josée Legault, pour ces instants de pur délice.

    Pour terminer, je dis à madame Buzzetti : Non, Michael Ignatieff ne tend pas la main aux souverainistes. Il leur dit tout simplement de plier l'échine et de se la fermer...

    Jean Desjardins
    Ville de Laval

  • Lorraine Dubé
    Abonnée
    vendredi 17 avril 2009 15h25
    @ monsieur Jean-François Couture
    Vous le décrivez bien dans votre long texte:

    "Que les naufrageurs s'avisent, par quelque retord nationaliste, d'octroyer un brin de légitimité aux remontrances; leurs frères d'armes la rejettent du revers de la main, d'un siècle à l'autre."

    "Qu'ils se précipitent béats sur quelques miettes sans valeur juridique ou constitutionnelle coule de source."

    "L'aveuglement est plus tributaire d'un vicieux syndrome de Stockholm qu'une analyse cartésienne."

    Bravo!!!

  • Michel Galarneau
    Abonné
    vendredi 17 avril 2009 16h01
    I remenber.
    Sa neprend pas la tête à Papineau,200 ans àse faire... et arrive le sauveur un autre. Non merci

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