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Loi controversée sur la place des femmes chiites dans la société - Le Canada sait depuis octobre que l'Afghanistan veut renouer avec le passé

L'organisme Droits et démocratie discute du projet de loi avec les autorités canadiennes à Kaboul depuis six mois

Alec Castonguay   9 avril 2009  Canada
Photo : Agence Reuters
L'ambassade canadienne à Kaboul et des représentants de l'ACDI savaient depuis octobre dernier qu'une loi controversée limitant le droit des femmes était en préparation au sein du gouvernement afghan. Mais Ottawa n'a pas réagi avant la semaine dernière.

Ottawa — Les porte-parole des ministres Lawrence Cannon et Bev Oda ont affirmé hier que l'information sur la controversée loi afghane en préparation ne s'est pas rendue jusqu'à Ottawa avant la semaine dernière. On soutient ne pas savoir ce qui s'est passé dans la chaîne de commandement, alors que certains fonctionnaires le savaient depuis six mois.

La loi afghane qui a enflammé la communauté internationale a été suspendue par le ministère afghan de la Justice il y a quelques jours. Elle doit être révisée par le gouvernement Karzaï, qui veut s'assurer qu'elle est conforme à la Constitution du pays.

Le texte controversé, approuvé en catimini par le Parlement afghan en février puis signé par le chef d'État Hamid Karzaï à la fin du mois de mars, prévoit un code de la famille séparé pour la minorité chiite. La loi interdit à une femme chiite de refuser des relations sexuelles à son mari, ce qui a fait dire à plusieurs que la législation légalise le viol conjugal. Le nouveau code limite également la liberté de mouvement des femmes et leurs droits en cas de divorce.

Stephen Harper s'est dit «très préoccupé» par cette loi et a demandé son retrait. Le ministre Stockwell Day, responsable de l'Afghanistan au cabinet, a condamné cette loi à la Chambre des communes. «Nous demandons sans équivoque au gouvernement afghan de respecter ses obligations en matière de droits humains, particulièrement en ce qui concerne les femmes», a-t-il dit le 2 avril.

Le gouvernement canadien a officiellement protesté auprès de l'ambassadeur afghan à Ottawa le 3 avril dernier. Les ministres canadiens ont affirmé ne pas avoir été mis au courant de l'existence de cette loi avant le début de la controverse, lancée par les agences de presse en Afghanistan la semaine dernière. «Ce n'était sur l'écran radar de personne», a notamment affirmé Stockwell Day.

Un rapport dès octobre

Or, l'ambassade canadienne à Kaboul et des fonctionnaires de l'Agence canadienne de développement international (ACDI) étaient bien au fait que cette loi était en préparation. L'organisme non gouvernemental (ONG) Droits et démocratie, basé à Montréal, affirme être en contact étroit avec les représentants canadiens à ce sujet depuis six mois. L'organisme a un bureau à Kaboul, en partie financé par le gouvernement canadien.

Droits et démocratie a remis à l'ACDI en octobre un rapport faisant état de ses inquiétudes concernant le développement de cette loi. Il était clairement indiqué que certains droits des femmes étaient en jeu. Le contenu exact de la législation n'était toutefois pas encore clair à l'époque.

L'ONG affirme avoir travaillé avec les éléments plus progressistes de la société afghane pour faire supprimer des passages encore plus extrêmes de la législation, notamment le droit de se marier avec une fillette de neuf ans et l'interdiction faite à la femme de travailler sans l'accord du conjoint.

Les représentants canadiens «étaient au courant que cette loi était en développement, mais comme nous, ils ont été surpris de la rapidité avec laquelle elle a été adoptée», a dit Rémy Beauregard, président de Droits et démocratie, à l'hebdomadaire spécialisé Embassy, distribué à Ottawa.

Son collègue Razmik Panossian, directeur du développement de l'organisme à Kaboul, ajoute: «Tout le monde à Kaboul et ailleurs savait que cette version était l'un des projets de loi à l'étude au Parlement».

Steve Smith, porte-parole de Droits et démocratie à Montréal, a confirmé les faits au Devoir, notamment l'existence du rapport, mais a refusé d'élaborer. «Notre enjeu actuel, c'est la loi afghane, pas ce qui s'est passé au Canada et qui le savait», a-t-il dit.

Réactions des ministres

Contactés par Le Devoir, les différents bureaux de ministre se sont vivement défendus d'avoir été au courant de la situation. «Les éléments inclus dans la version finale de cette loi étaient inconnus jusqu'à la semaine dernière, affirme Jean-Luc Benoît, porte-parole de la ministre Bev Oda, à l'ACDI. Nous avons pris connaissance du contenu et de son adoption en même temps que tout le monde, alors que la nouvelle a été rapportée par les médias internationaux.»

Du côté du ministre Lawrence Cannon, aux Affaires étrangères, on affirme avoir appris la nouvelle lors de la conférence internationale sur l'Afghanistan, à La Haye, le 31 mars dernier. «J'étais avec le ministre quand il l'a su, explique son attachée de presse, Natalie Sarafian. Il a trouvé ça extrêmement préoccupant et a rapidement été voir la délégation afghane pour en discuter. Depuis, on suit le dossier de près.»

Une source à l'ACDI a affirmé au Devoir qu'il est difficile de faire pression sur un pays souverain comme l'Afghanistan avant qu'une loi ne soit adoptée. «Il faut attendre un document officiel avant de réagir. On ne savait pas les détails de cette loi.»
 
 
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  • Serge Charbonneau - Abonné
    9 avril 2009 05 h 02
    Combien de barils de pétrole vaut une vulgaire femme ?
    Vous vous souvenez des Armes de Destruction Massive?

    En tout cas, J'espère bien que vous vous en souvenez, moi je m'en souviens.
    Je me souviens même du discours de De Villepin qui a reçu des applaudissements bien sincères à l'ONU.
    Plusieurs savaient que les ADM étaient une farce grotesque, un prétexte d'une malhonnêteté incroyable pour procéder au carnage et envahir l'Irak. Un MENSONGE, un horrible mensonge qui coûta la vie à des centaines de milliers d'Irakiens, d'Irakiennes et de leurs enfants.

    Les femmes afghanes ont servi en grande partie exactement comme les ADM pour l'Irak.
    L'Irak avait Saddam le sanguinaire et sa menace (sic) pour le monde.
    L'Afghanistan avait les Talibans à qui on a fait endosser le 11 septembre 2001 et bien sûr la condition des femmes afghanes.
    La déplorable condition des femmes est venue chercher émotivement notre bénédiction pour tuer les barbares et détruire complètement ce pays de souffrances.

    La condition des femmes, difficile de trouver un dossier plus vrai et plus sérieux. Mais tout comme les ADM dont tous les gens rationnels savaient bien que leur existence n'était qu'un mensonge et un prétexte, la condition des femmes, quant à elle, bien qu'elle soit terriblement réelle, n'est rien d'autre qu'un horrible prétexte. Horrible parce que ce prétexte est bien réel et parce que rien n'a été fait pour les femmes, quoi que l'on dise, quoi que la propagande de crayons ou de Joe Louis dise.

    C'est une honte. Une honte de voir après plus de sept longues années, les femmes afghanes toujours vivre comme des animaux de compagnie sous leur burka.
    La propagande nous a jeté de la poudre aux yeux pour qu'on se les ferme et pour que l'on accorde notre sainte bénédiction. Comme disait notre imbécile à Labeaume: "Il faut tuer les barbares!"

    Sur les ADM, j'espère que vous vous en souvenez, on a dit que le régime Bush a menti 935 fois, pendant quelques mois sur ce seul thème.

    Combien de fois nous a-t-on honteusement menti sur la volonté de changer la condition des femmes en Afghanistan?
    Sans doute des centaines et des centaines de fois.
    La réalité est là qui nous saute au visage. Les massacres et l'occupation de ce pays n'avaient absolument pas pour objectif d'améliorer les conditions de vie de ces pauvres femmes afghanes. Ouvrez vos yeux et voyez-les.
    Voyez le sort qu'a eu ce pauvre Perwiz Kambakhsh. Ce jeune homme de 23 ans a été condamné à mort pour AVOIR OSÉ S'INFORMER sur les droits des femmes. Il a eu la vie sauve grâce aux pressions de l'opinion mondiale. Si ça n'avait été que de l'armée d'occupation, il serait mort. Ce n'était qu'un jeune flo et journaliste de surcroit qui avait en plus eu le front de parler de la condition des femmes. Blasphème! Il méritait de se faire lapider.

    Sous le régime corrompu Karzaï, on ne remet pas en cause la façon dont on s'occupe de nos animaux de compagnie et ça, le régime Harper, le régime Bush respectaient cette facette de ce gouvernement démocratique afghan.

    Aujourd'hui, les médias se remuent le poil des jambes, parce que Karzaï a fait la gaffe de divulguer innocemment la réalité.
    Il a fallu quelques mots pour que nos braves "journalistes" qui n'ont rien de journaliste, mais qui sont des porte-parole de la propagande formatée, il a fallu quelques mots pour qu'ils osent nous parler de cette réalité qui nous saute à la figure, comme l'absence des ADM nous sautait à la figure.

    Lorsque je pense aux ADM, à tous ces morts, à ce pays détruit...
    Lorsque je pense à la condition des femmes afghanes, aux enfants et aux innocents massacrés...
    J'enrage. Lorsque je pense à l'Arabie saoudite, le pire endroit où les femmes sont des moins que rien, où leur dignité est totalement bafouée et que je vois le respect qu'on a pour ce pays, je vomis.
    En plus, c'est de ce pays que tous les terroristes du 11 septembre venaient et en plus, il semble qu'on ait de multiples preuves qui démontrent que l'argent ayant servi à financer le 11 septembre 2001 venait de cette "barbare" Arabie saoudite. Non pas qu'on doive bombarder ce pays, tout massacrer et envahir, mais on devrait au moins le dénoncer et cesser nos relations politiques. Mettre un embargo sur son pétrole et l'isoler comme on isole Cuba, le Zimbabwe ou la Corée du Nord. Mais disons que leur pétrole.... ce n'est pas tout à fait du sucre cubain.

    La femme ne vaut pas un seul baril de pétrole.

    Serge Charbonneau
    Québec
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  •  
  • Serge Charbonneau - Abonné
    9 avril 2009 06 h 05
    Les médias internationaux font découvrir l'Afghanistan au régime Harper
    « Loi controversée sur la place des femmes chiites dans la société - Le Canada sait depuis octobre que l'Afghanistan veut renouer avec le passé »


    QUEL TITRE !

    « Loi controversée »
    "Controversé" qui veut dire qui soulève le débat, la polémique.
    Cette loi soulève la polémique! On ne sait pas trop. Elle est peut-être bonne, elle n'est peut-être pas tout à fait à point. C'est une loi controversée.

    En plus, ça ne concerne que les chiites, juste les chiites, vous savez la femme chiites... Bah! Bien sûr ce sont des femmes, mais n'oubliez pas ça ne s'applique qu'aux chiites, pourquoi donc en faire tout un plat?

    Le Canada sait...
    LE CANADA SAIT !

    Le Canada sait depuis le début que les femmes en Afghanistan c'est de la merde.
    Et il s'en fout le Canada. Les femmes... il y a des choses plus sérieuses, voyez-vous.

    La dignité humaine des femmes... pfff!

    L'Afghanistan veut «renouer» avec son passé !
    Vous nous prenez pour des malles de voyage ?

    L'Afghanistan n'a cessé de vivre au passé. Il ne s'agit pas de «renouer» mais tout simplement de continuer à vivre avec cet apartheid sexuel.

    «Ottawa n'a pas réagi avant la semaine dernière»
    Et Ottawa ne réagira pas. Bah! Il y aura bien quelques pirouettes médiatiques pour remettre la burka sur l'affaire, mais la réalité continuera son petit bonhomme de chemin. On ne change pas les mentalités d'un pays en massacrant et en écrasant, on les renforce. Aucune guerre n'a été bonne pour les femmes. C'est en période de guerre et de conflit armé que les femmes deviennent du butin de victoire.

    Rien n'est pire pour les femmes qu'un conflit armé.
    Parlez-en aux Françaises, aux Allemandes, aux Japonaises, aux Chinoises, aux Soudanaises, aux Congolaises, aux Bosniaques, aux... Afghanes.

    C'est à vomir de dégoût lorsqu'on nous rapporte les propos de Cannon ou de Oda (une femme!!!)

    Ça fait vomir de lire:
    «La loi afghane qui a enflammé la communauté internationale a été suspendue par le ministère afghan de la Justice il y a quelques jours. Elle doit être révisée par le gouvernement Karzaï, qui veut s'assurer qu'elle est conforme à la Constitution du pays.»

    Des mots, des mots, comme si les mots redoraient la sale réalité.
    Près de huit ans d'occupation et de massacre et toujours cette réalité, bien réelle!
    Croyez-vous que la vente de burka va diminuer parce que « La loi a été suspendue » ?

    Non, mais!

    « Elle doit être révisée pour s'assurer qu'elle est conforme à la Constitution du pays.»
    La «constitution» !
    Il suffit de la rendre conforme et hop ! Mes petits zamis vous pouvez continuer de profiter de vos animaux de compagnie comme bon vous semble !
    Ce sera révisé et rendu conforme à la « constitution » "démocratique", car ici (en Afghanistan), c'est la démocratie à l'état pur.

    « Le nouveau code limite également la liberté de mouvement des femmes et leurs droits en cas de divorce. »
    C'est tout normal qu'on insère dans la «constitution» cette réalité.
    On prévoit aussi insérer le port obligatoire de la laisse pour la femme.
    Cette nouvelle loi a pour objectif de les protéger lorsqu'elle traverse la rue derrière leur époux.

    Pour éviter que les femmes se blessent ou se pendent avec ces nouvelles laisses protectrices, on obligera que la laisse soit en fonction du poids de la femme. La laisse devra obligatoirement avoir un point de rupture inférieur au poids de la femme pour éviter ainsi tout accident fâcheux pouvant entraîner sa perte (perte de la femme et non de la laisse).
    «Stephen Harper s'est dit «très préoccupé» par cette loi»
    On le comprend et les femmes du monde entier le remercient les larmes aux yeux.

    Stephen Harper, dans un geste courageux sans précédent, a même demandé le retrait de la loi controversée.
    Même le féministe Stockwell Day a condamné cette loi: «Nous demandons sans équivoque au gouvernement afghan de respecter ses obligations en matière de droits humains, particulièrement en ce qui concerne les femmes»

    Stockwell Day a aussi admis avoir le radar éteint: «Ce n'était sur l'écran radar de personne».
    De personne ? Voyons, depuis six mois certains voyaient venir «la chose» sur leurs écrans.
    Il semble même qu'on ait fait supprimer «des passages encore plus extrêmes de la législation». Sans aucun doute on fait ici référence au port de la laisse.

    Les mariages à 9 ans et le travail sans permission, voyons vous voulez rire, mais ce n'est vraiment rien d'extrême. En Afghanistan pays libéré des Talibans depuis sept longues années, maintenant civilisé et démocratique, c'est tout ce qu'il y a de naturel et ça n'empêche nullement la construction de tous les oléoducs que vous voulez.

    On remarque que bien des ministres du régime Harper ne savaient absolument rien. D'ailleurs, plusieurs d'entre eux ont été stupéfaits d'apprendre, via les communiqués des médias internationaux, l'existence même de l'Afghanistan.
    «Depuis, on suit le dossier de près.»

    «Il est difficile de faire pression sur un pays souverain comme l'Afghanistan»

    C'est beaucoup plus simple sur la Palestine, Cuba, la Birmanie, l'Iran ou la Corée du Nord.


    Serge Charbonneau
    Québec
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  •  
  • Jean-François Couture - Inscrit
    9 avril 2009 08 h 18
    Entre obscurantistes faut bien se protéger !
    Les cris et chuchotements des Flinstones torries ne sont qu'hypocrites au mieux.

    Ces mêmes fondamentalismes se servent de l'appareil gouvernemental pour imposer leur ignorance crasse.

    Honte à tous et chacun pour ce minable théâtre guignol ou l'on tue, viole et réprime sauvagement femmes et enfants en toute impunité !

    Que nos jeunes québécois meurent pour ÇA devrait nous révulser !

    « On croit mourir pour sa patrie et l'on meurt pour les industriels. » - Anatole France

    "Plus on est ignorant, moins on s'en aperçoit." - Louis Pasteur
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  •  
  • Roland Berger - Abonné
    9 avril 2009 17 h 25
    À Serge Charbonneau
    Même pas un litre. Étaient totalement inconscients ceux qui ont pensé que la mission américaine en Irak et en Afghanistan avait comme motif important la libéralisation des femmes de ces pays. Étaient bien hypocrites ceux qui ont pensé que le sort que les chiites mâles veulent continuer de réserver à leurs épouses diffère fondamentalement de celui des femmes catholiques d'Europe et d'Amérique qui doivent respecter les besoins sexuels de leur mari pour assurer l'augmentation du troupeau des fidèles.
    Roland Berger
    St-Thomas, Ontario
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  • Martine Tiramani - Inscrite
    9 avril 2009 21 h 18
    on est pas mal imbecile
    c est horrible que notre gouvernement n a pas agi avant. karzai est un hypocrite et peureux de laisser quelque chose de la sorte se produire.voyons si une fille dans une famille doit vivre un sort de la sorte parce que elle est nee dans la mauvaise religion. et nous les imbecile on envoye tuer nos jeunes soldats et et on envoye de l argent pour rebatir ce pays.
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