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G20: pour un «nouvel ordre mondial»

1000 milliards de plus pour les économies en difficulté. Les paradis fiscaux et les fonds spéculatifs dans le collimateur. Nouvelle autorité financière internationale. Frein aux salaires des patrons.

Éric Desrosiers   3 avril 2009  Canada
Barack Obama, le président italien Sylvio Berlusconi et le président russe Dmitri Medvedev, à l’issue du Sommet du G20 à Londres.
Photo : Agence Reuters
Barack Obama, le président italien Sylvio Berlusconi et le président russe Dmitri Medvedev, à l’issue du Sommet du G20 à Londres.
Qualifiant leur geste de «tournant historique», les pays du G20 ont convenu, hier, à Londres, de renforcer la régulation financière internationale et d'injecter 1000 milliards de plus en prêts aux économies en difficulté et en aide au commerce.

Les dirigeants des 20 plus grandes économies industrialisées et émergentes ont notamment annoncé la création d'une nouvelle autorité de surveillance internationale ainsi que la mise en place de nouvelles règles communes en ce qui a trait à la rémunération des dirigeants de banque, aux paradis fiscaux, ou encore à l'ensemble des acteurs importants du marché financier, y compris les fonds spéculatifs et les agences de notation. À défaut de s'entendre sur le besoin de mettre encore plus d'argent dans leurs plans de relance économique, ils ont également promis de tripler le financement du Fonds monétaire international (FMI) et d'allouer 250 milliards de plus à l'aide au commerce.

Les 20 chefs de gouvernement sont sortis presque euphoriques de leur réunion, qui n'aura pas duré 24 heures. Leur hôte Gordon Brown, premier ministre britannique, a salué l'avènement «d'un nouvel ordre mondial» marqué par «une nouvelle ère de coopération internationale».

Barack Obama a qualifié l'événement de «tournant» dans l'actuelle crise économique. «Nous avons appris les leçons de l'Histoire», a poursuivi le président américain, qui effectuait sa première grande sortie officielle à l'étranger. «Après des semaines de négociations prudentes, nous nous sommes mis d'accord sur une série de mesures sans précédent pour rétablir la croissance et empêcher une crise comme celle-ci de se produire à nouveau.»

La chancelière allemande, Angela Merkel, a parlé d'un «compromis historique pour une crise exceptionnelle». Le directeur général du FMI, Dominique Strauss-Kahn, du «plus grand plan de relance coordonné jamais décidé».

Certains se sont même avoués surpris d'un tel succès. «Pour dire la vérité, c'est au-delà de ce qu'on avait imaginé», a déclaré le président français, Nicolas Sarkozy. «Pour toutes les mesures, il y a une méthode, il y a un calendrier et un responsable.» Le président de la Commission européenne, José Manuel Barroso, a qualifié les résultats de «plus ambitieux qu'attendu».

Le Canada s'est joint au concert d'autocongratulations. «On n'a jamais vu de réaction aussi rapide et aussi coordonnée de la part de la communauté internationale», a déclaré le premier ministre, Stephen Harper. «Je crois que les pires aspects de l'instabilité [économique mondiale] sont derrière nous.»

De la confrontation à l'entente

On avait beaucoup parlé, ces dernières semaines, de l'opposition qu'il y avait entre, d'un côté, les États-Unis, le Japon et le Royaume-Uni, et de l'autre, la France et l'Allemagne, à propos de ce qui devait constituer la priorité de ce sommet. On disait que les uns réclamaient d'abord et avant tout plus d'argent pour la relance économique mondiale, mais que les autres voulaient surtout un resserrement des règles internationales de la finance afin d'éviter que ne se répète une pareille crise.

Dans leur communiqué final, les pays du G20 n'ont pris hier aucun nouvel engagement en matière de relance économique. Les mesures déjà annoncées devraient totaliser 5000 milliards $US d'ici la fin de 2010, ont-il assuré. On a quand même promis de «fournir tous les efforts budgétaires nécessaires pour restaurer la croissance».

On s'est toutefois engagé à ajouter 500 milliards aux 250 milliards de financement dont dispose déjà le FMI pour venir en aide aux pays en difficulté sous forme de prêts. L'institution internationale sera aussi autorisée à émettre des droits de tirage spéciaux (DTS) afin de pouvoir offrir, presque gratuitement, jusqu'à 250 milliards de nouvelle liquidité aux pays qui en auront besoin, notamment les plus pauvres. Un autre 250 milliards sera offert sous forme de crédits à l'exportation et d'aide à l'investissement pour stimuler le commerce. On parle au total d'environ 1100 milliards supplémentaires.

Resserrement de la régulation

D'importants engagements ont également été pris en matière de resserrement de la régulation des marchés financiers. Les membres du G20 ont annoncé le remplacement du Forum de stabilité financière du G8 par un nouveau Conseil de stabilité financière du G20 aux pouvoirs élargis en matière de détection et d'alerte en cas de pratiques économiques ou financières dangereuses. Ils ont réitéré leur promesse d'accorder plus d'influence au sein du FMI aux puissances émergentes, comme la Chine, en échange d'une contribution financière plus généreuse à son fonctionnement.

Les 20 pays ont aussi promis d'élargir leurs régulations financières nationales à tous les acteurs et les marchés importants, y compris les fonds spéculatifs et les agences de notation. Ils ont annoncé que les grandes entreprises financières devront dorénavant conserver des réserves plus importantes afin de faire face à d'éventuels coups durs. Ils se sont engagés à mettre en place des principes «fermes» sur la rémunération dans les compagnies. Ils ont dit avoir convenu d'une approche commune sur la manière de libérer les banques de leurs «actifs toxiques».

On a aussi déclaré la guerre aux pays qui recourraient au protectionnisme ainsi qu'aux paradis fiscaux qui refuseraient de dévoiler des informations à la demande. Dans les deux cas, on entend faire pression sur eux en instaurant un système de dénonciation public qui pourrait ensuite mener à des sanctions.

On n'a d'ailleurs pas tardé à passer de la parole aux actes, l'OCDE dévoilant immédiatement après la fin du Sommet de Londres une première liste noire de paradis fiscaux comprenant le Costa Rica, la Malaisie, les Philippines et l'Uruguay. Les paradis fiscaux les plus connus, comme la Suisse ou le Luxembourg, ont échappé de justesse à la liste de déshonneur grâce à des changements apportés à leurs législations au cours des dernières semaines.

Les marchés sont contents

Les dirigeants politiques du G20 n'étaient pas les seuls, hier, à être euphoriques. Les conclusions du Sommet de Londres ont aussi eu l'heur de plaire aux principales places boursières du monde. À New York, le Dow Jones a gagné 2,8 %, alors qu'à Toronto, l'indice S&P/TSX s'est apprécié de 1,5 %. Les gains ont été encore plus marqués à Londres (+ 4,3 %), Francfort (+ 6,1 %), Paris (+ 5,4 %), Tokyo (+ 4,4 %) et Hong Kong (+ 7,4 %). Le prix du pétrole a suivi le même chemin, avec une hausse de 4,25 $, à 52,64 $ le baril.

Les organismes humanitaires et les écologistes ont dit vouloir attendre de voir ce que valaient vraiment toutes ces promesses avant de se prononcer. «Des paroles seules ne peuvent sauver la vie d'un enfant, mais le sommet offre une lueur d'espoir», a commenté Adrian Lovett, porte-parole de l'organisation Save the Children.

Le Sommet de Londres était la deuxième réunion des dirigeants des pays du G20. La première s'était tenue en novembre à Washington et avait servi à établir les grands principes de ce qui allait venir. Une troisième réunion devrait se tenir en septembre à New York pour faire une première évaluation du chemin parcouru.

***

Avec l'Agence France-Presse, la BBC, La Presse canadienne
 
 
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  • Serge Charbonneau
    Abonné
    vendredi 3 avril 2009 03h14
    Un grand cirque est terminé, mais le cirque médiatique continue
    Le grand cirque est fini.

    Tout un cirque, les journalistes vont maintenant chercher quoi dire. Ils devront ranger leur boule de cristal à courte vue.
    Leur boule de cristal si souvent utilisée, qui leur permet de nous prédire l'avenir et qui leur empêche de voir le présent.

    Le «bras de fer»!
    Vous souvenez-vous, pendant des jours on nous a parlé du «bras de fer», il n'y en avait que pour le «bras de fer». C'était pour être terrible cet affrontement entre Obama le borné et Sarkozy le réformateur.

    La brillante analyse de Radio Canada:
    « Le G-20 divisé entre relance et régulation »
    "Depuis quelques jours, un bras de fer..."
    http://www.radio-canada.ca/nouvelles/Economie-Affa

    Le Parisien, une observation nous menant vers le futur affrontement:
    « G 20 : Sarkozy et Merkel jouent les trouble-fête »
    "Prêt pour la bagarre !... Sarkozy... la moralisation des marchés face aux réticences affichées par Barack Obama"
    http://www.leparisien.fr/economie/g-20-sarkozy-et-


    Serge Truffaut dans le Devoir voyait aussi l'affrontement à l'horizon:
    « ...à quelques jours du sommet du G20, Geithner ainsi que la Maison-Blanche s'affichent enclins à poursuivre le bras de fer avec leurs homologues.»
    http://www.ledevoir.com/2009/03/24/241391.html


    Et v'lan ! Aucun «bras de fer»
    Les boules de cristal, les journalistes du futur se sont tous trompés.
    Mais peu importe, l'affrontement a bel et bien eu lieu, dans tous les journaux quelques jours avant l'événement. Ce bel événement fabriqué a évité aux journalistes de bien faire leur boulot, c'est-à-dire, nous expliquer avec faits à l'appui, la situation actuelle du monde.
    Il serait temps que l'on cesse de nous parler uniquement que des banques, de GM ou AIG, mais il faudrait aussi nous parler des gens qui manquent d'eau de ceux qui ne peuvent se payer le riz ou qui meurent du choléra faute de médicaments ou de bonne volonté (oui, oui, je sais c'est la faute à Mugabe!).

    Pendant ces semaines précédant le cirque du G20 on aurait mieux fait de nous expliquer et nous montrer le monde. Il n'est pas trop tard, il n'est jamais trop tard, on peut toujours le faire, mais que fait-on? On préfère nous montrer les mots. Comme si en reproduisant les mots ou les discours, on nous montrait le monde!

    On préfère l'éclat du genre:
    Sarkozy claque la porte avant même de la franchir:

    « G20 : Sarkozy monte au front »
    "Au risque de mettre en danger la réunion à Londres visant à réformer le capitalisme, le président français agite la menace de quitter le sommet ..."
    Avec photo de circonstance à l'appui, on nous fait vivre un événement du futur, orchestré par ??? et mettant en scène le grand (sic) Sarkozy.
    Voyez:
    http://www.liberation.fr/politiques/0101559392-g20

    Et le cirque médiatique jouit:
    Agence France-Presse
    « G20 : Sarkozy menace de quitter le sommet si les résultats ne sont pas au rendez-vous »
    http://www.cyberpresse.ca/international/200903/31/


    TF1
    « G20 - Sarkozy menace, Brown et Obama n'y croient pas »
    http://tf1.lci.fr/infos/economie/conjoncture/0,,4329258,00-sarkozy-aucun-accord-stabilise-.html

    Radio Canada
    « Sarkozy martèle son message »
    "De l'autre côté de la Manche, toutefois, le président français Nicolas Sarkozy a une fois de plus prévenu, sur les ondes d'Europe 1, qu'il n'entend pas s'associer à un sommet qui se conclurait..."
    http://www.radio-canada.ca/nouvelles/International


    Un cirque, un cirque médiatique!

    Mais pendant qu'on nous parlait de «bras de fer», en fin de semaine dernière, au Chili, les pays latino-américains et européens se réunissaient pour un sommet de pays «Progessifs» avec un invité spécial: Joe Biden.

    Un sommet bien plus intéressant que celui du G20, un sommet où l'on parlait d'abord des Êtres Humains. Joe Biden y avait été invité et le président d'Espagne, José Luis Rodríguez Zapatero était présent. Plusieurs discours pragmatiques et vibrant d'humanisme ont été livrés, entre autres par Cristina Farnandez, présidente d'Argentine, Tabaré Vásquez de l'Uruguay, ainsi que Lula du Brésil.

    Malheureusement, qui donc chez nous écoute TeleSur ou des chaînes latino-américaines?
    Ici, personne n'est au courant. C'est bien dommage. Cette réunion aurait dû être diffusée en direct sur RDI.
    Lundi dernier pendant que Sarkozy grimaçait et menaçait au plus grand plaisir de nos braves journalistes et alimentait les premières pages, à Doha, au Qatar, se réunissaient les pays arabes et les pays latino-américains. Encore une réunion d'une importance considérable pour comprendre la mouvance du monde.

    Après Doha, Hugo Chávez s'est rendu en Iran (présentement, la bête noire rencontre le méchant) ensuite il sera rendra au Japon. On ne médiatise pas trop ce que la bête noire pourrait dire. On souligne qu'il copule un peu avec Ahmadinejad et qu'il parle de révolution. Ces bêtes, mieux vaut les garder bestiales et méchantes.
    Par contre sur les médias latino-américains, on voyait des images de l'Iran. Des images d'un pays où des gens normaux (eh! oui! soumis à un gouvernement mené par la folie religieuse, mais des gens "normaux" tout de même), c'est presqu'un choc de constater que ce pays, en plus d'avoir des ayatollahs malades de dieu et enturbannés, a aussi des gens "normaux" qui peuvent même s'exprimer devant la caméra. On voyait des voitures et une ville qui n'avait rien d'un enclos de bêtes noires. Une ville où des millions de gens vivent, des gens "normaux" qui ont failli être massacrés, une ville qui a failli être rasée par un fou qui vit encore en liberté.
    L'Iran est un pays déshumanisé dans nos esprits. Je ne dis pas que la politique iranienne est saine, non je dis que dans ce pays habitent des gens très semblables à nous. Plusieurs malades de dieu (il y en a même chez nous et pas nécessairement islamique), mais plusieurs personnes qui composent avec une situation qui sans aucun doute, espèrent-ils se résorbera un jour. Il faut laisser l'évolution suivre son cours.
    Il serait bon de montrer le monde, en cessant de le déshumaniser ici et là.
    Ce serait bien de voir les dirigeants avant tout, comme des Êtres Humains en cessant de les déshumaniser pour n'en faire que des bêtes noires abruties et vicieuses qui mériteraient seulement d'être écrasées sous une botte.

    Il est bien triste de constater que nos médias surfent sur la surface et s'applique à ne pas approfondir le monde.
    Il est bien triste de constater que les médias ne nous informent pas.
    Il y a tant de choses qui crient pour qu'on les montre.

    Tant de gens autres que Obama ou Sarkozy qui sont intéressants et qui sont aussi importants.

    Le cirque du G20 est terminé sans grande surprise et le cirque médiatique va continuer son petit bonhomme de chemin pour meubler notre esprit et attirer notre attention sur l'éclat plutôt que sur les dessous sales et nébuleux.

    Un grand cirque est terminé, mais le cirque médiatique continue. Revoyez bien la photo qui sert à cet article, elle dit tout.


    Serge Charbonneau
    Québec

  • Dominic Pageau
    Abonné
    vendredi 3 avril 2009 04h24
    Vous avez dit nouvel ordre mondial?
    Qui a déjà parlé de ça?


    "
    John F. Hylan

    La véritable menace pour notre république est le gouvernement invisible, qui comme une pieuvre géante, étends ses tentacules gluants autour de nos villes, états et nations.

    * (en) The real menace of our Republic is the invisible government which like a giant octopus sprawls its slimy length over our city, state and nation... At the head of this octopus are the Rockefeller-Standard Oil interests and a small group of powerful banking houses generally referred to as the international bankers [who] virtually run the United States government for their own selfish purposes.

    *
    Discours, 27 mars 1922, New York City, dans The New York Times, John F. Hylan.


    [modifier] John Maynard Keynes

    Je crois que les américains peuvent être amenés à une compréhension sympathique de nos diffculités. En prenant en compte les éléments qui sous-tendent nos plans d'après guerre, peu importe la situation difficile dans laquelle nous nous trouvons pour l'instant, nous [le Commonwealth] nous retrouverons au sommet du monde, l'une des deux ou trois puissances du futur.

    * (en) I have confidence that Americans can be brought to a sympathetic understanding of our difficulties. But, however hardup we may be for the time being, we [The British Commonwealth] - on the assumption which underlies all our post-war plans - shall be standing on the top of the world, one of the two or three masters of the future.

    * Introduction du texte écrit par Keynes à l'intention du gouvernement britannique

    *
    (en) Collected Writings of John Maynard Keynes (1941), D. Moggridge, éd. Mac Millan, 1980, t. XXV, partie Proposals for an International Currency Union (Second Draft, November 18, 1941), section I, p. 42-66


    L'idée qui sous-tend ma proposition pour une Union Monétaire est simple, à savoir [...] l'établissement d'une Banque de Règlement internationale.

    * (en) The idea underlying my proposals for a Currency Union is simple, namely [...] the establishment of an International Clearing Bank.

    * Au sujet de la création d'une « banque centrale internationale »

    *
    (en) Collected Writings of John Maynard Keynes (1941), D. Moggridge, éd. Mac Millan, 1980, t. XXV, partie Proposals for an International Currency Union (Second Draft, November 18, 1941), section II, p. 42-66


    La Banque [internationale] pourrait mettre en place un compte en faveur d'une autorité de gouvernance supranationale chargée de préserver la paix et de maintenir l'ordre international. Si un quelconque pays venait à empiéter sur ses ordonnances convenablement autorisées, cette autorité de gouvernance pourrait être habilitée à saisir les gouverneurs de la Banque des Règlements afin de geler le compte de la banque centrale du pays délinquant envers l'une de ses ordonnances et empêcher toute transaction sur ce compte en dehors de son autorité. Ceci consituerait une excellente machinerie pour imposer un blocus financier.

    * (en) The Bank might set up an account in favour of the supranational policing body charged with the duty of preserving the peace and maintaining international order. If any country were to infringe its properly authorised orders, the policing body might be entitled to request the Governors of the Clearing Bank to hold the Clearing Account of the central bank of the delinquent country to its order and permit no further transactions on the account except by its authority. This would provide an excellent machinery for enforcing a financial blockade.

    *
    (en) Collected Writings of John Maynard Keynes (1941), D. Moggridge, éd. Mac Millan, 1980, t. XXV, partie Proposals for an International Currency Union (Second Draft, November 18, 1941), section X, p. 42-66


    [modifier] Dwight David Eisenhower

    Nous ne pouvons ni ignorer, ni omettre de comprendre la gravité des conséquences d'un tel développement. (...) nous devons nous prémunir contre l'influence illégitime que le complexe militaro-industriel tente d'acquérir, ouvertement ou de manière cachée. La possibilité existe, et elle persistera, que cette influence connaisse un accroissement injustifié, dans des proportions désastreuses et échappant au contrôle des citoyens.

    * (en) In the councils of government, we must guard against the acquisition of unwarranted influence, whether sought or unsought, by the military-industrial complex. The potential for the disastrous rise of misplaced power exists and will persist.

    *
    Eisenhower's Farewell Address to the Nation, 17 janvier 1961, dans Eisenhower's farewell address, Dwight David Eisenhower.


    [modifier] Richard Gardner

    Le Nouvel Ordre Mondial devra être construit en partant du bas plutôt qu'à partir du haut... mais la destruction de la souveraineté nationale, en l'érodant morceau par morceau réussira beaucoup plus que le démodé assaut frontal.

    * (en) The New World Order will have to be built from the bottom up rather than from the top down... but an end run on national sovereignty, eroding it piece by piece will accomplish much more than the old-fashioned frontal assault.

    *
    « The Hard Road to World Order », Richard Gardner, Foreign Affairs, avril 1974, p. 558


    [modifier] David Rockefeller

    Nous sommes reconnaissants au Washington Post, au New York Times, Time Magazine et d'autres grandes publications dont les directeurs ont assisté à nos réunions et respecté leurs promesses de discrétion depuis presque 40 ans. Il nous aurait été impossible de développer nos plans pour le monde si nous avions été assujettis à l'exposition publique durant toutes ces années. Mais le monde est maintenant plus sophistiqué et préparé à entrer dans un gouvernement mondial. La souveraineté supranationale d'une élite intellectuelle et de banquiers mondiaux est assurément préférable à l'autodétermination nationale pratiquée dans les siècles passés.

    * (en) We are grateful to the Washington Post, the New York Times, Time magazine and other great publications whose directors have attended our meetings and respected the promises of discretion for almost forty years. It would have been impossible for us to develop our plan for the world if we had been subject to the bright lights of publicity during those years. But, the world is now more sophisticated and prepared to march towards a world-government. The supranational sovereignty of an intellectual elite and world bankers is surely preferable to the National autodetermination practiced in past centuries.

    *
    Discours à la Commission Trilatérale, juin 1991, Baden Baden, dans Matrix of Power: How the World Has Been Controlled by Powerful Men Without Your Knowledge, paru en 2000.


    Quelques-uns croient même que nous (la famille Rockefeller) faisons partie d'une cabale secrète travaillant contre les meilleurs intérêts des É-U, caractérisant ma famille et moi en tant qu'internationalistes et conspirant avec d'autres autour de la Terre pour construire une politique globale plus intégrée ainsi qu'une structure économique - un seul monde si vous voulez. Si cela est l'accusation, je suis coupable et fier de l'être.

    * (en) Some even believe we are part of a secret cabal working against the best interests of the United States, characterizing my family and me as "internationalists" and of conspiring with others around the world to build a more integrated global political and economic structure - one world, if you will. If that's the charge, I stand guilty, and I am proud of it.

    *
    Memoirs, David Rockefeller, éd. Random House; 1st Trade Ed edition, October 15, 2002 (ISBN 978-0679405887), p. 405


    [modifier] Henry Kissinger

    L'ALENA sera l'avancée la plus constructive vers un nouvel ordre mondial faite par un groupe de pays depuis la fin de la guerre froide, et le premier pas vers une vision encore plus large de la zone de libre-échange pour l'hémisphère ouest... L'ALENA n'est pas un accord commiercial traditionnel mais l'architecture d'un nouveau système international.

    * (en) NAFTA will represent the most creative step toward a new world order taken by any group of countries since the end of the Cold War, and the first step toward an even larger vision of a free-trade zone for the entire Western Hemisphere.... NAFTA is not a conventional trade agreement, but the architecture of a new international system.

    *
    « With NAFTA, U.S. finally creates a new world order », Henry A. Kissinger, Los Angeles Times, 18 juillet 1993, p. M2

    [modifier] Arthur Meier Schlesinger, Jr.

    Nous n'allons pas réaliser un Nouvel Ordre Mondial sans en payer le prix en vies humaines aussi bien qu'en mots et en argent.

    *
    « Back to the Womb? Isolationism's Renewed Threat », Arthur Meier Schlesinger, Jr., Foreign Affairs, juillet/août 1995, p. 2-8


    [modifier] Nicolas Sarkozy

    C'est un véritable New Deal à l'échelle planétaire qui est nécessaire. Un New Deal écologique et économique. Au nom de la France, j'appelle tous les États à se réunir, pour fonder le nouvel ordre mondial du XXIème siècle [...]

    *
    Allocution du Président de la République devant l'Assemblée générale de l'ONU, 25 septembre 2007, Assemblée générale de l'ONU, dans [1], Nicolas Sarkozy.


    [modifier] José Manuel Durão Barroso

    Aujourd'hui, l'Europe peut proposer les principes et les règles qui modèleront un nouvel ordre mondial.

    * (en) Today Europe can propose the principles and rules that will shape a new global order.

    *
    Intervention de José Manuel Barroso, 21 octobre 2008, Parlement Européen, dans Sarkozy calls for EU "Economic Government"(also includes: Barroso, Farage, de Villiers), paru 22 octobre 2008, José Manuel Durão Barroso.


    Nous vivons effectivement un moment historique. Le genre d'occasion où la crise remet en question toutes les certitudes et les esprits sont plus ouverts au changement. Ce sont des moments extraordinaires et qui n'arrivent pas tous les jours. Nous devons comprendre qu'il s'agit vraiment d'un de ces moments où il y a une plus grande plasticité qui fait que nous pouvons effectuer un vrai changement.

    * (en) We are indeed living historic moments. The kind of occasion where the crisis calls in to question all certainties and minds are more open to change. These are very special moments and they are not happening everyday. We have to understand that it's really one of those moments where there is some higher plasticity and then where we can make a real change

    *
    Intervention de José Manuel Barroso, 21 octobre 2008, Parlement Européen, dans Sarkozy calls for EU "Economic Government"(also includes: Barroso, Farage, de Villiers), paru 22 octobre 2008, José Manuel Durão Barroso."


    http://fr.wikiquote.org/wiki/Nouvel_ordre_mondial

    C'est en grande partie une affaire d'anglais le nouvel ordre mondial. H.G. Wells a écrit un libre publié en 1940 appellé The New World Order :

    http://search.barnesandnoble.com/New-World-Order/H

    Avant ça , The Open Conspiracy

    On peut le lire au complet ici

    http://www.inlex.org/stories/wells/opencons.html

    Et avant ça, en 1905, il a écrit son A Modern Utopia

    On peut le lire au complet ici

    http://ebooks.adelaide.edu.au/w/wells/hg/w45mu/

    Il prone un nouvel ordre mondial, eugeniste, dont les enfants appartiennent à la communauté, ou le mariage est interdit et bla bla bla bla bla, c'est bizarre, mais ça ressemble au monde d'aujourd'hui.

    Il est le digne élève de Thomas Henry Huxley, mieux connu sous le nom du Bull Dog de Darwin, il fut le biologiste qui a défendu les thèses de Darwin auprès des scientifiques sceptiques de l'époque. Et Aldous Huxley, le petit fils de T.H. Huxley et "élève" de Herbert George Wells, a repri la vision de Wells dans son "A Brave New World" qu'on a traduit par le meilleur des mondes. Le frère D'Aldous, Julian, lui, est membre fondateur de l'UNESCO. Aldous, Tout comme l'économiste John Maynard Keynes firent parti de la même fraternité que Victor Rosthschild, The Cambridges Apostle.

    http://en.wikipedia.org/wiki/Cambridge_Apostles

    Un autre anglais a été séduis par ce nouvel ordre mondial, son nom, c'est Cecil Rhodes, il ne l'a pas nommé ainsi, mais sa vision était la même un empire britannique mondial. Un empire ou règnerait la paix et la prospérité, bien sur, il en parle dans sa A Confession Of Faith

    http://www.uoregon.edu/~kimball/Rhodes-Confession.

    À sa mort, il a laissé sa fortune qui était incommensurable, il avait pratiquement un monopole sur le diamant De Beers, ça dit de quoi à quelqu'un?, dans une fondation qui donne des bourses, la Bourse Rhodes ou Rhodes scholarships.

    http://www.rhodesscholar.org/

    Le but :

    "The Rhodes Scholarships were established after the death of Cecil Rhodes, who dreamed of improving the world through the diffusion of leaders motivated to serve their contemporaries, trained in the contemplative life of the mind, and broadened by their acquaintance with one another and by their exposure to cultures different from their own. Mr. Rhodes hoped that his plan of bringing able students from throughout the English-speaking world and beyond to study at Oxford University would aid in the promotion of international understanding and peace. Each year, 32 U. S. citizens are among more than 80 Rhodes Scholars worldwide who take up degree courses at Oxford University. The first American Rhodes Scholars entered Oxford in 1904."

    http://www.rhodesscholar.org/faq

    Quand on connait la vie du bonhomme, on comprend tout.... C'est une créature de la famille Rothschild qui l'a financé dans l'achat de ces mines de diamants en Afrique, il a donné son nom à un pays d'Afrique, la Rhodésie, qui deviendra le Zimbabwe après son affranchissement de l'Angleterre.


    Tout ça découle des utopies écrites à la renaissance, dont l'Utopie ou plutot Utopia de Thomas More....

    Tout ça pour dire que ce nouvel ordre mondial n'est pas un concept nouveau et que ce n'était pas nécessairement des personnes bien intentionnées qui en font la promotion.



    Il est temps que je me couche, j'espère que le monde vont se réveiller et vont se défendre contre la tyranie-providence proposé par Huxley dans son préface de l'édition de 1946 du meilleur des mondes :

    ""En vérité, à moins que nous ne nous décidions à décentraliser et à utiliser la science appliquée, non pas comme une fin en vue de laquelle les êtres humains doivent être réduits à l'état de moyen, mais bien comme le moyen de produire une race d'individus libres, nous n'avons le choix qu'entre deux solutions: ou bien un certain nombre de totalitarismes nationaux, militarisés (...) ou bien un seul totalitalisme supra- national, suscité par le chaos social résultant du progrès technologique rapide en général et de la révolution atomique en particulier, et se développant, sous le besoin du rendement et de la stabilité, pour prendre la forme de la tyrannie providence de l'Utopie. On paie son argent et l'on fait son choix."
    Extrait de la préface du l'auteur visionnaire, Aldous Huxley
    Le meilleur des mondes, 1946"

    http://blogue-5050-31.joueb.com/news/relexion-le-m

  • Serge Charbonneau
    Abonné
    vendredi 3 avril 2009 05h44
    Le fond du Fond Monétaire International
    On nous parle de gain du FMI.

    Que ce serait bon qu'on nous parle du FMI!

    Un organisme qui a vu le jour en 1944 avec l'accord de Bretton Woods.
    Le monde avait-il besoin à cette époque d'un tel organisme?
    Je crois que pour le commerce mondial, il semblait évident qu'un besoin d'outil pour réguler le cours des monnaies s'imposait où même comme le proposait l'économiste britannique Keynes, une monnaie d'échange internationale (le Bancor).

    De Bretton Woods, le FMI fut pondu. Un organisme sur mesure pour l'économie US et non pour l'économie mondiale (malheureusement pour Keynes).
    Et depuis ce jour, le FMI joue le rôle de police monétaire en s'attribuant le rôle de grand conseiller auprès des pays (même la sacoche de Madame Jérome-Forget nous en parlait avec révérence lors du dépôt de son "audacieux" (sic) budget).
    Le FMI ne fait que surveiller comme un chien de garde enragé les intérêts de l'économie US. On lui a attribué le rôle "honorifique" de lutteur contre la pauvreté! Une vraie farce.

    La réalité démontre clairement que les politiques «IMPOSÉES» par le FMI ont rendu tous les pays du tiers monde vulnérables. Le FMI a sciemment détruit l'économie de plusieurs pays, on pourrait même dire de tous les pays pauvres. Tous les pays "en développement" ne se développeront jamais. Avec le FMI ils sont condamnés à vie à demeurer sur le «BS», c'est-à-dire, sur le Bien-être Social du FMI. En gardant les pays "en développement" sur le BS, on s'assure ainsi de pouvoir profiter de leurs riches ressources naturelles pratiquement gratuitement.

    Ce système dévastateur pour les faibles économies sévit encore impunément tout en véhiculant par nos médias le rôle de sauveur de pays "en développement".

    L'Amérique latine émerge enfin de ces siècles de domination et d'exploitation. Qu'on donc fait ces pays qui se sont pris en main? Quel a donc été un des premiers gestes de ces pays? Bien sûr, en premier, les populations se sont réveillées, se sont POLITISÉES (ce qui serait grand temps que l'on fasse ici) et se sont élu des dirigeants à leur service plutôt que des dirigeants corrompus au service des intérêts étrangers.
    Un des premiers gestes que ces nouveaux dirigeants au service de leur pays et de leur population, fut de s'affranchir au plus vite du FMI (et de la Banque mondiale)

    « Chávez claque la porte du FMI et de la BM »
    " Le président vénézuélien Hugo Chavez a décidé de retirer son pays du Fonds monétaire international et de la Banque mondiale, deux organisations responsables, selon lui, de la pauvreté en Amérique du sud. "
    Il déclare: « J'annonce notre sortie de la Banque mondiale et du Fonds monétaire international. Il vaut mieux que nous sortions avant qu'on nous ait pillés.»
    http://www.rfi.fr/actufr/articles/089/article_5145


    Le 22 mars 2006
    «La Bolivie semble prête à mettre fin à son accord avec le Fonds monétaire international »
    " La Bolivie va probablement devenir ce mois-ci le dernier pays d'Amérique latine à mettre un terme à son accord financier officiel avec le Fonds monétaire international (FMI) "
    http://www.cadtm.org/spip.php?article1809

    « Même avant que le Brésil et l'Argentine payent leur dette au FMI, les pays asiatiques à revenu intermédiaire ont constitué des réserves internationales afin d'éviter tout recours au bailleur de fonds, conséquence d'une méfiance répandue dans toute la région et suscitée par la façon dont le FMI a géré la crise qui a dévasté l'Asie en 1997-1998. »


    Eh oui ! On parle de «dévastation» !
    Le FMI dévaste les économies. C'est une réalité.

    Nos journalistes, s'ils faisaient leur boulot convenablement, pourraient nous faire une série d'articles révélateurs sur cet organisme de bienfaisance (sic).
    Il y a de nombreux livres décrivant bien les bienfaits (sic) du FMI.

    Notre économiste coloré, Léopold Lauzon, en a parlé dans certains de ses nombreux écrits.
    Un brillant sociologue, hélas, méconnu, Monsieur Jacques B. Gélinas, nous décrit bien aussi le FMI dans ses écrits.
    Le Suisse Jean Zeigler est aussi très éclairant pour approfondir les rouages du FMI.

    Ce ne sont que quelques-uns, de nombreux ouvrages existent, mais à lire l'éditorial de Serge Truffaut ce matin, il semble que ce brillant personnage n'ait aucune idée de ce qu'est vraiment le FMI.

    Suis-je un fou qui voit le monde différemment?
    Pourquoi donc des gens comme Monsieur Serge Truffaut, un journaliste d'expérience, renseigné, érudit, maniant habilement la plume et les idées... comment se fait-il que cet aspect du FMI lui échappe?

    Tous ces documents dénonçant les ingérences néfastes de cet organisme au service des intérêts US et néolibéraux mondiaux n'ont pas été écrits par des abrutis.
    D'ailleurs, écrits ou pas, auteurs abrutis ou pas, une chose est incontournable, depuis que le FMI «aide» et «guide», rien, absolument rien ne s'est amélioré. Ce serait même le contraire, il est évident que tout s'est considérablement détérioré.

    Regardez Haïti, regardez l'Afrique...
    Et maintenant, regardez la progression de l'Amérique latine depuis qu'ils ont mis à la porte le FMI.


    Pourquoi donc a-t-on un journalisme de surface?


    Serge Charbonneau
    Québec

  • André Chamberland
    Inscrit
    vendredi 3 avril 2009 08h11
    $$$ = t-il plan et solution
    Les valeurs ne changent pas. Les dirigeants déposent toujours un plan, une entente, une solution qui se résume en $$$. On pense encore en $$$. L'$$$ ne règle pas tout et pourtant nos dirigeants se frottent les mains, se félicitent mutuellement et se vantent d'apporter la solution aux maux de ce monde dès qu'ils ont convenu d'un montant de $$$.

    Bravo qu'ils aient été au moins capables de faire consensus cette fois-ci. Arrêter les guerres, les fraudes, les profiteurs sauveraient plus de vies que les $$$.

    Les dirigeants du G-20 pensent encore en capitalistes qui pensent que donner des $$$ annuellement à Centraide règlera la pauvreté, la faim et la misère dans le monde. Ils considèrent avaoir "fait leur part". La vraie charité c'est autre chose, plus humaine, moins financière.

    Mais peuvent-ils seulement imaginer cela, quelque chose d'autre que des $$$. Ces $$$ les ont si bien servis. Pas surprenant qu'ils ne connaissent que cela et ne veulent pas connaître autre chose.

  • André Michaud
    Inscrit
    vendredi 3 avril 2009 08h22
    Bon travail, vers la bonne direction
    Comme toujours l'humain a besoin de frapper un mur pour enfin agir..Mieux réglementer le capitalisme est surement un pas dans la bonne direction, et pointer les paradis fiscaux aussi...à suivre pour voir jusqu'ou on ira au-delà des mots..

  • Bernard Gervais
    Abonné
    vendredi 3 avril 2009 08h48
    Les paradis fiscaux : où est vraiment la volonté d'agir ?
    Les membres du G20 ont dressé une liste noire des paradis fiscaux où les entreprises et milliardaires cachent tant d'argent pour échapper au fisc et, curieusement, la Suisse et le Luxembourg n'y figurent pas... Est-ce voulu ou un simple oubli ?

    De toute manière, c'est bien beau identifier les paradis fiscaux, mais cela serait encore mieux si les grands dirigeants politiques du monde s'entendaient pour les abolir tout simplement. Cependant, en sont-ils capables ? Permettez-moi d'en douter, surtout quand on connaît les liens étroits qui existent souvent entre les politiciens et les grands financiers !

    COMMENTAIRE SUR LA PHOTO DE CE REPORTAGE

    Il n'y a pas si longtemps encore, si on lit la presse italienne, Berlusconi, cet homme de droite, ne tarissait pas d'éloges à l'égard de George W. Bush qu'il considérait comme l'un des plus grands présidents de l'histoire des États-Unis. Et le voilà maintenant la main sur l'épaule du nouveau président américain pour nous montrer que les deux sont copains ! Un vrai bouffon comme Sarko !

  • Jacques Morissette
    Abonné
    vendredi 3 avril 2009 10h37
    M. Charbonneau, la nature et les rigueurs planétaires sont plus grandes que toutes les petitesses des intentions humaines.
    Je vous comprends. Le journaliste aurait peut-être dû parler de ces deux sommets en même temps dans cet article. Ces deux mondes (G20 et celui des Pays progressifs) vont devoir un jour se rencontrer. Le plus important, c'est de se demander, si ça arrive, dans quel état d'esprit ils vont le faire. La planète devient de plus en plus petite au niveau de la population que des communications, et les gens devraient apprendre à se serrer les coudes. Sinon, notre planète va devoir leur apprendre de quel bois elle se chauffe. Biologiquement et socialement parlant, les lois de la vie sont plus rigoureuses que les intentions humaines, si celles-ci ne tiennent pas compte de la nature dont nous faisons tous partie.

    Jacques Morissette (Montréal)

  • Simon Blais
    Inscrit
    vendredi 3 avril 2009 11h15
    La croissance reprend, la destruction également
    Quelles sont les bonnes nouvelles? Qu'y a-t-il de positif là-dedans pour les messieurs et madames tout-le-monde? Un nouvel ordre mondial, c'est-à-dire la continuation de cette emprise des riches sur les pauvres. Le croissance reprend, la destruction de la Terre également. Dans 50 ans, quand tous ces présidents néolibéralistes seront morts, qui torchera la merde qu'ils auront laissé? Quand la Terre sera invivable, quand les pays émergents seront en guerre civile à cause des inégalités sociales que leur métamorphose aura engendré, quand les gens commenceront à devenir violents même en Occident, qui dira que l'entente de 2009 aura été bénéfique? Leur nouvel ordre, ils peuvent se le mettre où je pense...

  • Dr. Dr. ULRICH
    Inscrit
    vendredi 3 avril 2009 14h23
    MM. Medvedev Obama ont quand-même ...
    convenu de réduire leurs asiles nucléaires.

  • Dr. Dr. ULRICH
    Inscrit
    vendredi 3 avril 2009 14h31
    pourquoi FMI ?
    me semblent très artificiels, ces pompages d'argent

  • Louise Saint-Pierre
    Abonné
    vendredi 3 avril 2009 14h35
    La valse à mille... milliards
    Je suis complètement étourdie par cette valse à milliards de $$$. Et dans les mains des prestidigitateurs du Fmi par dessus le marché. Cette institution qui a démoli l'économie de plusieurs pays. Le Fmi «rides again».
    Depuis que la «crise est commencée que les milliards de milliards de dollars valsent autour de nos têtes pendant que l'on chipote sur l'amélioration des conditions des chômeurs et qu'on nous apprend que les taxes scolaires ne seront pas suffisantes pour fournir à payer les petits déjeuners qu'on avait l'habitude de distribuer aux enfants les plus démunis.
    Décidément je ne compends pas en quoi la conduite du monde va changer. Pour moi, le cirque continue!

  • Pierre-Yves Pau
    Inscrit
    vendredi 3 avril 2009 14h46
    Pourquoi 1000 milliards?
    Pourquoi pas 2000, 3000 ou 10,000? Et quel importance au fond puisque ces milliers de milliards qui n'existent pas seront financés par la planche à billet et les impôts des contribuables - sans compter l'étranglement accru du crédit au entreprises en raison de la pression des empruts gouvernementaux.

    On peut bien se moquer de l'Afghanistan, mais je ne vois guère de différence entre cette rencontre du G20, et la croyance des tribus d'antan que tout peut être résolu par un pow-pow des aînés autour d'un feu de camp.

    Au fond cette débauche suicidaire de dépenses publique fournit un magnifique prétexte aux leaders politiques pour accroître encore davantage un pouvoir déjà démesuré.

    Après l'échec de Kyoto, l'illusion du 'love-in' de ces mêmes chefs de gouvernement qui ont conduit leurs économies droit dans le ravin? Nous n'apprenons vraiment rien de l'Histoire.

    Accroître la réglementation? Elle a doublé en 20 ans la réglementation, et c'est largement à cause de l'illusion de sécurité due à cette paperasse inapplicable que nous en sommes là.

    La 'stimulation économique' keynésienne? Présentée comme planche de salut par des politiciens qui n'ont pas encore remarqué que les théories fumeuses de John-Maynard ont été descendues en flammes par les économistes les plus brillants depuis bientôt 30 ans, elle ne peut qu'aggraver et prolonger la catastrophe.

    L'alchimie des taux d'intérêts à toute fin pratiques négatifs, si l'on tient compte de l'inflation? Vous croyez vraiment qu'on peut créer de l'or à partir du plomb, et qu'une banque peut prêtre quoi que ce soit sur des actifs qu'elle ne possède pas vu que l'épargne s'est volatilisée? Vous croyez aussi au Père-Noël alors?

    Les institutions globales comme le FMI ou la Banque Mondiale, trous à fric fantômes dont le principal talent constitue à investir des milliards emprûntés dans des projets à la rentabilité négative? Si c'était *votre* banque, il y'a longtemps que vous auriez fermé vos comptes.

    Ajoutez-moi là dessus quelques bonnes paroles sur le développement durable et les dangers du protectionisme - pendant que chacun saute sur le téléphone entre les sessions pour promettre bien entendu à ses constituants nationaux de les défendre contre la vilaine concurrence capitaliste des petits chinois mangeurs d'avantages sociaux -, et queques exhortations cabbalistiques à traquer les paradis fiscaux et passer au bucher les méchants riches qui y planquent leur butin, et quelle est la différence entre le G20 et une bande de papous conjurant le choléra en faisant la danse de la pluie? Aucune, tant qu'à moi.

    Cette avalanche de bonne paroles et de programmes creux relève de la mentalité tribale la plus élémentaire, un mélange de capitalisme primaire et de gué-guerrre inter-ethnique.

    Incluant un 'sytème d'alerte financier', comme si les récession s'apparentaient à une tribu hostile se profilant par surprise à l'horizon, alors qu'elle sont manufacturées de toutes pièces par le système politique et financier inflationiste qu'on nous impose depuis en gros la première guerre mondiale.

    La réalité c'est que personne n'est d'accord: les Allemands et les Français ne veulent pas d'autres stimuli; les USA et le Canada ne veulent rien savoir d'un renforcement de la réglementation; et les Chinois, qui voient toujours loin, veulent plus de place au FMI, afin de continuer leur travail de sape contre le dollar US.

    Au fond, le seul à avoir fait preuve d'un minimum de sincérité et d'honnêteté a été Stephen Harper - façon sans doute de tenter de se rattrapper pour le dernier budget-cauchemard de son ministre Flaherty, qui a anéanti en deux coups de porte-plume les résultats de plus d'une décennie de responsabilité fiscale.

    Pendant ce temps le communiqué final contient cette incantation que 'nous ne répéterons pas les erreurs historiques du protectionnisme d'antan', ce qui est aussi crédible que les conclusions d'une enquête interne de la police de Montréal. Et comment SVP? Parce que le grand Manitou veille sur nous?

    On se frappe un peu sur la poitrine pour terminer? Un pepsi avec ça? Et c'est l'Afghanistan, qui a des problèmes?

  • Hubert Langelier
    Inscrit
    vendredi 3 avril 2009 15h24
    Merci Mr. Serge Charbonneau
    Il était temps que quelqu'un parle un peu de la vérité sur le FMI...Je suis totalement d'accord avec vous. Comme vous dites, le journalisme va à la dérive. On ne fait que réécrire à sa manière l'information transmise par les hautes institutions journalistiques telles que l' agence reuter... pas de fouille, pas de recherche, pas de questionnement. Un peu comme pour l'élection de Obama. Pas un journaliste pour nous parler du passé douteux de ses proches conseillers, de l'intégrité même du personnage...On aime mieux parler de sa grand-mère et des robes de Michelle.

    Les dernières mesures prises par le G20 sont accueillies positivement dans toute la sphère journalistique. S'il-vous-plait, cessez de rire de nous. Au Canada seulement, on injectera 10 milliards de nos poches (ou en s'endettant)dans une institution hautement corrompu (FMI), qui continuera d'appauvrir les populations les plus dans le besoin. Et expliquez-moi quelqu'un comment peut-on régler la crise économique ( créée par une économie de crédit et de surendettement ) en injectant des liquidités (crées par une dette) pour permettre des prêts ( donc, endettements) pour stimuler l'économie. Est-ce moi où il n' y a aucune logique dans tout ça, à part pour les banques centrales, qui gagnent en contrôle et en milliards !!!!!

    Yube

  • Sophie R. Dubois
    Inscrite
    vendredi 3 avril 2009 16h29
    La fin programmée de la democratie
    Les véritables maîtres du monde ne sont plus les gouvernements, mais les dirigeants de groupes multinationaux financiers ou industriels, et d'institutions internationales opaques (FMI, Banque mondiale, OCDE, OMC, banques centrales). Or ces dirigeants ne sont pas élus, malgré l'impact de leurs décisions sur la vie des populations.

    Le pouvoir de ces organisations s'exerce sur une dimension planétaire, alors que le pouvoir des états est limité à une dimension nationale.

    Par ailleurs, le poids des sociétés multinationales dans les flux financiers a depuis longtemps dépassé celui des états.

    A dimension transnationale, plus riches que les états, mais aussi principales sources de financement des partis politiques de toutes tendances et dans la plupart des pays, ces organisations sont de fait au dessus des lois et du pouvoir politique, au dessus de la démocratie.



    Voici une liste des chiffres d'affaires de certaines multinationales, comparés avec le PIB des états. Elle en dit long sur la puissance planétaire que ces sociétés sont en train d'acquérir.

    Une puissance toujours plus démesurée, du fait de l'accélération des fusions entre multinationales.


    Chiffres d'affaires ou PIB, en milliards de dollars

    General Motors
    178,2

    Singapour
    96,3

    Danemark
    161,1

    Toyota
    95,2

    Thaïlande
    157,3

    Israel
    92

    Ford
    153,5

    General Electric
    90,8

    Norvège
    153,4

    Philippines
    83,1

    Mitsui & Co
    142,8

    IBM
    78,5

    Pologne
    135,7

    NTT
    77

    Afrique du Sud
    129,1

    Axa - UAP
    76,9

    Mitsubishi
    129

    Egypte
    75,2

    Royal Dutch Shell
    128,1

    Chili
    74,3

    Itoshu
    126,7

    Irlande
    72

    Arabie Saoudite
    125,3

    Daimler-Benz
    71,5

    Exxon (Esso)
    122,4

    British Petroleum
    71,2

    Wall Mart
    119,3

    Venezuela
    67,3

    Ford
    100,1

    Groupe Volkswagen
    65,3

    Grèce
    119,1

    Nouvelle Zélande
    65

    Finlande
    116,2

    Unilever
    43,7

    Marubeni
    11,2

    Pakistan
    41,9

    Sumimoto
    109,3

    Nestle
    38,4

    Malaisie
    97,5

    Sony
    34,4

    Portugal
    97,4

    Nigeria
    29,6

    La démocratie a déjà cessé d'être une réalité.

    Les responsables des organisations qui exerçent le pouvoir réel ne sont pas élus, et le public n'est pas informé de leurs décisions.
    La marge d'action des états est de plus en plus réduite par des accords économiques internationaux pour lesquels les citoyens n'ont été ni consultés, ni informés.

    Tous ces traités élaborés ces cinq dernières années (GATT, OMC, AMI, NTM, NAFTA) visent un but unique: le transfert du pouvoir des états vers des organisations non-élues, au moyen d'un processus appelé "mondialisation".
    Une suspension proclamée de la démocratie n'aurait pas manqué de provoquer une révolution. C'est pourquoi il a été décidé de maintenir une démocratie de façade, et de déplacer le pouvoir réel vers de nouveaux centres.

    Les citoyens continuent à voter, mais leur vote a été vidé de tout contenu. Ils votent pour des responsables qui n'ont plus de pouvoir réel.

    Et c'est bien parce qu'il n'y a plus rien à décider que les programmes politiques de "droite" et de "gauche" en sont venus à tant se ressembler dans tous les pays occidentaux.
    Pour résumer, nous n'avons pas le choix du plat mais nous avons le choix de la sauce. Le plat s'appelle "nouvel esclavage", avec sauce de droite pimentée ou sauce de gauche aigre-douce.
    Il est évident que nous commençons à nous heurter aux limites écologiques de l'activité économique.

    Un système économique libéral, dont le but est la recherche du profit à court-terme pour des intérêts particuliers, ne peut prendre en compte les coûts à long-terme tels que la dégradation de l'environnement.

    Les modèles économiques actuels sont également inaptes à estimer à sa juste valeur la "production" de la nature, indispensable à notre survie: production d'oxygène, fixation du gaz carbonique par les forêts et les océans, régulation de la température, protection contre les rayonnements solaires, recyclage chimique, répartition des pluies, production d'eau potable, production d'aliments, etc.

    Si nos modèles économiques intégraient le coût réel de la destruction de la nature, de la pollution, des modifications climatiques, cela changerait radicalement notre estimation de ce qui est "rentable" et de ce qui ne l'est pas.
    La disparition de la nature est inévitable, car elle est voulue par le nouveau pouvoir économique. Pourquoi?

    Pour 3 raisons:

    1- La disparition de la nature et l'augmentation de la pollution vont rendre les individus encore plus dépendants du système économique pour leur survie, et vont permettre de générer de nouveaux profits (avec notamment une consommation accrue de médicaments et de prestations médicales...).

    2- Par ailleurs, la nature constitue une référence d'un autre ordre, celui de l'univers. La contemplation de la beauté et de la perfection de cet ordre est subversive: elle amène l'individu à rejeter la laideur des environnements urbanisés, et à douter de l'ordre social qui doit demeurer la seule référence.
    L'urbanisation de l'environnement permet de placer les populations dans un espace totalement controlé, surveillé, et où l'individu est totalement immergé dans une projection de l'ordre social.

    3 - Enfin, la contemplation de la nature incite au rêve et intensifie la vie intérieure des individus, développant leur sensibilité propre, et donc leur libre-arbitre.
    Ils cessent dès lors d'être fascinés par les marchandises, ils se détournent des programmes télévisés destinés à les abrutir et à contrôler leur esprit. Délivrés de leurs chaînes, ils commencent à imaginer une autre société possible, fondée sur d'autres valeurs que le profit et l'argent.

    Tout ce qui peut amener les individus à penser et à vivre par eux-mêmes est potentiellement subversif. Le plus grand danger pour l'ordre social est la spiritualité car elle amène l'individu à bouleverser son système de valeurs et donc son comportement, au détriment des valeurs et comportements précédemment implantés par le conditionnement social.

    Pour la stabilité du "nouvel ordre social", tout ce qui peut stimuler l'éveil spirituel doit être éliminé.

  • Roland Berger
    Abonné
    vendredi 3 avril 2009 16h57
    Le ridicule ne tue pas
    Les grands de ce monde ont choisi de garnir les coffres du FMI pour qu'il puisse prêter de l'argent aux pays que la crise aura enfoncé un peu plus creux dans la merde. Le ridicule ne tue pas ceux qui voltigent au-dessus de nos têtes.
    Roland Berger
    St-Thomas, Ontario

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