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Michaëlle Jean contre Harper

Chantal Hébert   30 mars 2009  Canada
Du moment où le premier ministre Stephen Harper a décidé de se rendre à Rideau Hall pour se soustraire à un vote de confiance en décembre, Michaëlle Jean était vouée à écrire une page d'histoire controversée.

Depuis, la décision de proroger le Parlement a fait couler beaucoup d'encre. Pour bien des analystes, le choix de la gouverneure générale se résumait à demeurer sur le chemin tracé par la convention constitutionnelle en donnant satisfaction au premier ministre ou à s'en écarter pour prendre un chemin de traverse plus politique en refusant. En acceptant de proroger le Parlement, Michaëlle Jean aurait implicitement confirmé le caractère purement symbolique de sa fonction.

Dans une analyse publiée ce week-end, Ned Franks, un des experts parlementaires les plus en vue au Canada, jette un autre éclairage sur l'épisode et arrive à une évaluation différente de son résultat.

**

En commençant par la fin, il conclut que Michaëlle Jean a pris la bonne décision et, même, que c'était la seule qui s'imposait dans les circonstances. Pour autant, le professeur Franks rejette la thèse de l'automatisme constitutionnel. Selon lui, le contexte politique a pesé lourd dans la prorogation du Parlement.

Il cite à l'appui des fuites selon lesquelles la situation économique, la stabilité de la coalition et l'humeur du Parlement ont été évoquées au cours de l'entretien prolongé du premier ministre et de la gouverneure générale. Ce sont des sujets, note-t-il, dont la discussion confirme que la cause du premier ministre n'était pas entendue d'avance pour des raisons de convention.

L'autopsie du professeur Franks fait une large place à l'autre protagoniste de la conversation. Il sonde abondamment les reins et le coeur du premier ministre et les conclusions qu'il en tire ne sont pas flatteuses pour Stephen Harper.

Selon Ned Franks, les Québécois qui se sont sentis visés par le discours virulent du premier ministre à l'égard du Bloc n'ont pas eu la berlue. Pour le professeur — qui n'a pourtant pas une sensibilité québécoise innée —, le ton incendiaire adopté par Stephen Harper constitue «la rhétorique la plus anti-Québec et, par extension, la plus antifrancophone, à sortir de la bouche d'un parti majeur ou d'un gouvernement au moins depuis la Deuxième Guerre mondiale».

En passant, cette évaluation est largement partagée à l'extérieur du Québec, et ce, aussi bien par des détracteurs de Stephen Harper que par des sympathisants. Les premiers estiment que son langage le disqualifie de la fonction de premier ministre tandis que des éléments purs et durs du mouvement conservateur canadien y ont vu un prétexte à une nouvelle période de Quebec bashing.

Ned Franks ne souscrit pas non plus à la thèse d'un débordement de langage imputable au feu de l'action parlementaire. Selon lui, le discours du premier ministre s'inscrivait dans une stratégie calculée qui a fait mouche. À coups de demi-vérités et de faux indices (ce sont ses mots), Stephen Harper a réussi, en sept jours, à galvaniser l'opinion publique à l'extérieur du Québec contre la coalition et à brûler la terre sur laquelle cette dernière aurait pu tenter de s'enraciner.

Il est également convaincu que si le premier ministre avait essuyé un refus, il serait sorti de la résidence de la gouverneure générale pour tirer à boulets rouges sur Michaëlle Jean. Dans le climat survolté alimenté par M. Harper, elle avait tout à fait le profil de l'emploi d'agent québécois non élu d'un complot antidémocratique favorable aux séparatistes...

Ned Franks estime finalement que, plutôt que d'offrir sa démission, le premier ministre serait retourné aux Communes pour mettre l'opposition au défi de le faire tomber et, dans la foulée de la chute de son gouvernement, il serait retourné à Rideau Hall pour réclamer, cette fois, la tenue d'élections générales.

Michaëlle Jean aurait été dans son droit de choisir la voie de la coalition, mais Ned Franks conclut que, dans le contexte empoisonné entretenu par le premier ministre, ce gouvernement de rechange aurait presque certainement fait long feu.

**

Aujourd'hui, le temps a fait son oeuvre, et la fenêtre à l'intérieur de laquelle il aurait été possible de surseoir à des élections générales pour remplacer le gouvernement Harper s'est refermée. Dorénavant, la chute du gouvernement serait automatiquement suivie par une nouvelle campagne électorale. Mais l'opinion publique a également évolué, et la vague qui avait porté les conservateurs en territoire majoritaire à la faveur de la crise parlementaire s'est résorbée en tandem avec l'arrivée d'un nouveau chef libéral.

En concluant que Michaëlle Jean a eu raison, Ned Franks aurait pu ajouter que sa décision a sans doute privé le premier ministre Harper de sa meilleure chance de remporter une majorité gouvernementale. L'analyse, dont une version adaptée a été publiée dans l'édition du Globe and Mail de samedi, fait partie d'un recueil intitulé Parliamentary Democracy in Crisis, publié ce week-end par les University of Toronto Press.

****

chebert@thestar.ca

Chantal Hébert est columnist politique

au Toronto Star.






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  • Gilles Bousquet
    Inscrite
    lundi 30 mars 2009 03h02
    Le fond westener de M. Harper
    « M. Harper a eu le comportement d'un amoureux éconduit, LUI qui avait fait voter sa géniale idée que le Québec formait une nation à condition qu'il reste dans le Canada, sans que ça lui rapporte aux prochaines élections au Québec.

    Gang de pas reconnaissants séparatisssss pas fins, je vais vous casser. Trudeau avait bien raison de vous haïr. Signé : Harper »

  • Lorraine Dubé
    Abonnée
    lundi 30 mars 2009 04h17
    Ce pouvoir qu'ils prétendent être nôtre!!!
    « Je ne crois pas que la décision de Michaëlle Jean quant à la prorogation de la Chambre Des Communes ait privé Steven Harper de sa meilleure chance de remporter une majorité gouvernementale. Le contexte ne lui était pas plus favorable qu'en octobre dernier. Monsieur Harper a une conception tordue de ce qu'est la démocratie, dépendemment qu'il soit au pouvoir ou à lOpposition.

    Ned Franks qualifie avec raison comme étant empoisonné le contexte entretenu par le premier ministre Steven Harper, favorisant ainsi le gouvernement de rechange de la coallition.

    Vous mentionnez dans votre article que l'opinion publique a également évolué depuis, que la vague conservatrice s'est résorbée (en tandem) avec l'arrivée d'un nouveau chef libéral.

    Pourtant, quiconque se refuse de considérer l'ouverture de la constitution avoue par le fait même qu'il n'a aucune alternative tangible à offrir au Québec autre que le statut quo. Michael Ignatieff n'a non seulement rien de concret à proposer, mais, visiblement aucun courage politique de se démarquer par un discours crédible, non stéril comme celui de ses prédécesseurs fédéralistes....

    Surtout, qu'il risque de déplaire à l'électorat hors Québec!

    Quel déception que d'entendre ad-nauseum ce discours vide trop souvent véhiculé pour obtenir le pouvoir qu'ils prétendent nôtre. Quelle mauvaise foi! »

  • Gérard Lépine
    Abonné
    lundi 30 mars 2009 04h57
    tordu...
    « complètement tordu, mais tout ce qui vient d'Ottawa l'a toujours été, depuis Macdonald on down to Trudeau et encore pire maintenant. Heureusement on a échappé à Dion, le fils ignoble de l'autre, le patriote »

  • Denis Laforme
    Inscrit
    lundi 30 mars 2009 08h24
    Son cheval est mort.
    « En agissant de cette manière, Stephen Harper a, lui-même, prononcé son arrêt de mort politique. Il a décidé de sacrifier le Québec, là où se trouvait sa seule chance de renaissance, pour peut-être remporter mojoritairement l'élection. Il a joué et il a perdu. Son parti sera balayé à la prochaine élection(probablement en 2010)et peu de québécois s'en plaindront. M. Harper est mesquin et vindicatif; c'est principalement pour ces raisons qu'on ne manquera pas de lui indiquer la sortie. Et, il ne nous manquera pas... »

  • Marcel Arseneau
    Inscrit
    lundi 30 mars 2009 08h37
    Michaëlle Jean a rendu service au Parti libéral du Canada
    « En acceptant la demande de Stephen Harper il y a déjà quelques mois de ne pas proroger le parlement et d'éviter un vote de confiance, la gouverneure générale a rendu un fier service au Parti libéral du Canada. Nous ne savions pas à l'époque que le pays était au bord de la crise économique, mais M.Harper en était au courant. En voulant s'accrocher au pouvoir, le premier ministre Harper a donné la chance au Parti libéral du Canada et surtout à Michael Ignatieff de rebâtir ce parti. On voit maintenant le Parti libéral qui fait une remontée dans les sondages, en se positionnant pour prendre le pouvoir lors d'une prochaine élection. »

  • Thomas B. -Demeules
    Inscrit
    lundi 30 mars 2009 09h23
    Immaturité politique...
    « L'attitude de M. Harper le disqualifie de la fonction de premier ministre. Il semble incapable de parvenir à la maturité d'un chef d'état. Il fait passer ses propres intérêts avant ceux des Canadiens. Il doit partir avant qu'il fasse trop de mal au Canada. »

  • Nicole Lamoureux
    Inscrite
    lundi 30 mars 2009 10h30
    La cour est pleine.
    « Personne n'a inventé le "Québec bashing" il est bien là avec S. Harper comme le 1er représentant élu, personne ne peut en douter maintenant. Tout en lui respire le mépris envers le québec malgré son sourire en coin.
    En otobre dernier le Bloc québécois aurait encore une fois remporté la très grande majorité de circonscriptions, et possiblement même celles des conservateurs dans la région de québec, et, la gouverneure a sûrement eu peur d'être associée au Bloc québécois,voilà pourquoi elle a décidé de ne pas se compromettre, et a finalement protégé son job.
    Mais,les québécois sont très très intelligents , nous avons bien senti le mépris qu'a cet homme envers le québec, envers les québécois francophones et notre culture. Le dernier sondage le prouve , un maigre 12% au québec pour Harper ,ce qui lui donne à peine un député, on s'en réjouit et ce n'est pas fini sa descente . Il n'a plus aucune emprise sur le québec et il devra faire avec, son cas est définitivement réglé dans mon pays du québec. »

  • Claude L'Heureux
    Abonné
    lundi 30 mars 2009 11h15
    La dernière fois ?
    « Est-ce la dernière fois que le Québec devra voter pour le Bloc ? Il serait temps que notre nation tire les marrons du feu, n'est-ce pas, les honnêtes fédéralistes ?

    Claude L'Heureux, Québec »

  • Pierre Rousseau
    Inscrit
    lundi 30 mars 2009 11h29
    Sociétés distinctes...
    « M. Franks ajoute aussi que la stratégie conservatrice anti «séparatisse», anti-Québec et par extension anti-francophone, visait essentiellement le ROC qui s'est massivement rangé derrière Harper contre la coalition. Les sondages de l'époque démontraient que contrairement au Québec où la coalition était bien vue en général, elle était massivement rejetée dans le ROC. En conséquence, le ROC est soit d'une culture politique bien différente de celle du Québec - en particulier quant à la notion de démocratie - soit que les citoyens du ROC se sont fait avoir par la propagande de bas étage des Conservateurs en y ajoutant un peu de haine viscérale pour Stéphane Dion.

    Il semble donc évident que les Conservateurs vont devoir cultiver cette division entre les deux groupes majoritaires au Canada pour tenter d'obtenir une majorité à partir des votes du ROC, ce qui est très difficile en ce moment. Par contre s'ils peuvent augmenter le nombre de sièges hors Québec (comme on le projette maintenant), ils auront un peu plus de chances d'accomplir cet exploit. »

  • Yvon Thivierge
    Inscrit
    lundi 30 mars 2009 11h31
    Harper doit partir !
    « Les vraies couleurs de ce pleutre de premier ministre apparaissent enfin au grand jour. Sous des dehors francophile et québécophile, Stephen Harper est en réalité un francophobe et un québécophobe éhonté et disgracieux qui, avec l'aide de ses abrutis lieutenants néo-CONServateurs, a réussi à faire ressurgir les vieux démons des anglos du ROC et à les braquer contre les francos et les Québécois.
    Il est temps de lui indiquer la porte de sortie avant qu'il ne cause encore plus de dommages au pays. »

  • Yves Babin
    Inscrit
    lundi 30 mars 2009 11h34
    Au pays des merveilles
    « Michaëlle Jean ne peut pas à elle seule modifier ce tableau de nature morte qu'est le Canada. De toute façon le gouvernement conservateur de Steven Harper vit ses derniers moments, tout au plus dix à quinze mois. L'opposition fera tomber ce gouvernement et le parti libéral de Michael Ignatieff prendra le pouvoir avec l'aide du Québec où ce parti ira chercher quelques comtés supplémentaires et de l'Ontario où beaucoup de ses citoyens se reconnaîtront à travers le parti libéral renouvelé (sic). Mais Ignatieff ne fera pas plus de cadeaux au Québec que ses prédécesseurs car il sera encore une fois le représentant d'un fédéralisme centralisateur d'Ottawa, mené par l'establishment de Toronto. Faut pas rêver en couleur, le Canada sera toujours un pays gouverné par un pouvoir insensible aux aspirations des québécois car si un premier ministre du Canada ose avantager le moindrement le Québec et sa bande de séparasisss, tout de suite le ROC se scandalise et diabolise le maître d'oeuvre, ce traître qui va à l'encontre des intérêts de Toronto. Le Canada est et restera gouverné par Toronto au détriment de Montréal et du Québec. Quand les québécois vont-ils enfin comprendre cet état de fait ? Bien sûr, il y aura toujours des « naifs » à la Stéphane Dion pour insinuer le contraire ou des collaborateurs sans âme pour noyer le poisson.

    C'est Mme James Jacobs décédée en 2006, grande urbaniste de Toronto qui le dit dans son livre : « The Question Of Separatism - Quebec And The Struggle Over Sovereignty Association, Mme Jacobs affirme que la prospérité et l'essor de Montréal passent nécessairement par la souveraineté du Québec. Sans cette souveraineté politique, Montréal perdrait son rôle de métropole et serait appelé à devenir un satellite de Toronto, son économie étant inféodée à celle d'une « métropole canadienne ». Tout le Québec en serait perdant. Montréal jouerait le même rôle par rapport à Toronto que Lyon pour Paris, Glasgow pour Londres, Melbourne pour Sydney, bref, une ville qui reçoit la portion congrue que veut bien lui accorder la grande ville métropolitaine ».

    Alors que ce soit Harper ou Ignatieff, rien ne changera pour le mieux pour le Québec. Seule la souveraineté nous permettra de progresser et nous donner la chance de participer pleinement aux destinées de la planète déjà si mal en point et ce n'est surtout pas avec le gouvernement Harper qui va améliorer les choses, lui le grand défenseur des intérêts pétroliers de l'Ouest. »

  • Réjean Beaulieu
    Inscrit
    lundi 30 mars 2009 11h58
    S'adresser aux Canadiens dans des circonstances de crise
    « Je crois que la décision de Mme Jean était juste en bout de ligne (la coalition n'étant pas prête) mais elle aurait du s'adresser aux Canadiens pour leur indiquer qu'elle n'approuvait *aucunement* le discours super-toxique tenu par Stephen Harper lorsqu'elle a accordé cette prorogation. Avoir tenu un tel discours demeure à ce jour la plus grande erreur commise par les Conservateurs depuis la pendaison de Riel sous John A. Mac.

    Je réalise que le/la GG s'addressant aux Canadiens n'est pas dans le "protocole de gouvernance" mais les circonstances spéciales de crise le permettaient amplement en 2009 dans une démocratie de plus en plus malade. Malgré la bonne décision, Mme Jean a perdu une belle occasion de valoriser cette position devenue plutôt désuette. Particulièrement à la lumière du motus d'armoiries qu'elle avait choisi en entrant dans le poste. »

  • Robert C. Paradis
    Inscrit
    lundi 30 mars 2009 12h13
    Quel pays !?! (Référence aux commentaires de Mme Lorraine Dubé)
    « Depuis la conquête par les Anglais, tout est fait pour nous faire disparaître, nous les descendants francophones. En attendant le jour où nous ne serons qu'un réalité tellement minorisée que ce ne sera plus que du folklore, nous devons accepter de devoir participer à un processus démocratique qui fait de nous des laissés-pour-compte, des citoyens sans réel pouvoir politique au Gouvernement d'Ottawa , seul le Bloc dans l'opposition offrant une minimale consolation. Mme Lorraine Dubé l'a bien présenté dans ces commentaires, rien n'est fait pour rendre aux Québécois le sentiment d'avoir une juste place dans la CONfédération. Je me réjouis bien sûr de voir Ignatieff monter dans les sondages et je rêve au jour du départ de Harper mais, je demeure avec le sentiment que le Canada n'est pas et ne sera jamais mon pays.

    Pour ce qui est des évènements entourant la demande de prorogation par Harper, ce fut dégoûtant ce qui s'est dit et fait sur le dos des Québécois mais, la Gouverneur Générale a pris la bonne décision, évitant au Canada tout entier des jours très sombres, allant jusqu'à la possibilité d'une dictature en poussant à bout Stephen Harper.

    Vive la liberté, Vive l'espoir de l'Indépendance !!! »

  • André Brière
    Inscrit
    lundi 30 mars 2009 12h36
    Une vrai république banani
    « Bonjour Madame Hébert,

    Chaque fois que j'en ai l'occasion je lis et regarde vos propos car ils sont tjrs juste précis et concis.

    Tous ces bla-bla au sujet des gouverneurs généraux soit au fédérale ou provinciale, tout ce que ça donne est noircir du papier et donner aux médias de la matière.

    Qui plus est, ces postes absolument ridicules et stupides sont nécessaires comme un trou dans la tête. Nous sommes canadiens qu'est ce que la reine à affaire sur nos gouvernements. Seulement ajouter une autre étape dans les décisions pour les canadiens(e) dont nous pouvons se passer.

    En plus pour ajouter à l'insulte elles nous coutent une fortune en frais de voyage et hébergement etc.....pensez seulement à cette chère Madame Thibault. Quelle honte, et nous les caves nous continuons à payer des taxes et impôts pour payer leurs excès.

    Cette fonction ou poste doit être abolis dans les plus brefs délais. Moi je suis tanné de voir Madame Jean faire le tour du monde à mes frais.

    Merci au modérateur de me publier,

    André Brière »

  • Martine Tiramani
    Inscrite
    lundi 30 mars 2009 12h36
    @m babin
    « cher m. babin. vos propos sont quand meme drole surtout du fait que avant les separatistes, toronto etait une ville morte.c est les separatistes qui ont cree le toronto qu on connait aujourd hui. les bureau chef etait tous a montreal. alors ne dites pas que la separation va cree un montreal fort.si il y a separation ,la ville de quebec deviendra la nouvelle capitale economique du quebec[pays]. merci a l intelligence de mme jean d etre capable de savoir utiliser le pouvoir. »

  • Mathieu Lachaîne
    Inscrit
    lundi 30 mars 2009 12h57
    Ce n'est qu'un début...
    « À tous ceux qui croient que le parti conservateur a tourné le dos au Québec, vous avez raison...

    À ceux qui croient que parti libéral de Ignatief ramènera l'équilibre, vous avez tort !

    Depuis longtemps, le Québec s'affaiblit politiquement au sein de l'ensemble Canadien, car sa population diminue. Nous ne sommes plus qu'environ 23% de la population canadienne, d'environ le tiers que nous étions en 1970. L'écart est appelé à s'agrandir, et donc notre poids politique aussi.

    M. Ignatief penche beaucoup plus envers l'ouest et ses sables bitumineux qu'aux éco-citoyens du Québec... et plein d'autres exemples. Il est brillant, le pouvoir démographique est là, et c'est aussi là qu'il prendra de l'importance dans quelques années.


    ...ne pas voir que l'indépendance du Québec est une nécessité est de faire l'autruche. »

  • Marc A. Vallée
    Abonné
    lundi 30 mars 2009 12h58
    La montée d'Ignatieff
    « «la rhétorique la plus anti-Québec et, par extension, la plus antifrancophone, à sortir de la bouche d'un parti majeur ou d'un gouvernement au moins depuis la Deuxième Guerre mondiale».
    Cette rhétorique m'a mobilisé pour appuyer Ignatieff et devenir membre du Parti Libéral du Canada. Depuis j'apprends à le connaître. J'ai voulu lire son livre "Blood and belonging". Mais je voudrais trop le discuter et j'ai dû arrêter. D'autre part, aux Québécois qui voudraient règler la blessure de 1982, je répondrai: "Aider à améliorer la cause des Autochtones et on voudra peut-être vous écouter." »

  • Jean Desjardins
    Abonné
    lundi 30 mars 2009 16h11
    Une vérité présentée ...dans son indécente nudité !
    « Article fort pertinent de madame Hébert qui, en s'appuyant sur l'analyse de Ned Franks, dresse un tableau fort éloquent de ce que Stephen Harper, le PCC et le ROC pensent 'réellement' du Québec et des Québécois. Aucun 'fling flang'. Right on the spot ! Vérité aussi limpide qu'indécente...

    Par ailleurs, l'article de madame Hébert est complété par les commentaires pertinents de nombreux blogueurs qui font ressortir de manière tout aussi indécente que la solution de rechange 'Ignatieff et le PLC' ne pourra manifestement pas être une alternative valable pour les Québécois. En effet, Iggy nous arrive avec un nouveau slogan d'ouverture (sic) mais ...se dépêche de le contredire dans la même envolée oratoire (re-sic) en refusant de s'attaquer au problème de fond de la Constitution canadienne, soit : La cohabitation mutuellement respectueuse des peuples fondateurs du Canada et le partage équitable de la prospérité collective entre ces derniers. Et qu'on ne me serve pas l'insipide menterie : « Le fruit n'est pas mûr... » ...Mon oeil !

    En supposant qu'un nombre suffisant de citoyens Québécois écoeurés de ce statu quo improductif décident de retirer leur appui à l'un ou à l'autre, le PLC ou le PCC ...ces deux partis insensibles à la réalité Québécoise et purement opportunistes, se pourrait-il qu'on commence enfin à entrevoir de la lumière au bout du tunnel ? Car ne nous méprenons pas. La question nationale n'est pas le seul enjeu de ce débat. Un autre enjeu, tout aussi important, est la prospérité à long terme du Québec ! Ici au Québec, qu'on soit d'allégeance souverainiste ou d'allégeance fédéraliste, il me semble qu'on a tout à perdre de laisser perdurer un système qui a fait la preuve deux fois plutôt qu'une qu'il n'a pas été conçu pour satisfaire les intérêts du Québec. Un constat facilement observable : Comment peut-on expliquer que le Québec soit progressivement devenue une des provinces les moins prospères du Canada à l'intérieur du cadre confédératif actuel ? Pourtant, nous avions une représentation significative de députés et de ministres issus du Québec sous les régimes Trudeau (PLC), Chrétien (PLC bis...), Mulroney (PCC) et même sous le régime Harper (PCC). Se pourrait-il, somme toute, que le Québec soit représenté ou non à la table gouvernementale canadienne, les dés soient résolument pipés en faveur du ROC ? Évidemment, il y aura toujours nos 'fous du Canada' qui prétendront que c'est la faute du PQ ou du Bloc, mais enfin...

    Quoiqu'il en soit, l'article de madame Hébert ne démontre-t-il pas l'aversion viscérale du ROC envers le Québec et les Québécois ? Quant à moi, ce ne sont pas des racistes comme Stephen Harper et des pleutres comme Michael Ignatieff qui me convaincront qu'ils ont autre chose à offrir aux Québécois que les cadeaux empoisonnés de leurs ineffables prédécesseurs !

    Il n'y a qu'une porte de sortie. Vite ! Quittons ce ghetto qui ne peut nous conduire qu'à la dépendance et à l'aliénation progressive. Il se fait tard, comme dirait un éminent ex-professeur de droit constitutionnel...

    Merci, monsieur Harper de nous le rappeler haut et fort !!!

    Jean Desjardins »

  • Raymond Saint-Arnaud
    Abonné
    lundi 30 mars 2009 17h14
    Anti-parlementarisme
    « La décision de la gouverneure générale (imposée par qui ???) fait fi de la démocratie et du parlementarisme (qui est différent d'un régime royal). Il n'y avait AUCUNE RAISON d'abroger le parlement. Le désir de M. Harper d'éviter un vote de non-confiance n'est pas une raison acceptable.

    La gouverneure générale a erré.

    Toute la presse internationale a été surprise de cet événement sans précédent digne d'une république de bananes.

    La fonction de gouverneur général, ce relent anachronique de domination britannique, vivrait peut-être ses derniers jours n'était-ce la droite conservatrice.

    Ce pays est figé dans le béton de la mal-nommée confédération, qui est en fait un état unitaire.

    Le système gouvernemental bi-partiste canadien, comme l'existence d'un gouverneur général représentant la reine (avec un petit r svp) d'Angleterre, sont des héritages dépassés de la domination britannique au Canada et au Québec.

    Ces deux institutions doivent disparaître pour qu'on ait chez nous une véritable démocratie. Finis le dogme bi-polaire du bien et du mal et le dogme de l'autorité du roi qui vient de Dieu, deux dogmes si chers à la droite ultra-conservatrice ici dans l'Ouest canadien et au sud de la frontière. »

  • Raoul Mesquita
    Abonné
    lundi 30 mars 2009 17h38
    Anti conservatrice bien connue
    « Madame Hébert est surtout un'anti parti conservateur depuis toujours. On dirai qu'elle aime le parti unique comme en certains pays bien connus »

  • Lallier N.p
    Inscrite
    mardi 31 mars 2009 07h57
    M Babin
    « Vous avez raison de dire que rien ne changera tant et aussi longtemps que votre pensée sera celle que vous décrivez. »

  • Christian Gagnon
    Inscrit
    jeudi 9 avril 2009 11h15
    À Mme Tiramani et les anti-séparatisses
    « Cher Mme. Tiramani, vous croyez vraiment que MMe. Jean sait utiliser son pouvoir ? Vous êtes d'accord avec ça vous une gouverneuse générale qui coûte des millions aux contribuable ? Privilèges, privilègiés, on ne fait que répéter les mêmes stupidités depuis le début du régime anglais - je ne sdit pas que le système seigneurial de la Nouvelle-France était mieux - mais ne serait-il pas temps qu'on mette nos culotte et qu'on sorte enfin de la monarchie ! Vive la République et la liberté ! »

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