Conseil général de l'aile québécoise du PLC - Ignatieff courtise les électeurs du Bloc
Le chef libéral n'a pris cependant aucun engagement concret pour satisfaire l'électorat nationaliste
Le chef des libéraux fédéraux, Michael Ignatieff, a commencé hier à Montréal sa campagne en vue de convaincre les Québécois de lui faire confiance pour prendre leur place à Ottawa. M. Ignatieff entend sillonner la province pour se faire connaître et vendre son message.
Laval — Michael Ignatieff a dans sa ligne de mire les électeurs du Bloc québécois, à qui il demande de donner aux libéraux la chance de prouver qu'ils peuvent faire avancer le Québec. Les Québécois devront cependant attendre une prochaine campagne électorale avant de connaître les engagements spécifiques du chef libéral à l'égard de leur province.
«Les Québécois ne méritent pas d'être dans l'opposition permanente à Ottawa. Leur place est au pouvoir», a lancé Michael Ignatieff dans un discours clôturant le conseil général de l'aile québécoise du Parti libéral du Canada (PLC) à Laval, hier.
Selon le leader libéral, plusieurs électeurs ont choisi de voter pour le parti de Gilles Duceppe parce qu'ils sont fiers de leur identité québécoise, sans pour autant adhérer à son programme politique.
«C'est à ces gens que je m'adresse. Donnez-nous la chance de prouver ce que nous pouvons faire pour le Québec, pour vos familles, pour vos voisins, pour vous», a lancé M. Ignatieff devant un auditoire composé de plusieurs centaines de militants.
«Laissez-nous vous prouver qu'il n'y a aucune contradiction entre la fierté que vous ressentez d'être Québécois et la volonté de participer à la grande et belle aventure qui s'appelle le Canada», a-t-il insisté.
Pour tenter de gagner le coeur des Québécois, le leader libéral a rappelé que c'est au Québec que ses grands-parents, immigrants de Russie dans les années 1920, ont choisi de s'établir. Il a énuméré une série de thèmes pouvant interpeller les Québécois et sur lesquels il compte miser s'il est au pouvoir, comme les énergies renouvelables, le secteur forestier, l'aéronautique et la culture.
Aucun engagement concret n'a cependant été pris. En conférence de presse, M. Ignatieff a indiqué qu'il attendrait la prochaine campagne électorale pour faire connaître ses promesses.
«Il y aura bien sûr des propositions concrètes pour les Québécois et les Québécoises pendant une campagne électorale. Pour le moment, nous sommes là pour montrer que nous sommes de retour», a lancé le chef libéral.
Avec seulement 14 circonscriptions au Québec contre 49 pour le Bloc, les libéraux ont certainement beaucoup de chemin à faire avant de pouvoir prétendre avoir conquis la province.
Et pour le chef bloquiste, Gilles Duceppe, en dépit de ses belles paroles, le chef du PLC n'a pas prouvé par ses actes qu'il avait les préoccupations québécoises à coeur.
«Il faut juger les gens aux positions qu'ils prennent. Quand M. Ignatieff dit que pour l'unité nationale, il faut appuyer les sables bitumineux [en Alberta]..., c'est contre les intérêts du Québec. [...] Au-delà des paroles, il y a les faits et dans les faits, M. Ignatieff appuie [le premier ministre] Harper dans tous les votes», a-t-il lancé à l'occasion du défilé de la Saint-Patrick.
Le conservateur Steven Blaney a pour sa part soutenu que les députés conservateurs du Québec avaient, depuis quatre ans, «livré la marchandise» et bien défendu les intérêts de la province.
Les régions
Le principal défi pour les troupes de Michael Ignatieff au cours de la prochaine campagne sera de récolter des appuis hors de Montréal, où est actuellement concentrée la quasi-totalité des élus libéraux de la province.
«Nous devons être un parti pertinent pour tous les Canadiens, et pas simplement pour les Canadiens dans les zones métropolitaines», a convenu le leader du PLC en point de presse.
Michel Ignatieff entend donc sillonner la province pour se faire connaître et vendre son message.
«Il faut sortir, s'asseoir dans les cafés, les bars, les restaurants. Il faut aller aux foires rurales, partout. Il faut aller là où l'on ne nous attend pas, non? On croit que je n'irai pas en Beauce parce qu'on ne peut y gagner? J'irai partout»,
a-t-il prétendu.
Le leader libéral est cependant frileux à l'idée de s'engager dans des dossiers qui pourraient froisser d'autres parties du Canada.
Ainsi, il n'a pas voulu dire s'il remettrait
au Québec la somme d'un milliard de dollars perdue avec le changement de formule de la péréquation.
«Je suis très sensible aux difficultés fiscales du gouvernement du Québec. Mais d'autres provinces ont ces difficultés, elles aussi», a-t-il indiqué.
Selon lui, de nombreuses conversations avec les représentants des provinces sont nécessaires pour trancher l'épineuse question.
Laval — Michael Ignatieff a dans sa ligne de mire les électeurs du Bloc québécois, à qui il demande de donner aux libéraux la chance de prouver qu'ils peuvent faire avancer le Québec. Les Québécois devront cependant attendre une prochaine campagne électorale avant de connaître les engagements spécifiques du chef libéral à l'égard de leur province.
«Les Québécois ne méritent pas d'être dans l'opposition permanente à Ottawa. Leur place est au pouvoir», a lancé Michael Ignatieff dans un discours clôturant le conseil général de l'aile québécoise du Parti libéral du Canada (PLC) à Laval, hier.
Selon le leader libéral, plusieurs électeurs ont choisi de voter pour le parti de Gilles Duceppe parce qu'ils sont fiers de leur identité québécoise, sans pour autant adhérer à son programme politique.
«C'est à ces gens que je m'adresse. Donnez-nous la chance de prouver ce que nous pouvons faire pour le Québec, pour vos familles, pour vos voisins, pour vous», a lancé M. Ignatieff devant un auditoire composé de plusieurs centaines de militants.
«Laissez-nous vous prouver qu'il n'y a aucune contradiction entre la fierté que vous ressentez d'être Québécois et la volonté de participer à la grande et belle aventure qui s'appelle le Canada», a-t-il insisté.
Pour tenter de gagner le coeur des Québécois, le leader libéral a rappelé que c'est au Québec que ses grands-parents, immigrants de Russie dans les années 1920, ont choisi de s'établir. Il a énuméré une série de thèmes pouvant interpeller les Québécois et sur lesquels il compte miser s'il est au pouvoir, comme les énergies renouvelables, le secteur forestier, l'aéronautique et la culture.
Aucun engagement concret n'a cependant été pris. En conférence de presse, M. Ignatieff a indiqué qu'il attendrait la prochaine campagne électorale pour faire connaître ses promesses.
«Il y aura bien sûr des propositions concrètes pour les Québécois et les Québécoises pendant une campagne électorale. Pour le moment, nous sommes là pour montrer que nous sommes de retour», a lancé le chef libéral.
Avec seulement 14 circonscriptions au Québec contre 49 pour le Bloc, les libéraux ont certainement beaucoup de chemin à faire avant de pouvoir prétendre avoir conquis la province.
Et pour le chef bloquiste, Gilles Duceppe, en dépit de ses belles paroles, le chef du PLC n'a pas prouvé par ses actes qu'il avait les préoccupations québécoises à coeur.
«Il faut juger les gens aux positions qu'ils prennent. Quand M. Ignatieff dit que pour l'unité nationale, il faut appuyer les sables bitumineux [en Alberta]..., c'est contre les intérêts du Québec. [...] Au-delà des paroles, il y a les faits et dans les faits, M. Ignatieff appuie [le premier ministre] Harper dans tous les votes», a-t-il lancé à l'occasion du défilé de la Saint-Patrick.
Le conservateur Steven Blaney a pour sa part soutenu que les députés conservateurs du Québec avaient, depuis quatre ans, «livré la marchandise» et bien défendu les intérêts de la province.
Les régions
Le principal défi pour les troupes de Michael Ignatieff au cours de la prochaine campagne sera de récolter des appuis hors de Montréal, où est actuellement concentrée la quasi-totalité des élus libéraux de la province.
«Nous devons être un parti pertinent pour tous les Canadiens, et pas simplement pour les Canadiens dans les zones métropolitaines», a convenu le leader du PLC en point de presse.
Michel Ignatieff entend donc sillonner la province pour se faire connaître et vendre son message.
«Il faut sortir, s'asseoir dans les cafés, les bars, les restaurants. Il faut aller aux foires rurales, partout. Il faut aller là où l'on ne nous attend pas, non? On croit que je n'irai pas en Beauce parce qu'on ne peut y gagner? J'irai partout»,
a-t-il prétendu.
Le leader libéral est cependant frileux à l'idée de s'engager dans des dossiers qui pourraient froisser d'autres parties du Canada.
Ainsi, il n'a pas voulu dire s'il remettrait
au Québec la somme d'un milliard de dollars perdue avec le changement de formule de la péréquation.
«Je suis très sensible aux difficultés fiscales du gouvernement du Québec. Mais d'autres provinces ont ces difficultés, elles aussi», a-t-il indiqué.
Selon lui, de nombreuses conversations avec les représentants des provinces sont nécessaires pour trancher l'épineuse question.
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