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Déboulonner les statues

Lise Payette   20 mars 2009  Canada
Nous vivons en ce moment une période absolument fascinante. Pas facile, mais fascinante. Est-ce dû à l'effondrement financier que vit la planète, avec la récession qu'elle entraîne, ou au positionnement des astres autour de nous qui brasse la cage? C'est encore difficile de comprendre ce qui arrive, mais de véritables monuments de rectitude qui paraissaient intouchables sont en train de tomber de leur piédestal. Comme si un grand ménage était commencé. Il va s'écrire des centaines de livres sur l'époque que nous vivons en ce moment même, des livres dans lesquels il y aura une multitude d'explications sur ce qui a déclenché la remise en question des valeurs profondes de l'humanité, et en particulier de ce que nous avions convenu d'appeler «la réussite». Le American Dream est en train de subir une mise à jour impressionnante et le «rêve québécois» reprend du poil de la bête. Nous avons déjà commencé à déboulonner quelques statues.

C'est Barack Obama qui le premier a parlé de déboulonner les statues. Ce n'est pas l'expression qu'il a utilisée mais ça voulait dire la même chose. Il disait qu'il fallait remettre un peu d'ordre dans la maison, qu'on remette le rêve américain dans des limites raisonnables. Il a été élu pour ça parce que les années Bush avaient atteint un tel degré de corruption que l'avenir était complètement bouché et qu'Obama, avec trois petits mots, a réussi à remettre la population debout. «Yes we can» leur a donné l'impulsion dont ils avaient besoin.

Puis l'écho a pris de l'ampleur. «Yes we can» a fait du chemin. La crise économique étant mondiale, l'écho a été entendu partout. Dans les pays dits industrialisés, les statues ont commencé à tomber.

Partout, elles tombent les unes après les autres, les fameuses statues. Elles apparaissaient intouchables et soudainement, elles se retrouvent en miettes. De l'automne 2008 au printemps 2009, des nations entières auront entrepris le ménage qui s'imposait depuis si longtemps. Les statues, quand elles se mettent à tomber, produisent un phénomène d'entraînement qui n'a pas fini de fasciner ceux et celles qui les regardent s'écrouler. Les spectateurs ne peuvent s'empêcher de penser, en les regardant, que la récréation est enfin terminée et que d'autres masques vont tomber avant que justice soit faite.

Le drame de la Caisse de dépôt aura été un déclencheur important de la prise de conscience que vit le Québec en ce moment. Il ne fait aucun doute que la perte de 40 milliards de dollars par la Caisse de cet argent si durement gagné par la population n'est pas étrangère au besoin de justice que nous ressentons.

La mauvaise administration de la Caisse reste en travers de la gorge. La prétention affichée de ses dirigeants, le manque de jugement de son ex-p.-d.g., l'insouciance de certains membres de son conseil, l'arrogance de la ministre responsable, le mépris affiché par celui qui a les deux mains sur le volant au cours de cette crise et son entêtement à nommer un p.-d.g. choisi par lui et dont la majorité ne veut pas, sont autant de raisons valables de déboulonner des statues. Le bris de confiance qui a eu lieu est peut-être irréparable. Ce qui est grave dans le cas de la Caisse de dépôt.

Il faut comprendre cependant que ce n'est pas seulement là qu'un grand ménage s'impose. Nous en aurons pour des années si nous décidons vraiment de nettoyer le fond du baril.

À défaut d'avoir des atomes crochus avec la politique, peut-être serait-il temps que les personnes syndiquées s'intéressent à leurs syndicats, histoire de s'assurer que le désir de pouvoir de leurs dirigeants n'a corrompu personne.

Ou pour les croyants, peut-être faudrait-il faire un grand ménage dans la pharmacie du pape pour qu'il cesse de raconter n'importe quoi à des Africains ou des Sud-Américains du haut de son ignorance. Un cours de rattrapage 101 sur la contraception serait très indiqué. Si nous ne faisons rien, nous serons neuf milliards sur terre en 2050. Ça fait du monde à nourrir.

Pour ceux que rien de tout ça n'intéresse, vous êtes en train de manquer le train. Dans dix ans, vous vous demanderez ce qui s'est passé dans votre village parce que vous ne reconnaîtrez plus rien ni personne. Vous aurez l'impression d'être né avant le déluge et d'être déphasé par rapport à ce qui vous entoure. Le monde entier est en voie de transformation. Si la ministre des Finances pouvait l'avoir compris. Sinon, c'est la prochaine statue qu'il faudra déboulonner.
 
 
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  • André Loiselet
    Abonné
    vendredi 20 mars 2009 03h22
    Le gagne-petit
    Le gagne-petit qui observe la scène du haut de sa colère, dans son petit appart avec sa femme qui travaille itou au strict salaire minimum regarde les milliards s'envoler en pensant que ces richards n'achètent janais de gratteux...Pas la peine.
    Va-t-on finir un jour d'abuser de la confiance et de la bonté du peuple? Quand ce n'est pas la religion qui l'a baptisé qui le trompe, c'est le gouvernement qu'il a élu.
    Le gagne-petit a le dos large et un couteau entre les dents.
    Ses idées ne sont pas très catholiques.

  • Yves Côté
    Abonné
    vendredi 20 mars 2009 03h47
    A force...
    A force de tout faire pour dépouiller les peuples du pouvoir assez récent qu'ils ont acquis, les puissants, ceux-là qui concentrent autour d'eux les masses d'argent disponibles, se condamnent d'eux-mêmes aux sanctions de ces dits peuples. Reste maintenant à voir jusqu'où ces princes modernes accepteront que les nations leur coupent un peu les ailes...
    Continueront-ils à respecter les démocraties et leurs lois, du moins en apparences, tel ce qui fut voulu pour Option-Canada, où dépasseront-ils la ligne en s'armant de manière ouverte pour, à tous prix, préserver ce qu'ils considèrent comme leurs principautés ?
    Si seul l'avenir le dira, il me semble néanmoins, et comme jamais, que la solidarité véritable des peuples devra trouver à s'y exprimer.

  • mariomon
    Abonné
    vendredi 20 mars 2009 04h42
    Le bouleversement porteur
    Chère Lise (permettez-moi ce raccourci et ce n'est pas parce que j'ai été longtemps le collègue de Dominique aux Émissions Présent de Radio-Canada, là où André a aussi sévi, mais c'est par respect) Cher Lise, donc, votre texte est d'une suave saveur. Moi qui suis dans l'actualité au quotidien, à ne voir que l'arbre, je manque la forêt. Votre mot est un rappel à l'intelligence et à la compréhension. Il tombe à point. Regarder et analyser l'ensemble au lieu de sombrer dans la déprime des détails. Un nouveau paradigme, disait-on à une certaine époque. C'est vrai que nous y sommes à plein. La culbute sera d'autant plus importante car le cirque récent n'était pas celui du Soleil. Notre révolte collective doit être aussi grande que l'avidité et la cupidité des puissants. Donc, elle sera profonde.

    Ne stoppez pas votre réflexion, elle nous nourrit!
    Merci à la mère de l'Assurance automobile
    mario.montpetit@videotron.ca

  • Serge Charbonneau
    Abonné
    vendredi 20 mars 2009 06h57
    « Now Wake-Up! »
    Pour moi, on ne déboulonne malheureusement aucune statue.

    Elles s'écroulent d'elles-mêmes sans besoin d'avoir à être déboulonnées.
    C'est un peu comme les feuilles à l'automne, elles tombent sans que nous ayons besoin de faire quoi que ce soit. Et après l'automne, c'est l'hiver.

    Il n'y a rien à se réjouir de dire que les statues tombent. Comment se réjouir devant la majorité de la population qui voit les statues tombées comme des feuilles et qui demeurent comme si rien ne se passait?

    Obama a dit : «Yes WE can!», mais juste avant il y avait eu une Amérique qui s'écroulait dans le coeur des gens du monde entier et surtout dans le coeur de ses habitants. «Yes WE can!» est arrivé à point.

    Les trois mots qu'il nous faut maintenant, après avoir vu que le «Yes WE can!» semble avoir été entendu chez nos voisins, c'est un «Now WE Wake!».

    Mais je suis pessimiste. Malheureusement, j'ai l'impression que le «Now WE Wake!» est beaucoup plus difficile à comprendre.

    Le pape n'est pas déboulonné. Il a la statue qui tient non pas avec des boulons, mais avec la soudure de la croyance et cette soudure, croyez-moi, aussitôt qu'elle se fissure légèrement, des imbéciles "fidèles" dont il est interdit de dénoncer leur imbécillité tout comme il est interdit de dénoncer l'absurdité des religions, ressoudent rapidement leur sainteté.
    La niaiserie perdure au service de la canalisation de l'extrémisme et de l'imbécillité.

    C'est décourageant de constater que croyance et ignorance ont souvent beaucoup plus de poids que connaissance et compréhension.

    Au niveau politique, les yeux restent totalement fermés. Tout comme cet organisme international de canalisation de l'imbécillité, c'est-à-dire, l'église intouchable et son fatigant débile dans sa robe dorée et son sourire d'ange psychopathe, la politique n'éveille pas beaucoup les masses.
    Juste ici, après avoir élu Harper avec ses promesses de grands changements, on a élu ces libéraux qui en disaient autant. Résultat: les uns comme l'autre, nous livre une continuité aberrante et même un enlisement encore plus profond.

    Nous avons des politiciens qui travaillent au service des monopoles et des oligopoles. Ils laissent le contrôle aux puissances occultes du monde (lorsque je dis occulte, je ne fais nullement référence à des êtres tout puissants qui auraient la vie éternelle, non, je fais référence à ces ordures qui considèrent que seuls eux ont la science et la noblesse suffisante pour asservir le monde. Je pense aux Rockfeller, Bronfman, Morgan, Desmarais, Péladeau. Ceux qui contrôlent avec leurs milliards le monde global ainsi que bien des pays en partie ou et parfois entièrement.

    Qui donc aurait suffisamment de voix pour crier un «Now WE Wake!» efficace!?

    Encore hier, le budget de la sacoche à Mme Jérome-Forget, nous a criés à tue-tête dans le creux de l'oreille: «Now You Wake!» tout en suivant le crie percutant par un gros rire.
    Même avec la force d'un tel cri dans le creux de nos oreilles, la population bouge à peine les paupières.
    On préfère le confort du sommeil quitte à se réveiller submergé par de la merde, que de s'ouvrir un peu les yeux pour affronter la réalité.
    La population malheureusement manque de courage. Elle n'est même plus capable d'aller faire un petit X «réfléchi» le jour des élections!

    Hier, le bon peuple endormi a fait rire de lui à gorge déployée et il est resté profondément dans son sommeil d'idiot.

    L'automne dernier M. Charest, au service de M. Desmarais et de la privatisation totale, a reçu des millions d'Ottawa. Il s'est empressé de réduire les impôts.

    RÉDUIRE LES IMPÔTS !!!!

    Lorsque je dis que nous sommes endormis...
    Même ceux qui payent deux sous d'impôt et qui en paieront encore un le lendemain de l'annonce, applaudissent. «RÉDUCTION D'IMPÔT» sont deux mots qui font ouvrir un oeil glauque le temps d'un applaudissement et que l'on referme rapidement l'effet passé.

    «RÉDUCTIONS D'IMPÔTS», une sorte de formule magique du politicien véreux.

    Charest a réduit l'impôt des riches et maintenant sa sacoche augmente les taxes des pauvres, l'électricité des pauvres, et bien des petites choses dont les pauvres ont besoin pour tout simplement survivre.
    On fait payer les pauvres et on soulage les riches.
    «Now Wake-Up!», à qui croyez-vous qu'on s'adresse lorsqu'on parle de «RÉDUCTIONS D'IMPÔTS», on s'adresse à des gens qui ne paient pas, et ce, depuis belle lurette leur dû d'impôt. Des gens qui se soustraient constamment à leur devoir de partage.

    On n'a pas besoin de millions pour bien vivre, on a juste besoin d'avoir suffisamment pour bien se nourrir, pour bien se vêtir, pour bien faire la fête une fois de temps en temps et surtout nous avons besoin de médecins et d'hôpitaux accessibles pour bien nous soigner. Nos enfants ont besoin d'une bonne instruction pour pouvoir avoir des outils efficaces pour affronter l'avenir. Ils n'ont pas besoin d'une formation de robot à produire que veut nous offrir l'éducation «de l'économie». (Université Rio-Tinto, Université GM, Université Bell...)

    Le budget présenté hier ne sert nullement la population. C'est un budget au service de la privatisation (Desmarais).
    Il aurait fallu augmenter l'impôt des nantis qui souffrent peu de la "récession", pensons à AIG. AIG a été médiatisé, mais tous nos gros portefeuilles, ici, vivent de la même façon. Ce n'est pas demain la veille où, étranglé par l'impôt, M. Desmarais devra vendre l'un de ses domaines ! Bien des gens perdront leur maison avant.

    Le gouvernement n'augmente pas l'impôt des nantis réduisant d'autant ses revenus. Un gouvernement sans revenu ne peut plus remplir ses engagements en santé, en éducation, même en voirie et en infrastructure, alors on fait appel aux sauveurs du privé. Ces missionnaires, jouissent alors de contrôler un peu mieux le pays (ces États qu'il faut abolir pour parvenir au gouvernement mondial global).

    La santé sera un peu plus privatisée. Les riches se feront soigner dans le grand luxe. Pour eux «Sky is the limit» (et même over the sky!).
    Les pauvres mourront plus jeunes. De toute façon, la planète est surpeuplée (et si on abolit le condom!!!).
    Le but des Desmarais et compagnies c'est de contrôler les richesses et d'abolir les pays.
    Le but c'est d'avoir de la main-d'oeuvre (esclaves) pour faire fonctionner le tout et de jouir de la vie entre gens "civilisé".

    Le budget de Mme Jérome-Forget va exactement dans ce sens.
    Réduction de l'État, abandon du partage entre riches et pauvres, peu à peu, abandon de la gratuité scolaire, médicale et de l'assistance sociale. Réduction de l'assurance chômage (d'Ottawa) et tordage de bras pour abolir les syndicats et réduire les salaires pour faire bien vivre ces pauvres riches qui sont prêts à nous sauver.

    Nous avons des gouvernements au service des missionnaires du privé.

    Il est grand temps de s'ouvrir les yeux et de suivre l'exemple latino-américain.

    « Now Wake-Up!»


    Serge Charbonneau
    Québec

  • Paul Rodgers
    Inscrit
    vendredi 20 mars 2009 07h05
    Les mains sur le volant ne sont pas les siennes !
    En encaissant le pont d'or - plus de 3 millions $ - que lui avaient construit ses recruteurs partitionnistes du Dominion of Canada, le mercenaire de Sherbrooke se laissait menotter à double tour les deux mains aux deux pieds. Donc, les deux mains sur le volant de l'État du Québec ne peuvent pas être celles de John James Charest. Ce triste roi nègre sait à qui elles appartiennent. Elles ne peuvent être que celles de ses recruteurs, étrangers et non élus.

    Fidèle à lui-même, le mercenaire Charest s'active aux ordres de marche des mêmes crapules occultes qui le manipulent depuis son torpillage de l'accord du Lac meech, qui sont les partitionnistes québécophobes du Québec et du Dominion of Canada.

    Il en résulte, que depuis son parachutage en territoire ennemi, John James aura transformé le parti libéral du Québec en parti partitionniste du Québec. Ses bureaux politiques, sa fonction publique, les ministères stratégiques et la caisse de dépôt sont grossièrement infiltrés par des soldats partitionnistes d'alliance-Québec et autres rhodésiens québécophobes.

    Cessons de croire et de répéter at nauseam que les mains sur le volant se peuvent qu'être celles du mercenaire-menteur-faussaire-hypocrite, etc. Elles ne le sont pas et ne le seront pas tant et aussi longtemps que notre Assemblée nationale sera sous occupation étrangère et ennemie...

  • André Chamberland
    Inscrit
    vendredi 20 mars 2009 08h00
    Surprenant très surprenant ces socles des statues
    Les statues tombent mais les socles demeurent en place.

    Le capitalisme, l'argent, les gains, le profit, la mondialisation/globalisation, les méga compagnies et organisations, les valeurs économiques avant les valeurs humaines et fondamentales, la consommation et la surconsommation, le crédit facile ont créé la crise que nous vivons.
    Les plans (?) de relance, les budgets et les politiciens du Canada et du Québec perpétuent le modèle capitalisme, les dépenses plutôt que la diminution des dépenses gouvernementales, l'incitation à la consommation, la facilitation du crédit, etc plutôt qu'encourager à l'épargne.
    On ne s'en sortira pas comme cela. Et le petit peuple en paiera encore la facture.
    C'est le modèle qu'il faut changer, le socle, pas seulement les statues.

  • Jacques Deschesnes
    Inscrit
    vendredi 20 mars 2009 08h19
    Tout à fait d'accord
    Mme Payette, vous visez juste lorsque vous mentionnez le déboulonnement des statues.

    C'est carrément un changement de paradigme. Plusieurs personnes avaient prévues une déconfiture du système monétaire car l'économie, depuis plus de 30 ans, est basée non sur des besoins réels mais bien sur des produits et service non nécessaires que l'on peut appeler du luxe, ce qui a amené une surenchère et une philosophie du " profit maximum à tout prix ?

    C'est le même phénomène qui s'est passé avec l'effondrement du World Trade Center, une fausse impression de sécurité venait de tomber.

    Nous gérons une décroissance et ce faisant nous serons appelés à choisir le genre de vie que nous souhaitons et d'adapter notre économie à ces nouveaux choix. Je rêve du jour où nous parlerons de stabilité économique plutôt que de croissance économique, dictat qui suppose que la seule façon d'être était la croissance matérielle de la société.

    Je crois qu'il serait sage de commencer tout de suite à s'assoir et regarder ce que nous voulons mettre de l'avant comme société car si nous ne le faisons pas volontairement la tempête risque d'être houleuse au plan des confrotations.

    Finallement les défenseurs de la simplicité volontaire vont peut-être devenir à la mode , qui sait ?

  • Frèd'Rec Morin
    Inscrit
    vendredi 20 mars 2009 08h31
    J'ai plutôt peur!
    N'oublions pas qu'Obama travail pour les mêmes personnes que Bush. Les politiques américaines ne risquent donc pas de changer. Le plan de relance de 700, 800,900(?) milliars ressemble, dans son adoption forcé, à un coup d'état des milieux financier. Les statues ne tombent pas elle semble plutôt s'encrer plus solidement et plus sauvagement que jamais.

  • jacques noel
    Inscrit
    vendredi 20 mars 2009 08h45
    Les cadres de la Caisse et de AIG
    En moins de 48 heures, le Congrès américain a eu la liste des cadres qui ont eu des bonis faramineux. Ici, trois semaines après le scandale de la Caisse, on attend toujours la liste des bonis que les cadres ont eus.

  • william morris
    Abonné
    vendredi 20 mars 2009 09h04
    Elle a raison...
    Bonjour,

    Oui, madame Lise Payette a raison. Bien des choses changent, bien des certitudes deviennent des possibilités intellectuelles. C'est important que les jeunes finissent leur secondaire et poussent même leurs études beaucoup plus loin. Avant de comprendre, il faut s'instruire et aussi réfléchir, réfléchir par soi-même surtout.

    Les gens dans les années trente ont été instruits en assimilant des notions toutes préparées à l'avance pour elles. La vérité leur était <<donnée>>, alors que maintenant il faut chercher la vérité. Elle peut se trouver quelque part dans les vieilles notions, mais il faut les décortiquer par soi-même.

    Madame Payette a bien raison: notre époque est riche en possibilités et fort stimulante pour l'esprit.

    Quelle veine nous avons ! À nous d'en profiter.

    Humblement soumis.
    William Morris
    www.lemont.canalblog.com

  • Zach Gebello
    Inscrit
    vendredi 20 mars 2009 09h04
    En effet, vous ne comprenez rien
    "Nous vivons en ce moment une période absolument fascinante. Pas facile, mais fascinante. Est-ce dû à l'effondrement financier que vit la planète, avec la récession qu'elle entraîne,..."(Lise Payette)

    C'est ce que vous écrivez qui est pas facile à comprendre. Qui donc (elle) entraîne la récession ? La planète? La période ?

    Il n'y a rien de spécial dans ce qui se trame actuellement en économie. Ce n'est que la suite logique de ce que les grandes banques centrales s'appliquent à faire depuis le début du 20eme sciècle, c'est à dire notre dépossession.

    La remise en quation des valeurs ? Mais c'est à coup de milliers de milliard$ que votre beau Obama récompense ces grands banquiers pour nous avoir dépossédé de nos valeurs bien palpables !

    Pour ce qui est des valeurs "profondes", ils s'appliquent à les neutraliser dans le coeur et la tête de nos enfants en classe.

    Un nettoyage ? Oui. Des cerveaux et des poches.

    On déboulonne Bush pour boulonner la statut d'Obama.

    Une crise ? Quelle crise ?

    Cette transformation se poursuit depuis 100 ans et est soigneusement "administrée". Elle nous a fait subir toutes les guerres de l'époque, les deux grandes inclues !

    C'elle qui vient, elle sera dans nos rues. De ce qu'ils nous dépossèdent ils se feront une armée bien nourrie qui à la pointe du fusil nous dira nos nouvelles valeurs et auxquelles statues s'agenouiller.

    Le boulonnage de statues ne fait que commencer.

  • Martine Tiramani
    Inscrite
    vendredi 20 mars 2009 10h12
    chere mme payette
    croyez vous vraiment que les choses vont changer?est ce que l humain apprends des erreurs d autrui. de tout les temps il y a eu des crises humanitaires. autrefois causee par la cataclismes naturels,e.g. secheresses, inondations,volcans etc ou des peuples ont dues se deplacer, reconstruire et vivre de nouvelles realitees. aujourd hui l etre humain tente de controller la nature, eviter les cataclismes ,mais les crises financieres ou autre sont nos nouveaux catalismes et sont que passageres. il suffit qu on survivre cette crise pour qu on recommence la meme chose dans 100 ans. le baton des richesses et du pouvoir passeront a d autres,qui eux aussi protegeront les leurs et leurs acquis. apres les roi, les religieux., les gouvernements, ont assiste aujourdhui a la naissance du pouvoir transmis aux barbares[afghanistan]. est ce que les choses changent vraiment.?

  • Claude Archambault
    Inscrit
    vendredi 20 mars 2009 10h29
    @ M Grenier........ un oui timide
    Une chose est sûr....... Je suis en partie d'accord avec votre texte. Oui j'aimerais, comme tous, qu'un jour il n'y aura plus de riche et plus de pauvre, mais je suis aussi réaliste et en reconnait l'impossibilité humaine et économique. Moi je divise les riches en 2 classes il y a les vrais riches et les faux riches. Il nous faut éliminer les faux riche et tenter à tout prix d'augmenter et d'aider les vrais riches. Tout comme il y a deux classe de riche il y a 2 classes de pauvre les vrais et les faux, il faut éliminer les faux et supporter les vrais.
    Le vrais riches sont ceux qui par leur travail acharné, leur investissement personnel on crées une richesse. Ils ont l'esprit entrepreneur et ont crées des emploies, un produits et on obtenu une fortune honnêtement tout en partageant la richesse par le création d'emploie justement rémunéré (la rémunération des employées est en fonctions des revenues de l'entreprise, des investissements des l'entrepreneur et des risques pris par l'entrepreneur) Et ce type de riche il en faut à la tonne car en plus de s'enrichir ils permettent aux autres d'acquérir de la richesse et font avancer la société.
    Les faux riches, sont ceux qui par des manigances, sans aucune création de richesse, d'emploie ou de produit s'enrichissent. Habituellement par le fruit de la spéculation pur et dur. La seule richesse qu'ils obtiennent vient, non de la création d'une valeur mais par la subtilisation de valeurs. Et ce type de riche il faut éliminer. Et ici on ne parle pas de l'investisseur qui par l'achat d'action aide les entreprises à crée de la richesse.

    Le vrai pauvre est celui qui par tous les moyens honnête et son travail acharné, tente d'améliorer sont sort, mais à cause d'antécédent sociaux, ou par des capacités plus limités physique ou mental ne pourra jamais atteindre les niveaux de personnes plus fortunés. Ce genre de pauvre la société doit aider.
    Le faux pauvre est celui qui croit que tout lui est du et qu'il est trop bon pour tel ou tel type de travail. Qui refuse de s'investir dans des tâches plus ingrates, parce qu'il se juge supérieur. Il préfère ne pas travailler, à travailler au salaire minimum, qui refuse d'occuper deux emplois pour subvenir à ses besoin et ceux de sa famille, parce que l'effort requis et l'investissement personnel est trop grand pour justifier le peu de gain supplémentaire comparer à l'aide social. Ce type de pauvre il faut éliminer.

    Mais de dire que la richesse de tous doit être égal, NON car elle enlèverait tout esprit de compétitivité, de création et de motivation à améliorer son sort................. Tous deviendraient des faux pauvre..... le nivellement vers le bas c'est ce que crée un société socialiste/communiste. Ce qu'il faut c'est une société capitaliste forte et libre avec des mesures sociales fortes et justes.

  • Christian Montmarquette
    Inscrit
    vendredi 20 mars 2009 10h34
    Aux grands maux les grands moyens !
    C'est toujours la même histoire...

    Les goussets du gouvernement sont vides, on va taxer le citoyen et aider les entreprises.

    Voilà un exemple patent du libéralisme.

    En 1970, plus de 40% des revenus d'impôts de la province provenaient des compagnies, alors qu'aujourd'hui elles ne contribuent plus qu'à 10%. Ce qui fait reposer 90 % des impôts sur le contribuable ordinaire.

    De plus, ce sont-là des dizaines et des dizaines, pour ne pas dire des centaines de milliards manquants à l'appel et qui expliquent à eux seuls la déconfiture actuelle des finances du Québec.

    Ces dizaines de milliards désespérément manquants et qui font malheureusement aujourd'hui en sorte que notre système de santé est menacé, nos écoles s'écroulent, nos routes périclitent, nos infrastructures s'effondrent et que la dette augmente.

    Nous assistons donc, comme l'affirmait si bien un des lecteurs assidus du Devoir à «La privatisation des profits et la socialisation des déficits».


    Mais nous nous entêtons quand même dans le fatalisme, l'immobilisme et le cynisme politique, l'abstentionisme électoral, alors que nous disposons désormais d'un parti de gauche pour défendre les intérêts des citoyens plutôt que les intérêts des entreprises.

    Allons-nous continuer de nous entêter dans notre conservatisme, qu'il soit péquiste, adéquiste ou libéral jusqu'à ce que mort s'en suive...?


    À nous de décider...


    À quand un parti du peuple, par le peuple, pour le peuple ?



    ________________________

    Christian Montmarquette
    Québec solidaire



    « Ce n'est pas parce que les choses sont difficiles que nous n'osons pas, c'est parce que nous n'osons pas qu'elles sont difficiles » - Sénèque



    -----------------------------------------------------



    Autre référence - Extrait d'article :

    "Jacques Parizeau et la nationalisation des banques" :

    Il n'y a pas plus de quelques semaines, notre ancien Premier ministre Jacques Parizeau, invité vedette de l'émission «Tout le monde en parle» proposait de lorgner du côté de la Caisse de dépôt et placement et de nationaliser des banques pour augmenter les revenus du Québec et faire face à la crise économique :

    « ...Quand l'économie va mal et qu'on a besoin d'argent pour faire marcher le système... il faut prendre l'argent là où elle se trouve... » avait-il lancé nonchalamment...

    - Diantre !

    - Entendre ça ???

    - C'était comme de la véritable musique à mes oreilles !

    Il n'aurait pas fallu qu'Amir Khadir, Françoise David ou que Québec solidaire évoque une telle idée !!

    On se serait jeté sur eux à bras raccourcis pour les traiter d'extrémistes, de terroristes économiques ou encore de méchants soviets communistes...

    Lien vers l'article complet :

    Gilles Duceppe, Jacques Parizeau et la nationalisation des banques :

    http://www.vigile.net/Gilles-Duceppe-Jacques-Pariz

  • Jean-François Racine
    Abonné
    vendredi 20 mars 2009 10h35
    Changeons de paradigme
    Merci Madame Payette pour ce texte et l'ensemble de votre contribution à notre société, à notre monde.
    Je ne puis qu'espérer que déboulonner les statues nous fassent abandonner le paradigme de la croissance économique à tout pris (n'y voit-on pas ultimente l'image d'un serpent qui se mange la queue?) pour enfin accéder à celui du développement humain (vieux concept bien présenté, entre autre, par les penseurs du Club de Rome des année 70)que l'on voudrait durable.
    Plusieurs intervenants ont exprimés des idées dans ce sens. Bien sûr, les puissants de ce monde, ceux qui amassent encore et toujours le pouvoir et l'argent et qui, ce faisant, condamne à une mort certaine non seulement l'humanité mais la planète elle-même, mettrons tout en oeuvre pour éviter ce changement. Ces puissants qui détiennent déjà tous les pouvoirs mais qui en demeure assoiffé, car la soif du pouvoir ne peut être assouvie, boire de l'eau corrompue n'ayant jamais étanché la soif.
    Puissions-nous vivre des temps intéressants, mais surtout de vrais changements.
    Jean-François Racine
    racinejf@globetrotter.net

  • Jeanne du Lys
    Inscrite
    vendredi 20 mars 2009 10h56
    Et, si Dieu c'était la conscience ?
    Madame Payette, quelle grande dame vous êtes !

    Maintenant que je suis un peu plus mature et beaucoup plus politisée, je comprends pourquoi avec l'aide de journalistes corrompus on n'a démoli votre image pour vous sortir du monde politique, vous étiez trop compétente et trop grande pour ses petits politiciens de bas étages.

    Oui, après deux milles de noirceur voilà qu'arrive la lumière. Ça va brasser certes, même la terre va se fâcher car après autant d'oppression, d'injustice et de refoulement la justice frappera fort. Sa lumière sera si intense que les coquerelles corrompues ne trouveront plus d'ombre pour se cacher.

    Satan, l'église, tente à nouveau de manipuler la conscience du peuple avec le créationniste...mais c'est peine perdue. Ils ont eu accès à des ouvrages qui nous ont été caché, écrit par les plus grands visionnaires que cette planète ait porté mais le problème c'est qu'ils n'ont pas eu la conscience pour comprendre et interprété ces grands écrits.

    Et, si la pomme qui fut croqué, au grand désarroi de Satan signifiait le développement de la conscience de l'homme et donc la fin de la manipulation et de l'esclavage du peuple ? Et, si cette pomme croquée qu'un grand visionnaire avait prédit voilà deux milles ans était le logo d'Apple ? Car la toile ne permet-elle pas au peuple d'avoir accès à de l'information non contrôlée ? Et si le jardin d'Éden était non pas du passé mais de l'avenir avec l'avènement de l'ère de la conscience, de l'humaniste et de la justice qui se lève ?

    Et, si le récit de l'Atlantide de Platon n'a pas été achevé était-ce parce que ce récit était à venir et que de plus l'avenir est sans fin ?

    Mais, qui est cette femme tant opprimée et redoutée par Satan, cette Ève qui aidera le peuple à développer sa conscience ?

    Et, si Dieu c'était la conscience ? Et, si l'incarnation de Dieu était l'incarnation de la conscience et sa propagation à grande échelle ? Et, si Dieu était une femme ?

    Est-ce qu'Ève parlera français ?

    Vous avez raison madame Payette, une période absolument fascinante se lève comme un soleil.

    N'est-ce pas excitant ?

    Sylvie R. Tremblay
    Chef, Parti Jeanne du Lys
    Souveraineté Autonomiste

  • Fernand Trudel
    Abonné
    vendredi 20 mars 2009 11h06
    Ce n'est pas le capitalisme qui a failli, c'est l'interventionnisme de l'État.
    Cette crise a été provoquée par l'interventionnisme étatique. Que le gouvernement Obama s'endette pour colmater de larges brèches ne changera rien. Mme Payette fait du chemin souverainiste avec ça. Mais elle désinforme...

    Au départ, l'imposante réglementation adoptée par le gouvernement américain, sous prétexte de lutter contre la discrimination, a joué un rôle dans le déclenchement de la crise en incitant, voire en obligeant, les banques à donner du crédit à des gens insolvables.

    De manière très concrète, voici comment l'État a imposé sa volonté aux banques. Parmi ces régulations, on compte le Equal Credit Opportunity Act, le Fair Housing Act et le Community Reinvestment Act. Toutes ces régulations ont été adoptées sous le couvert de la lutte contre la discrimination.

    Dans un article datant de 1998, on apprend que le Department of Housing and Urban Development est parvenu à une entente hors cours avec Accubanc Mortgage Corporation, une banque du Texas qui avait été accusée de pratiques discriminatoires dans l'attribution de ses prêts hypothécaires. En vertu de cette entente, "Accubanc Mortgage Corporation" a accepté de verser une pénalité 2,8 milliards de dollars (constants) en prêts hypothécaires à des gens qui avaient préalablement refusé. Le message envoyé par les autorités réglementaires en place à Washington était clair: les banques doivent consentir des prêts aux groupes minoritaires mêmes si ces gens présentent un plus grand risque pour le créancier.

    Bref, au lieu de laisser le libre-marché dicter aux banques le niveau de risque acceptable lors de l'attribution d'un prêt hypothécaire, le gouvernement a décidé d'imposer aux institutions financières un modèle de gestion du risque qui n'était pas soutenable. On se rend rapidement compte que les lois "anti-discriminations" n'ont pas été adoptées pour réparer des injustices, on a plutôt forcé les banques à prendre des risques inconsidérés pour que des politiciens puissent racoler des électeurs.

    Ainsi est né le subprime; ainsi a débuté la crise...

    Ce n'est pas le capitalisme qui a failli, c'est l'interventionnisme de l'État. Si Mme Payette veut déboulonner des statues, je lui suggère de déboulonner la statue de René Lévesque installée sur un territoire fédéral pour l'installer en terre québécoise...

  • Nichol N
    Inscrite
    vendredi 20 mars 2009 11h15
    Le jour de la marmotte !
    Ce qui est inquiétant deux choses.

    Avec ce qui ce passe actuellement avec la planche a billet US qui roule a fond de train cela va créer de l'inflation, donc " le droit à la propriété est menacé".
    Si le plan fonctionne pas, ce sera la déflation et le droit a la propriété est encore menacé.
    Donc cette récession elle est CRÉÉE de toute pièce par ceux qui veulent nos biens.C'est la guerre entre les banques et le gouvernement.Qui va gagner ??????
    AIG EST DÉJA DÉTENU A 80 % PAR LE GOUVERNEMENT, c'est un commencement...qui sera le prochain ? Une loi d'imposition a 90% pour ceux qui gagnent trop ???? Les inégalités ?????
    C'est changé un vol pour un autre vol.Ont déplace le problème tout simplement.Si avec toute cette argent qui est imprimé actuellement et donné au banque et autres, si ont prenait le total qui est distribué depuis 3 mois a coup de milliard et que l'on divise cette somme par le nombre d'habitant sur cette planète, nous ne connaitrierions plus la pauvreté. L'inégalité disparu.Faite le calcul.

    Une société juste ? impossible.
    En lisant la constitution des États Unis Jefferson a soumis au Congrès
    Tous les hommes sont égaux par le créateur de certains droits inaliénables; parmis ces droits se trouvent la vie, la liberté et la poursuite du bonheur.

    NOUS le peuple des États Unis décrétons et établissons cette constitution.
    VOICI LE NOUS DE OBAMA !
    Aussi entre autre , dans la constitution il y a le législatif,l'exécutif et le judiciaire.

    Le justice n'est pas un droit naturel,c'est plutôt un droit artificielle.
    La seule justice qui fait de l'être un égaux envers tout être, c'est qu'il va mourir. C'est d'ailleur la seule certitude que nous avonstous. Cependant nous ne pouvons savoir quand, comment et pourquoi. A partir de cette égalité tout le reste dépend des inégalitées.
    Alors c'est l'enjeu.

    Le taux de criminalité va augmenter prochainement( c'est déja commencé) l'histoire ce répète. C'est le jour de la marmotte.

  • rodolphe bourgeoys
    Inscrit
    vendredi 20 mars 2009 11h37
    pas si spéciale...
    ...cette réaction. C'est de la frustration. Une frustration qui fait dire au frustré qu'IL a compris. Un peu comme quelqu'un qui ne "pognerait" pas et y verrait "l'appel" d'entrer dans les ordres. Il y a des précédent. En fait, cette réaction de masse qui vous fait dire que nous vivons une époque charnière de l'humanité est une réponse qui s'est vue à chaque période de crise. Les modèles proposée durant ces périodes, souvent des utopies, variaient mais ont tous montré leur limites. Quelques exemples: Christianisation de l'Empire romain lorsque sa chute devenait imminente, libéralisme économique tous azimuth jusqu'à la crise des années 30, Fascisme et Communisme suite à la crise des années 30 provoquée par le modèle précédent, Islamisme politique suite à l'échec du monde musulman à atteindre un développement souhaité, idem pour le succès des évangélistes chrétiens en Afrique.

  • Michel Duchaine
    Abonné
    vendredi 20 mars 2009 11h38
    Vers une ère nouvelle
    Ceux qui ne comprennent pas qu'actuellement ,nous sommes entré dans une ère nouvelle,ne le comprendront jamais.
    Comme le disait si bien le grand Jimmy Guieu,avant de mourir: le temps n'est plus de chercher à convaincre,mais à rassembler ceux qui croient".
    Une ère nouvelle s'annonce avec de grands changements.

  • Gilles Beaudet Maison Marie-Victorin
    Abonné
    vendredi 20 mars 2009 11h55
    Point de vue africain sur les propos défigurés du Pape
    "Les politiques occidentaux qui crient au scandale, par rapport à l'Afrique, ne sont-ils pas les mêmes avec la complicité des industries pharmaceutiques qui empêchent l'accès à la trithérapie gratuite en Afrique parce que cela ne rapporte pas assez d'argent ? Le regard critique porté sur les propos du pape venant de l'occident, n'obéit pas aux mêmes règles que celui des africains et ces derniers doivent en être conscients. D'un côté il s'agit d'une équation financière pure et dure et se résume à la question : combien cela ne nous rapportera plus, si le produit n'est plus vendu ? Tout comme il s'agit de faire entrer dans les moeurs, que la pratique de l'homosexualité est aussi naturelle que les rapports entre un homme et une femme. Rappelons en passant que selon les mêmes experts, le taux de prévalence du sida chez les homosexuels est très fort. "
    J'invite notre Lise Payette, pontifette de l'église laïque du Québec, à lire le texte entier du commentaire africain, dans le site www.alterinfo.net/
    c'est dans la section propagande idéologique et autres...
    Si elle sait bien chercher, elle y arrivera. D'autres criailleurs et criailleuses de cette page auraient avantage à lire les propos d'un Africain qui sait de quoi il parle, en égratignant un peu la fibre paternaliste des occidentaux.
    De plus, il se peut que l'auteur soit non pas un catholique mais un honnête musulman. Ça vous en bouche un coin, les écorcheurs de catho ! dégurgiteurs de foi mal ingérée et mal digérée.

  • Robert Geoffrion
    Inscrit
    vendredi 20 mars 2009 11h56
    ...par la peau des dents
    En réplique à M. Samuel qui dit qu'une "éventuelle souveraineté ne serait acquise, dans le meilleur des cas, que par la peau des dents": si vous avez un peu de mémoire vous vous souviendrez que la dernière fois, c'est le statu quo au fédéralisme qui a été acquis "par la peau des dents".
    Personnellement je continue de croire qu'on ferait mieux hors de ce carcan actuel...
    Faisons tomber les statues!

  • nicole ouellet
    Inscrite
    vendredi 20 mars 2009 12h33
    Viva la nouvelle gouvernance
    Oh que j'en ai vu des statues en 60 ans de vie. Oh que ca fait longtemps que j'attends ça. Mais je n'ai pas chômé durant tout ce temps.
    Dans les écoles ou un chirurgien vasculaire nous avait enseigné que les varices, on enlève ça et ca repousse, et l'autre qui enseigne qu'on peut très bien vivre avec 1 poumon et 1 rein!!! Alors pourquoi 2? Ce cardiologue qui pour soigner la pneumonie de son père omnipraticien le place dans un lit de glace!!! Ses cris de douleurs, de la torture! Évidemment Sa mort a mis fin au supplice. Que dire de la saignée comme traitement curatif. Saigner un cochon c'est l'abattre. Saigner un humain c'est quoi.
    Les transfusions et scandale du sang contaminé par l'hépatite et le sida et toutes les autres non révélées mais garder secrètes. Nucléaire comme traitement, c'est pas contagieux cette chose là et en même temps un traitement. Voyons donc Ils sont où les fous ?
    En 1980, Nixon annonce la décennie de la fin des cancers avec la découverte des vaccins. En 2000, 1 personne sur 2 a un cancer. En 2009, les personnes ont 2-3 cancers en même temps. Plus tu donnes de l'argent à toutes les oeuvres de charité et plus les maladies se multiplient et pendant les chercheurs cherchent sans trouver mais toujours avec un nouveau produit ou technique miracle voir : les cellules souches. Hourra!
    Et tous les supplices, les manoeuvres extraordinaires que l'on fait endurer à nos vieux les empêchant de mourir dignement pour maintenir une assurance médicament payante pour les pharmaco.
    Que ce système de maladie assuré se déboulonne ca fait 25 ans que je le constate à tous les bulletins « publicitaires » d'informations R.C Que ces intègres journalistes qui ne font que nous instruire de mensonges pour maintenir le système en place.
    Notre système d'éducation et ses écoles j'ai eu hâte que mes gars atteignent leurs 16 ans pour les sortir de ces enfers ou le plus fort, le plus grossier, le plus méchant impose sa loi dans la cour pendant que les profs sont dans leurs salles, au chaud, protégés à boire leurs cafés. Hourra encore une fois ! San parler des universités qui enseignent des faussetés, des étudiants chauffés à blanc par des horaires des travaux à remettre dans des délais d'esclavagistes. Hourra une autre qui tombe
    La dpj, ou l'on met au trou des enfants! Ce n'est pas une perte pour tous ces enfants embarrés, emmurés. On met un père en prison parce qu'il veut des contacts avec ces enfants! C'est quoi ce monde là si ce n'est pas de la torture.
    Notre système agriculture jette pour des millions de kilo de fromages (hic) pour dévier l'attention de la vraie contamination et mort de 20 personnes par Maple Leaf. Qui veut garder cette statue? Hourra
    Notre système de justice ou le méchant est déclaré fou, ou le jeune est enfermé pour 1 once de cannabis et ou le voleur de Rousseau nous susurre son baratin méprisant. Hourra

    Oui un nouveau monde se crée depuis plus de 20 ans, en silence et en catimini. Et il est près à prendre la relève de toutes ces statues déboulonnées. Tous, chacun de nous devons cesser de soutenir ce monde de corruption,de rremontées d'ascenceur, d'esclavage.
    L'unité, la solidarité, l'entraide, le respect de chacun va nous donner une nouvelle médecine, une nouvelle éducation,une agriculture bénie, une justice juste, une économie sociale, une autre gouvernance ...

  • Michel Leclaire
    Abonné
    vendredi 20 mars 2009 13h29
    Révolution
    "À quand un parti du peuple, par le peuple, pour le peuple ? "
    Lorsque nous aurons fait ce qu'il faut faire :"les aristos à la lanterne.

  • Jocelyne Brunet
    Inscrite
    vendredi 20 mars 2009 13h35
    Juste son de cloche
    Il faut, en effet, remettre en question cette frénésie de l'argent facile et de la surconsommation qui a envahi la vie de tant de gens depuis un certain nombre d'années. Les voyages à crédit, les grosses maisons, les rénovations non nécessaires, le mobilier changé après quelques années, les téléviseurs jetés aux vidanges pour faire de la place aux nouveaux écrans géants, les cellulaires et autres gadgets qui prennent aussi la direction des poubelles pour des modèles plus récents, les fins de semaine et jours fériés passés dans les centres d'achat, les voitures échangées dès qu'elles ont quelques années d'usure, tout ce gaspillage d'énergie, d'argent et de vies humaines nous a menés où nous en sommes aujourd'hui comme société.

    Le château de cartes est en train de s'écrouler. Il n'est trop tard pour nous réveiller. La course à la consommation ne peut pas remplir le vide d'une existence. Profitons-en pour réapprendre à vivre et pour nous bâtir une société plus humaine, plus réfléchie, plus équilibrée, plus simple et plus heureuse.

    Jocelyne Brunet
    Gatineau

  • André Doré
    Inscrit
    vendredi 20 mars 2009 14h00
    Principes pour sculpter « les nouvelles sculptures » !
    Commes l`homme aura toujours besoin de sculptures, je propose que les deux principes suivants le guident dans le remplacement « des sculptures déboulonnées » :
    1)Que ces nouvelles sculptures incitent l`homme « à passer de la peur DE l`autre, à la peur POUR l`autre »;
    2) Que ces nouvelles scultures fassent découvrir à l`homme l`urgence « de passer du besoin d`avoir toujours un peu PLUS, au besoin d`avoir toujours un peu MOINS ».
    En dix ans, ce serait le bonheur sur terre ! Pourquoi ne pas essayer ?
    André Doré

  • Paul Rodgers
    Inscrit
    vendredi 20 mars 2009 14h20
    @ Madame Nicole Bourbonnais
    Les rois nègres comme John James Charest disparaîtront du paysage québecois le jour ou trop parmi nous cesseront de nous comporter en colonisés aliénés.

    On cessera de nous traiter comme des colons lorsque trop d'entre nous cesseront le l'être.

    Chez une majorité de notre électorat, il lui faudra trouver assez d'énergie et de coeur au ventre pour daigner faire l'effort de se rendre voter... une fois les quatre ans !
    Toutes les failles qui permettent à un mercenaire comme John James Charest et à sa troupe de béni oui...oui.. de passez, sont les créations de l'électorat chloroformé qu'est devenu celui du Québec.

    Le résultat, c'est une régression de la démocratie et du parlementarisme, un règne plus incontesté de l'arbitraire, une collusion constante de la finance anglo-québécoise avec ce que la politique de cette province a de plus pourri.

  • Denis Larose
    Inscrit
    vendredi 20 mars 2009 15h40
    et cette autre vache sacrée
    Le Québec pourrait apprendre beaucoup du Mexique qui a acquis son indépendance en 1810, qui a réussi à se débarasser de la vache sacrée qu'etait la couronne royale d'espagne, et par la suite de la mainmise de l'église catholique sur le patrimoine (églises, universités, couvents, terres, propriétés multiples) avec Bénito Juarez (1876)et sur les idées. Avec sa nouvelle constitution (1917) promulguée suite à la lutte de ZAPATA pour la Terre et la Liberté (réforme agraire redonnant la propriété des terres au peuple)que Cárdenas (1934-1940) a mis en application (grande redistribution de terres, fermes coopératives, nationalisation des pétrolières).... le Mexique a aussi connu un renouveau.


    En plus le Mexique a plusieurs systèmes de santé: la sécurité populaire (soins gratuits pour les démunis), la sécurité sociale (IMSS: assurance santé pour les travailleurs, les retraités, les Mexicains qui veulent payer au maximum $300 pour leurs soins de santé) et les hôpitaux totalement privés pour ceux qui veulent payer ou avoir une assurance privée (coût : environ $2000 par année). La IMSS la réputation d'être bureaucratique, lente, etc (eg: RAMQ). Les Mexicains ont une liberté de choix de soins de santé ce que n'ont sûrement pas les Québecois, ni même les Canadiens!!! Voilà la prochaine vache sacrée (la RAMQ) qu'il faut déboulonner et nous libérer de son système bureaucratique et lourd.

  • alain audet
    Abonné
    vendredi 20 mars 2009 15h41
    Des curés, des hommes et des comptables !
    Des curés, des hommes et des comptables !

    Il y eut l'époque des curés... ils se construisirent d'énormes temples. Puis l'époque des hommes, la révolution tranquille ou on a travaillé pour une qualité de vie, pour une société plus confortable axée sur le développement de l'humain, de son bien-être. Et aujourd'hui les comptables, tout est maintenant dirigé par des comptables. Allez voir tout de suite les offres d'emplois dans carrières et professions, pour un travail en tourisme on demande un comptable, en loisirs, un comptable,
    Pour n'importe quel poste, on veut un comptable...et nous sommes en faillite...

    Nos institutions croulent, autant les bâtiments que ceux qui les habitent, le stress, les burn out, les suicides font maintenant parti du quotidien. Nos comptables coupent, rationalisent, augmentent la production, diminuent les dépenses, et pourtant...Pourquoi ne reconsidérions nous pas la place de chacun, les comptables ventilent les factures, font les bilans et les remettent aux hommes, a ceux qui ont des idées, qui désirent faire avancer la société, la rendre meilleure pour tous, oui les comptables ont leur place, mais pas en haut.

    Liberté 55, la société des loisirs, que sont devenus tous ces projets, sacrifiés au nom de quel dieu ? Que l'on ne me dise pas que ça coûtait trop cher, car en quelques instants on nous annonce des déficits qui en quelques années seulement battront tous les déficits rassemblés que l'on a eu depuis les quarantes dernières années.

    Redevenons des rêveurs, aspirons a de grands projets de société, nos jeunes y retrouveront le goût d'avoir des enfants. Laissons au gens expérimentés dans un domaine, diriger leur domaine.
    Laissons aux politiciens faire de la politique, aux enseignants enseigner, aux médecins soigner,
    Supportons tout ce monde qui savent, ce sera sûrement plus économique et efficace.

    Sortons nous de cette encolure qui nous étouffe, nous avons su démontrer dans notre histoire que nous étions capables de belles réalisations, cessons de tirer la couverte chacun de notre coté,
    L'assiette a tarte est assez grande pour tout le monde , sachons la partager...

    Alain Audet

  • Roger Vallée
    Inscrit
    vendredi 20 mars 2009 19h31
    Oui j'y crois
    Je partage votre enthousiasme pour cette période que l'on pourrait qualifier de chaos, car dans ce chaos émergera peut-être une ébauche de nouvelles valeurs. En ce qui concerne ce retournement de valeurs édifiées sur la sacro-sainte statue des valeurs commerciales, je dois conclure que nous devons rechercher une base plus solide que celle réservée à nos gourous de la finance ,qui ont encore réussis à s'en mettre plein les poches au détriment de la classe moyenne qui croit encore qu'être bon citoyen, va nous être rendu ultérieurement.M. Obama, représente actuellement le seul espoir d'un monde un peu plus juste.
    Merci Roger

  • Jean-Renaud Dubois
    Abonné
    vendredi 20 mars 2009 23h26
    43% d'appui à la question : voulez vous que le québec devienne un « PAYS » souverain?
    Bonjour Mme Payette,

    Continuez et laisser braire les 3 à 4 personnes qui se permettent le droit de dire n'importe quoi.

    ........ «Il y a pas mal de ressentiment dans vote texte. Il faut l'éviter et ne pas croire qu'il faut maintenat remettre les compteurs à zéro. » Michel Lebel

    Remarque pauvre à la Sarko ; et digne de la sauce xénophobe dont Jean Charêt arrose 61% des québécois (incluant le 5% à 6% d'Allos et anglos québécois) qui ont voté OUI pour se donner un Pays.
    Je suis certain que vous deviez pas être très fâché des insultes proférés par un "premier ministre québécois" envers deux ex-premier ministres : Parizeau et Landry. Il est vraiment dans le caniveau, ce monsieur qui se prend pour le grand défenseur des québécois! Quelle honte! Et personne ne dit mot et encore moins les fédéralistes!

    «Le ressentiment» maintenant, employé par Monsieur(!) Lebel pour paraphraser Sarko!

    J'espère que vous vous imaginez pas encore dans une salle de classe en train de donner des leçons tirées de la vie exemplaire de Nicolas Sarkozy et de son ami de Total, Paul Desmarais?

    Car le résultat serait que vous « perdriez votre vestiaire » pour cause d'aveuglement idéologique ; mais surtout d'immaturité professorale!

    Je vous suggère d'autres mots à inclure dans vos petites remarques (je suis gentil) qui démontrent bien "la classe ne va pas toujours avec l'instruction", tels que :

    « Le refus du sectarisme. Le refus de la division. Le refus de l'enfermement sur soi-même. Le refus de cette obligation de définir son identité par opposition féroce à l'autre.»
    Et du ressentiment, pourquoi pas?

    Moi qui pensais que vouloir se faire un Pays, provient de ce qui est le plus noble et le plus beau de l'homme!


    Bonne semaine,

    Jean-Renaud Dubois
    sainte-Adèle

  • Jean Desjardins
    Abonné
    samedi 21 mars 2009 13h09
    Les statues et leur socle...
    Madame Payette,

    Une fois de plus, vous frappez dans le mille et votre analyse ne peut qu'amener à une prise de conscience des paradigmes qui sont en train de tomber, un à un, dans ce monde contrôlé par des forces d'oppression qui étaient jusqu'à maintenant bien boulonnées à leur socle.

    Cependant, je ne crois pas qu'il soit suffisant que les statues se déboulonnent d'elles-mêmes un peu à l'image des feuilles 'usées' ou 'presque mortes' qui tombent naturellement à l'automne. En effet, je suis d'avis que le problème de fond n'est pas tant les statues qui tombent que leur socle qui reste ...bien en place, prêt à recevoir une nouvelle statue au 'new look' bien lissé. À titre d'exemple, croyons-nous sérieusement que le PLQ n'est pas déjà en train de préparer la suite du règne Charest, Forget et compagnie ? J'imagine le prochain slogan accrocheur, dans un peu moins de quatre années : « Désormais... » Et le tour sera joué si les Québécois ne se réveillent pas pour constater qu'ils se sont fait farcir comme des dindes depuis 2003 !

    Je suis présentement à lire un bouquin de Lise Noël paru au tournant des années '90 et portant sur « l'intolérance ». Il y a, entre autres, un chapitre consacré à 'l'aliénation' dont je reproduis ici le premier paragraphe. On verra qu'il s'applique parfaitement au cynisme actuel de notre gouvernement Libéral tout aussi bien qu'au sommeil profond qui assaille une trop grande proportion de la population Québécoise, présentement. Le voici : « L'aliénation est à l'opprimé ce que la bonne conscience est à l'oppresseur. L'un et l'autre pensent réellement que les rapports d'inégalité qu'ils entretiennent sont dans l'ordre des choses ou voulus par des forces supérieures. Si le dominant n'a pas l'impression d'exercer un pouvoir injuste, le dominé n'éprouve pas, non plus, le besoin de se soustraire à sa tutelle. Le premier croira même, en toute bonne foi, vouloir le bien du second et celui-ci certifiera préférer qu'une autorité plus avertie que lui statue sur son sort » .

    N'est-ce pas là la 'statue de l'aliénation' que l'on se doit enfin de déboulonner de son socle, au Québec, tout en n'oubliant pas de démolir ce socle en béton armé ...une fois pour toutes ? À quand une sortie des Québécois dans la rue pour exprimer haut et fort leur écoeurement de leur condition d'opprimés ...politiques et ...économiques ?

    Jean Desjardins

  • Chryst
    Abonné
    mercredi 25 mars 2009 09h12
    Changement de valeurs
    Comme s'il y avait une mutation ou une plus grande prise de conscience chez les humains. Aussi, un plus grand désir de justice dû au fait d'être plus soi-même. Nos actions iront donc dans le sens de ces nouvelles valeurs, pour le plus grand bien des opprimés.

  • Martin Lachapelle
    Inscrit
    samedi 4 avril 2009 16h05
    Le baratin de M. Trudel et son désarroi face à l'échec du capitalisme et du néo-libéralisme
    Monsieur Trudel, si votre commentaire n'est pas complètement dépourvu de sens, car le gouvernement des USA a effectivement forcé la main aux institutions financières pour les inciter à entretenir l'illusion du grand rêve (leurre) américain chez le commun des mortels(et non simplement dans les milieux déjà favorisés, comme l'élite WASP: blancs-anglos-saxons-protestants), faut vraiment être tartuffe et / ou déconnecté de la réalité pour affirmer que c'est l'interventionnisme étatique qui serait responsable de la crise et non la cupidité incontrôlable des tenants du capitalisme! Quel humoriste vous faites!

    Comme si un gouvernement quelconque pouvait obliger les riches et puissants banquiers à perdre automatiquement de l'argent, en les forçant à prêter de l'argent à des pauvres sans-le-sou qui n'ont absolumment aucune chance de les rembourser... Les banquiers seraient donc des victimes innocentes de l'interventionnisme d'un gouvernement à la Robin-des-bois qui leur aurait mis le gun sur la tempe pour les contraindre à donner leur argent aux pauvres gens?! Franchement, c'est la meilleure blague entendue... Au fait, selon votre logique, comment se fait-il que les riches banquiers des USA n'ont pas entrepris un recours collectif contre leur vilain gouvernement, si l'interventionnisme étatique (et non le capitalisme) est la cause de cette crise économique?

    Pauvre M. Trudel, je sympathise avec vous. Pour un fédéraliste de droite (presque un pléonasme), les jours sont sombres depuis quelques temps. Après tout, vous avez encore probablement donné un vote en blanc pour le Quebec liberal party et vous êtes fâché de voir qu'on vous a bien entubé (au moins 3 mensonges: déficit, baisse de péréquation et mauvaise gestion à la CDPQ)? Just too bad.

    Quant à votre surprotection du modèle capitaliste auquel vous semblez tenir encore plus qu'à la prunelle de vos yeux embrouillés, si l'intervention étatique est problématique, comment se fait-il que la majorité des gouvernements préconisent des changements visant à mieux contrôler les Crésus du monde entier? Y'a pas que de l'opportunisme politique pour les motiver. La tâche sera titanesque, sauf qu'il y a tout de même un minimum de réalisme et de bonne volonté.

    Cette crise est celle des riches banquiers de Wall Street et non celle d'un gouvernement ayant voulu aider les pauvres de Main Street. Que les Elvis Gratton du capitalisme exacerbé prennent leur pilule. Attention, je ne prône pas le communisme. Mais le modèle capitaliste doit assurément être réformé. Environ 10 ans après le début d'une mondialisation que les cupides capitalistes (tel que M. Trudel)nous ont imposé en nous disant qu'il s'agissait d'une panacée, la crise économique marque certainement l'échec du capitalisme et du néo-libéralisme de la droite, puisque le fossé de la richesse et de la pauvreté n'a jamais arrêté de s'élargir et de se creuser.

    Sans rancune M. Trudel. Mais de grâce, cachez votre drapeau canadien et votre poster de l'Institut économique de Montréal au fond de votre arrière-train, en cessant de prendre la gauche et les souverainistes pour une gang de lobotomisés.

    Martin Lachapelle, alias Phil Ozoff
    Fondateur et rédacteur de La Planète Libre.com

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