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Harper, le pragmatique

Norman Spector   12 mars 2009  Canada
Après avoir regardé l'entrevue du premier ministre à la télé américaine pour une deuxième fois, je me demande à quoi rimait toute cette agitation. Après tout, M. Harper n'a dit rien de nouveau à Fareed Zakaria de la chaîne CNN au sujet de notre mission en Afghanistan. Depuis longtemps, il soutient que le rôle du Canada est de former des forces afghanes puis de leur remettre la responsabilité de la sécurité de leur pays. Avec une majorité de députés, il a voté pour quitter l'Afghanistan à la fin de 2011 — peu importera alors l'état de l'insurrection. Chacun se rappelle certainement que le premier ministre a réitéré cet engagement pendant la campagne électorale de l'automne dernier.

En vérité, la seule chose que nous avons apprise, c'est que M. Harper avait lu des livres sur l'histoire afghane. Il nous dit maintenant que le pays a toujours connu et connaîtra probablement toujours une insurrection. L'ambassadeur de l'Afghanistan au Canada, Omar Samad, est en désaccord, mais il a dit à Canwest qu'il a déjà entendu directement de M. Harper ce que le premier ministre a dit sur CNN.

N'empêche, les partis de l'opposition et certains journalistes ont insisté sur le fait que le premier ministre a franchi un nouveau pas. Je diffère d'opinion. À Bucarest l'année dernière, où il a informé nos alliés de la décision du Parlement canadien de quitter l'Afghanistan, le premier ministre a clairement dit: «Nous ne croyons pas que le succès final du côté militaire viendra de l'augmentation par l'OTAN des niveaux de troupes jusqu'au point où nous étouffions la résistance. Ce n'est pas réaliste.» Il a également déclaré que l'OTAN devrait former les soldats afghans «de sorte qu'ils puissent finalement contrôler l'environnement de sécurité dans l'avenir — contrôler et pas nécessairement éliminer l'insurrection».

***

Comment pouvons-nous alors expliquer l'intérêt intense autour de l'entrevue à CNN tandis que des entrevues semblables à CBC et au réseau TVA ont pratiquement été ignorées? Est-ce le syndrome dit de «Mordecai Richler», soit la triste réalité voulant que beaucoup de Canadiens ne prennent une personne pas au sérieux à moins que celle-ci ne soit prise au sérieux aux États-Unis? En partie. Cependant, il est également dû au fait que certains journalistes canadiens étaient irrités que le premier ministre se confie à un journaliste américain et pas à eux. Et au fait que l'opposition officielle, qui était sûre que la visite du président Obama serait un triomphe pour Michael Ignatieff, recherchait une manière de contrecarrer les opinions favorables que M. Harper s'est attirées au sud.

Heureusement, grâce à toute cette attention, les Canadiens ont appris quelque chose au sujet de notre premier ministre que les conservateurs purs et durs ne seront pas trop heureux d'apprendre, à savoir que, loin d'être l'idéologue que ses critiques décrivent, M. Harper s'avère plutôt un pragmatique.

Sur l'Afghanistan, le premier ministre des débuts était rien de moins qu'un faucon — tout comme son prédécesseur, Paul Martin, dont le gouvernement a signé un accord s'engageant à effacer l'insurrection et a déployer nos troupes à Kandahar. Aujourd'hui, M. Harper cherche des solutions pratiques, ce qui explique pourquoi il est probable que lui et le président Obama tireront des conclusions semblables.

Nous avons également appris que M. Harper est un pragmatique par rapport à l'économie. Il ne s'est pas converti au keynésisme, et il y a sans doute des objectifs politiques derrière les mesures de stimulation du gouvernement. Mais comme il a expliqué à M. Zakaria, avec le peu de marge que lui laisse la politique monétaire, il n'a d'autre option que de stimuler l'économie avec le reste de la communauté internationale.

***

La vraie question consiste finalement à savoir pourquoi une entrevue étrangère était nécessaire pour que les Canadiens voient ce côté de leur premier ministre. Une partie de la réponse tient au fait que M. Harper a délaissé son esprit partisan. Une autre concerne son aisance indéniable durant cette entrevue.

Fareed Zakaria est un journaliste sérieux. Pour lui, l'économie et l'Afghanistan ne sont pas des jeux mais des questions d'intérêt américain. En tant que joueur significatif à Washington, M. Zakaria a invité M. Harper à son émission parce qu'il a voulu que les Américains entendent des points de vue qu'il partage, dans une grande mesure. Il ne s'agissait donc pas de créer une manchette ou une polémique politique, comme ce fut encore le cas au Canada. Et le premier ministre ne l'a pas déçu...

***

nspector@globeandmail.cas

Norman Spector est chroniqueur politique au Globe and Mail






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  • Serge Charbonneau
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    jeudi 12 mars 2009 03h10
    Le pragmatisme et l'amour
    « « Harper le pragmatique »

    Non, mais, parfois, je n'en peux plus de lire les journaux!
    Juste le titre et j'en ai trop.
    Comme des négations de la réalité.
    Comme de la propagande presque constante et si peu, si peu d'information objective.
    De l'opinion, de l'opinion, de l'opinion.

    De l'aiguillage d'opinion.

    Le pragmatisme, mais qu'est-ce que c'est?
    Sortons le dictionnaire pour ne pas errer dans sa définition
    «Doctrine selon laquelle la valeur pratique est le seul critère de vérité.»
    Ou encore: «Attitude d'une personne qui est orientée vers l'action pratique.»

    Harper serait donc porté vers l'action pratique!
    Action pratique!
    Il suivrait une doctrine selon laquelle la valeur pratique serait le seul (le seul) critère de vérité!

    Des actions pratiques... en pratique c'est pour voir un résultat, disons, immédiat, pratique, réel!
    Les politiciens seraient-ils tous pragmatiques?
    D'une manière ou d'une autre?
    Il est évident qu'ils agissent en fonction de la réalité de l'électorat dans nos pays démocratiques et ceux des pays totalitaires ou dictatoriaux agissent pour les mêmes motifs, c'est-à-dire, se maintenir au pouvoir.
    Un politicien, un dirigeant, est toujours «pragmatique» pour se maintenir au pouvoir.
    Par exemple, lorsqu'on ferme le parlement pour éviter de se faire renverser, c'est un geste vraiment «pragmatique». L'attitude de Harper dans ce cas précis, était très pratique et était criante de vérité, son geste était orienté vers une action pratique indéniable.
    Il mit le cadenas sur la démocratie et s'est maintenu en selle.

    Monsieur Spector, est-il pragmatique?
    Est-il payé pour être «pragmatique»?
    Est-il pragmatique par conviction?
    Difficile à dire, mais, chose sûre, il voit les choses bien différemment que la réalité les fait voir à la majorité des gens.
    La plupart ont vu Harper virer comme une girouette subissant un coup de vent inverse. Mais pour lui:
    «Après avoir regardé l'entrevue du premier ministre à la télé américaine pour une deuxième fois, je me demande à quoi rimait toute cette agitation.»

    J'ai même l'impression qu'il va la regarder une troisième fois, cette entrevue «pragmatique» et qu'il va nous revenir en nous disant que cette «agitation» ne révélait aucune poésie.
    «Après tout, M. Harper n'a dit rien de nouveau»

    Étrange tout de même. On dirait que ce qui a toujours été blanc et qui soudainement est devenu noir, n'a jamais même existé!
    L'agitation s'est faite autour de l'alternative entre la «victoire» incontournable sur le «mal» ou l'évidence que jamais les «bons» ne pourront gagner.
    Voilà le sujet.
    Le monde ne s'est pas énervé le poil des jambes sur la méthode employée en Afghanistan, mais sur la "victoire" possible, incontournable pour le «bien de l'humanité» ou sur l'impossible victoire sur ce «mal» trop puissant.
    Voilà le sujet, voilà la rime. La poésie n'est pas saisissable par tous, de toute évidence.
    À quoi donc rime la poésie? À rien de très "pragmatique"!

    «En vérité, la seule chose que nous avons apprise, c'est que M. Harper avait lu des livres sur l'histoire afghane»
    Enfin, voilà une nouvelle! Et une nouvelle de taille! Harper sait lire!
    Celui qui lui envoie des livres chaque mois doit s'en réjouir.

    Pour en revenir au «pragmatisme», personnellement, je me fous pas mal de ce que Harper a dit ou a pu dire. Moi, ce sont ces gestes que je regarde et que j'apprécie (apprécier dans le sens d'analyser).
    Harper maintient "notre" armée dans ce pays. Il est un partisan de l'occupation. Sinon, avec les pressions de la population canadienne ainsi que de l'opposition parlementaire, les troupes auraient été rapatriées avant d'atteindre le 111e mort.
    Le discours de la victoire impossible aurait été non seulement à CNN mais au parlement et sur toutes les tribunes canadiennes et internationales.

    La réalité c'est que Harper a toujours favorisé l'occupation et le maintien des troupes. Les motifs on s'en fout, il peut nous dire n'importe quoi.
    Les mots on s'en fout, seules les actions importent. Nos soldats se font tuer pour des motifs réels totalement inconnus. Les motifs "officiels" ne tiennent pas la route. On constate de façon pragmatique qu'aucun des objectifs annoncés n'a progressé d'un poil. Juste l'exemple des femmes est assez éloquent. Après huit ans de régime sans taliban, les burkas sont encore la règle quasi absolue (sauf dans les ghettos luxueux).

    Le pragmatisme, c'est le maintien ou non des troupes en Afghanistan. Le pragmatisme c'est le budget accordé à l'armée OFFENSIVE du Canada qui n'a plus rien à voir avec cette armée réputée du maintien de la paix. Cette jadis armée meneuse de Casques Bleus.

    * * * *

    N'empêche que M. Spector fait le con en niant la réalité des choses et en insistant sur la continuité dans la pensée de son pontife. Harper n'a jamais rien voulu entendre lorsqu'on lui parlait de retrait d'Afghanistan.

    Il ne faut pas nous prendre pour des valises et nous parler des multiples entrevues dans le sens que l'action militaire en Afghanistan était un échec et qu'il fallait se résigner à abandonner... Qui donc alors luttait pour maintenir les troupes dans ce pays qui a historiquement la réputation bien établie et bien réelle de résister à tous les envahisseurs?
    Qui d'autre que Harper? Les libéraux direz-vous? Oui, c'est vrai. Ignatieff est un de ces faucons qui sait qu'il y a du bien à aller soutirer de l'endroit. Un bien géostratégique et énergétique. Duceppe est un mou dans ce dossier, craignant se mettre à dos «le bien», il discours à vaincre «le mal». Et Jack a toujours été franc et rigide: «Si je suis élu, les boys reviennent à la maison. Et v'lan!» Obama a probablement copié son idée pour l'appliquer à l'Irak (farce)!

    La chose qui nous reste de cette chronique propagandiste, ne concerne pas notre "bon" Harper qui a lu sur l'Afghanistan, mais plutôt le syndrome «Norman Spector»!

    Quel est donc le syndrome «Norman Spector»?
    Peut-être, un jour pourrons-nous nous demander: est-ce le syndrome dit de «Norman Spector»?
    Tout comme aujourd'hui, M. Spector se demande si certains sont affectés du syndrome dit de «Mordecai Richler»?

    Le syndrome «Norman Spector», c'est de prendre pour sérieuses des considérations loufoques parce qu'elles sont écrites par un chroniqueur bien mis dans un journal sérieux.
    Le syndrome «Norman Spector» est bien répandu. Il se résume à: "Si c'est écrit dans le journal, par un illustre estampillé du sceau de la crédibilité, c'est donc vrai!"

    M. Spector pousse son pragmatisme jusqu'à presque dire que M. Obama va suivre notre sage M. Harper qui a toujours su et a toujours dit ce que Obama va découvrir un beau jour.
    M. Harper est un sage et pragmatique leader-né. M. Obama n'aura d'autre alternative que de le suivre dans son retrait d'Afghanistan.

    Pratico-pratique, l'affaire est à suivre...

    Donc, les boys, faites vos valises!
    Cependant, attendons les prochaines déclarations pragmatiques de notre «bon» Harper pour savoir si cette note des «valises à faire», on l'envoie en Afghanistan ou à Valcartier?

    Pour le "keynésisme" qui semble devenir à la mode soudainement, il faut lire mon commentaire en rapport avec ce thème.
    " Socialisme ou keynésisme... On s'en fout! "
    http://www.ledevoir.com/2009/03/09/commentaires/0903101107454.html
    Sous l'article: " GM: les TCA font leurs sacrifices "
    http://www.ledevoir.com/2009/03/09/238201.html

    Un commentaire en réaction avec un érudit qui tente de brouiller la vue des gens.
    http://www.ledevoir.com/2009/03/09/commentaires/0903092348456.html

    Est-il un élève de M. Spector? Qui sait?
    Mais pragmatiquement, il nous entraîne dans ce merveilleux monde du "keynésisme" ou du "keynésianisme".
    Pour ceux pour qui le "keynésianisme" est obscur, si on résume rapidement, c'est une doctrine d'un être totalement de notre époque, John Maynard Keynes, né en 1883 et qui avait des recettes économiques incroyables. Une sorte de Marx du capitalisme.
    Un maître de la recette et de la théorie, mais qui avait cependant certaines lacunes côté pragmatique.

    Mais l'économie est une sorte de religion et je m'expose aux foudres de ses fanatiques en résumant ainsi la pensée du grand maître.

    * * * *

    La vraie question consiste finalement à savoir pourquoi M. Spector ne dort plus depuis que les Canadiens ont eu un coup de vent sur le tranquille poil de leur jambe suite à l'entrevue révélatrice (!) de CNN?

    Pourquoi tente-t-il de cacher ce côté suiveux (opportuniste pragmatique) de son maître Harper?
    Si McCain avait été élu, aurions-nous eu la même entrevue de notre «bon» Harper sur CNN?

    Ne lésinant pas sur le crémage de la tarte qu'il nous offre, M. Spector termine en nous parlant de l'aisance légendaire que notre «bon» Harper a eu dans son entrevue banale à CNN: « ...son aisance indéniable durant cette entrevue » !
    En plus, paradoxalement, même s'il l'a toujours dit, M. Harper «a délaissé son esprit partisan».
    Donc, il semble que malgré tout, en «délaissant son esprit partisan» notre «bon» Harper en a "surpris" quelques-uns.

    M. Spector "s'aventure" à affirmer que notre «bon» Harper n'a pas "déçu" Fareed Zakaria!
    Il faudrait lui demander.
    Pour Zakaria, je ne sais pas, mais chose sûre, le «bon» premier ministre Harper ne l'a pas déçu, lui, Norman Spector. Et je crois que ce n'est pas demain la veille qu'il le décevra.
    L'amour a des raisons que la raison ne connaît pas.


    Serge Charbonneau
    Québec »

  • Brun Bernard
    Inscrit
    jeudi 12 mars 2009 08h57
    Harper mon coeur...
    « « En vérité, la seule chose que nous avons apprise, c'est que M. Harper avait lu des livres sur l'histoire afghane. » Il y en a même qui n'ont rien lu mais qui en savent autant. Surtout pas Kipling.

    Harper mon héros. Il est beau, intelligent, fin, il est anglais, il croit en Jésus.

    « lu des livres sur l'histoire afghane » (il a de la culture mon ministre, non? On se demande pourquoi alors il est conservateur s'il est cultivé???) ; « l'intérêt intense autour de l'entrevue à CNN tandis que des entrevues semblables à CBC et au réseau TVA ont pratiquement été ignorées?» (Merde alors, comme au foot ou au Hockey ou..., il est intense); « les Canadiens ont appris quelque chose au sujet de notre premier ministre que les conservateurs purs et durs ne seront pas trop heureux d'apprendre, à savoir que, loin d'être l'idéologue que ses critiques décrivent, M. Harper s'avère plutôt un pragmatique. » (Hypocrite, le mot serait plus rigoureux et sérieux d'un point de vue journalistique face à la réalité. Si on est pragmatique, on ne peut être idéologue? Vite, une explication intelligente à ce propos M Spector.);

    « Mais comme il a expliqué à M. Zakaria, avec le peu de marge que lui laisse la politique monétaire, il n'a d'autre option que de stimuler l'économie avec le reste de la communauté internationale. » Là, vous mettez le doigt non sur le « pragmatisme » du génial Harper mais sur sa « lâcheté » et son « poltronisme démagogique». Il attend les autres et se cachent derrière eux comme il a fait avec Bush. Normalement un génie c'est devant qu'il se trouve.

    « M. Harper a délaissé son esprit partisan. » Bravo, ça c'est fort, bien entendu qu'il est capable mais le peut-il? Des preuves, nous voulons des preuves...

    Votre titre est faux car pragmatique signifie « relatif aux faits »...Harper est loin d'être au courant de la vraie vie. C'est un bébé cadum trop rose à mon goût...Vous allez voir comment il va faire avec la recherche des cellules souches au Canada.

    Tim Caulfield, un professeur en sciences de la santé publique et droit de l'Université de l'Alberta, a dit il n'y a pas longtemps : « On semble couper radicalement dans le financement à la recherche au Canada, du moins en ce qui concerne la recherche fondamentale.» Moralité, Obama va récupérer les chercheurs canadiens. Fort le Harper pragmatique sans conservateurs non ogm.

    Pragmatique, Harper????

    Ouf, j'ai lu la belle intervention de M Charbonneau et ça m'a consolé face à tant de bêtise journalistique. D'ailleurs, c'est pour ça que je lis Le Devoir, pour les commentateurs, ces vrais journalistes informés et rigoureux. Merci M Charbonneau.

    Ah, Harper mon héros pragmatique, je t'aime, tout ce que tu fais est beau, sublime, merveilleux. Tu es mon Einstein politique...Jésus est avec nous et ils ne comprennent pas. »

  • Jacques Gagnon
    Abonné
    jeudi 12 mars 2009 10h35
    In Spector Clousot
    « Maintenant que nous savons que monsieur Harper est doté d'intelligence, monsieur son héraut tente de nous convaincre qu'il a une pensée. Par conséquent, il fait l'exégèse de sa parole à travers le temps. De Bucarest à Washington, le prophète Harper non abreuve de points et virgules lourds de sens.

    Il nous démontre aussi la grande ouverture d'esprit du PM et sa vision originale en ayant suivi l'exemple du monde entier, en dernier de classe. Par le fait même, le grand homme a foulé du pied son anti-keynésisme. Moi, j'admire ces prophètes qui sont les derniers à voir la réalité en face et qui, finalement, flexibles comme des madriers acceptent de suivre l'exemple du monde entier. En tout cas, ce ne sont pas des suiveux.

    De même, tout être normalement constitué comprend depuis toujours que faire la guerre aux Talibans est inutile. Voyez, même moi, pauvre quidam anonyme, je sais cela en suivant de loin l'actualité depuis que les Soviets y avaient mis les pied et perdus la tête, dans le sens littéral. Alors monsieur le prophète Harper vient nous faire la Révélation sur CNN et vous êtes sidéré par autant de clairvoyance. Moi, je m'attend à plus que ça d'un prophète.

    Monsieur Charbonneau a peut-être raison, c'est l'amour qui rend l'Inspector aveugle.

    ... »

  • Pierre Rousseau
    Inscrit
    jeudi 12 mars 2009 10h49
    Spector risible!
    « Quelle farce! Dès les débuts de l'intervention en Afghanistan les experts en conflits internationaux avaient prévenu qu'une «victoire» contre les Talibans était à peu près impossible étant donnée l'histoire et les circonstances actuelles dans ce pays. Harper n'a pas changé d'idée: il ne fait que s'adapter à la réalité d'aujourd'hui qui confirme ce que les experts avaient dit il y a déjà plus de 5 ans. En gardant l'armée canadienne là-bas, il demeure l'idéologue qu'il a toujours été car il sait fort bien que ce sacrifice humain autant du côté canadien que du côté afghan est virtuellement inutile car la guerre n'a jamais résolu quoique ce soit dans ce pays et ils est à peu près impossible qu'elle ne le fasse dans l'avenir. Harper veut juste éviter de perdre la face alors que maintenant l'échec de cette mission apparaît de plus en plus probable.

    En passant, s'est seulement la preuve qu'il lit... les notes de service de ses conseillers, pas des vrais livres! »

  • André Pelchat
    Inscrit
    jeudi 12 mars 2009 11h22
    Si M. Harper a lu des livres...
    « sur l'histoire de l'Afghanistan, est-ce qu'il s'agit des livres que Yann Martel lui envoie ? »

  • Robert C. Paradis
    Inscrit
    jeudi 12 mars 2009 11h33
    Harper, le dictateur
    « Comment décrire une société soi-disant démocratique où une personne SEULE, sans discussion préalable avec les autres citoyens, DECIDENT DE SON SIÈGE ce qui est à faire et à penser, LUI seul sait tout. C'est de la dictature.

    SOMMES-NOUS DEVENUS DES ARRIÉRÉS MENTAUX POUR SE LAISSER FAIRE À CE POINT ET ACCEPTER DE SE FAIRE DICTER TOUT ?

    Qu'est-ce qui se passe avec nous, on n'a plus de pensée, on n'a plus de courage !?!

    L'Afghanistan a besoin d'aide. Pensez-vous que la présence de l'Armée Canadienne là-bas était pour aider les Afghans ou pour aider LES AMÉRICAINS PRO-BUSH à pourchasser les membres d'Al-Qaeda !?! C'est maintenant Obama qui mène aux USA, Harper n'a plus les mêmes motivations, IL ne se voit pas aider Obama à atteindre des objectifs différents.

    Harper et les CONservateurs, la DICTATURE CANADIENNE dans les traces de la dictature BUSHÉENNE !!! »

  • Lucien Maheu
    Abonné
    jeudi 12 mars 2009 13h35
    M. Charbonneau a raison
    « M. Harper a fait preuve d'opportuniste. Aurait-il tenu le même discours sur CNN si McCain avait été élu?

    Pourquoi n'a-t-il pas livré sa pensée du temps de l'ère Bush?

    M. Spector nous prend-il pour des valises à écrire un tel article dans le Devoir? »

  • Christopher Lackey
    Abonné
    jeudi 12 mars 2009 14h59
    Cette fois, c'en était trop
    « M. Spector, est-ce que vous vous faites payer pour votre travail, qui semble de consister singulièrement de faire des éloges au premier ministre, par le parti conservateur? "Le bon coup de Harper", "Harper le pragmatique", "harper le futé". Est vous- il jamais venu à l'esprit qu'il existe d'autres sujets sur lesquels vous pouvez nous offrir votre opinion? Je comprends que c'est l'intégrité journalistique du Devoir qui veut qu'il y ait un chroniqueur qui représente un point de vue différent que celui de ses lecteurs, mais peut-il embaucher quelqu'un qui est capable de faire quelque chose de temps en temps à part de donner les leçons aux lecteurs sur les capacités surhumaines de son invincible premier ministre? »

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