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Lawrence Cannon à la tête du PLQ?

Des rumeurs envoient aussi Jean Charest à Ottawa

Alec Castonguay   9 mars 2009  Canada
Ottawa — Depuis plusieurs jours, la colline parlementaire fédérale fourmille de rumeurs sur l'avenir politique du ministre des Affaires étrangères, Lawrence Cannon. Plusieurs sources ont affirmé au Devoir que l'homme serait intéressé à faire le saut à Québec advenant le départ de Jean Charest.

Plusieurs observateurs politiques à Québec et à Ottawa soutiennent que Jean Charest, qui vient d'obtenir un mandat majoritaire et un très rare troisième mandat consécutif, n'a pas l'intention de se présenter aux prochaines élections québécoises.

Même si son départ n'est pas pour bientôt, certains chasseurs de tête politiques regardent du côté d'Ottawa pour lui trouver un éventuel remplaçant à la tête du Parti libéral du Québec.

Le nom du ministre des Affaires étrangères, Lawrence Cannon, revient dans toutes les conversations. Au cours des dernières semaines, il aurait d'ailleurs reçu un nombre anormalement élevé de ministres du gouvernement Charest dans son bureau à Ottawa.

Les coups de téléphone pour tisser des liens seraient également nombreux. «Plusieurs ministres et députés du PLQ qui ont défilé à son bureau n'ont rien à voir avec sa fonction de ministre des Affaires étrangères, soutient une source bien branchée au sein du gouvernement Harper. Il ne faut pas oublier qu'il n'est plus le lieutenant de Harper au Québec, alors pourquoi autant de contacts?»

Lawrence Cannon a toujours été identifié à l'aile du PLQ au sein du mouvement conservateur au Québec. Il a été ministre sous le gouvernement Bourassa, et son fils, Philippe Cannon, est chef de cabinet de la ministre de la Culture et des Communications, Christine St-Pierre.

Lawrence Cannon était en déplacement à l'étranger dans les derniers jours, de sorte qu'il n'a pas été possible de lui parler. Mais à son bureau, on soutient que cette rumeur «n'a aucun fondement». «Le ministre des Affaires étrangères et député de Pontiac remplit le mandat que lui ont confié le premier ministre et ses électeurs», a soutenu sa directrice des communications, Catherine Loubier.

Une source affirme qu'il pourrait tout de même «placer des pions» en attendant une éventuelle course au leadership à Québec, puisqu'il est un «naturel» au PLQ. «Ce n'est rien pour le court terme, ça, c'est certain. Cannon n'est pas du genre à fomenter un putsch. Il est plutôt du genre à répondre à un mouvement», dit une source conservatrice, qui avoue ne pas connaître les intentions du ministre.

Une autre source affirme toutefois que les rumeurs sont nettement exagérées et que les nombreux contacts de Lawrence Cannon avec des ministres du Québec viseraient plutôt à «rebâtir les ponts» avec le gouvernement Charest. «Il est le seul ministre conservateur qui peut encore avoir l'oreille de la gang à Charest. Si Harper veut tisser de nouveaux liens, il faut que ça passe par Cannon», dit cette source qui évolue dans le mouvement conservateur au Québec.

Jean Charest à Ottawa?

Cette rumeur concernant Lawrence Cannon va de pair avec une autre qui persiste à Ottawa: le venue de Jean Charest sur la scène fédérale.

Depuis la crise politique de l'automne dernier et l'arrivée en poste de Michael Ignatieff, plusieurs conservateurs influents se sont mis à réfléchir à l'après-Stephen Harper. Advenant une chute des appuis du Parti conservateur lors du prochain scrutin et le départ de Stephen Harper, qui pourrait être intéressé à briguer la tête du PC dans une course au leadership?

Les noms qui circulent le plus souvent sont ceux de Jim Prentice, actuel ministre de l'Environnement, de Peter MacKay, ministre de la Défense, de Maxime Bernier, de Bernard Lord, l'ancien premier ministre du Nouveau-Brunswick, et... de Jean Charest.

Les prochaines élections fédérales auront lieu avant celles à Québec, ce qui pourrait laisser la chance à Jean Charest de voir ce qui arrive au Parti conservateur et à son chef, estiment nos sources. Plusieurs personnes bien branchées ont mentionné au Devoir que la filière progressiste-conservatrice du Québec, les «red tories», souhaite voir Jean Charest sur les rangs. «Je pense qu'il ferait un bon premier ministre du Canada», dit une source.

Plusieurs obstacles sont toutefois sur le chemin d'une telle décision pour Jean Charest, mentionne une source. «D'abord, Jean Charest va tenter sa chance seulement si Bernard Lord renonce à diriger le PC. Ils ont la même base d'appuis.»

Ensuite, le Parti conservateur a beaucoup changé depuis l'époque où Jean Charest en avait les commandes, mentionnent deux sources. Non seulement l'homme n'a plus autant de contacts, mais pour plusieurs militants conservateurs à l'extérieur du Québec, il est avant tout perçu comme le premier ministre d'une province qui a tourné le dos au Parti conservateur, et en partie à cause de lui. «Il s'est beaucoup opposé à Harper depuis un an ou deux, et ça lui nuirait passablement dans une course au leadership. Personnellement, je ne crois pas que cette rumeur va se concrétiser», estime une source conservatrice à Ottawa.
 
 
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  • Gervais Pomerleau
    Inscrit
    lundi 9 mars 2009 05h32
    à se tordre de dire...
    ...ou à pleurer toute l'eau de la Moisie? jean charest conservateur s'en vient à Québec comme chef du parti libéral... il retourne à Ottawa, en attendant de, transfuge, sans doute, revenir à ses anciennes amours, s'acoquiner avec les conservateurs, le temps à harpeur de tirer sa révérence et, pendant ce temps, cannon profiterait du banc réchauffé par charest à Québec, pour le compte des libéraux...
    Et, après ça, on vient nous dire qu'il y a disparité entre cons- servateurs et libérés de toute intégrité...
    comme quoi, mordu par un chien, mordu par une chienne, c'est du pareil au même et c'est toujours le con-tribuable qui en souffre, en même temps que la démocratie, de plus en plus "démocrassie" :(

  • Richard Desrochers
    Inscrit
    lundi 9 mars 2009 06h11
    A B M
    Anybody but Marois !

  • André Bussière
    Inscrit
    lundi 9 mars 2009 06h46
    Bon débarras
    Si Jean Charest s'en va à Ottawa, ça va juste confirmer que sa job de premier ministre du QUÉBEC, n'était qu'un accident de parcours.

    Son rêve le plus caressé a toujours été d'être premier ministre du Canada.

    Il aura fait un long détour par la politique provinciale, mais sa destination finale (Ottawa) sera ultimement son premier choix, son but original.

    L'histoire retiendra peu de choses positives sur son passage dans le rôle de P M du Québec.

    Bonne chance
    SURTOUT, BON DÉBARRAS ! ! !

    ANDRÉ BUSSIÈRE. B.S.A.
    Momtréal, Qué.
    busand2003@hotmail.com

  • Yvon Roy
    Abonnée
    lundi 9 mars 2009 07h56
    Harper
    Intéressant mais peu probable.

  • Gilles Bousquet
    Inscrit
    lundi 9 mars 2009 08h21
    Autre signe d'anglicisation galopante du Québec ?
    On remplacerait un baptisé John par un Lawrence à la tête du Québec.

    Ça prendrait donc du sang anglais pour gouverner au Canada (St-Laurent, Trudeau, Martin) sauf pour M. Chrétien qui était un "pur de la laine" mais, pour se faire élire, un anti-séparatissss et un fédéraliste centralisateur, dans le coeur !

  • Alain Pérusse
    Inscrit
    lundi 9 mars 2009 09h37
    Aucune chance
    J'ignore qui sont ces observateurs, mais outre le fait de l'avenir peu prometteur de Stephen Harper à la tête du Parti conservateur, ni Lawrence Cannon, ni Jean Charest vont faire le saut à l'autre palier de gouvernement, ils se trompent incroyablement. La carrière politique de Jean Charest va se terminer à Québec, au profit d'une embauche par Power Corporation, tandis que M. Cannon a déjà donné, pour la politique provinciale, il ne refera pas le trajet inverse.

  • Jacques Audet
    Inscrit
    lundi 9 mars 2009 10h17
    Dangereuses Rumeurs
    Si tous se confirment, le Festival Juste pour Rire aura une féroce compétition !

  • rollande parent
    Inscrite
    lundi 9 mars 2009 10h58
    parler pour rien dire
    que d'encre qui coule sans aucun fondement qui ne sert a rien, sauf envenimer l'atmosphère. rollande

  • jacques noel
    Inscrit
    lundi 9 mars 2009 11h23
    Sheila Coops comme First Lady
    Tsé, tant qu'à y être.....

  • Marc Gendron
    Abonné
    lundi 9 mars 2009 11h33
    Manoeuvre de diversion?
    La rumeur tombe trop bien: le gouvernement s'enlise dans les problèmes de la Caisse de Dépôt, H.-P. Rousseau lui-même entre dans la danse, le gouvernement refuse de s'expliquer, l'opposition ne démord pas sur la commission parlementaire, l'opinion publique commence à montrer les dents.

    La rumeur se met donc en branle, on devrait plutôt dire branler en l'occurence...

  • Jacques Morissette
    Abonné
    lundi 9 mars 2009 12h05
    Cher M. Castonguay, l'hypothèse de Maxime Bernier comme chef des Libéraux est de votre cru.
    Je suppose que vous aimez faire parler les gens. Vous êtes un beau farceur, Maxime Bernier chef du parti Libéral. Elle est tout de même bien bonne. Il faudrait peut-être invité les gens à venir jouer de la chaise musicale. C'est donc dire que plus besoin de regarder des films, des romans ou des pièces de théâtre pour nous faire rire, la réalité est en train de dépasser la fiction.

    JM (Montréal)

  • Steve Fortin
    Abonné
    lundi 9 mars 2009 13h09
    Parler pour parler... deux excellentes nouvelles!
    Tant qu'à palabrer dans le vide...

    Deux excellentes nouvelles!

    a) on se débarasse de Jean "j'usurpe les québécois" Charest, qui quitterait le club école pour les grandes ligues... de toute façon pour Capitaine Canada, le Québec n'est rien de plus qu'un faire-valoir de seconde classe et il traite les citoyens québécois comme tel, l'étude de sa gouvernance depuis 2003 en est un tribut indéniable... (n'en déplaise à sa fan finie, la troll Raymond (e???) Chouinard)

    b) Lawrence Cannon débarque à Québec avec son petit air fendant et sa condescendance qui, à coup sûr, auront pour effet à court et moyen terme de diviser le PLQ, bien des députés et influents dans ce parti ont de la peine à le sentir...

    Malheureusement, il ne s'agit que de palabres...

  • Claude Archambault
    Inscrit
    lundi 9 mars 2009 14h47
    @ M. Bousquet c'est par définition
    Pour être un vrai canadien il se doit d'être anti-séparatisssss comme vous dites et pour diriger un parti fédéraliste il faut être anti séparatiste.

    Posez-vous la question, un fédéraliste peut il voter PQ? peut il en être chef? Je crois que la réponse est NON au deux questions.

    Maintenant à savoir si il faut être anti-séparatiste pour diriger le Québec, la réponse est évidente que non, il y a déjà eu des séparatistes à la tête du Québec.

    Mais il est encore évident qu'ils ne peuvent et ne doivent pas avoir un mot à dire à la direction du pays. Car au niveau national il ne sont qu'une petite minorité moins de 10%.

  • Claude Archambault
    Inscrit
    lundi 9 mars 2009 14h53
    @ M. Desrochers - ABlM
    On ne peu mieux dire Anybody But la Marois.

  • Donald Bordeleau
    Inscrit
    lundi 9 mars 2009 15h07
    Mouton insignifiant
    C'est un légende urbaine tout comme sur Google ou vous tapez Mouton insignifiant et vous voyez qui se dirige à Ottawa.

  • Roland Berger
    Abonné
    lundi 9 mars 2009 15h27
    Une recette gagnante
    Il semble qu'un passage par le Parti conservateur soit devenu un parcours normal pour devenir premier ministre libéral au Québec. Qui du Parti libéral du Canada pourrait venir diriger le Parti québécois ? Question d'équilibre. Tant qu'à rire.
    Roland Berger
    St-Thomas, Ontario


  • Abonné
    lundi 9 mars 2009 15h58
    L'abandon du Québec politique par ses élites
    Du tant que le Québec était encore sous le joug de l'église, nos élites ne donnaient pas leurs places en politique, on n'a qu'à penser aux Lesage, Johnson, Lévesque, Bourassa, Parizeau, etc.. Maintenant qu'on est passé au Québec Inc., les meilleurs des nôtres lèvent le nez sur les carrières politiques et vont enrichir le secteur privé de leurs compétences et conséquemment, on se retrouve avec les restes, des anglais incompétents qui viennent nous faire la leçon et nous font reculer sur tous les fronts.

    En plus, c'est gens, les politiciens actuels de la mouvance néolibérale, les Harper, Charest, Sarkozy, etc., font croire au monde entier qu'ils savent, EUX, ce qu'il faut pour faire un monde juste et prospère. Mon analyse est qu'ils sont de faux-chefs idolâtres du capitalisme, que cette dernière crise financière nous prouve que ce modèle, celui du capitalisme sauvage est de la bêtise, qu'on ne pourra jamais récupérer les pertes et les dettes accumulées, que ce sera toujours la même technique, des déficits et des dettes sur le dos de la société pour permettre l'enrichissement de quelques-uns.

    Les élites du Québec nous ont trahis dans le passé des années 1960-2000 et depuis ces mêmes élites nous ont abandonné, et ainsi nos nouveaux chefs politiques ont comme langue maternelle l'anglais.

    P.S. Un anglais, c'est dangereux parce qu'il pense que du fait d'être un anglais, ça fait de lui un être supérieur !! Il ne faut surtout questionner l'implication de Charest dans les déboires de la Caisse de Dépôt !?!?! ON EST AVEUGLE, INCONSCIENT, C'EST EUX les spéculateurs Anglo-Saxons-Américains qui viennent de nous mettre dans les dettes et les pertes.

  • Gilles Bousquet
    Inscrit
    lundi 9 mars 2009 17h01
    @ M. Claude Archambault
    En avril 2005, un sondage Léger marketing indiquait qu'il y avait 42 % de souverainistes et que 56 % d'entre eux voulaient également rester dans le Canada advenant l'indépendance. Fait que, il en reste encore 18 % qui veulent se séparer...carré.

    Fait que, faut rester dans la fédération centralisatrice actuelle ou tenter de changer ça en vraie confédération.

  • Claude Archambault
    Inscrit
    lundi 9 mars 2009 18h02
    @ M. Paradis
    Pôvre toi tu es trahi.

    Mais tant que les séparatistes seront hors du pouvoir, il faut se foutre de qui est au pouvoir, car ils ne peuvent être pirent.

  • Charles-Eugène Bergeron
    Inscrit
    lundi 9 mars 2009 23h17
    Tiens donc...le chat à sept vies sort du chapeau
    Je réagissais dernièrement avec insolence à un éditorial de Chantal Hébert, en parlant au travers de mon chapeau sur la table qui était mise pour un retour en force de l'archétype de la girouette: Jean Charest à la chefferie du parti conservateur du Canada. Y a-t-il au fond de mon chapeau une balle de pure laine violette foncée? Je vous dis qu'au creux des trois brins torsadés de l'écheveau enroulé, refait ses armes comme dans un cocon notre Barrack Obama libéral québécois: Stéphane Dion. Go Habs Go! Go home! Et Vive le Québec vert, souverain, pluriel, francophone et solidaire!

    Charles-Eugène Bergeron
    ceberger@sympatico.ca

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