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L'heure d'un bilan a sonné

Manon Cornellier   4 mars 2009  Canada
«Mon opinion est que, franchement, nous ne vaincrons jamais les insurgés» en Afghanistan. La déclaration faite par le premier ministre Stephen Harper sur les ondes de CNN dimanche dernier a beaucoup fait jaser. Jamais M. Harper n'avait été aussi brutal dans son évaluation de la situation afghane. Ni aussi candide.

«Si nous pensons que nous allons gouverner l'Afghanistan pour les Afghans ou que nous allons être responsables à long terme de la sécurité quotidienne de ce pays et voir la situation s'améliorer, nous nous trompons», a-t-il dit en entrevue à CNN. «Ce qui doit arriver en Afghanistan est un gouvernement afghan capable de gérer l'insurrection et d'améliorer sa propre gouvernance.»

Que des gens soient surpris n'a rien d'étonnant, car Stephen Harper a longtemps tenu un autre discours. En octobre 2006 il affirmait devant le Woodrow Wilson International Center que «le Canada et ses alliés se sont joints à la mission des Nations unies pour neutraliser les talibans à la source et les éliminer une fois pour toutes». Le mois précédent cette déclaration, devant l'assemblée générale des Nations Unies, il disait que l'objectif des soldats de l'OTAN était entre autres d'«éliminer une fois pour toutes les dernières traces du régime taliban».

On pouvait cependant voir venir le jour où il se rendrait à certains arguments de ses adversaires, les mêmes qu'il a pris plaisir à ridiculiser.

Le vent a commencé à tourner en janvier 2008 avec le dépôt du rapport Manley sur la mission afghane. Ce rapport rappelait qu'on ne pouvait avoir raison d'une insurrection avec la seule force militaire et qu'il fallait concentrer les efforts sur le renforcement des institutions et des services de sécurité afghans.

La résolution bipartisane adoptée le 13 mars 2008 faisait largement écho au rapport. Voici ce qu'elle disait: «La Chambre reconnaît que le but de la politique canadienne est de laisser l'Afghanistan aux Afghans, au sein d'un pays mieux gouverné, en paix et plus sécuritaire, et de créer l'espace et les conditions voulues pour que les Afghans réussissent eux-mêmes à trouver une solution politique au conflit.» Elle ajoutait qu'un des rôles centraux des forces canadiennes serait de «former des forces de sécurité afghanes pour que celles-ci puissent rapidement assumer une plus grande part des efforts de maintien de la sécurité dans la province de Kandahar et dans l'ensemble de l'Afghanistan».

Depuis, le discours d'Ottawa a continué d'évoluer doucement, discrètement mais impitoyablement, et le débat sur une possible victoire des forces étrangères sur les insurgés, à s'intensifier au Canada et à l'étranger. En début de campagne électorale, Stephen Harper lui-même a effleuré le sujet. Après avoir réitéré son intention de mettre fin à la mission de combat en 2011, il a convenu que le but du Canada en Afghanistan n'était pas l'éradication de toute insurrection, mais bien que les Afghans soient en mesure de contrôler eux-mêmes ces violences.

Un mois plus tard, alors que la campagne battait son plein, le chef du corps expéditionnaires britannique, le général Carleton-Smith, affirmait: «Nous n'allons pas gagner cette guerre». Il ajoutait, en parlant de l'insurrection, qu'il fallait «la réduire à un niveau d'insurrection contrôlable, ne constituant pas une menace stratégique et pouvant être géré par l'armée afghane».

Interrogé le même jour sur les ondes de CBC, M. Harper opinait. Il ne croyait pas que les forces étrangères puissent «pacifier chaque recoin de l'Afghanistan». Il ajoutait: «Ce que nous pouvons faire, c'est établir une certaine sécurité et former les forces afghanes pour qu'elles assument graduellement la responsabilité pour la sécurité de leur pays.»



***

Le vrai problème de cette entrevue accordée à CNN est qu'elle a offert aux Américains une évaluation que le premier ministre n'a pas daigné partager avec les Canadiens. En plus, il refuse de dissiper les zones d'ombre, en particulier sur le sort de la mission de combat canadienne qui doit prendre fin en 2011. Lundi, pendant la période de questions, il a choisi l'esquive chaque fois que l'opposition lui demandait si une prolongation de la mission était encore une possibilité.

Stephen Harper n'a jamais eu un grand respect pour les institutions parlementaires. En refusant de partager ses réflexions avec les parlementaires et par ricochet avec les Canadiens, il donne l'impression qu'il n'a pas plus de respect pour l'intelligence des uns que des autres. Après ses déclarations de dimanche, il serait pourtant temps qu'il fasse un bilan de la mission et qu'il explique ce que signifie cette impossibilité de victoire sur la suite des choses et en particulier sur l'engagement canadien. Cela fera un an, la semaine prochaine, que la résolution bipartisane autorisant la prolongation de la mission a été adoptée. L'occasion serait tout indiquée pour une mise au point formelle aux Communes.

Au cas où M. Harper l'aurait oublié, la résolution adoptée l'an dernier stipulait «que le gouvernement informe plus franchement et plus fréquemment la population sur ce qui se passe en Afghanistan, qu'il lui présente plus de bilans sur le rôle du Canada [...] et que pour une plus grande clarté, le gouvernement présente au Parlement des rapports trimestriels détaillés sur les progrès de la mission». (En passant, on attend encore celui de décembre. Que dire de celui de mars?)

mcornellier@ledevoir.com






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  • loiselet
    Abonné
    mercredi 4 mars 2009 03h27
    Harper, le pacifiste
    « Obama veut envoyer plus d'américains en Afghanistan? Est-ce vraiment vrai? Il me semble que, logiquement, dans le désarroi économique actuel, il désirerait plutôt terminer ces guerres hypocrites et menteuses à tout jamais. S'il ne tient pas ce discours en public, il l'a peut-être tenu face à Harper qui, désemparé, se verrait forcer à changer son fusil d'épaule. Il respecte le grand frère tout-puissant autant que la valeur de tout ces argents qui s'envolent et ne valent plus rien. »

  • Bernard Gervais
    Abonné
    mercredi 4 mars 2009 08h18
    Un manque flagrant de respect pour les militaires et leurs parents
    « Même s'il a probablement raison, Harper aurait dû y penser deux fois avant de faire sa déclaration sur les ondes de CNN, surtout quand on songe qu'il a pris l'engagement de prolonger la mission militaire canadienne en Afghanistan jusqu'en 2011.

    Comment réagiront les soldats, qui doivent se rendre bientôt dans ce pays, après avoir entendu leur premier ministre déclarer qu'une victoire contre les forces talibanes est de toute façon impossible ? Comment doivent se sentir les proches de ceux, qui ont déjà péri dans ce conflit, après avoir entendu de tels propos ? Pas très respectueux tout ça de la part d'un politicien ! »

  • Fernand Trudel
    Abonné
    mercredi 4 mars 2009 08h28
    Non, nos soldats ne sont pas appuyés
    « Notre laxisme et notre "je m'en foutisme" fait que nous serons comme les romains qui ont été envahis par les barbares et ernversés.

    Au Québec on ne respecte mçeme pas les morts qui reviennent de l,Afghanistan et on préfère pleurer sur le sort des afghans comme Omar Khadr qui font sauter nos soldats sur des mines qu'ils fabriquent avec les talibans.

    NàContinuions et le 3èeme Djihad sera réalité même ici en amérique. Voius doutez alors visionnez ce lien électronique.

    http://blip.tv/play/AdmXMI6nSg

    C'est un film qui met les pendules à l'heure de la guerre sainte des islamistes radicaux dans le monde entier. Nous on fait des accommodements raisonnables et on dort sur nos deux oreilles. On est rendu blçamer notre gouvernement de préserver notre liberté et nos valeurs. C'est le monde à l'envers, nous n'avons pas besoin d'ennemis avec une telle défection. Non, nos soldats ne sont pas appuyés... »

  • Fernand Trudel
    Abonné
    mercredi 4 mars 2009 08h30
    J'ai écris au député du bloc. Et vous ???
    « Monsieur le député,

    l'appui de votre parti au canadien de convenance, l'afghan Omar Khadr, est questionnable. Celui qui a rencontré Maher Arar dans des camps d'entrainements et l'a reconnu vient nous faire jouer à Mère Thérésa en utilisant sa double nationalité comme Arar pour obtenir un pardon canadien et une forte somme comme ce dernier. C'est une vraie farce et de l'extorsion de fonds canadiens. Il a choisi son camp, il est trop tard pour changer de camp en utilisant la double nationalité...

    Ce n'est pas le Canada qui a arrêté Khadr au coté des talibans lors d'une escarmouche en Afghanistan mais les États-Unis. Guantanamo est à Cuba et est sous protectorat américain, pas canadien. Omar Khadr est complice de la mort de plus de cent de nos compatriotes en fabriquant des bombes artisanales avec son père dans le camp taliban pour faire sauter nos soldats. Je sais que vous êtes contre l'intervention canadienne en Afghanistan mais de là à cautionner les opposants à nos soldats, il y a un fossé que vous frnachissez allégrement. Pour vous en convaincre voici un vidéo ou on le voit fabriquer des bombes artisanales en Afghanistan, son pays d'origine.
    http://www.dailymotion.com/theeconomist/video/x655fz_omar-khadr_news

    Si Khadr doit être déporté c'est sur le lieu de ses crimes, son pays d'origine et remis à ses pairs afghans pour être jugé. Il a la nationalité afghane, vous semblez l'oublier.

    Maher Arar a obtenu que le Canada se sente coupable. Pourtant ce sont les américains qui l'ont déporté dans son pays d'origine ou il était recherché pour terrorisme. C'est son pays d'origine qui l'a torturé, pas le Canada. Comme il est écrit dans le journal "Point de bascule", blâmez les tortionnaires, pas le Canada. Trop tard vous avez appuyé ce camp anti-canadien. Le lobby pro-djihad islamique a eu raison des politiciens comme vous. De grâce ne faites pas la même erreur deux fois...

    Je vous invite à écouter ce court métrage de 20 minutes qui va peut-être vous ouvrir les yeux et être méfiant à l'avenir et peut-être devenir plus méfiant envers les gens de double nationalité. Voici de larges extraits de la version française du film:

    "Le 3e DJIHAD"

    http://blip.tv/play/AdmXMI6nSg

    Ce film a été expédié au Premier Ministre fédéral, et au chef de l'opposition ainsi qu'à notre Premier Ministre du Québec.

    Merci de votre bienveillante attention

    Fernand Trudel

    c.c.: Gilles Duceppe »

  • Gilles Leblanc
    Inscrit
    mercredi 4 mars 2009 09h12
    Quelles sont ses motivations ?
    « Bonjour Madame Cornellier.

    Vous avez raison quand vous dites que le vrai problème de cette entrevue accordée à CNN est qu'elle a offert aux Américains une évaluation que le premier ministre n'a pas daigné partager avec les Canadiens.

    Je cherche à comprendre quelles sont les motivations de M. Harper quand il tient ce discours. Une explication serait qu'il craint tout débat important au sujet de notre mission en Afghanistan, car il sait qu'une majorité de la population canadienne est contre cette mission et il ne veut pas que son parti devienne une cible de manifestations importantes de mécontentement populaire. Il faut se souvenir qu'habituellement un politicien a toujours en tête sa réélection et qu'il se comporte généralement en vue d'atteindre ce but.

    Et c'est bien dommage, car ce genre de vision nous condamne à des lois et des politiques visant surtout le court terme. En ce sens, nos politiciens reflètent bien une caractéristique importante de notre société.

    En terminant je tiens à exprimer mes condoléances aux familles des trois soldats canadiens qui viennent de faire le sacrifice ultime en Afghanistan. »

  • Gilles Bousquet
    Inscrite
    mercredi 4 mars 2009 09h37
    Si M. Harper nous l'avait demandé, on lui aurait dit avant
    « La grande majorité de Québécois savent depuis longtemps "quelques années" que nous ne pouvons pas gagner la guerre en Afghanistan. Fait que, un Québécois moyen est pas mal plus vite qu'un chef de parti fédéral. »

  • Pierre Richer
    Inscrit
    mercredi 4 mars 2009 10h31
    @Serge Grenier
    « M. Grenier, vous avez oublier d'inclure des douzaines de roses pour les offrir aux très démocrates Talibans...!!!!!!!!!!

    Pauvre innocent !!!!!!!!!! »

  • Serge Charbonneau
    Abonné
    mercredi 4 mars 2009 11h38
    L'heure du bilan a sonné ou plutôt "La réalité prend le dessus" ?
    « L'heure du bilan a sonné ou plutôt "La réalité prend le dessus" ?

    La déclaration faite par le premier ministre Stephen Harper sur les ondes de CNN dimanche dernier a beaucoup fait jaser et continue encore ce matin.
    Pourtant, ce ne sont que quelques mots. Il n'y a pas eu de morts, ni de bombardements, ni d'enfants tués, éventrés, membres arrachés, de maisons détruites, non rien de bien terrible, seulement quelques mots et nos médias sont dans tous leurs états.

    Nous sommes dans un monde journalistique de mot, d'image et d'analyse de l'intention futur.
    Le journalisme de faits, d'Histoire, de gestes est pratiquement disparu. Comme si ce luxe était trop coûteux en recherche, en temps et en je ne sais quoi.

    Les mots, plus forts que la simple réalité.

    « Jamais M. Harper n'avait été aussi brutal dans son évaluation de la situation afghane. »
    Brutal aujourd'hui, hier M. Descôteaux disait franc...
    Des propos d'une franchise ou d'une brutalité... vous savez, ça ne change rien à la situation. Moi, je crois qu'on devrait vraiment s'attarder aux réalités plutôt qu'aux mots.

    Peut-être que notre bon premier ministre Harper aurait eu plus tôt des mots plus francs et plus brutaux si le quatrième pouvoir avait fait de l'acharnement médiatique sur la situation afghane. Les médias ont eu sept belles années pour faire de l'acharnement médiatique. Vous savez, l'acharnement médiatique, vous savez bien que lorsque nos médias s'y mettent, ils peuvent vous mettre dans tous vos états.
    Pensez à la Chine, un acharnement de plusieurs mois qui vous a rendu vraiment mal à l'aise de dire simplement: «La Chine est-elle si pire que ça?» Une simple question, mais totalement interdite par l'acharnement médiatique constant vous imposant la réponse avant même la question.

    Même chose pour la Birmanie ou pour les armes de destruction massive de Saddam ou pour sa méchanceté sanguinaire (combien de morts en Irak depuis la disparition du sanguinaire? Au moins autant que pendant toutes ses années de dictature).

    Pensez à Chávez, un dictateur dans l'esprit de plusieurs. Un dictateur qui se fait élire et qui n'a aucune police répressive ni aucun commando de la mort.
    Mais voyez-vous l'acharnement médiatique existe et fait des ravages dans nos cerveaux.

    Pour le rôle du Canada en Afghanistan, non aucun acharnement médiatique pour dénoncer la situation. Plutôt l'inverse. Des campagnes de propagande pour justifier les tueries des «barbares» comme le disait le brillant maire Labeaume.
    Un pays détruit, saccagé, où les femmes, même avec sept longues années de libération des Talibans, ne sont toujours que des animaux à cacher sous une burka pour ne pas se la faire voler par un autre mâle en rut.

    Et Harper a dit... !!!
    Alors là, les médias s'énervent!
    Harper a dit... !!!

    Peu importe les morts, peu importe les rivières de sang, peu importe la déplorable et inadmissible condition des femmes, peu importe le manque de liberté d'expression (Sayed Perwiz Kambakhsh, non pas condamné par un gouvernement taliban, mais par un gouvernement corrompu soutenu par l'armée d'occupation) peu importe quoi que ce soit, rien n'a beaucoup fait jaser.

    Que la réalité aider par Obama qui ne la cache pas, ait aidé notre bon premier ministre à dire des propos plus francs et plus «brutaux» n'a rien de surprenant. Que voulez-vous, un jour ou l'autre la réalité a le dernier mot. Voyez toute l'Amérique latine.

    «Stephen Harper a longtemps tenu un autre discours. »
    L'hypocrisie de Stephen Harper comme de bien des politiciens est une vérité de La Palice. N'a-t-on pas relevé 935 mensonges de l'administration Bush sur un seul sujet bien précis? Voyons en politique on a la fâcheuse habitude de nous mentir constamment. Le quatrième pouvoir était là jadis pour confronter ces mensonges. Mais le quatrième pouvoir semble avoir abdiqué. Il a maintenant recours aux porte-parole, aux "experts" (comme ceux vantant et vendant la guerre sur les chaînes US). Le quatrième pouvoir analyse les mots et se ferme les yeux sur les faits.


    « Le vent a commencé à tourner en janvier 2008 avec le dépôt du rapport Manley sur la mission afghane. »
    Le rapport Manley!!!
    Mon dieu, fallait-il le fameux rapport Manley pour voir l'éclat de la situation. Des années avant le rapport Manley on pouvait voir juste d'un oeil entrouvert la situation criante de réalité.

    C'est une tristesse de constater que la simple réalité criante ne veut plus rien dire, il faut les rapports d'experts, les sondages et les déclarations pour que nos journalistes journalisent.

    C'est ce rapport qui a fait «découvrir» qu'on ne peut avoir raison d'une insurrection avec la seule force militaire et qu'il faut concentrer des efforts un brin ailleurs.
    Plusieurs n'ont pas suivi le cours d'Occupation 101.
    L'Histoire militaire et l'Histoire des résistants sont mal connues.

    On cite la résolution bipartisane du 13 mars 2008, comme si cette fameuse résolution résumait complètement et totalement la réalité. L'armée des bons n'était sur place que pour le bien pur!!! Il n'y a jamais eu de vues militaires, géostratégiques, ou de contrôle énergétique ou... ou quoi encore? Le Monde est beau et le monde est bon, vu de l'Occident par les Occidentaux. Nous voulons le bien et dieu nous protège: god bless l'amérique and fuck the rest.

    Combien de reportages sur UNOCAL?
    Oui, UNOCAL en Afghanistan... vous n'avez jamais entendu parler... ah! c'est étrange!
    Combien sur... sur tout ce que l'on ne sait pas?
    L'occupation de l'Afghanistan, pour nous, c'est pour le bien pur.
    Pour les femmes afghanes (toujours en burka) pour les enfants (qui crèvent de faim) et pour la culture du pavot qui a fleuri... euh! non! Le pavot, là, je me trompe!

    La résolution bipartisane du 13 mars 2008 était une niaiserie à donner comme aliment aux médias. Ils en ont mangé et ils en mangent encore.

    «Le vrai problème de cette entrevue accordée à CNN est qu'elle a offert aux Américains une évaluation que le premier ministre n'a pas daigné partager avec les Canadiens.»
    Stephen ne se doutait pas que CNN pouvait être capté au Canada. Il se sentait en sécurité à l'étranger et s'est laissé aller à des confidences. Voilà!

    «Lundi, pendant la période de questions, il (Stephen) a choisi l'esquive»... ce n'est pourtant pas dans son habitude!!!

    Mme Cornellier nous dit une phrase qui m'apparaît une évidence, mais qui fait le plus grand bien à lire:
    « Stephen Harper n'a jamais eu un grand respect pour les institutions parlementaires. »

    Eh Oui! On le sait, on le voit, mais aussi il faut le dire et le redire.

    Harper n'a aucun respect pour notre intelligence. C'est vrai et malheureusement, pas seulement lui.

    Mme Cornellier dit:
    «Au cas où M. Harper l'aurait oublié, la résolution adoptée l'an dernier stipulait «que le gouvernement informe plus franchement et plus fréquemment la population sur ce qui se passe en Afghanistan»
    C'est excellent de lui rappeler, car c'est sûr comme de la crème sûre qu'il l'a complètement oublié. Même pire il n'a jamais su et compris ce que disait cette fameuse résolution. Pour lui ce fut un jeu pour faire passer le temps pendant que ses affaires tournaient rondement.

    Si les médias veulent absolument un rapport sur la situation afghane, le gouvernement va leur en pondre un, il n'y a aucun problème. C'est bien les rapports, mais encore faut-il les confronter avec le terrain.


    Serge Charbonneau
    Québec »

  • Serge Charbonneau
    Abonné
    mercredi 4 mars 2009 11h44
    @ M. Gervais, Le respect...
    « Voyons M. Gervais, ne savez-vous pas ce que c'est pour un politicien, de la chair à canon? »

  • Serge Charbonneau
    Abonné
    mercredi 4 mars 2009 11h51
    On devrait se cotiser pour Monsieur Trudel
    « On devrait se cotiser pour acheter une bombe atomique à M. Trudel qui en ferait un bon usage.

    Nos valeurs et nos braves soldats seraient ainsi mieux respectés.

    M. Trudel devrait aller respirer un peu le Monde.
    Ça lui ferait du bien et à nous aussi.


    Serge Charbonneau
    Québec »

  • Guy Fafard
    Inscrit
    mercredi 4 mars 2009 12h23
    La guerre en Afg
    « Nous avions signé des accords internationnaux du temps de monsieur Chrétien, si je me souviens bien. Nous devions les respecter.

    Les pays de l'ONU étaient d'accord. L'Angleterre, les États-Unis, le Canada, l'Australie ont participé pleinement; ces pays-ci voient que les Afghans croupissent malheureusement dans des clôtures religieuses d'un siècle moyennageux.

    La plus part des autres pays qui ont peu ou pas participé, viennent nous dire que cette guerre peut être gagnée. Ces fins- finos n'ont qu'en envoyer leurs jeunes homme et nous foutre la paix avec les propos vides de bon sens.

    Quand aux rêveurs inconscients qui veulent devenir otages ou se faire égorger en essayant d'éduquer des barbares religieux fanatiques, il serait temps qu'ils se réveillent et cessent de tenir leurs monologues dans des salons. La réalité ne correspond pas à vos discutions basées sur de la désinformation.

    Lisez "Nos soldats ne sont pas appuyés" de Fernand Trudel vous en saurez plus; et surtout allez voir le site :
    " Le 3ième Jihad islamiste". cité dans son commentaire. »

  • Christopher Lackey
    Abonné
    mercredi 4 mars 2009 13h00
    1000 jours lui ont donné le temps de faire un virage de 360 degrès.
    « Excusez-moi si ma traduction n'est pas juste, mais qui peut oublier il y a trois ans, lorsque Harper a effectué sa première visite à l'étranger...en Afghanistan. Il y prononçait son premier beau discours en tant que premier ministre, en plein veston beige au style militaire, en s'addressant à nos soldats

    "Quitter...ce n'est pas la façon dont je fais des choses, ce n'est pas la façon dont vous faites des choses, et ce n'est pas la façon dont les canadiens font des choses."

    Elles sont rendues ou ces idées-là, M. le premier ministre?

    Il n'a pas du tout tort de dire que nous gagnerons jamais, ni que ce n'est pas possible d'"apprivoiser" ce pays. Ce sont deux choses qu'une bonne partie de la population aurait pu lui dire avant 9 ans et combien de milliards, suffit de lire un peu d'histoire. Il a raison. Mais pourquoi a-t-il abandonné, comme tant d'autres politiques, sa ferme opposition à la stratégie "cut and run", dont il avait tant de plaisir à montrer il y a trois ans, quand son ami était au pouvoir au sud et disait des choses semblales au sujet de l'irak.

    Merci et bon après-midi »

  • Linda Hart
    Inscrite
    mercredi 4 mars 2009 13h34
    Pourquoi au Bloc ?
    « M. Trudel, dans son habituel délire, ne semble pas avoir compris qu'il se trompe de destinataire. Il devrait écrire à tata Harper, son héros, car c'est bien lui qui vient d'abandonner ses soldats. M. Trudel ne sait peut-être pas
    lire ! »

  • Jacques_Morissette
    Abonné
    mercredi 4 mars 2009 13h51
    Harper, ou la fable du Renard et du Corbeau
    « Le Renard, c'est le fin Harper qu'il se croit. Le Corbeau, c'est la démocratie. Le Renard fait des pieds et des mains pour que le Corbeau lâche le fromage de la démocratie. Le Renard ne respecte pas le Corbeau, son but lancinant c'est d'avoir le fromage et le pouvoir magique qu'il pense trouver en mettant la main dessus. Son attitude est déconcertante. Le pire, c'est qu'il pense que le Corbeau ne le voit venir de loin. Un autre comme lui ferait de même, et l'on dirait cesse donc de faire le pitre. Nous avons découvert ton jeu...

    Jacques Morissette (Montréal) »

  • karim boujrada
    Inscrit
    mercredi 4 mars 2009 14h40
    10/10 Mr Charbonneau!
    « Superbe commentaire!

    Vous devriez être éditorialiste pour Le Devoir, votre clarté d'esprit, votre honnêteté et votre universalisme sans concessions nous changeraient des platitudes ethnocentriques et bienpensantes qu'on lit et entend quotidiennement dans nos médias de masse...

    Je vous salut bien bas.

    Soyez en paix »

  • Robert C. Paradis
    Inscrit
    mercredi 4 mars 2009 19h15
    Être gouverner par des étrangers
    « La majorité des Québécois(es) sont contre une implication armée en Afghanistan. De plus, le Canada ne nous a jamais demandé à nous le peuple québécois notre consentement et j'ajouterai que d'autres implications militaires dans d'autres guerres, la 1ère et 2ième guerres mondiales entre autres, ont eu lieu toujours sans un consentement explicite, dans un référendum par exemple.

    LES QUÉBÉCOIS(ES) SONT TOUJOURS FORCÉS DE PARTICIPER À DES GUERRES AUXQUELLES ILS NE CONSENTENT PAS.

    C'est ça qui arrive quand on n'est pas souverain chez-nous, quand nos élites nous trahissent. Pourtant, si la majorité des Québécois(es) ne veut pas la guerre, en bonne démocratie, il ne devrait pas il y avoir d'implication des Québécois(es) alors. Mais, encore et encore, des Québécois(es) vont combattre, sont blessés, et meurent, s'il ne reviennent pas avec des séquelles permanentes, dans des guerres non-voulues, dans lesquelles il ne se sentent pas concernés.

    C'est le sort qui est réservé aux peuples qui ne prennent pas leurs destins en main, où quand leurs Élites les trahissent.

    À CHAQUE FOIS QU'UN CERTAIN TYPE VENANT D'AILLEURS NOMMÉ STEPHEN HARPER FAIT PART DE SON OPINION PUBLIQUEMENT, ET AINSI PARLE SANS MON CONSENTEMENT EN MON NOM, JE SUIS TROUBLÉ, JE SUIS CHOQUÉ, JE NE SUIS PAS CAPABLE D'ACCEPTER L'AUTORITÉ QU'IL REPRÉSENTE, SOIT L'AUTORITÉ D'UN ÉTRANGER SUR MOI, SUR LA SOCIÉTÉ ET NATION QUÉBÉCOISE. C'EST TOUJOURS AINSI, JE SUIS TOUJOURS TROUBLÉ PAR LE TRAITEMENT FAIT AUX QUÉBÉCOIS DÉCOULANT DE LEURS APPARTENANCE AU CANADA. »

  • Guy Fafard
    Inscrit
    mercredi 4 mars 2009 23h55
    Bravo à nos courageux militaires
    « En premier lieu permettez-moi de féliciter vos valeureux militaire pour leur courage et leur haut accomplissement du devoir.

    En second lieu, je trouve remarquable qu'un chef politique reconnaisse s'être trompé. C'est chose rare de nous jours;
    car la plus part des gens disent que c'est la faute des autres ou de la conjoncture ou autre baliverne.

    En troisième lieu, l'attaque de personnes n'est pas très fort pour défendre une idée; c'est plutôt minable comme forme de pensée. Une idée doit être fondé sur des arguments et non des insultes personnelles.

    En quatrième lieu la partisannerie devrait être oubliée quand il s'agit de sujets aussi graves que la politique nationale, internationale, du droit, de l'éthique ou la guerre. Ce n'est pas d'une simple élection qu'il s'agit; mais des actes de notre pays. Qu'on le veuille ou non nous sommes canadiens et comme un mariage, c'est pour le meilleur et pour le pire. »

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