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Ottawa mise sur les sanctions

Un projet de loi plombe les sentences des criminels liés à des gangs

Stéphane Baillargeon   27 février 2009  Canada
Photo : Jacques Nadeau
Le gouvernement conservateur veut barder de fer les articles du Code criminel sanctionnant les meurtres, les fusillades et les voies de fait graves liés au crime organisé.

Le projet de loi C-14 déposé hier par le ministre de la Justice propose de considérer automatiquement comme un meurtre au premier degré un homicide commis par une personne liée à un gang. Le meurtrier serait alors condamné automatiquement à une peine d'emprisonnement à vie, sans possibilité de libération conditionnelle pendant 25 ans. Les modifications législatives envisagées font aussi des fusillades au volant une nouvelle infraction passible de 4 à 14 ans de prison. De même, le projet veut muscler les sentences pour les voies de fait graves commises contre des policiers ou des représentants du système judiciaire (un juge ou un avocat, par exemple).

Ces mesures répressives se veulent une réaction ferme et déterminée à la criminalité croissante reliée aux gangs de rue dans les grandes villes canadiennes. Au cours des dernières années. Montréal, Toronto, Calgary et Vancouver ont subi des guerres violentes plus ou moins étendues de groupes criminalisés. Les estimations dévoilées hier par le ministère de la Justice font état de 900 associations de malfaiteurs en activité au Canada. Le nombre de meurtres liés à ces gangs serait en hausse croissante, alors même que le nombre de meurtres et d'actes violents diminue constamment dans l'ensemble de la société. En 2007, environ 20 % des 594 homicides enregistrés au pays étaient liés aux gangs.

Par contre, cette nouvelle législation, axée sur la répression, n'inclut pas de mesures pour prévenir en amont la violence et le crime organisé. Le ministre de la Justice avertit même que le projet de loi C-14 n'est que le premier d'une longue série envisagée.

«Nous continuons avec notre ordre du jour en justice pour faire face aux impacts qu'ont les gangs et le crime organisé sur les familles canadiennes et la société», a dit le ministre Rob Nicholson en conférence de presse à Ottawa, avant d'ajouter «nous n'avons pas fini».

Contrairement à ce qu'avait annoncé le premier ministre Stephen Harper en campagne électorale, le projet de loi ne fera pas l'objet d'un vote de confiance. En clair, si une majorité de députés en Chambre s'y oppose, les conservateurs demeureront malgré tout au pouvoir, «priorité à l'économie» oblige.

Vérification faite, le gouvernement minoritaire a déjà l'appui du Bloc. «On a un parti pris favorable pour ce projet de loi parce qu'il y a là des mesures que nous réclamons depuis 2006, par exemple les mesures distinctes concernant les fusillades au volant», explique au Devoir Réal Ménard, député bloquiste de la circonscription d'Hochelaga. «Nous avons un inconfort par rapport à la proposition d'imposer des peines minimales, parce que nous croyons qu'un juge doit apprécier chaque cas. La justice est et doit demeurer individualisée. Mais ce projet répond à un contexte d'urgence. Nous allons donc voter pour l'envoyer en comité au plus tôt.»

Le Bloc souhaiterait ajouter deux mesures jugées importantes pour lutter contre la criminalité. D'abord, explique M. Ménard, il faudrait cesser de compter en double chacun des jours d'emprisonnement précédant la sentence, comme le permet une disposition du Code criminel (719.3). Ensuite, le Bloc s'inquiète de l'«examen expéditif» qui permet de libérer un détenu au sixième de la sentence.

Les changements proposés par les conservateurs sont bien accueillis par l'Association canadienne des policiers. Selon son président, Charles Momy, le public en a assez de voir les criminels s'en tirer avec des peines de prison de courte durée. Le Service de police de la Ville de Montréal accueille aussi «favorablement» le nouveau projet, mais ne le commente pas davantage pour le moment.

C'est tout le contraire à l'Association des avocats de la défense de Montréal (AADM). «Ça fait partie de la philosophie du gouvernement conservateur de modifier le Code criminel pour assurer à la population du Canada un faux sentiment de sécurité», dit Gilles Trudeau, président de l'AADM, forte de centaines de membres. «Ce n'est pas une idéologie efficace en matière de sécurité publique. La seule chose qui fonctionne, c'est l'indice de croyance des gens de se faire prendre et non pas la sévérité des peines.»

Me Trudeau préférerait donc que le gouvernement agisse en jouant sur cet aspect de la lutte et de la traque aux malfaiteurs. «Les criminels pensent qu'ils ne se feront pas prendre. Il est donc plus efficace d'avoir des enquêtes spécialisées ou de mettre des policiers sur la route, par exemple. Indexer la sévérité des peines n'a pas fonctionné ailleurs et ne fonctionnera pas ici. On n'a pas non plus besoin de révolutionner le droit criminel pour lutter contre les gangs criminalisés.»

Il note également que les nouvelles dispositions légales vont alourdir les procédures, ne serait-ce qu'en obligeant la Couronne à constamment faire la preuve d'une appartenance à certains groupes. «L'approche ne tient pas compte des aspects multifactoriels de la criminalité, ajoute le président Trudeau. Au lieu de s'intéresser aux causes complexes de la criminalité, le gouvernement conservateur adopte une approche répressive et simpliste qui n'a pas fonctionné aux États-Unis.»

Plusieurs criminologues doutent depuis des années de l'efficacité des mesures répressives comme moyen d'enrayer le problème des gangs de rue. Neil Boyd, de l'université Simon Fraser, a affirmé hier que les nouvelles sanctions ne sont que «de la poudre aux yeux». Pour lui, la solution réside plutôt dans les efforts de prévention du crime, notamment pour arracher aux gangs certains jeunes des quartiers défavorisés.

***

Avec La Presse canadienne
 
 
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  • Jacques Morissette Jacques Morissette - Abonné
    27 février 2009 06 h 12
    On cherche à couvrir la réalité des gangs avec des sanctions.
    Le gouvernement conservateur est un peu comme un peintre naïf qui peint sa réalité. Les sanctions demeurent à mes yeux un pastiche qui n'empêchera pas un gang de faire parti du tableau. Pour que ce tableau change et que les bonnes intentions des conservateurs réussissent, il faudrait que le peintre fasse la réforme de toutes ses perceptions et revoit en pratique son idéologie.

    Pour paraphraser La Rochefoucauld, l'idéologie des conservateurs brille plus que la vertu même. Elle exploite l'intelligence inachevée et la peur qui font oeuvre d'intuition. C'est une abstraction de vouloir effacer du tableau la réalité des gangs en mettant un couvert dessus. Ça n'empêchera pas la réalité de ces gangs de faire trembler les fondations de la société. Bref, la simple répression ne rendra pas l'humanité meilleure.

    Jacques Morissette (Montréal)
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  • Brun Bernard - Inscrit
    27 février 2009 07 h 42
    La médecine chinoise...
    ..est la mieux indiquée pour ce genre de problèmes. Il faut soigner la cause non les effets. Mais il parait que Harper est un être "intelligent" au dire de M Spector hier alors qu'attend-il pour agir en toute intelligence? Les gangs sont des phénomènes ayant des causes, lesquelles. Je ne vous dirai pas nananère...Les banques aussi sont des gangs qui usent d'autres armes mais on ne leur dit rien. Là,on a "délirer" à nouveau en disant que ce sont ds immigrants et blablabla. Comme si les Hells Angels n'étaient pas une gang et les mafias de tous pays qui sont plus internationalistes que les communistes. Puis l'État avec la SAQ, ce n'est pas du racket ça? On va dire oui mais là il n'y a pas de bagarre dans la rue. Ben alors expliquons aux gangs de continuer comme ils font mais sans faire de bordel dans la rue.
    La rue? De toutes façons on n'a pas parlé de ce jeune néo-nazi qui pour l'honneur et la grandeur unique de la race blanche s'est lancé avec arme sur la gorge de jeunes arabes dans les rues de Montréal et après il a pris le taxi avec ses deux amis pour finir à taper sur le chauffeur québécois non de souche mais québécois tout de même pour lui fracasser la voiture après lui avoir tapé sur e dos à l'intérieur pendant que le taxi roulait. Ça me rappelle les gens qui insultent les femmes dans la rue parce qu'elles sont des voilées (c'est bon pour l'éducation du jeune mais pas pour la société. Même un singe ne fait pas ce genre de choses.). Ça c'est très civilisé pour le blanc néo-nazi aussi : « Cette agression est «clairement un crime haineux, relié à l'origine ethnique», a tranché la juge. Des photos de l'accusé sur le site Nazi Watch Canada, ont aussi contribué à la convaincre. «Les peines sont généralement plus sévères pour ce genre de crime compte tenu entre autres de l'impact social que cela peut générer parce que ces crimes vont à l'encontre des valeurs démocratiques reconnues dans notre société où l'on vénère la paix, la tolérance et le respect des autres», a écrit la juge. Le magistrat a ordonné la peine la plus sévère possible en vertu de la Loi sur le système de justice pour les adolescents. Fait rare : elle a décidé de ne pas tenir compte du temps purgé en détention préventive. » (La Presse d'hier.) Étonnant tout de même que ce fait important n'est pas eu d'écho de la part du Devoir? C'est pourtant un fait de société mâtiné de politique. Moralité, il faut éduquer les jeunes dans des valeurs réelles de démocratie et de respect d'autrui. Ça aussi c'est sauvage comme les gangs, même pire.
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  • jacques noel - Inscrit
    27 février 2009 07 h 46
    Et si on commençait par régler les problèmes à l'immigration
    Le gros, la quasi totalité, des membres des gangs de rue qui terrorisent nos enfants dans les écoles, les rues, le métro et qui font la traite des Blanches et le commerce de la drogue, sont nés à l'étranger ou ont des parents nés à l'étranger. Dans un premier temps faut déporter tous ceux qui n'ont pas la nationalité canadienne et qui ont connu une condamnation. Dans un deuxième temps, faut refaire la loi sur la nationalité pour pouvoir l'enlever à ceux qui ont mal viré et qui sont devenus un fardeau pour la société d'accueil.
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  • Maude Crispo - Abonnée
    27 février 2009 09 h 18
    M.Noël, vous simplifiez trop
    Le grand nombre de jeunes issus de familles immigrées dans les gangs de rue n'est pas le fait de l'origine mais des problèmes sociaux liés à la pauvreté. Ces problèmes d'intégration sociale sont notamment le fruit de la discrimination et du racisme... que vous exercez ici sur la voie publique M.Noël. Il y a beaucoup de Québécois "de souche" au sein des gangs de rue si jamais vous l'ignoriez, sans parler les motards qui sont peuplés de "Québécois de souche" alors svp., (et tous les spécialistes abonderont dans mon sens) évitons de faire l'équation "immigration = crime" sans tenter de comprendre les rouages de la misère.

    Je suis d'avis que tout aspirant à la citoyenneté doit se comporter dignement sous peine de voir sa demande refusée, un peu comme vous le proposez... Mais les casiers judiciaires avec délit majeur entraînent déjà l'échec d'une demande d'immigration à ce que je sache. Quant à retirer la citoyenneté aux criminels, il faudrait d'abord que cela s'applique à tous les criminels... Même aux "Tremblay" et "Gagnon" qui "virent mal". Mais qu'est-ce qu'on fait avec des criminels qu'on veut mettre dehors du pays? Il n'existe pas de poubelle pour qu'une société se débarrasse de ses individus problématiques à ce que je sache. Non, il faut réhabiliter les criminels plutôt que les marginaliser davantage... Toutes les études portant sur la justice répressive concluent que la répression accrue entraîne une augmentation de la criminalité.

    Enfin, il faut pas tomber dans le dogmatisme ni l'extrémisme face à ce principe (en réponse à M. Morissette). Une législation comme celle proposée au sujet des fusillades au volant se veut un outil légal supplémentaire contre les gangs de rue. Trop souvent, certains criminels sont relâchés par manque de preuves ou de chefs d'accusation... D'où l'intérêt de passer de nouvelles lois qui répondent à des pratiques courantes et condamnables comme... des fusillades au volant! Bref, c'est un choix... mais un choix qui se défend!

    Louis Tremblay
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  • Claude Archambault - Inscrit
    27 février 2009 09 h 50
    Pourquoi ?
    Pourquoi mettre les criminels en prison.

    Ce n'est pas de leur fautes si ils ne sont que des criminels meurtrier. Ici au Québec on ne crois pas à cela la punition, car ici c'est le ce n'est pas de ma faute c'est la faute de la société et on doit me réhabilité.

    Bravo M. Harper, tous ceux qui commette des crimes, et surtout ceux qui joignent les gang, doivent être enlevé de la société pour toujours, pas de pitié pour ces rapaces.

    Et de grâce M. Harper, rappelez vous que même avec leur grand nombres le Bloc ne représente que 10% des canadien et 30% des québécois. Ils ne représente pas la majorité. Ne vous occupez pas d'eux outre mesure.
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  • Roland Berger - Abonné
    27 février 2009 10 h 11
    L'exclusion sociale
    Empressé de sévir de plus en plus, Harper et compagnie sont mentalement incapables d'établir de lien entre l'exclusion sociale et la criminalité. À leurs yeux, certaines gens, comme par hasard plus nombreux chez les pauvres et les immigrants, naissent méchants, et ils mourront ainsi... en prison. Ce qui m'étonne le plus, c'est le flafla que fait Harper de son appartenance au christianisme. Il ment. Il est fixé sur l'ancien testament du dieu vengeur.
    Roland Berger
    St-Thomas, Ontario
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  • Raphaele Bélanger - Inscrite
    27 février 2009 10 h 37
    La mauvaise cible
    Je trouve décevant de voir que les nouvelles mesures proposées concernent "les enfants soldats" du crime organisé. Souvent des jeunes, pauvres et sans ressource, immigrants ou non, qui agissent pour le compte des vrais responsables du crime organisé qui ne veulent pas se salir les mains. C'est les "Mom Boucher" (il était 100% québecois...) qu'il faut attraper!

    Le gouvernement Conservateur semble avoir la fâcheuse tendance à suivre les politiques américaines qui ne fonctionnent pas (santé, programme sociaux, criminalité). Nous avons la chance d'avoir un "laboratoire" en direct, nos voisins du sud, qui appliquent déjà énormément de mesures répressives et sans succès! Alors pourquoi vouloir les imiter?

    Je suis également déçue du choix de la photo liée à l'article. Une fois de plus, on colle sur le dos des immigrants un problème qui concerne l'ensemble de la société, toutes ethnies confondues.
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  • jacques noel - Inscrit
    27 février 2009 10 h 41
    @maude crispo
    Il y a 10 ans un logue avait déjà prédit ce qui arrive aujourd'hui.


    "L'immigration: Chaque période d'immigration intense d'un groupe est suivie d'une hausse des problèmes criminels dans les années à suivre. Généralement, l'augmentation de la délinquance survient dans la génération suivant celle d'immigration massive. Il semble que les jeunes de parents immigrés se sentent ambivalents face à deux cultures différentes, celle des parents et celle de la société d'adoption. Il pourrait y avoir un conflit de valeurs, ou conflit de cultures, ressenti par le jeune. Mais, il est aussi possible que les parents immigrés éprouvent plus de difficultés dans le contrôle et la supervision de leur progéniture. Actuellement, à Montréal mais aussi sur la rive nord et la rive sud de Montréal, on retrouve des concentrations importantes de jeunes dont les parents ont immigré au cours des années 70 et 80. En particulier, on retrouve un nombre important d'antillais et haïtiens, de latino-américains et d'asiatiques. Cette situation a eu pour conséquence de transformer les rapports entre les écoliers, particulièrement dans les écoles polyvalentes. Aujourd'hui, une dynamique de groupe/gang s'est
    installée dans plusieurs écoles. On oppose aux gangs ethniques des gangs d'extrême droite, soit les punks, skins skates et autres groupes. Les bandes d'adolescents et de jeunes adultes, apparaissent donc comme l'extension de ces gangs en milieu scolaire. L'augmentation du nombre de gangs de rue est d'ailleurs un phénomène nord-américain. À moyen terme, cette réalité des gangs de rue pourrait bien avoir comme conséquence la montée de réseaux de crime organisé pour les fils et filles d'immigrants. Déjà, des liens auraient été tissés entre des gangs ethniques montréalais et des groupes criminalisés bien établis. Ainsi, il faut s'attendre dans le futur à voir de plus en plus d'individus criminalisés associés à des gangs ethniques.

    Une analyse du pourcentage de membres de communautés ethniques parmi l'ensemble des personnes accusées au Québec en 1995 pour des crimes de violence montre que la présence de minorités dans le système pénal devrait augmenter au cours des prochaines années. Par exemple, au Québec en 1995, les noirs représentent 4,1% des accusés âgés de 30 ans et plus alors qu'ils représentent 10,3% des accusés âgés de moins de 18 ans. On retrouve des proportions de Latino américains de 1,3% chez les plus de 30 ans et de 2,1% chez les moins de 18 ans. Les données laissent présager une tendance à la hausse des membres des minorités culturelles, mais les la très grande majorité des criminels de demain resteront blancs (soit 82,3% chez les moins de 18 ans).

    La seconde forme de criminalité associée à l'immigration est celle de petits groupes de personnes venant de l'extérieur, dont la mission est essentiellement de mettre sur pied des entreprises illicites. Ce type d'activité ne s'assoit pas sur une immigration de masse. On pense ici à certains réseaux de fraudeurs venant d'Asie (ou de la Colombie Britannique), amenant avec eux une technologie de fabrication de cartes de crédit frauduleuses (Mativat et Tremblay, 1997) ou au développement de la mafia Russe, déjà bien installée dans la région de Toronto. Il ne semble toutefois pas que ces groupes aient effectué de percée importante au Québec à ce jour. En effet, le terrain est déjà bien occupé par des organisations criminelles relativement stables. De plus, notre culture et notre langue sont de nature à nuire à l'infiltration de groupes criminels externes sur notre territoire. Cependant, on remarque que des groupes restreints d'individus d'une même origine soient mis en cause pour une opération ponctuelle. Ici, on ne parle pas d'un gros syndicat du crime, mais bien d'une nuée dynamique de petits groupes criminels tirant avantage de leur connections privilégiées dans d'autre pays. Ces petits groupes exploitent un filon lucratif pendant un temps limité avant de passer à d'autres choses. (Les tendances de la criminalité au Québec : les nouvelles réalités et les nouveaux enjeux."
    Marc Ouimet, Ph D, professeur agréé). École de criminologie Université de Montréal, Avril 1998
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  • Guy Lemieux - Abonné
    27 février 2009 10 h 43
    Et si la loi anti-gang s appliquerait dans ce dossier !
    Le dossier de la caisse de dépot !

    Perdre ainsi autant de la sueur des Québéquois à engraisser les compulsifs du jeu à la bourse est un crime moral .
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  • Brun Bernard - Inscrit
    27 février 2009 13 h 45
    L'heure est grave...
    "L'augmentation du nombre de gangs de rue est d'ailleurs un phénomène nord-américain." Bien avant 1998, date du texte que donne M Noël. Mais ce n'est pas spécifique à l'immigration puisqu'aux USA le phénomène existe avec des gangs de jeunes rejetés par la société laxiste et raciste états-uniennes (Obama en sait quelque chose et plus sa femme. Il a travaillé dans le terrain dans ces contexte pour assurer une démocratie participative.. Donc, dans ce cas, pas d'immigrants mais des américains de souche d'origine du monde de l'esclavage... Au Brésil c'est la même chose; Au Mexique, c'est idem (par exemple luis Buñuel le cinéaste dans son film de 1950 : Los Olvidados (les oubliés ou « les Réprouvés / Pitié pour eux »). Cela n'a rien à voir avec l'immigration spécifiquement. Voir à ce sujet le film avec Marlon Brando tourné en 1953 : L'Équipée sauvage (The Wild One : des motards sèment la terreur dans les villes où ils passent. Une autre bande débarque en ville, et la bagarre inévitable arrive. Il y aura un mort); le film français « La Haine », un film Mathieu Kassovitz sorti en 1995 en est un autre excellent exemple contre ce que nous dit M Noël. Il est vrai que cela demande une réflexion profonde, lucide et sans a priori raciste.

    La photo aussi est mal venue. Donc, la répression ne pourra rien résoudre sans aller vers les causes. Il est vrai que le plus grand bandit grâce auquel des morts jonchèrent les rues de Montréal, est Mom Boucher, un québécois pure laine comme nous. L'ostracisme en société qui est une forme d'exclusion sociale dure pire que ce que font les gangs car c'est un poison dont on a du mal à s'extirper, doit être condamné sévèrement. Les écoles devraient jouer un rôle majeur dans ce problème-là. Il faut prévenir et montrer que l'ostracisme dans une société est source de violence sans oublier qu'il faut punir ceux qui la pratique ou qui tiennent des propos insupportables à l'égard des races. En Europe, la photo de cet article aurait déjà fait scandale depuis longtemps puisque c'est l'équivalent de ce dit Berlusconi à propos des viols parce que « les italiennes sont trop belles. » et qu'on ne pouvait faire autrement. Le racisme est une maladie infantile à soigner de toute urgence dans nos communautés ouvertes au monde. Il nous faut insister là-dessus sans relâche sinon ça ira de pire en pire. Ce ne sont pas les gangs qui me font peur mais bien les racistes irrationnels et les extrémismes de droite. Voyez la vidéo concernant « les amis de Sarkozy » qui se trouve être une vidéo digne de l'antisémitisme classique nazi. L'heure est grave.
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  • Dr. Dr. ULRICH - Inscrit
    27 février 2009 16 h 33
    Rien d'interessant hui
    justiz à la deutschman
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  • Henri-Bernard Boivin - Abonné
    27 février 2009 17 h 26
    D'abord respecter les sentences
    Imposer des peines plus sévères c'est une chose, mais que les criminels subissent leur sentence au complet au lieu de pouvoir sortir de prison après n'avoir fait qu'une fraction de leur peine. De telles pratiques, qui encouragent la criminalité, minent le moral des familles des victimes, des corps policiers et du grand public. De telles pratiques n'ont pas pour but de réhabiliter les criminels, mais de faire réaliser des économies à l'État. Je pense que si on demandait aux gens s'ils préfèrent payer un peu plus d'impôts ou sortir les criminels des prisons, ils opteraient pour la première solution. J'aimerais voir les résultats d'un sondage sur le sujet...
    Henri-B. Boivin
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  • Jacinthe Jacques - Inscrite
    27 février 2009 19 h 58
    Et si on parlait des "white trash"?
    Jacques--

    Votre dernière réaction répond parfaitement à l'absurdité de votre première intervention :

    "Les données laissent présager une tendance à la hausse des membres des minorités culturelles, mais la très grande majorité des criminels de demain resteront blancs (soit 82,3% chez les moins de 18 ans)."

    Dès lors, au lieu de s'acharner sur l'immigration pourquoi ne pas se préoccuper des "white trash" qui sont vraiment ceux qui remplissent le milieu carcéral à l'heure actuelle. Un peu de prévention et d'éducation populaire à la maison et dans les institutions publiques ça ne fera pas de tort à personne, même pour vous jacques.

    En fait, je voudrais également réagir sur le choix de l'image relié à cet article. Pourquoi choisir un homme de race noir pour représenter le crime organisé? Saviez-vous qu'au sein des gangs de rue, la présence blanche est très présente contrairement à ce que l'on peut s'imaginer. Le Devoir alimente ici le cliché qui contribue à l'abjection et à l'exclusion de ces communautés dans la sphère publique. Il justifie les discours de haine comme celui de Jacques et crée un sentiment de peur chez la population. Plus important encore, il contribue à détourner le débat public de sur les « vraies » causes de la criminalité, i.e. pauvreté, discrimination, etc.

    Sur ce, j'invite Le Devoir à être plus vigilant à l'avenir dans l'utilisation des photos exposant des individus ethniques, c'est-à-dire à réfléchir au lien fait entre le thème de l'article et l'image qu'on veut y associer.
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  • Dr. Dr. ULRICH - Inscrit
    28 février 2009 02 h 54
    les sanctions mise sur Ottawa
    les criminels liés à des sentences des gangs plombe Un projet de loi
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  • Dr. Dr. ULRICH - Inscrit
    28 février 2009 03 h 08
    regardeurs
    adhésion initiale à la fédération par choix ou non-choix ?

    est-ce vrai que Q sont plus contre punitions que C ?

    n'est-ce D qui mise sur ses lecteurs pour interpréter réhabilitation comme plus Q et et donc ce loi comme un degré de séparation / distinction de plus avec C ?
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  • Dr. Dr. ULRICH - Inscrit
    4 mars 2009 23 h 40
    bizarre titre pour un texte ...
    qui ne s'écrit contre cette loi; j'avais même pas lu le texte à cause du titre
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