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Le bon coup de Harper

Norman Spector   26 février 2009  Canada
Dans les jours précédant la rencontre entre le premier ministre Stephen Harper et le président Barack Obama, plusieurs personnes ont fait part de leurs inquiétudes: les deux hommes allaient-ils pouvoir s'entendre malgré leurs divergences politiques et philosophiques?

Certains commentateurs plus partisans avaient ainsi annoncé que le chef libéral Michael Ignatieff sortirait grand gagnant de la visite du président. On croyait que ses liens avec l'université Harvard — où M. Obama a étudié — et ses amitiés avec certains cadres de l'administration Obama favoriseraient le contact avec le président-vedette.

D'autres laissaient entendre que la visite de M. Obama avait causé des tensions entre M. Harper et la gouverneure générale, Michaëlle Jean, concernant l'utilisation des images qui seraient prises ce jour-là. Images qui, évidemment, allaient faire le tour du monde. Bref, en toute chose, on anticipait une journée difficile pour M. Harper.

Sauf que ces craintes se sont toutes avérées non fondées. La visite de Barack Obama s'est déroulée presque parfaitement pour le Canada.

On a ainsi vu des images superbes de Mme Jean et M. Obama; l'engagement des deux dirigeants à travailler ensemble sur l'économie, l'environnement et la politique étrangère semblait sincère; et la rencontre entre M. Obama et M. Ignatieff s'est déroulée sans accrochage diplomatique.

On peut se poser la question de savoir si cela importe que le premier ministre canadien et le président des États-Unis s'entendent bien. La réponse est oui. Et c'est encore plus vrai dans le contexte actuel.

Des problèmes sérieux exigent des chefs sérieux. Obama — à part le fait d'être une célébrité internationale — est un homme sérieux. Et, tout comme M. Obama, Stephen Harper est extrêmement intelligent.

À preuve: les deux hommes pouvaient disserter directement la semaine dernière, sans notes et sans personnel, sur un éventail de sujets concernant les liens entre les deux gouvernements.

Nous sommes également chanceux d'avoir un Michael Ignatieff dans les parages. Personne n'ose plus affirmer que M. Ignatieff a le charisme de Pierre Trudeau ou de Barack Obama. Mais il est clair que le chef libéral est également un homme sérieux.

Stephen Harper et Barack Obama n'ont pas poussé outre mesure les démonstrations d'amitié au terme de leur réunion, mais il reste que le Canada est en train d'aligner sa politique étrangère avec celle des États-Unis à un degré jamais vu depuis les années Mulroney-Reagan. À l'image de M. Mulroney, le premier ministre actuel croit que le Canada peut tirer partie d'une telle entente pour maximiser son influence sur le plan international.

À court terme, s'aligner sur Washington est également une bonne stratégie politique pour M. Harper. L'immense popularité de M. Obama au Canada ne peut qu'être bénéfique pour lui, d'autant plus que, sur toutes les grandes questions — y compris les changements climatiques —, M. Obama analyse la situation par le même prisme que M. Harper: celui du besoin pressant d'une relance économique.

À plus long terme, M. Harper devra cependant faire attention de ne pas donner l'impression d'être trop près de M. Obama. Ce dernier a des défis colossaux à relever, notamment en matière d'économie et de politique étrangère. Sa popularité n'est que provisoire, des deux côtés de la frontière. Il aura des décisions difficiles — et controversées — à prendre. Il n'est pas sûr qu'elles soient bien accueillies au Canada.

Pour l'instant, le charme opère. Il y a quelques jours, le Pentagone a publié un rapport affirmant que la prison de Guantánamo est conforme aux conventions de Genève. À part la lettre qu'il a signée avec les autres chefs d'opposition, M. Ignatieff n'a pas protesté publiquement quand M. Obama l'a informé qu'il passait en revue les dossiers de tous les détenus de Guantánamo, y compris celui d'Omar Khadr (les journalistes canadiens n'ont d'ailleurs pas posé de questions à M. Obama sur ce sujet lors de la conférence de presse).

Le temps passant, les Canadiens verront qu'il y a plusieurs similitudes entre les politiques de M. Harper et de M. Obama. Pour le président, par exemple, l'Afghanistan est «la bonne guerre contre le terrorisme»; M. Obama a déjà refusé de reconnaître les droits légaux de prisonniers de Bagram, en Afghanistan — l'équivalent de Guantánamo.

Quant à la question des changements climatiques, quelques Canadiens ont pu s'étonner d'entendre M. Obama souligner la recherche des nouvelles technologies et le rôle de la Chine et de l'Inde comme faisant partie de la solution. Mais ce serait oublier que l'administration de Bill Clinton et d'Al Gore, tout comme celle de George Bush, a refusé de ratifier l'accord de Kyoto.

****

nspector@globeandmail.ca

Norman Spector est chroniqueur politique au Globe and Mail
 
 
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  • Serge Charbonneau
    Abonné
    jeudi 26 février 2009 07h04
    Bravo, c'est très «intelligent» M. Spector
    M. Spector nous fait constater qu'une fois de plus, bien des chroniqueurs et analystes ont noirci du papier avec des propos "futurologique" d'une complète inutilité et qui comme souvent, se sont avérés totalement faux et même risibles.

    Harper - Obama, allaient-ils pouvoir s'entendre?
    Qui donc allait gagner ? Ignatieff ? Mme Jean ?
    D'autres prévoyaient dans leur boule de cristal des tensions entre M. Harper et la gouverneure générale, Michaëlle Jean, concernant l'utilisation des images prises ce jour-là!

    Ces craintes se sont toutes avérées non fondées, comme si les valeureux analystes étaient de la dernière pluie et qu'ils s'attendaient à un coup de théâtre lors de cette rencontre comme il y en a des milliers entre des politiciens qui jouent le sourire constant.
    Voyons la rencontre de Harper et Obama, ce n'était tout de même pas une rencontre entre Bush et Chávez, le grand saint et comédien cowboy et le direct qui dit tout ce qu'il pense sans aucune retenue.

    Les rencontres Obama - Jean, Obama - Ignatieff, Obama - Harper ont toutes été comme il était évident qu'elles seraient; hautement diplomatique. Même en temps de crise intense entre deux pays, les rencontres entre dirigeants sont très généralement courtoises, civilisées et... diplomatiques. (La diplomatie, c'est généralement très « gentil »)

    Obama est un homme droit et civilisé. Peut-être après quelques mois de mésentente sur certains points, il serait venu rencontrer notre Harper "intelligent" selon Norman (fourbe et hypocrite selon moi) et il aurait mis les points sur les "i" les yeux dans les yeux. Mais avant d'en arriver là, il faut tout de même de sérieux différends.

    Eh oui! Les images de la rencontre ont été superbes. Notre spécialiste de l'image pourrait nous noircir une page d'analyse pour le journal de fin de semaine.

    M. Spector nous dit:
    « On peut se poser la question de savoir si cela importe que le premier ministre canadien et le président des États-Unis s'entendent bien. La réponse est oui. »
    Wow!
    Imaginez comment on pourrait en arriver avec une réponse négative!
    Premièrement quelle question imbécile!
    Deuxièmement dans toutes les circonstances, il importe que pour régler des conflits ou pour participer conjointement à une opération, la bonne entente est toujours plus que souhaitable.

    En prenant un exemple vraiment exagéré (parfois, j'aime l'exagération), on pourrait dire que jamais le 11 septembre n'aurait eu lieu si Bush (ou l'Amérique) s'était mieux entendu avec Ben Laden (ou l'Islam).
    Jamais il n'y aurait eu des centaines de milles morts en Irak si la famille Bush s'était mieux entendu avec Saddam et peut-être que Saddam aurait accordé peu à peu une meilleure vie à son peuple (en tout cas, sûrement mieux que ce qui est présentement, tous les Irakiens non corrompus vous le diront).

    Donc, losrqu'on nous sert de l'importance de la «bonne entente» entre Obama et Harper, ça me fait plus que grandement sourire!

    Norman:
    «Obama est sérieux et Harper est extrêmement intelligent.
    À preuve: les deux hommes pouvaient disserter directement la semaine dernière, sans notes et sans personnel...»
    Wow! Méchante preuve! Me voilà totalement convaincu que Harper est, non pas intelligent, mais «extrêmement» intelligent!
    Imaginer pouvoir disserter quelques heures sur des dossiers qu'il vient tout juste de découvrir et pouvoir le faire sans notes et sans personnel... seulement avec sa petite tête!
    Wow!
    C'est drôle, mais j'ai l'impression que beaucoup, mais alors là énormément de gens sont «exxxtrêêêmement» intelligents.
    Moi-même, sans note je pourrais tenir le coup sur plusieurs de ces dossiers, sûrement quelques très bonnes minutes.
    On devrait organiser un "Génie en herbe" pour politiciens. Peuvent-ils discuter d'un dossier sans notes et sans personnel?
    Harper avec son «extrême» intelligence s'en sortirait-il avec tous les honneurs?
    On va mettre un analyste là-dessus.

    Nos politiciens ne sont pas des «pitpits». Comme dit M. Spector: «Nous sommes également chanceux d'avoir un Michael Ignatieff dans les parages. »

    Un homme tellement intègre et tellement à l'écoute de SES électeurs qu'il n'hésite pas à faire le beau et à prostituer ses idées et ses valeurs (des valeurs???) pour le mieux-être de la patrie.
    Comme dit Norman: « Il est clair que le chef libéral est également un homme sérieux. »
    Sérieux... Ouais, sérieux!

    Après ces brillantes constatations référant à cet événement désormais passé, M. Spector nous sort sa boule de cristal et ses pronostics du futur. À court terme, à plus long terme...

    Harper, l'intelligent a avantage à faire le téteux avec Obama et s'il le peut, son image s'en trouverait amélioré s'il se promenait main dans la main avec cet homme perçu comme le messie. C'est toujours bon d'être vue avec le messie. S'il peut réussir quelques accolades, l'image de le voir dans les bras du sauveur le rendrait Bien-Heureux.

    À long terme, il faut être prêt à nier trop d'amitié avec ce Obama, car le jour où on découvrira qu'il n'est pas messie, alors là il faut clairement s'en distancer.
    «Sa popularité n'est que provisoire» à moins qu'il ne décide de faire le populiste et de délaisser ces gens sérieux qui contrôlent le monde, Bay Steet et Wall Street.

    Obama peut passer du bon au méchant et comme dit Normam: « Il n'est pas sûr qu'elles soient bien accueillies au Canada.»
    Presque à regret pour plusieurs, force est de constater que «pour l'instant, le charme opère», mais que Harper et ses semblables sont «extrêmement» intelligents et que les messies, ils savent bien comment les remettre à leur place !

    On constate que la boule de cristal de M. Spector a eu une période de brouillard intense, il dit: « Le temps passant, les Canadiens verront qu'il y a plusieurs similitudes entre les politiques de M. Harper et de M. Obama. »
    Similitudes... similitudes vous dites... êtes-vous bien sûr mon cher Norman d'avoir bien vu le terme similitudes dans votre boule?
    Avez-vous cherchez la signification de similitude dans le dictionnaire?

    Jusqu'ici, pouvez-vous nous donner des pistes sur les similitudes?
    Par exemple sur le "Buy american first" ?
    Ou sur l'environnement ?
    Sur les accords de Kyoto ?
    Sur Omar Khadr ?
    Sur... sur quoi encore, il y a déjà tant de "similitudes"!

    La guerre en Afghanistan dites-vous... ils auraient investi dans les mêmes compagnies?
    Obama aime bien Bagram un hôtel trois étoiles comme Guantánamo!
    On ne s'énervait pas avec l'Afghanistan du temps de Bush. Depuis que Obama se retire d'Irak, on commence à dire que l'Afghanistan ce n'est pas bien. Mais où est donc le discours nous tirant les larmes des yeux sur le courage de nos soldats défendant la démocratie et luttant contre le mal qui se répandra si on le laisse faire?

    C'est étrange comment les mêmes réalités (par exemple l'occupation de l'Afghanistan) peuvent soudainement changer d'aspect lorsqu'une autre personne arrive. Il y a quelques mois, bien des chroniqueurs nous auraient longuement fait comprendre (!) qu'il ne fallait pas quitter l'Afghanistan trop tôt!!???!!

    Finalement, cette chronique reluisante d'intelligence semble avoir pour but de continuer à miner la crédibilité du messie et de rehausser la qualité des fourberies de nos illustres opportunistes.

    Bravo.


    Serge Charbonneau
    Québec

  • Romain Godbout
    Inscrit
    jeudi 26 février 2009 09h27
    Oh la la
    "Extrêmement intelligent" ???
    Ce qu'on a vu lors de votre journée "parfaite" M. Spector, ce n'est pas un Harper "extrêmement intelligent", mais un Harper en train d'avaler sa cravate, ses souliers et ses shorts à force d'essayer de réprimer sans vomir le conservateur de droite en lui pour essayer d'avoir l'air moins fourbe et hypocrite à côté d'Obama qui lui, outre son authenticité évidente qui explique sa grande popularité, a le mérite d'avoir réfléchi et de s'être donnée une vision du monde et ne pas perdre le focus... Et puis de passer drôlement à l'action. C'est bien autre chose qu'improviser maladroitement en fonction des sondages du jour et de la direction du vent... Obama n'a pas besoin de sondages, il a compris qu'il fallait rester en contact direct avec le peuple et être à son écoute; avez-vous entendu sa première phrase dans son discours aux deux chambres mardi soir dernier? Il a bien précisé qu'il s'adressait à eux les politiciens, bien sûr, mais aussi au peuple américain. Et si vous écoutez son discours, il s'adresse presque exclusivement au peuple américain, aux gens ordinaires. Rien à voir avec Harper qui est obsédé par le secret, le pouvoir, le contrôle absolu et ne sait rien faire d'autre que "surfer" sur la vague... Obama ne réussira peut-être pas à remettre son pays et la planète à l'endroit, mais il aura réussi à inspirer pas mal de gens à croire en une autre société, moins individualiste et moins centrée sur son nombril, et à rallier les gens autour des valeurs d'entraide, de transparence et d'honnêteté. Harper vous inspire quoi M. Spector??? Avec son opportunisme nauséabond de petit politicien de fond de cour? Et sa crainte maladive de perdre le pouvoir? Vous confondez opportunisme avec intelligence.

  • Brun Bernard
    Inscrit
    jeudi 26 février 2009 09h32
    Holala...
    « Certains commentateurs plus partisans (...). » Hum, c'est un point de vue honnête ça au moins.

    « Obama -- à part le fait d'être une célébrité internationale -- est un homme sérieux. » Où est le rapport entre les deux? Moi pas comprendre. Einstein était une célébrité internationale et un homme sérieux aussi, non?

    Harper est un opportuniste qui un jour est pour Bush et ne veut pas entendre parler d'écologie; un autre, il est d'accord avec Obama sur le même sujet. Cherchez l'erreur. Intelligent ou prendre les gens pour des cons?

    « À preuve: les deux hommes pouvaient disserter directement la semaine dernière, sans notes et sans personnel, sur un éventail de sujets concernant les liens entre les deux gouvernements. » Il ne manquerait plus que ça qu'ils ne puissent pas le faire. Harper en général utilise des petits papiers, non? Pas Obama. Tout le monde le sait et mardi dernier il le prouve à nouveau.

    « Nous sommes également chanceux d'avoir un Michael Ignatieff dans les parages. Personne n'ose plus affirmer que M. Ignatieff a le charisme de Pierre Trudeau ou de Barack Obama. Mais il est clair que le chef libéral est également un homme sérieux. » Absolument sans fondement sauf du phantasme. Ignatieff est aussi un opportuniste. Décidemment, on pourrait comprendre que vous les aimez bien les opportunistes. Il ne pense qu'à sa carrière politique non au peuple canadien. Vous allez voir. Obama, c'est totalement différent.

    « M. Obama analyse la situation par le même prisme que M. Harper: celui du besoin pressant d'une relance économique. » Mais tout le monde fait la même chose dans le même monde. N'allez pas dire que Harper a du génie. Tout le monde est génial alors : Merkel, Sarkozy, Brown, Berlusconi etc. Ils parlent tous d'un « besoin pressant d'une relance économique. »

    « M. Obama a déjà refusé de reconnaître les droits légaux de prisonniers de Bagram, en Afghanistan -- l'équivalent de Guantánamo. » Vous ne dites pas pourquoi, c'est parce qu'on considère que c'est une zone de guerre qui ne peut avoir le même statut que Guantanamo. Ça c'est informer. Comme journaliste, vous devez au minimum le faire, informer.

    Pourtant les conservateurs disaient que si on se préoccupait de l'environnement, l'économie serait dévastée, que les conséquences seront épouvantables???? Moi pas comprendre. En février 2006, le Canada a considéré que les objectifs de Kyoto étaient «irréalistes »?????

    Étrange article qui semble être du « partisanisme » plutôt que du journalisme objectif informant les citoyens.

  • Brun Bernard
    Inscrit
    jeudi 26 février 2009 09h35
    @Romain Godbout...
    ...juste au moment où j'ai envoyé mon commentaire, au retour, j'ai vu votre titre. M'enfin, nos avons eu le même sressac dans la gorge face à cet article "intelligent". Merci pour votre judicieux commentaire et à celui de M. Charbonneau avec lesquels je suis d'accord pleinement. Le journalisme contemporain a de sérieux problèmes. Bonne journée.

  • Jacques Gagnon
    Abonné
    jeudi 26 février 2009 09h37
    Monsieur Spector n'est pas sorti du bois.
    Votre papier est cousu de généralités et de propos insignifiants qu'on dirait tout droit sortis d'un communiqué du bureau du PM. Aucun sens critique ne transpire de cet homme qui de toute évidence n'est pas sorti du bureau de Mulroney.

    Je réitère au Devoir que des hommes biaisés, apprentis journalistes comme lui ne devraient pas avoir de tribune. On en a suffisamment avec les mouches conservatrices actuelles.

    Monsieur Spector, réfléchissez un peu, vous venez insulter notre intelligence dans le seul journal décent de l'est du pays. J'ai mis cinq minutes à vous lire et écrire ce petit mot sans notes, donc je suis excessivement intelligent car je mâchais un gomme en même temps.

    ...

  • Yvette Miléa
    Inscrite
    jeudi 26 février 2009 11h11
    Le bon coup de Harper
    J'en reviens pas que le Devoir si habituellement biaisé en faveur de tout ce nationalisme ridicule ait accepté de publier un article aussi objectif.C'est vraiment rafraichissant et jai eu beaucoup de plaisir à le lire.Félicitations M.Spector

  • Jean-François Riochet
    Inscrit
    jeudi 26 février 2009 11h13
    @ Romain Godbout
    Bravo... Bien pensé et bien envoyé !

  • Eric Allard
    Abonné
    jeudi 26 février 2009 12h21
    Une analyse biaisée
    M. Spector,

    la seule chose que cette rencontre nous a démontré hors de tout doute, c'est les capacités diplomatiques de M. Obama, qui a évité de mal faire paraître notre M. Harper en montrant l'énorme fossé (autant sur le plan du politique, du charisme que de l'intelligence) qui existe entre ces deux hommes en demeurant vague à l'extrème sur les engagements.

    Si M. Obama avait, seulement quelques secondes, parlé du pétrole sale canadien, ou de la piètre performance générale du Canada en matière d'environnement, toutes les illusions sur Harper (et les vôtres) se seraient envolées.

    Ce qu'on a vu, c'est un show préparé d'amitié. Les deux dirigeants ont sûrement passé tout le temps de leur rencontre à discuter comment sauver la face du Canada qui, soudainement, devient le barbare d'Amérique du Nord en ce qui a trait à l'environnement, aux mesures sociales, à la sécurité nucléaire (et j'en passe) avec le départ de Bush de la Maison Blanche.

    Donc, avant d'accuser certains commentateurs de partisanerie, je vous prierais de vous relire de temps à autre.

    Eric Allard

  • Serge Charbonneau
    Abonné
    jeudi 26 février 2009 13h25
    Monsieur Gagnon, votre intelligence...
    Monsieur Gagnon, votre intelligence est remarquable.

    Vous avez failli me faire avaler ma gomme en me faisant éclater de rire lorsque j'ai lu que vous aviez écrit ce brillant (ici, il n'y a aucune ironie) commentaire, sans aucune note et en plus en mâchant une gomme!

    Alors là, chapeau!
    Je ne suis pas sûr que Harper qui est de toute évidence (sic) «extrêmement» intelligent, ait pu en faire du pareil!


    Salutations,

    Serge Charbonneau
    Québec

  • Marcel Vachon
    Abonné
    jeudi 26 février 2009 13h50
    Pauvre monsieur Spector
    ''Monsieur Harper est intelligeant'' Pourquoi sentez-vous le besoin de le dire? Les autres chefs de parti ne le sont pas? Quand on a rien à dire ou à écrire monsieur Spector, on se tais.
    Vous semblez vouloir nous faire croire monsieur Harper partage les idéaux de monsieur Obama, alors que notre premier ministre partageait totalement les politiques de monsieur Bush dans toutes leurs horreurs (Guantanamo, Kioto, Irac, etc). Comment pouvez-vous écrire de telles absurdités.
    Je crois que monsieur Harper désire plutôt profiter et partager la popularité actuelle de monsieur Obama.
    Votre article d'aujourd'hui est un désert d'idée.

  • Robert Lortie
    Abonné
    jeudi 26 février 2009 18h31
    et que dire de Mulroney
    Lorsqu'interrogé au Téléjournal de Radio-Canada à propos de la présence de deux intellectuels à la tête des USA et du Canada, Mulroney a répondu: "Intellectuels, un instant, M. Obama est un politicien comme les autres". Je suis resté sans voix. Comme disait ma grand-mère, heureusement que le ridicule ne tue pas...
    Pourquoi perdre du temps à écouter Mulroney, ou lire Spector ?


  • Abonné
    jeudi 26 février 2009 18h42
    Par chez nous, M. Spector . . .
    Ici, ô Québec, M. Spector, on dirait en riant : "Y'en a fumé du bon !!" Pour pouvoir écrire un article aussi biaisé et aéré (pour ne pas dire vide), il vous faut absolument une excuse, autrement ON VA VOUS ACCUSER D'ACCEPTER DES ENVELOPPES BRUNES.

    Stephen Harper a été minimalement poli avec Obama et martelé gentiment qu'il, lui le Premier Minustre, n'entendait pas rien changer et non plus ne pas harmonisé la politique canadienne (la sienne, dans sa petite tête c'est lui le Canada) avec les USA, surtout pas au sujet des gazes à effet de serre. Stephen Harper a fait honte aux canadiens.

    Maintenant, on sait quel genre de fournaliste vous êtes, de ceux qui pensent qu'ils ont le droit de mal analyser les situations pour tromper les gens.

  • Jacques Morissette
    Abonné
    jeudi 26 février 2009 19h59
    Harper le caméléon, un Zélig de Woody Allen en puissance.
    Ça me rappelle un film de Woody Allen: Zelig: « Il prend l'apparence de tous ceux qu'il côtoie ». Qui est Harper? Un type de droite qui doit louvoyer parce que nous ne comprenions pas, pauvre d'esprit que nous sommes?

    Jacques Morissette (Montréal)

  • Christopher Lackey
    Abonné
    vendredi 27 février 2009 13h37
    Un grand partisan du théatre conservateur
    Au moins une personne dans l'éléctorat canadien, est ravi de M. Harper et est profondement en amour avec son personnage, quoi qu'il fasse. Cette personne s'appelle M. Spector, et c'est très clair qu'il se laisse prendre chaque fois par les déclarations et actions de cet homme qu'il qualifie d'"extrêmment intelligent", qui sont en vérité toutes stratégiques et n'ont aucune substance. "On peut enfin procéder a une stratégie commune nord-américaine en matière de changement climatique", disaient les conservateurs suite à l'éléction de M. Obama. Enfin, c'est le mot-clé. Ca ne leur genait pas du tout pourtant de ne absolumment rien faire pendant les trois années précédentes. Au lendemain de ces postures, le premier ministre se promène dans les streets de New York. Il ne l'a jamais fait cependant, et n'oserait jamais non plus, dans les grandes villes de son propre pays, celui qu'il dirige. C'est ça votre "bon coup", M. Spector, mais je crains que ça impressionne peu de gens à part de vous une fois qu'on enleve ce qui les rélations publiques et revèle ce qui est réel. Merci et bonne fin de semaine
    Christopher Lackey
    Toronto, ON

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