Afghanistan - Obama sollicite les conseils du Canada
Le président Obama n'a pas demandé hier au Canada de rester en Afghanistan après 2011. Mais Ottawa pourrait avoir une influence durable sur la mission américaine dans ce pays, puisque Washington veut consulter son allié canadien avant d'élaborer sa nouvelle approche dans la région.
Ottawa — Le président Obama est reparti d'Ottawa avec la ferme intention de prendre des conseils de son allié canadien lors de sa révision stratégique du conflit en Afghanistan.
Les États-Unis prendront les 60 prochains jours pour étudier à fond la complexe mission de leur pays en Afghanistan. Le président Obama veut revoir son approche dans le sens du développement, de la reconstruction et de la diplomatie, sans toutefois laisser de côté le volet militaire. Les troupes américaines en sol afghan vont d'ailleurs rapidement augmenter d'ici quelques mois. Près de 17 000 soldats supplémentaires sont attendus d'ici la fin de l'été.
Des fonctionnaires du ministère canadien des Affaires étrangères se rendront à Washington la semaine prochaine pour aider les Américains à commencer leur révision stratégique. Dans deux semaines, ce sera au tour des spécialistes militaires canadiens de faire de même. D'autres pays se joindront aux discussions, notamment l'Afghanistan et le Pakistan.
Lors de son point de presse hier, le chef libéral Michael Ignatieff a affirmé que M. Obama et lui ont discuté pendant de longues minutes de l'Afghanistan lors de leur tête-à-tête. «Il a dit être inspiré dans sa réflexion par l'approche des trois "D" du Canada dans ce pays, soit le développement, la diplomatie et la défense. Il a dit que c'est ce qu'il recherche», a soutenu M. Ignatieff.
En pleine conférence de presse, le premier ministre Stephen Harper a même donné un conseil à son homologue américain: «Je pense que les prochaines stratégies qui verront le jour doivent comprendre une date de retrait de l'Afghanistan et un programme de transition pour que les Afghans puissent prendre eux-mêmes en charge leur sécurité», a-t-il dit.
Le premier ministre a répété hier que la stabilité de la région de Kandahar est la priorité des Forces canadiennes, mais que la formation de l'armée nationale afghane et de la police locale ne vient pas très loin derrière. «Ils doivent un jour pouvoir assurer leur sécurité», a dit Stephen Harper. L'OTAN a d'ailleurs mis en marche un plan ambitieux de formation de l'armée afghane.
Pas de pression sur le Canada
Le président Obama a tenu à préciser hier qu'il n'avait pas fait de pression sur le Canada concernant la mission en Afghanistan. «Je n'ai certainement pas demandé au premier ministre que le Canada s'implique encore plus qu'il ne le fait déjà. Ce que j'ai fait, c'est de remercier le Canada pour les sacrifices que ses femmes et ses hommes en uniformes ont faits. Et aussi parce qu'il est un des plus importants donateurs à l'Afghanistan», a dit le président.
Il s'est dit conscient du contexte politique canadien et de la motion adoptée au Parlement l'an dernier, qui stipule que le Canada doit se retirer militairement de Kandahar en juillet 2011. La motion n'aborde toutefois pas ce qui pourrait constituer un nouveau type de mission pour le Canada après 2011, que ce soit en matière de formation de l'armée afghane ou de développement.
Même s'il a été clair dans le passé, Stephen Harper n'a pas réitéré hier l'engagement de quitter Kandahar en 2011, se contenant de dire qu'il travaille dans le contexte du Parlement. Une déclaration qui a fait bondir le Bloc québécois et le NPD. «M. Harper a été flou, il a évité de répondre clairement à la question», a dit Gilles Duceppe.
Le NPD promet de revenir à la charge lors de la période de questions aux Communes, la semaine prochaine. «M. Harper nous inquiète. Ce qu'il a dit ne correspond pas à la motion votée au Parlement», a affirmé au Devoir Jack Layton. Le chef néodémocrate s'est dit heureux de voir que M. Obama n'a pas mis de pression sur le gouvernement canadien.
Ottawa — Le président Obama est reparti d'Ottawa avec la ferme intention de prendre des conseils de son allié canadien lors de sa révision stratégique du conflit en Afghanistan.
Les États-Unis prendront les 60 prochains jours pour étudier à fond la complexe mission de leur pays en Afghanistan. Le président Obama veut revoir son approche dans le sens du développement, de la reconstruction et de la diplomatie, sans toutefois laisser de côté le volet militaire. Les troupes américaines en sol afghan vont d'ailleurs rapidement augmenter d'ici quelques mois. Près de 17 000 soldats supplémentaires sont attendus d'ici la fin de l'été.
Des fonctionnaires du ministère canadien des Affaires étrangères se rendront à Washington la semaine prochaine pour aider les Américains à commencer leur révision stratégique. Dans deux semaines, ce sera au tour des spécialistes militaires canadiens de faire de même. D'autres pays se joindront aux discussions, notamment l'Afghanistan et le Pakistan.
Lors de son point de presse hier, le chef libéral Michael Ignatieff a affirmé que M. Obama et lui ont discuté pendant de longues minutes de l'Afghanistan lors de leur tête-à-tête. «Il a dit être inspiré dans sa réflexion par l'approche des trois "D" du Canada dans ce pays, soit le développement, la diplomatie et la défense. Il a dit que c'est ce qu'il recherche», a soutenu M. Ignatieff.
En pleine conférence de presse, le premier ministre Stephen Harper a même donné un conseil à son homologue américain: «Je pense que les prochaines stratégies qui verront le jour doivent comprendre une date de retrait de l'Afghanistan et un programme de transition pour que les Afghans puissent prendre eux-mêmes en charge leur sécurité», a-t-il dit.
Le premier ministre a répété hier que la stabilité de la région de Kandahar est la priorité des Forces canadiennes, mais que la formation de l'armée nationale afghane et de la police locale ne vient pas très loin derrière. «Ils doivent un jour pouvoir assurer leur sécurité», a dit Stephen Harper. L'OTAN a d'ailleurs mis en marche un plan ambitieux de formation de l'armée afghane.
Pas de pression sur le Canada
Le président Obama a tenu à préciser hier qu'il n'avait pas fait de pression sur le Canada concernant la mission en Afghanistan. «Je n'ai certainement pas demandé au premier ministre que le Canada s'implique encore plus qu'il ne le fait déjà. Ce que j'ai fait, c'est de remercier le Canada pour les sacrifices que ses femmes et ses hommes en uniformes ont faits. Et aussi parce qu'il est un des plus importants donateurs à l'Afghanistan», a dit le président.
Il s'est dit conscient du contexte politique canadien et de la motion adoptée au Parlement l'an dernier, qui stipule que le Canada doit se retirer militairement de Kandahar en juillet 2011. La motion n'aborde toutefois pas ce qui pourrait constituer un nouveau type de mission pour le Canada après 2011, que ce soit en matière de formation de l'armée afghane ou de développement.
Même s'il a été clair dans le passé, Stephen Harper n'a pas réitéré hier l'engagement de quitter Kandahar en 2011, se contenant de dire qu'il travaille dans le contexte du Parlement. Une déclaration qui a fait bondir le Bloc québécois et le NPD. «M. Harper a été flou, il a évité de répondre clairement à la question», a dit Gilles Duceppe.
Le NPD promet de revenir à la charge lors de la période de questions aux Communes, la semaine prochaine. «M. Harper nous inquiète. Ce qu'il a dit ne correspond pas à la motion votée au Parlement», a affirmé au Devoir Jack Layton. Le chef néodémocrate s'est dit heureux de voir que M. Obama n'a pas mis de pression sur le gouvernement canadien.
Haut de la page

