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La bataille des plaines d'Abraham - L'image du Québec à l'étranger a été ternie, dit Jean Charest

Alec Castonguay   19 février 2009  Canada
Le premier ministre Jean Charest affirme que la controverse qui a sonné le glas de la reconstitution de la bataille des plaines d'Abraham a terni l'image du Québec à l'étranger. De son côté, le chef libéral fédéral Michael Ignatieff a déjà écrit que les Québécois n'ont pas été totalement perdants lors de la Conquête.
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  • Bernard Gervais
    Abonné
    jeudi 19 février 2009 01h00
    Ignatieff et Cie
    « Après avoir été dirigés pendant 2 ans par Stéphane Dion, lequel n'est jamais parvenu à imposer son leadership et presque conduit ses troupes à l'abime lors des élections fédérales d'octobre 2008, les libéraux pensaient, en choisissant Michael Ignatieff, avoir trouvé un grand chef. Enfin quelqu'un qui a une forte personnalité, du charisme et qui saura séduire une majorité d'électeurs !

    Toutefois, jusqu'ici, je dois avouer que comme nouveau leader du PLC, M. Ignatieff ne m'impressionne guère. Presque chaque fois qu'il parle, qu'il s'exprime sur un sujet, il me déçoit. Et cela vaut aussi pour les propos qu'il a tenus sur le projet de reconstitution de la bataille des plaines d'Abraham. Qui sait, c'est peut-être à cause de son manque d'expérience en politique ! »

  • Michel Simard
    Abonné
    jeudi 19 février 2009 03h18
    Jean Charest a-t-il les mains sur le volant ?
    « Quelqu'un peut-il m'expliquer comment se fait-il que le "premier ministre" se cache quand il s'agit des questions économiques, alors qu'il a demandé un mandat pour régler ces questions, et qu'il tient à commenter les actions et les dires des uns et des autres dans cette histoire de mauvaise idée d'une agence de propagande canadiane ? Par ailleurs, il devrait remarquer que son parti, le Quebec Liberal Party (c'est son nom officiel sur les bulletins de vote) entretient des liens avec des organisations dont l'objectif est de marginaliser et de détruire la Nation québécoise et le français au Canada. »

  • Gilles Delisle
    Abonné
    jeudi 19 février 2009 06h18
    Oui, ternie notre image, à cause de l'indécision de Charest encore une fois!
    « Incapable de prendre position dans cet autre dossier, notre Ponce Pilate vient maintenant nous dire que notre image est ternie! C'est avant que les décisions soient prises qu'il fallait se prononcer! Encore une fois, Charest n'a pas osé se prononcer sur cette affaire qui a mobilisé toutes les consciences québécoises depuis quelques semaines, comme il a été incapable de dire un seul mot, pour défendre son peuple quand celui-ci s'est fait bafoué par le Président français. Il s'est contenté de faire un beau sourire niais, quand le peuple québécois s'est fait ridiculiser par Sarkhozy. Il est bien petit notre premier ministre avec les mains sur le volant, mais il faudrat qu'il regarde en avant de temps en temps! »

  • Luc Boyer
    Abonné
    jeudi 19 février 2009 06h38
    Ternie pour qui?
    « Si l'image, ce terme me fait toujours penser aux images saintes distribuées à la petite école. Si l'image du Québec a été ternie, c'est aux yeux de qui? Des touristes qui n'en ont rien à cirer et qui aiment vraiment la ville de Québec? Opportunisme indécrottable de politicien à la petite semaine. Celà me fait bien rire. Et Ignatieff qui ménage la chèvre et le chou. Apprécions son sens de le décence et qu'il révise ses équations pour ce qui est de l'entente de l'église et de l'occupant dans un contexte révolutionnaire comme celui de l'indépendance des Etats-Unis à la fin du XVIII ième siècle. L'affaire n'est pas si angélique.

    Luc Boyer »

  • J. Maurice Arbour
    Abonné
    jeudi 19 février 2009 08h06
    Des échos en provenance même du Zimbawe!
    « Selon une source généralement bien informée, le Président Morgan Tsvangirai du Zimbabwe aurait déclaré en privé qu'il n'enverrait pas ses deux fils étudier à l'Université Laval à cause de la violence extrême qui sévit actuellement sur les Plaines d'Abraham.C'est tout dire...Il paraît de plus que des membres du Parti Québécois auraient fait des grimaces à M. Juneau lors de sa conférence de presse.M. Charest songerait actuellement à demander l'aide de l'armée canadienne pour protéger les Plaines. »

  • Yves Côté
    Abonné
    jeudi 19 février 2009 08h08
    Ignatieff a raison... mais en partie seulement.
    « Nous sommes en 2009 et, après 250 ans de régime britannique, les Québécois sont loin de vivre dans la misère. Le nier serait une pure vue de l'esprit, tel peut l'être aussi de rejeter les avantages de l'indépendance du Québec pour sa population. Si les Québécois réussissent à tirer leur épingle du jeu aujourd'hui, nul besoin de fouiller dans l'Histoire ancienne du Canada pour se rappeler la nouveauté de la chose. La majorité des gens de plus de cinquante ans, comme moi, n'ont qu'à se rappeler de leur enfance. La vérité, c'est que nos succès actuels, c'est à nous que nous les devons.
    Le mérite de la majorité anglophone du pays n'est toutefois pas absent de notre réussite collective. Toutefois, son mérite véritable, trop souvent forcé par notre entêtement québécois à ne pas disparaître, repose généralement sur son propre intérêt à ce que nous finissions par nous développer économiquement. Le seul ennui pour ce groupe, c'est qu'au contraire des immigrants qu'il accueille, l'idée ancienne de nos prédécesseurs de ne pas laisser tomber la langue d'origine pour l'anglais afin de nous rapprocher plus rapidement du niveau de vie canadien anglais. Et cela, pour les anglophones du Canada qui se définissent comme la seule majorité légitime du pays, est perçu comme une trahison à leurs valeurs.
    Raison pour laquelle l'indépendance est la seule issue viable pour "un peuple qui ne sait pas mourir", comme le disait naguère cet observateur étranger qu'était Louis Hémon.
    Si Monsieur Ignatieff n'a, selon moi, pas entièrement tort, puisque le Canada moderne n'est tout de même pas une dictature prête à tout pour nous dominer, du moins jusque-là, sa logique reste nettement boiteuse sur les raisons véritables de nos avancées économiques et sociales. A l'exemple de beaucoup de fédéralistes à tout crin qui, pour garder leurs certitudes d'un Canada sans faute et d'un Québec méprisable, sont prêts au pire tordage de l'esprit. »

  • Roland Berger
    Abonné
    jeudi 19 février 2009 08h46
    On ne le sait pas, donc...
    « Ignatieff n'a fait qu'entretenir le même postulat. Comme on ne sait pas ce qui serait advenu du Bas-Canada (Québec) et du Haut-Canada (Ontario) si les patriotes français d'un côté et anglais de l'autre avaient cassé les troupes britanniques, il est facile de répéter ad nauseam que la conquête britannique a été fiinalement avantageuse pour les deescendants des colons français. « Comme on ne le sait pas, moi, je vous dis... » Ça ne vole pas haut pour un universitaire de Harvard.
    Roland Berger
    St-Thomas, Ontario »

  • Mme et M. JMR et IJ
    Abonné
    jeudi 19 février 2009 09h20
    Charest se trompe de cible encore une fois...
    « Monsieur Charest se trompe en accusant les souverainistes d'avoir terni l'image du Québec. Le Québec malgré son gouvernement molasse vient de démontrer qu'il se tient encore debout.

    Monsieur Charest, toujours en visite quelque part, ne semble pas avoir compris que c'est le Québec de toute allégeance qui s'opposait fortement à ces fêtes canadiennes de l'humiliation sur notre territoire national. Qu'il le veuille ou non, il n'y avait pas que des souverainistes pour s'opposer à cette caricature de bataille.

    De plus, je rappellerai à Monsieur Charest qu'il y a plusieurs sortes de violence, incluant l'incitation et l'intimidation. La grande majorité des francophones du Québec, souverainistes et fédéralistes, ne voulaient pas de ces célébrations. Aller de l'avant avec ces Fêtes relevaient tout simplement de la provocation qui est aussi une forme de violence.

    Plusieurs ont soulignés que ce fut là une première victoire des souverainistes, je pense plutôt ce fut une deuxième victoire, la première est celle d'avoir donné au Premier Ministre de Stephen Harper un gouvernement minoritaire. »

  • Marc Gendron
    Abonné
    jeudi 19 février 2009 09h23
    Pas dans ma plaine?
    « Pourquoi ne pas reconstituer la Bataille des Plaines à Brockville?

    On se souviendra de la propension de certains contribuables à s'essuyer les pieds sur le drapeau du Québec et à brandir des pancartes affirmant: "Québec=sida". »

  • Claude L'Heureux
    Abonné
    jeudi 19 février 2009 09h34
    Pas dans ma plaine ?
    « Ce sous-titre qui coiffe le dernier paragraphe me semble mal choisi. Je comprend qu'il voulait faire référence au "pas dans ma cour" mais ici il a une connotation d'autant plus étrange qu'il laisse entendre que c'est la province de l'Ontario qui serait propriétaire du parc où aurait pu se dérouler la reconstitution alors que c'est précisément ce que nous demandons pour le Plaines d'Abraham.

    Claude L'Heureux, Québec »

  • Raymond Saint-Arnaud
    Abonné
    jeudi 19 février 2009 12h04
    Ni pour ni contre
    « M Charest est égal à lui-même en rapport avec le projet aberrant de M Juneau. Il n'est "Ni pour ni contre, au contraire! ..."

    MM Ignatieff et McGuinty ont plus de coeur au ventre. »

  • Jacques Lafond
    Abonné
    jeudi 19 février 2009 19h53
    Charest le gars d'Ottawa
    « Le prochain mouvement populaire avec ''dérapages'' et ''allusions à la violence'' venant du peuple québécois devrait être dès maintenant et devrait être dirigé contre la décision de Jean Charest de nommer Kathleen Weil comme Ministre de la Justice du Québec.

    Madame Weil est une fanatique anti protection de la langue française au Québec. Elle a travailler avec acharnement pendant plusieurs années à trouer et tenter de détruire la loi 101.

    Sa nomination comme Ministre de la Justice par Jean Charest relève de la pure provocation, et devrait être très fortement et immédiatement dénoncée.

    Tant qu'à Ignatieff, c'est vraie que le peuple québécois et la langue française ont réussit tant bien que mal à survivre jusqu'à maintemnant, mais ce n'est très certainement pas à cause du régime britannique ou encore bien moins à cause du Canada depuis 1867.

    Si le français existe encore au Québec, c'est à cause de la religion catholique depuis la colonisation, et à cause de la loi 101 depuis 1967.

    Mais, aujourd'hui en 2009, la menace de disparition du français au Québec même, est très réelle, et de plus en plus omniprésente. Un autre coup de barre devient nécessaire; et ce rapidement ... »

  • Ernest Boudreau
    Abonné
    jeudi 19 février 2009 22h56
    M. Charest, votre jupon dépasse!
    « Tiens, tiens, tiens!
    Le loup fédéraliste qui s'était revêtu de la toison nationaliste pour dire qu'il n'assisterait point aux "célébrations" de le Bataille des Plaines verse maintenant une larme sur les débordements "verbaux" que les "alliés" du Parti Québécois, dit-il, ont eu l"audace de proférer.
    Comment s'appelait déjà le député libéral des Iles De La Madeleine qui,dans les années '70,criait à tout venant:
    péquistes=felquistes=communistes?
    Une tache sur la réputation du Québec, dites-vous?
    Voyons donc, M. Charest! Pour une fois que le petit david québécois se tient debout devant l'envahisseur de ses "plaines", faut-il le démoniser ou inculper celui qui, sans consultation aucune avec les Québécois, avait "candidement" décidé tout seul de jouer au thuriféraire
    fédéraliste?
    Qui est coupable de refus de dialogue dans cette histoire, croyez-vous, M. Charest?
    Si vous entendez jouer la carte nationaliste pour gagner le coeur des Québécois, jouez-la jusqu'au bout, M. Charest.
    Dans cette pièce de théâtre, votre jupon dépasse. »

  • Michel Thibault
    Abonné
    mardi 24 février 2009 11h29
    Un sujet délicat qui doit finir par finir
    « Le fait de notre identité doit finir par aboutir un jour. Ce n'est pas uniquement une question de politique. Comme un papillon appelé à son plein épanouissement, il en est de même pour le Québec face au Canada. Celui-ci pourrait être aussi un exemple pour le reste du monde. »

  • Michel Thibault
    Abonné
    dimanche 1 mars 2009 15h22
    C'est plutôt l'image du Canada qui en a pris un coup
    « Cette querelle aura fait connaître le Québec et son désir d'émancipation. »

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