Rozon croit que Montréal doit suivre l'exemple d'Édimbourg
Photo : Jacques Nadeau
James Moore a de la suite dans les idées: hier, le ministre du Patrimoine canadien, qui s’est vu offrir par Jean-René Dufort une paire de ciseaux et un ruban pour célébrer les dix ans d’Infoman, a tout simplement jeté le ruban et décidé de cou
Alors que Toronto vient d'hériter d'une cagnotte de 25 millions reliée aux Prix du Canada et Québec, d'obtenir 50 millions pour devenir un pôle culturel, Gilbert Rozon estime que Montréal doit se secouer les puces pour devenir un point de chute obligé des amateurs de culture.
Le fondateur de l'empire Juste pour rire, Gilbert Rozon, croit que Montréal doit rassembler ses forces vives et devenir un deuxième Édimbourg en développant un circuit de festivals capable de présenter en été une offre de spectacles incomparable en Amérique du Nord.
Le magnat de l'humour a fait cette proposition hier dans la foulée d'une conférence de presse annonçant l'octroi d'un million de dollars à son festival Juste pour rire pour 2009, puisé à même l'enveloppe de 100 millions annoncée pour les festivals dans le dernier budget Flaherty.
«J'aimerais que d'autres promoteurs viennent se greffer au mois de juillet pour créer un immense "hub", une masse critique d'événements majeurs, de toute taille et de tous les genres», a soutenu hier M. Rozon, en invitant le gouvernement à soutenir les propositions de jeunes promoteurs.
Avec la tenue du Festival international de jazz de Montréal et de Juste pour rire, la métropole offre déjà 30 jours continus d'activités gratuites dans les rues en juillet. Pour la tenue de ces événements, il se dépense déjà 25 millions par année. Une toile de fond parfaite pour que viennent s'y greffer des dizaines d'autres événements de toutes disciplines (théâtre, danse, musique, cirque) et de festivals qui, à terme, pourraient faire de Montréal un «Édimbourg» américain, estime Gilbert Rozon.
«Le mois de juillet à Montréal doit devenir incontournable en Amérique du Nord. Il faut devenir ce qu'est Édimbourg. Ça prend l'initiative de plusieurs personnes. Une offre plus large forcerait tout le milieu de l'"entertainment" américain à venir à Montréal parce qu'il y aura de tout, y compris de la littérature ou du cinéma», a souhaité hier M. Rozon.
Le Festival d'Édimbourg, en Écosse, est la plus importante manifestation artistique au monde, avec plus d'un million de visiteurs et des centaines de spectacles présentés sans interruption durant trois semaines en août.
Or, avec les Leonard Cohen, Arcade Fire, Céline Dion et le Cirque du Soleil, Montréal a déjà tout ce qu'il faut pour renforcer son image de creuset culturel, estime Rozon. En offrant une programmation simultanée et variée dans la plupart des salles de spectacle en juillet, Montréal pourrait forger en dix ans une telle masse critique, qui aurait l'impact de «cinq Grands Prix du Canada» en retombées touristiques, estime-t-il.
«Québec s'organise, Toronto aussi, faisons-le! Ce circuit de festivals, c'est une façon de contrôler nos destinées et d'offrir de meilleures conditions à nos artistes», tranche Gilbert Rozon, qui a dit en avoir glissé un mot au ministre du Patrimoine canadien, James Moore.
Le million reçu d'Ottawa permettra en outre au festival Juste pour rire de renforcer son volet carnaval, un événement de rue qu'on espère étendre à d'autres quartiers, et fera aussi en sorte qu'une création, appelée Le Monde de Victor, voyage dans d'autres festivals.
Le fondateur de l'empire Juste pour rire, Gilbert Rozon, croit que Montréal doit rassembler ses forces vives et devenir un deuxième Édimbourg en développant un circuit de festivals capable de présenter en été une offre de spectacles incomparable en Amérique du Nord.
Le magnat de l'humour a fait cette proposition hier dans la foulée d'une conférence de presse annonçant l'octroi d'un million de dollars à son festival Juste pour rire pour 2009, puisé à même l'enveloppe de 100 millions annoncée pour les festivals dans le dernier budget Flaherty.
«J'aimerais que d'autres promoteurs viennent se greffer au mois de juillet pour créer un immense "hub", une masse critique d'événements majeurs, de toute taille et de tous les genres», a soutenu hier M. Rozon, en invitant le gouvernement à soutenir les propositions de jeunes promoteurs.
Avec la tenue du Festival international de jazz de Montréal et de Juste pour rire, la métropole offre déjà 30 jours continus d'activités gratuites dans les rues en juillet. Pour la tenue de ces événements, il se dépense déjà 25 millions par année. Une toile de fond parfaite pour que viennent s'y greffer des dizaines d'autres événements de toutes disciplines (théâtre, danse, musique, cirque) et de festivals qui, à terme, pourraient faire de Montréal un «Édimbourg» américain, estime Gilbert Rozon.
«Le mois de juillet à Montréal doit devenir incontournable en Amérique du Nord. Il faut devenir ce qu'est Édimbourg. Ça prend l'initiative de plusieurs personnes. Une offre plus large forcerait tout le milieu de l'"entertainment" américain à venir à Montréal parce qu'il y aura de tout, y compris de la littérature ou du cinéma», a souhaité hier M. Rozon.
Le Festival d'Édimbourg, en Écosse, est la plus importante manifestation artistique au monde, avec plus d'un million de visiteurs et des centaines de spectacles présentés sans interruption durant trois semaines en août.
Or, avec les Leonard Cohen, Arcade Fire, Céline Dion et le Cirque du Soleil, Montréal a déjà tout ce qu'il faut pour renforcer son image de creuset culturel, estime Rozon. En offrant une programmation simultanée et variée dans la plupart des salles de spectacle en juillet, Montréal pourrait forger en dix ans une telle masse critique, qui aurait l'impact de «cinq Grands Prix du Canada» en retombées touristiques, estime-t-il.
«Québec s'organise, Toronto aussi, faisons-le! Ce circuit de festivals, c'est une façon de contrôler nos destinées et d'offrir de meilleures conditions à nos artistes», tranche Gilbert Rozon, qui a dit en avoir glissé un mot au ministre du Patrimoine canadien, James Moore.
Le million reçu d'Ottawa permettra en outre au festival Juste pour rire de renforcer son volet carnaval, un événement de rue qu'on espère étendre à d'autres quartiers, et fera aussi en sorte qu'une création, appelée Le Monde de Victor, voyage dans d'autres festivals.
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