mardi 9 février 2010 Dernière mise à jour 14h30


Chercher

Inscrivez-vous (gratuit)
Mot de passe oublié?
Abonné papier? Connexion
S'abonner au Devoir
Publicité

L'école à deux vitesses

Michel David   10 février 2009  Canada
Malgré les beaux plans de lutte contre le décrochage scolaire qui se succèdent au Québec depuis vingt ans, rien n'y fait. L'an dernier, 26 % des élèves et 35 % des garçons ont quitté l'école sans avoir obtenu leur diplôme d'études secondaires. La pire performance des provinces canadiennes après le Manitoba.

«Ce ne sont pas les chiffres qui m'intéressent, mais plutôt les actions, les moyens et la volonté», déclarait la ministre de l'Éducation, Michelle Courchesne, en septembre dernier. De la part de celle qui a réintroduit le bulletin chiffré, cela étonne un peu.

En réalité, cela dépend de quels chiffres il s'agit. Hier, Mme Courchesne a fait valoir que 85 % des élèves qui entrent au secondaire finissent par obtenir leur diplôme un jour ou l'autre. Évidemment, courir le 100 mètres en dix minutes plutôt qu'en dix secondes, c'est mieux que rien.

Pour 100 décrocheurs en Ontario, on en compte 137 au Québec, a calculé l'économiste Pierre Fortin. Dans la province voisine, le taux de décrochage a connu une baisse spectaculaire au cours des dernières années, tandis qu'il monte en flèche ici.

Tout le monde convient que le facteur socio-économique est déterminant. Un élève inscrit à une école de Westmount a presque sept fois plus de chances de terminer son secondaire que son camarade de Pointe-Saint-Charles.

Cela ne suffit toutefois pas à expliquer pourquoi les choses se détériorent à ce point au Québec et s'améliorent en Ontario. Soit, le Québec se classait au 10e rang des 13 provinces et territoires en matière de revenu par habitant en 2006, alors que l'Ontario arrivait 6e, mais les trois provinces dont le revenu par habitant est inférieur à celui du Québec ont fait mieux au chapitre du décrochage.

***

En juillet 2003, Le Devoir avait publié le texte d'une enseignante montréalaise, Christine Bellerose, qui, après avoir enseigné plusieurs années dans une école secondaire de la région de Toronto, avait profité d'une année sabbatique pour venir voir ce qui se passait dans les écoles de Montréal. Si l'expérience était concluante, elle n'excluait pas un retour définitif.

Elle a cependant eu un choc. En 16 ans à Toronto, elle n'avait jamais rencontré d'élèves qui lui avaient lancé l'équivalent de «Mêle-toi de tes crisse d'affaires» ou encore «Ça m'tente pas de travailler, stie». Pourquoi des adolescents si semblables dans la rue étaient-ils si différents dans la classe?

Elle avait alors réalisé qu'à Toronto, où l'école privée n'est pas subventionnée par l'État, tout le monde ou presque envoyait ses enfants à l'école publique, alors que le tiers des élèves montréalais, ceux qui en ont les moyens et qui sont jugés suffisamment performants, fréquentent maintenant l'école privée.

«Il est étonnant de constater qu'au Québec, on condamne la médecine à deux vitesses alors que l'éducation à deux vitesses y est acceptée et que l'écart entre ces deux vitesses semble même s'élargir», écrivait-elle. «Je vais m'ennuyer terriblement de Montréal, mais je retourne à Toronto, dans un système public qui a ses fautes, mais l'avantage d'inclure tous les élèves.»

Si Mme Bellerose revenait dans la métropole, elle découvrirait que rien n'a changé, bien au contraire. Seule l'introduction des mêmes méthodes de sélection dans certaines écoles publiques ralentit quelque peu l'exode vers l'école privée. Le résultat est de dépouiller encore davantage l'école publique «ordinaire» de ses meilleurs éléments. Inévitablement, la dynamique en classe s'en trouve affectée.

***

En 1996, le rapport de la Commission des États généraux sur l'Éducation avait recommandé non seulement un moratoire sur l'ouverture de nouvelles écoles privées, mais également la diminution progressive des subventions versées par l'État, qui représentent 60 % du financement du réseau privé. La Centrale des syndicats du Québec (CSQ) demande qu'elles soient carrément abolies.

Que je sache, l'absence d'écoles privées subventionnées ne prive pas les élèves ontariens d'un enseignement de qualité. Cela n'élimine peut-être pas le décrochage, mais il faut bien constater que la situation est moins désastreuse qu'ici.

De toute évidence, le Québec n'est pas l'Ontario. Durant la campagne électorale de 2007, le chef du Parti progressiste-conservateur ontarien, John Tory, avait signé son arrêt de mort en proposant de subventionner les écoles confessionnelles.

Ici, le suicide politique consisterait plutôt à tenter de couper les vivres à l'école privée. Il est vrai que l'Ontario constitue une exception au Canada, mais aucune autre province ne lui fait une aussi grande place que le Québec.

D'ailleurs, il serait absurde de démanteler un réseau de cette qualité, que la population apprécie et qui permet au surplus à l'État de réaliser des économies. Rien d'interdit cependant d'en exiger une plus grande solidarité.

En 2005, Mme Marois avait proposé de conditionner les subventions aux écoles privées à leurs efforts pour intégrer des élèves en difficulté d'apprentissage. On n'en a plus entendu parler depuis. Durant la dernière campagne électorale, la plate-forme électorale du PQ parlait plutôt d'un plan d'action — «national», bien entendu — de lutte contre le décrochage. Un autre!

mdavid@ledevoir.com






Envoyer
Fermer

Haut de la page
Cet article vous intéresse?
Partager
Digg Facebook Twitter Delicious
 

Vos réactions

Triez : afficher les commentaires 
  • Yvon Roy
    Abonnée
    mardi 10 février 2009 06h21
    société
    Le décrochage est aussi un problème de société et non pas seulement pédagogique, et ne pas en tenir compte donnera toujours les résultats qu'on connaît. Qui sont sans doute pires qu'une perte sèche annuelle de 30 % à la Caisse de Dépots. Des cours de rattrapage en été seraient une partie de la solution, mais la volonté politique y sera-t-elle vraiment?

  • Alain Pérusse
    Inscrit
    mardi 10 février 2009 07h18
    La fin des subventions, au plus vite!
    Il est inadmissible de maintenir cette éducation à deux vitesses, telle qu'elle est décrite dans cet article. De plus, la publication annuelle de cet insidieux palmarès des écoles, réalisé par un organisme proposant le mécanisme du marché dans toutes les sphères de l'organisation sociale amène la population à conserver le statu quo.

    Tant que l'idéologie du marché tout azimut persistera à s'imposer dans les services publics essentiels, on ne pourra espérer un progrès social et les tares du service public persisteront à exister dans l'esprit des citoyens. La courageuse décision d'abolir les subventions au système scolaire privé serait non seulement courageux mais infiniment salutaire.

  • Brun Bernard
    Inscrit
    mardi 10 février 2009 07h23
    Mon Dieu...
    ....ne savez-vous pas que nous avons plusieurs écoles a plusieurs vitesses. Nous sommes dans un monde capitaliste, ne soyez pas si naïf. Demandez a monsieur Lucien Bouchard en bon québécois ex-premier ministre représentant du PQ ou il a envoyé ses enfants et on le suivra. Je ne pense pas d'après ce que nous en savons que c'est a l'école publique québécoise indépendante. Peut-être lui ou Parizeau pour ses études en Angleterre sont-ils conditionnes ou colonises par Gesca. Pour l'avenir de mes enfants, jamais je ne les mettrai dans une école publique. Il n'y a que de mauvais profs (c'est pas leur faute mais le résultat d'une éducation folklorique: «Mêle-toi de tes crisse d'affaires»; «Ça m'tente pas de travailler, stie». Juste bon pour faire de la littérature nationale intraduisible en français depuis la révolution de 1789 et l'instauration de la laïcité) et ils n'ont pour ainsi presque pas de devoirs. bref, ils s'ennuient et perdent leur temps. On comprend les décrocheurs. sans compter le massacre de la langue française. Moralité, vive les écoles privées et non nationales.

  • Gilles Delisle
    Abonné
    mardi 10 février 2009 07h29
    Une catastrophe qu'on a vu venir depuis fort longtemps.
    C'est un bilan catastrophique que l'on constate aujourd'hui chez nos jeunes. La société doit tout miser pour redresser la barre au plus vite. Les conditions sociales difficiles conjuguées à un désintéressement de la chose scolaire par les parents a entraîné ce gouffre du décrochage scolaire. Il y va de l'avenir de ce pays, et c'est toute la société qui doit se retrousser les manches! Au secondaire, les sports, les programmes particuliers et les activités para-scolaires ont pris souvent la place prioritaire dans l'éducation de nos jeunes, avec la complicité des parents et des écoles. Au collégial et souvent en Secondaire 5, c'est le nombre d'heures de travail de ces jeunes qui vient perturber les apprentissages. Les subventions au privé semblent de plus en plus compromettre la qualité de l'éducation de nos jeunes! Il faut arrêter de se fermer les yeux sur cette réalité! Cette forme d'apartheid social chez les étudiants semble démontrer, selon votre article, qu'une dynamique d'apprentissage plutôt qu'une valorisation du décrochage chez les jeunes srait nécessaire dans nos écoles publiques.

  • jacques noel
    Inscrit
    mardi 10 février 2009 07h47
    Le top du décrochage: Parc Extension. 40%!!!
    Les élèves arrivent ici à 8 ans, 10 ans, 12 ans avec un retard scolaire qu'ils ne comblent jamais. Une autre grande réussite de notre système d'immigration...

  • Richard Aubry
    Abonné
    mardi 10 février 2009 07h47
    Enfin !
    C'est la première fois, à ma connaissance, qu'un média ose soulever «le» problème.

  • Normand Carrier
    Abonné
    mardi 10 février 2009 07h56
    Un gouvernement majoritaire va régler tout !
    Il faut remettre la priorité sur l'éducation car la santé a pris toute la place et Pierre Fortin a raison sur ce sujet . Cette investissement en éducation est plus a long terme mais il demeure vital pour notre survie sociale et économique .
    Depuis que nous avons mis en place un chauffeur avec les deux mains sur le volant , tout va tres mal ! Inutile de répéter qu'aucune amélioration n'est perceptible en santé depuis 2003 , notre bas de laine va subir sa pire dégringolade avec une perte de 26% et de $ 36 milliards et voila qu'en éducation , l'augmentation du taux de décrochage augure de tres mauvais présages ....

    Normand Carrier

  • Denis Dumont
    Abonné
    mardi 10 février 2009 07h57
    Hôpital et école
    Une école privée, c'est comme un hôpital qui refuserait les malades les plus difficiles à soigner et qui préférerait les patients en meilleure santé physique... et financière !

  • Gilles Bousquet
    Inscrit
    mardi 10 février 2009 08h07
    Pauvre, pauvre secteur public full-syndiqué
    Devenir riche et déménager à Westmount, voilà la réponse !

    Offrir au secteur privé de le subventionner pour chaque "cas" qu'ils pourraient endurer semble une drôle d'idée. Faudrait placer les "cas" dans des écoles spécialisées, à la place.

    Que le Québec augmente son aide au secteur public à la place de leur tenir la dragée haute, serait un commencement parce que maintenant ce secteur est considéré comme en genre de prix de consolation de l'éducation. Pauvre, pauvre secteur public full-syndiqué.

  • Jean-G. Lengelle
    Inscrit
    mardi 10 février 2009 08h26
    Pour en finir avec le mythe du "privé"!
    Tant et aussi longtemps que la signification du terme "privé" ne sera pas éclaircie,et donc démystifiée, ce genre d'édito et les commentaires qui l'accompagnent continueront à propager et à perpétuer l'intoxe idéologique.
    Le terme "privé" est devenu aussi générateur d'horreur diabolique que l'était le terme "communisme" dans la bouche des McCarthy et autres épouvantails des années 50. Il permet n'importe quelle élucubration non-fondée et éminemment regrettable dans les pages du Devoir.
    Nous avons en Ontario deux systèmes confessionnels (anglais et français) dits catholiques et deux systèmes dits publics (anglais ou français). Ces quatre systèmes sont financés par la Province. Il y a aussi des écoles dites privées pour ceux qui souhaitent quelque chose de différent. On ne s'en porte pas plus mal, merci, tout le monde y trouve son compte.
    Les écoles dites privées du Québec sont des écoles confessionnelles partiellement subventionnées. Ce ne sont donc pas des écoles"privées" stricto sensu, et la comparaison devient alors plutôt boiteuse.
    Le chiffon rouge du "privé" que l'on agite sans cesse au Québec est donc à la fois trompeur et inutile, que ce soit pour la santé comme pour l'éducation.
    Nous vivons constamment dans le domaine du "privé", que ce soit lorsque l'on fréquente le barbier, l'épicerie, le garage, la station d'essence, la quincaillerie, et bien entendu la presse écrite ou électronique.
    Cela ne nous apporte ni gale ni vérole, et curieusement, personne ne réclame des magasins d'état.
    Alors, vraiment, pourquoi dépeindre le "privé" comme un monstre?

  • Alain D'Eer
    Inscrit
    mardi 10 février 2009 08h26
    Misère d'un système à deux vitesses...
    Il faudra faire preuve d'imagination pour repenser la dichotomie de notre système d'éducation primaire et secondaire. On ne peut continuer d'opposer un système à l'autre, privé contre public. Cette approche paralyse le système avec des conséquences désastreuses. Le succès du privé repose sur des valeurs, l'échec du réseau public aussi. Afin de permettre à tout les citoyens du Québec d'être considéré de façon équitable, la société Québécoise doit mettre fin au système d'éducation à 2 vitesses. À mon avis il faut intégrer dans le réseau public le réseau privé tout en préservant sont autonomie administrative et pédagogiques. Les classes du privé sont bondés, la moyenne au primaire et secondaire et de 35 élèves pas classe!
    Cessons de vouloir protéger des structures, syndicales ou administratives et plaçons réellement la réussite des élèves avant les conventions...

  • Guy Archambault
    Abonné
    mardi 10 février 2009 08h28
    L'Éducation c'est aussi compliquée que la Santé.
    On ne peut réduire ni à un, ni à deux, ni à trois, ni à quatre, ni à cinq, ni à etc. facteurs la problématique d'un système national d'éducation et encore moins les solutions à apporter aux problèmes que ce système vit. On ne peut réduire à la seule condition économique des élèves la problématique de la réussite et du décrochage scolaire. On ne peut réduire cette problématique à la co-existence d'une filière privée subventionnée. Il y a tant d'autres facteurs en cause, surtout ceux qu'on n'aborde jamais par peur de déplaire aux universitaires ou de subir la colère des grands chefs syndicaux.

    Deux exemples de facteurs qui ne sont pas sans liens entre eux.

    1- Qui nous dit que le climat d'affrontement verbal violent de certains élèves du secondaire de la commission scolaire de Montréal n'est pas une imitation pure et simple de l'attitude d'un trop grand nombre de leurs professeurs montréalais, ceux qui ne conçoivent leur rôle que comme des transmetteurs de connaissances et refusent systématiquement d'accepter que la réalité en fait d'eux des travailleurs sociaux aussi. Si ces professeurs s'attendent à de l'écoute, à du respect et à de l'admiration, ils seront déçus; et en réaction certains adopteront un comportement d'affrontement en classe. Certains ados les imiteront et les affronteront. Il se développera alors, par escalade et par imitation, une sous-culture de la violence verbale en classe dans certains quartiers, dans certaines écoles.

    2- Si l'école n'est pas qu'un lieu d'instruction il y a une conséquence. Quelle est la formation donnée à l'université à l'exercice d'un rôle social par les professeurs ? À peu près nulle. Et lorsqu'elle est donnée, elle l'est par des gens aussi inexpérimentés que des docteurs en biologie enseignant à des internes en chirurgie comment faire l'ablation de la rate. Par de beaux discours. Sans l' exemple donnée d'une pratique expérimentée.

    Tous les professeurs auraient du apprendre à l'université beaucoup plus de comportements, d'attitudes, de techniques et de connaissances leur permettant de mieux gérer une classe où les différences socio-économiques, psycho-sociologiques et socio-culturelles sont monnaie courante dans la région de Montréal. Mais non! Leur profession c'est d'instruire, pas d'éduquer. Alors qu'on leur fournisse des élèves éduqués prêts à s'instruire, remplis du respect qu'on doit à leurs savantes connaissances.

    Ce n'est là que deux exemples de la complexité d'un système national. On peut faire des variations à l'infini sur ces deux exemples en y couplant d'autres facteurs; la région par exemple. Ou le nombre d'élèves par classe. Ou la gestion d'une école. Ou l'absence d'une corporation professionnelle (oh ! mon dieu ! quel sujet tabou ! permettre aux professeurs de prendre de la distance entre leurs conditions de travail et l'excellence dans l'exercice de leur profession ? Jamais ! ).

    Voici quelques exemples des variations qu'on peut opérer entre des facteurs pour illustrer la difficulté de concevoir un système national d'éducation comme réductible à une ou deux données.

    Est-ce que le taux de décrochage est le même partout dans toutes les écoles ? Dans toutes les commissions scolaires. Peu importe la région ?

    Est-ce que les écoles où le directeur associe étroitement les professeurs aux décisions ont le même taux de réussite et de décrochage que ceux où le directeur ne consulte jamais les professeurs ?

    Est-ce que les professeurs ayant acquis des habiletés de communication interpersonnelles avec des adolescents, ayant acquis les habiletés nécessaires pour gérer un groupe-classe, est-ce qu'ils ont des taux de réussite ou de décrochage supérieurs ou inférieurs à la moyenne nationale ?

    Dernier exemple. Pourquoi valorise-t-on tant le décrochage comme facteur de réussite d'un système ? N'y aurait-il pas d'autres facteurs tout aussi pertinents ? Pourquoi le taux de bonheur des élèves d'être en classe à apprendre ne serait-il pas un facteur plus important que le taux de décrochage pour mesurer la valeur d'un système national d'éducation ? Ça se mesure, vous savez, le bonheur. Et c'est plus significatif pour la fierté nationale, régionale ou locale que le taux de décrochage.

    Guy Archambault

  • Robert Dumont
    Abonné
    mardi 10 février 2009 08h31
    Privé?
    Appelons les choses par leur nom. Ici l'école privée n'est pas privée. Et non, ce ne serait pas un suicide politique que d'y remédier; au contraire; ce serait la naissance de la crédibilité en politique.

  • Pierre Samuel
    Abonné
    mardi 10 février 2009 08h44
    Le néolibéralisme à son meilleur!
    Depuis des décennies que l'école publique est un immense laboratoire dont les élèves sont des cobayes au "profit" des institutions privées récupérant à la fois le beurre et l'assiette par la voie de subventions injustifiées, compte tenu de la dégradation du système public. On contribue de plus en plus à créer comme jadis deux classes de citoyens: les riches et les pauvres, tout à fait dans l'optique du néolibéralisme pervers dont on subit de plus en plus les conséquences par voie d'attrition des programmes sociaux en santé et en éducation!

  • Benoît Leblanc
    Inscrit
    mardi 10 février 2009 09h45
    Si le bateau coule, blâmons la chaloupe de sauvetage!
    Instructions pour augmenter le décrochage et pousser simultanément les élèves vers l'école privée:

    Instaurez une nouvelle réforme scolaire.
    Ne responsabilisez plus les élèves.
    Condamnez l'acquisition de connaissances.
    Ne récompensez plus le succès et ne stigmatisez plus l'échec afin de promouvoir un esprit d'égalitarisme bien pensant.
    Répétez au besoin (mais ne faites pas répéter les élèves).

    L'école n'est plus l'école. À force de cours de "préparation à la citoyenneté" ou d' "évaluation des compétences transversales" en passant par les faux bulletins chiffrés de Mme Courchesne, on se demande ce que devient la mission d'éducation qui devrait être celle de son ministère. Elle s'est perdue dans un dédale de concepts aussi ambitieux que vagues et irréalistes.

    Le ministère de l'éducation devrait s'occuper d'éducation, pas d'implantations de nouveaux paradigmes socio-pédagogiques centrés sur l'épanouissement personnel et culturel et le développement d'intelligences et de compétences transversales épicées de responsabilité citoyenne et de sensibilisation à l'environnement et aux nouvelles technologies de l'information.

    Bon, d'accord, l'éducation peut se faire autrement que de manière traditionnelle; il ne faut pas fermer la porte aux améliorations possibles. Mais depuis une vingtaine d'années, il me semble observer un schisme navrant entre la mission éducative du ministère et la vocation idéologique qu'il s'est attribuée.

    Laissons aux parents le soin de voir au développement socio-affectif de leurs gamins, et que l'école se charge de leur enseigner à mettre un s au pluriel. Laissons l'école faire son travail d'abord, et ensuite seulement voyons si elle peut jouer un rôle complémentaire.

    Le problème au Québec n'est donc pas l'existence d'écoles privées, c'est la façon dont l'état de cesse de forcer l'école publique à jouer un rôle qui n'est pas le sien.

  • Jacques Gagnon
    Abonné
    mardi 10 février 2009 09h48
    Les parents décrocheurs
    La principale différence entre l'école privée et l'école publique réside dans les parents. Les parents qui ont le souci d'envoyer leurs enfants à l'école privé s'occupent plus de leur enfant par définition même. Ils sont préoccuppés par leur avenir, et même s'ils ne sont pas riches, ils tentent de trouver l'argent pour les y envoyer.

    De plus, on sait très bien que c'est la « crème » des élèves qui vont à l'école privée.

    Si les parents ne travaillent pas très fort à motiver et forcer leurs enfants à passer à travers, qui le fera ?

    La plupart des élèves qui fréquentent l'école obtiennent leur diplôme ? Sont-ils totalement sans mérite ? On fait bien peu de cas de ceux qui bûchent pour y arriver. Quand on démolit l'école, on enlève tout le mérite à ceux-là.

    ....

  • Zach Gebello
    Inscrit
    mardi 10 février 2009 10h40
    Que les Québécois en profitent !
    Au Québec, les partis sont trop dépendants du vote ethnique et Anglais. Ce n'est pas le cas en Ontario où les Canadiens français n'ont pas de pouvoir. On ne verra jamais un méga-hôpital francophone de 2 milliard$ payé à même les impôts des Ontariens !

    Que les Québécois sortent leurs enfants de cette médiocre école publique étatique pourrie. Que des regroupements locaux se fassent pour la création d'écoles privées subventionnées dans lesquelles les parents seront aux commandes et non l'État. Où leurs enfants apprendront les rudiments en économie et du système banquaire mondial au lieu de stupides cours d'éducation religieuse.

    Donnons-nous de véritables écoles québécoise de qualité et au diable ces manufactures d'abrutis au service des syndicats et des idéologues patentés.

  • Diane Cadieux
    Inscrite
    mardi 10 février 2009 10h42
    L'éducation
    Ministère de l'éducation ou ministère de l'instruction publique.
    De toute façon, il n'y a ni une, ni l'autre
    Sans compter que nos enfants servent constamment de cobayes avec les réformes???? successives
    démission des parents??? oui, en général
    il reste des exceptions
    réformes????
    trop, et qui ne savent même pas où elles s'en vont!!!
    ce qui me frappe le plus, surtout si on veut bien se rappeler qu'on a déjà fait passer tout le monde en évitant de faire redoubler!!!
    Ce qu'on constate à peu près partout, cest "DU GROS NIVELLEMENT PAR LE BAS".
    Prenez le temps d'y penser
    on ne parle plus d'élitisme, mais qu'est-ce qui se passe?
    mais on les a élus pour au moins 4 ans!!!
    Félicitations à nous-mêmes

  • Christopher Lackey
    Abonné
    mardi 10 février 2009 11h22
    Le choix de la langue
    Depuis quelques temps, il est devenu très à la mode d'envoyer ses enfants à l'école francophone en Ontario, même pour les anglophones. Il y a plusieurs programmes d'"immersion", en plus d'un système scolaire français. Car, d'après les statistiques, 4,5% des ontariens sont des francophones, et avec les droits qu'ils ont acquis, nous sommes munis des commissions scolaires et écoles françaises. Or, une bonne partie des franco-ontariens que je connais ont une qualité du français très mauvaise et ils ne font pas d'efforts de maintenir leur français parce que tout se passe ici, et dans leurs vie, en anglais.

    Et moi, un anglophone autodidacte en français, mes enfants seront défendu de fréquenter une école francophone dans cette province car ni moi ni mes parents en avons fréquenté une. L'Ontario a une loi pareille à 101, il faut faire preuve de scolarisation en français dans l'arbre familiale. Et je suis conscient de la situation asymétrique qui veut que le français soit protégé et défendu au Québec par la loi, mais l'anglais n'a pas besoin d'adopter les lois pour se défendre dans le ROC car il peut se tenir debout tout seul.

    On ne changerait pas tous cela dans un forum. Et, comme on a vu, les lois ne peuvent pas tenir compte du simple bon sens et des choix raisonnable. Moi je dis que la langue, c'est un choix. Et je choisis d'en connaitre autant que je peux. Parce que je trouve ça utile et enrichissant, de connaitre les autres langues à part de la mienne, cela ouvrent les fenêtres sur les autres cultures.

  • Bernard Gervais
    Abonné
    mardi 10 février 2009 11h43
    Un problème qui touche surtout les garçons !
    C'est vrai que le décrochage scolaire est un fléau et qu'il touche essentiellement l'école publique. Cependant, il faudrait aussi se demander pourquoi - et toutes les enquêtes faites sur le sujet le confirment - pourquoi ce sont surtout les garçons qui abandonnent l'école !

  • Claude Daoust
    Abonné
    mardi 10 février 2009 11h50
    Pendant que je rêvais
    Comme artisan de l'éducation et surtout comme participant enthousiaste à la mise sur pied d'un système public au Québec, j'ai rêvé à une école ouverte à tous. Et, il me semble que le rêve était possible.

    Déjà dans les années 70, j'ai commencé à déchanter. Je rêvais encore à une école démocratique où se côtoieraient tous les citoyens de demain. La porte que j'ouvrais au privé était celle de l'expérimentation. Je me disais encore que le privé pourrait être le lieu de nouvelles pédagogies, de nouvelles méthodes, de nouveaux programmes qui, un jour, deviendraient pratiques courantes.

    Au début des années 80, j'ai laissé. Quand j'ai vu que des profs du public ou que des politiciens envoyaient leurs enfants au privé, alors qu'ils étaient des acteurs publics importants, j'ai perdu confiance. C'était un droit que j'ai exercé malgré les contraintes de pain et de beurre.

    Le décrochage scolaire a, il me semble, sa source dans ce rêve abandonné.

    Merci de ramener le sujet.


    Claude Daoust cdaoust000@sympatico.ca

  • Michel Simard
    Abonné
    mardi 10 février 2009 12h16
    La Ministre et ce gouvernement aiment simplement s'agiter
    La Ministre Courchesne n'est pas seulement poche en mathématique - cachez ces chiffres que je ne comprends ou qui pourraient nous aider à nous comprendre - mais coule également son examen qualitatif. Depuis quand ce qui nous intéresse ce sont seulement les actions, les moyens et la volonté, mais non les objectifs ni les résultats. En autant qu'elle fasse semblant d'agir et d'utiliser des moyens (donc augmenter les coûts), c'est valable. Ça s'appelle de l'agitation, pas de l'action ni du résultat. Cela d'autant plus dangereux avec tous ces technocrates du ministère de l'Éducation qui sont trop nombreux, s'ennuient et vont de réformes enrobées dans un vocabulaire insupportable.

    Par ailleurs, le taux de succès pour un élève en particulier ne se mesure pas à la moyenne des élèves de cette école. Ce que le parent doit considérer, c'est le bagage de connaissances et de compétences que son enfant acquerra dans telle école compte tenu de son bagage à lui (en statistique, on appelle ça une probabilité conditionnelle, Madame Courchesne). Dans notre système, nous n'aurons réussi qu'à faire des ghettos d'enfants présélectionnés et d'enfants en difficulté d'apprentissage. Mais c'est du parfait néo-libéralisme, alors la main invisible s'arrangera pour nous créer un bel optimum de Pareto, c'est-à-dire que les enfants des quartiers défavorisés ne s'en sortiront pas plus que leurs parents.

  • Benoit Moreau
    Inscrit
    mardi 10 février 2009 12h19
    Attention
    Le constat d'une école à deux vitesses doit être nuancé puisqu'on pourrait facilemnt parler de parents à deux vitesses. L'école privée dispose en effet de plus de ressources pour assurer une éducation de qualité sans être très liée aux problèmes d'une commission scolaire.

    À mon avis, c'est le signal qu'il va falloir investir davantage dans l'école publique et réformer les structures plutôt que les programmes. Cet investissement devrait servir à élargir le rôle de l'école avec l'ajout de plusieurs horizons porteurs: programmes axé sur les sports, sur les arts, etc.

    Bref, l'école publique deviendrait comme une école privée !

  • Claude Gilbert
    Inscrit
    mardi 10 février 2009 12h20
    Solution simpliste et cul-de-sac annoncé
    "Ici, le suicide politique consisterait plutôt à tenter de couper les vivres à l'école privée" (Michel David). Pourquoi aucun gouvernement n'osera-t-il toucher aux subventions versées aux écoles privées, quel que soit le parti au pouvoir?

    Parce que c'est une des (très) rares interventions gouvernementales qui donnent à la classe moyenne l'impression que ses impôts lui permettent d'avoir accès à quelque chose sans se faire tout dicter quoi faire par l'État. Ôtez les subventions et c'est clair que seuls les gens très en moyens pourront continuer à y envoyer leurs enfants, et que la grande majorité des écoles privées francophones fermeront leurs portes; et ce, sans que cela affecte d'aucune manière le réseau privé anglophone non subventionné qui existe déjà (Lower Canada College, Centennial, Selwyn, Study, Sedbergh, Trafalgar, etc.), dont l'équivalent n'existe pas du côté français. Et qui osera s'en prendre davantage à la classe moyenne aujourd'hui? Si vous ne comprenez pas, retournez lire le dossier consacré à ce sujet en 2008 par le Journal de Montréal : sur une période de plusieurs jours, on y détaillait tous les motifs du ras-le-bol de ceux qui payent presque tous les impôts au Québec. On ne leur enlèvera pas facilement un des quelques avantages dont ils bénéficient.

    Laissez-moi vous raconter un peu d'histoire pour rendre les choses plus claires. Je viens d'un milieu rural et mon père était un travailleur de la construction. Mes deux frères ainés ont étudié au collège privé avant qu'il ne meure quand j'avais 11 ans. C'était l'année que j'entrais en secondaire I. Je suis allé quand même au collège en question et ma mère a quitté la maison pour travailler de nuit à l'entretien ménager dans un grand foyer d'accueil pour handicapés intellectuels; non pas d'abord pour payer l'école, mais pour faire vivre la famille. J'ai aussi un frère cadet qui est allé au même collège. Je ne m'y suis jamais senti mal à l'aise, car ce n'était pas du tout une chasse gardée pour les gosses de riches. Les subventions, à l'époque (années 70), s'élevaient non pas à 60% mais à 80%.

    Cette histoire n'est pas tellement originale et pourtant le consensus dans les médias "éclairés" sur les subventions aux écoles privées est apparemment unanime, parce qu'au Québec on est peu enclin à sortir des discours convenus, tout en se gargarisant de "débats" à tout propos qui n'en sont jamais, finalement. La preuve, mon point de vue n'est certainement pas isolé et pourtant presque personne dans la presse n'y fait écho, car cela dérange une certaine rectitude politique. Une autre.

  • Maurice Monette
    Abonné
    mardi 10 février 2009 12h43
    Mais, rien n'est nouveau dans ce dilemne qui existe depuis longtemps...
    Il y a de cela une quarantaine d'années, alors que mes Parents m'ont laissé le choix de suivre mes amis(es) à la polyvalente du système public, qui en était à ses premiers balbutiements dans l'élaboration d'une nouvelle politique du Ministère de l'Éducation du Québec, suite aux rapport Parent ou d'aller au privé, avec une Éducation plus traditionnelle donnée par les Frères du Sacré-Coeur. J'ai choisi d'aller au Collège Roussin.

    Mes Parents se sont privés pour que je puisse avoir accès à une Éducation correspondant à nos valeurs familiales. Donc, aujourd'hui, comme les valeurs familiales ont encore moins d'importance de nos jours, puisque plusieures familles sont "éclatées" et affectent ainsi la réceptivité des enfants marqués(es) négativement par l'ambiance familiale dans laquelle ils / elles évoluent, fréquenter des écoles publiques ne risque que d'amplifier la mauvaise disposition des jeunes à absorber les informations qui leurs sont transmises pendant la journée.

    Alors, il y a une importance à garder des écoles à deux vitesses car, les meneurs(es) de la $ociété (société) de demain sont ceux et celles qui auront pu bénéficier de cette Éducation Traditionnelle de BASE à une Vie progressive dans une $ociété humaine $aine (société humaine saine).

    Il faut savoir où mettre ses Valeurs pour progresser dans un Monde plus serein que celui dans lequel Nous Nous retrouvons aujourd'hui...!

    L'Éducation du primaire et du secondaire initie le "libre-arbitre" des jeunes pour leurs permettre de faire de meilleurs "libres-choix" au cours de leur vie actuelle donc, à la lunière de ce qu'est devenue l'éducation dans les écoles publiques de nos jours, le Public ou le Privé prépare le mieux pour faire face à la Vie....?

    Merci de votre Attention & LÀ est toute la question...

    Votre Ami, SAGE, lui,
    MAURICE MONETTE
    Biologiste #939
    Spécialisé en Écologie
    Grande Rivière

  • Pierre-Yves Pau
    Inscrit
    mardi 10 février 2009 13h22
    Abolir l'école publique
    C'est clair que le secteur public, avec sa culture de la médiocrité et sa mentalité de syndiqués gras-dur, est le principal responsable de la médiocrité moyenne du secondaire québécois et du taux de décrochage.

    La solution est donc simple: abolir le secteur public dans l'enseignement secondaire, et adjuger le financement ainsi dégagé aux écoles privées par ordre de performance à la diplômation.

  • Paul Martin
    Inscrit
    mardi 10 février 2009 13h56
    Le reflet de notre société égocentrique
    La situation du décrochage scolaire au Québec ne reflète-t-elle pas notre égoïsme collectif où seule la performance est admise? Non seulement on subventionne plus qu'ailleurs l'école privée mais en plus on sélectionne les meilleurs élèves du public pour les isoler dans des projets particuliers afin d'augmenter le classement de l'école au palmarès.

    Pourtant, si on donnait plus de temps aux plus faibles pour apprendre, on pourrait améliorer la réussite scolaire mais alors il faut embaucher plus de professeurs et cela est tabou. On aime mieux construire des gymnases.

    par Paul Martin

  • Gilles Bousquet
    Inscrit
    mardi 10 février 2009 15h24
    @ M. Zach Gebello
    D'accord M. Gebello, c'est bien envoyé et plein de vérités.

  • Pierre Samuel
    Abonné
    mardi 10 février 2009 16h27
    @ Jacques Noël
    Vous semblez très mal connaître le monde de l'éducation! Sachez que fréquemment les "enfants de l'immigration" qui ont la chance de poursuivre réussissent après deux ou trois ans aussi bien sinon mieux que nos propres "enfants rois gâtés pourris" qui ne donnent certainement pas leur place au niveau du décrochage scolaire!

  • Roland Berger
    Abonné
    mardi 10 février 2009 16h32
    Recyclage, recyclage, recyclage
    Bien sûr qu'il faut cesser de subventionner les écoles privées qui ne servent en fait qu'à écrémer l'école publique, et ce, même s'il la qualité de la crème est fort discutable. Mais ce qui est plus évident encore est qu'il faut cesser de faire du recyclage. Tant et si longtemps que nombre d'élèves seront déclassés dès la troisième année du primaire parce qu'incapables de lire et d'écrire à peu près efficacement et correctement, l'État dépensera des milliards à tenter de ramener à l'école les adultes que l'école a forcé à décrocher. Mais ça, Madame Courchesne ne semble pas pouvoir le comprendre. Ou sait-elle qu'une telle option est électoralement non rentable ?
    Roland Berger
    St-Thomas, Ontario

  • Roland Berger
    Abonné
    mardi 10 février 2009 16h35
    À Monsieur Brun,
    Votre élitisme me fait littéralement chier. Je ne voudrais jamais retourner dans un Québec où l'école privée aura décimé l'école publique aux grands applaudissements d'incultes badauds.
    Roland Berger
    St-Thomas, Ontario

  • roger girard
    Abonné
    jeudi 12 février 2009 10h52
    Pour bien comparer
    Monsieur David,

    Vous semblez oublier que le système scolaire ontarien finance en réalité plusieurs types d'écoles, car en plus de la division selon les langues anglaise et française, on retrouve le secteur dit public et le secteur dit catholique. Il y a d'ailleurs presque autant de conseils scolaires «publics» que de «catholiques», et ces derniers encadreraient près du tiers des élèves.

    Quand vous parlez de la proposition du chef du Parti progressiste-conservateur ontarien, John Tory, lors de la campagne électorale de 2007, à l'effet de subventionner les écoles confessionnelles, vous devriez signaler qu'il s'agissait alors d'une possible extension du financement public à des écoles confessionnelles autres que catholiques.

    En comparant ce qui se passe dans les écoles du Québec et celles de l'Ontario, il s'avère important de vérifier l'influence éventuelle d'un élément distinctif : la présence d'un ordre professionnel des enseignants en Ontario. On dispose de peu de données à cet égard, mais ce n'est pas une raison pour ne pas se questionner là-dessus...

    Ce qu'il faut, ce sont des écoles «fortes», et il y en a dans le public comme dans le privé. Mais ce n'est pas d'abord dû au système scolaire ou aux politiques du Ministère, c'est à cause des personnes qui oeuvrent dans ces écoles en cherchant à éduquer réellement les jeunes qui sont là, avec leurs forces et leurs difficultés.

  • Diane Cadieux
    Inscrite
    jeudi 12 février 2009 12h40
    aujourd'hui 12 février
    malheureusement, ton texte de ce jour est cadenassé alors, je t'envoie un commentaire pour aujourd'hui.
    Je viens d'écouter Vincent Marissal qui est interviewé par Anne-Marie Dussault qui lui demande qu'est-ce qui s'est passé entre les propos tenus par Monique J-Forget et Jean Charest pendant la dernière campagne électorale et la situation financière actuelle.
    Voici mon point de vue bien personnel.
    - 1- ou bien ils ont carrément menti
    - 2- ou bien, ils sont incompétents et non aucune idée de ce qui se passe dns le monde en autant qu'ils se promènent en LEXUS
    - 3- ou bien, ils dorment au gaz!!!
    avoir le pouvoir est tellement important, que le respect des citoyens, ils ne connaissent pas ça.
    Il en va de même au fédéral. Les 2 dernière campagnes électorales n'étaient que des POWERTRIP de la part des 2 gouvernements et je ne comprends pas les journalistes qui n'ont pas pu l4 les coller suffisamment a pied du mur pour que le peuple soit vraiment mis au courant

  • Paul Lafrance
    Inscrit
    mercredi 18 février 2009 20h59
    Le décrochage
    Tant et aussi longtemps que les enseignants incompétents seront protégés par leur syndicat et ne pourront être congédiés, le taux de de décrochage demeurera élevé. Personnellement, si je revenais sur les bancs d'école et que je m'apercevais que certains de mes professeurs sont incompétents, je décrocherais. Dans mon temps, (avant les syndiats)un prof incompétent ne survivait pas longtemps.
    Paul Lafrance
    Québec

  • Nicolas Larouche
    Inscrit
    mardi 24 mars 2009 01h05
    Analyse biaisée
    Les syndicats et Québec-solidaire couperaient les subventions aux écoles privées sans le moindre discernement à des fins corporatistes et idéologiques; Allons camarades coupons ces subventions qui permettent au plus riches d'accéder à une meilleure éducation à laquelle la caste des plus pauvres n'a pas accès! Ainsi les préjugés socialistes reviennent en force. D'abord, il faudrait étudier les populations qui fréquentes les écoles privées: est-ce vraiment les plus riches? Certaines de ces écoles visent une clientèle intellectuellement douée issue de la classe moyenne inférieure (et même pauvre) et dont les parents ont fait des sacrifices économiques afin d'assurer une éducation de qualité à leur progéniture. Certaines de ces écoles sont présentes dans des milieux socio-économiques moyens-inférieurs. Deuxièmement, je ne vois pas en quoi la présence des meilleurs étudiants dans les écoles publiques permettrait d'améliorer les résultats des étudiants les plus dissipés. Habituellement ce sont les étudiants les plus rébarbatifs à l'enseignement qui entraînent les plus posés dans leur sillage et non le contraire. Troisièmement, la présence des écoles privées permet au gouvernement de faire des économies qui pourraient être réinvesties dans le système public afin d'aider les étudiants en difficulté. Finalement, la comparaison avec l'Ontario est boîteuse, car l'éducation chez nos compatriotes anglophones est intégrée dans un ensemble de valeurs familiales que les francophones du Québec ne partagent pas.

Déjà inscrit? Ajoutez votre commentaire ci-dessous

    Connexion




Cet article vous intéresse?
35 réactions
0 vote
 
Mots-clés de l'article
Recherche complète sur le même sujet


Abonnez-vous pour recevoir nos Infolettres par courriel
Choisir mes
infolettres
Publicité

Les blogues du devoir

Vos commentaires

 
Recherche



Exemples de recherche :
Robert Sansfaçon
"directeur général des élections"

S'abonner au Devoir
Abonnez-vous au journal papier Le Devoir ou à la version Internet.
Publicité
Vous souhaitez annoncer dans Le Devoir, contactez le service de publicité.

En savoir plus
© Le Devoir 2002-2010