jeudi 9 février 2012 Dernière mise à jour 19h54
fermer

Connexion au Devoir.com

Mot de passe oublié?


Chercher

Inscrivez-vous (gratuit)
Mot de passe oublié?
Abonné papier? Connexion
S'abonner au Devoir
Publicité

Culture - L'art selon Harper

Guy Taillefer   4 février 2009  Canada
Le ministre des Finances, Jim Flaherty, ne s'en rend sans doute pas compte, mais son budget apporte de l'eau au moulin de ceux qui réclament à grands cris le rapatriement complet au Québec des pouvoirs et des sommes d'argent liées à la culture. Avis aux Québécois qui croient qu'à défaut d'avoir fait le choix de l'indépendance politique, ils bénéficient au moins d'une espèce de souveraineté culturelle. Le budget Flaherty montre à quel point la reconnaissance de la «nation» québécoise par la Chambre des communes à l'automne 2006 est vide de contenu. À vrai dire, ce budget met en évidence le peu de sensibilité de ce gouvernement à la culture en général, s'il l'on en juge par la réaction dépitée de la communauté artistique du ROC.

Ainsi, le budget Flaherty a-t-il annoncé la semaine dernière la création des Prix du Canada pour les arts et la créativité, dotés d'une généreuse enveloppe budgétaire de 25 millions. Le bruit qu'Ottawa a fait autour de ces prix à vocation internationale n'a d'égal que le flou de ses modalités de gestion. Il est clair toutefois qu'ils sont très précisément destinés à faire mousser le festival Luminato de Toronto, un festival d'arts multidisciplinaires qui n'existe que depuis 2007. Le Devoir a obtenu confirmation au bureau du ministre du Patrimoine, James Moore, que la «subvention» avait été débloquée à la demande expresse des

cofondateurs et promoteurs du festival, David Pecaut et Tony Gagliano, dont le projet, disent leurs communiqués, est d'inviter «les artistes de classe internationale à venir concourir pour ces prix au Canada».

Des prix qui font à juste titre grincer des dents les milieux culturels, surtout que le festival Luminato a par ailleurs touché l'année dernière 15 millions de dollars de la part du gouvernement ontarien. Leur création est d'autant plus agaçante, faut-il le souligner, qu'Ottawa a fait la sourde oreille au tollé qu'a soulevé, l'été dernier, sa décision de couper le financement, autrement plus frugal, des tournées à l'étranger des artistes canadiens et québécois de la scène. C'est absurde, mais ce n'est pas du théâtre.

Ensuite, l'initiative témoigne du réflexe «privatisateur» du gouvernement conservateur. On ne s'étonne qu'en partie de voir cette manne fédérale tomber sur Toronto: les impératifs électoraux, ce qui n'est pas nouveau, jouent souvent un rôle dans les décisions budgétaires. Nos cultures politiques sont ainsi faites. Plus dérangeant est le fait que ces prix sont confiés au privé: dans un Canada le moindrement fidèle à ses institutions publiques, c'est le Conseil des arts du Canada (CAC) qui aurait eu la responsabilité de les gérer. Dans celui de M. Harper, on a jugé plus judicieux de ne pas augmenter cette année le budget du CAC, qui ne roule pourtant pas sur l'or, au prétexte que les conservateurs ont fait l'effort de regarnir ses coffres au cours des deux exercices précédents.

Pendant ce temps, le gouvernement Charest regarde passer le train.

gtaillefer@ledevoir.com
 
 
Édition abonné
La version longue de certains articles (environ 1 article sur 5) est réservée aux abonnés du Devoir. Ils sont signalés par le symbole suivant :
 
 












CAPTCHA Image Générer un nouveau code

Envoyer
Fermer

Haut de la page
Cet article vous intéresse?

Vos réactions

Triez : afficher les commentaires 
  • Serge Charbonneau
    Abonné
    mercredi 4 février 2009 03h16
    Serions-nous quelque chose comme...
    « Pendant ce temps, le gouvernement Charest regarde passer le train. »

    Malheureusement, ce n'est pas seulement Charest qui regarde passer le train. Bien des gens assistent au spectacle, le sourire béat.

    J'espère qu'un jour, les Québécois et les Québécois aient enfin le goût de se donner un pays qui leur ressemble (n'est-ce pas ce qu'ils se sont donné ? me direz-vous !).

    Déjà de voir passer le train, c'est déjà mieux que de ne rien voir du tout.
    Allez, mes chers concitoyens, voyez-vous, au moins, comme votre bon Monsieur Charest qui se fait décorer (Au fait, pourquoi donc se fait-il décorer? A-t-il fait un acte extraordinaire? Est-il si lumineux? Ou est-ce tout simplement les fils à Desmarais qui s'autocongratulent avec une passion fraternelle incontrôlable?), oui, voyez-vous, au moins, passer le train.
    Si au moins vous voyez passer le train, c'est déjà mieux que de ne rien voir du tout !

    Pour la Légion d'honneur à Johny, je me demande vraiment...
    Je croyais que c'était une distinction qui avait une certaine valeur !
    Devrait-on l'accorder automatiquement à tous les futurs premiers ministres québécois ?
    C'est donc ça que voulait dire le président Sarkosy, lorsqu'il parlait que la non-ingérence-indifférence qui n'était pas pour lui!

    Enfin... Applaudissons et restons béats !



    Serge Charbonneau
    Québec

  • Brun Bernard
    Inscrit
    mercredi 4 février 2009 07h13
    Et les chiens ...
    ...aboient en voyant passer la caravane Ignatieff. Par contre je n'ai pas réussi à lire ce que vous deviez écrire à propos de Harper et de son rapport à l'art. Ignatieff lui au moins a l'art de la pirouette ou du tir à l'arc, c'est selon le vent des ses intérêts.

  • Gilles Bousquet
    Inscrit
    mercredi 4 février 2009 08h03
    Le fédéral passe le provincial le regarde passer
    Vous écrivez : «Pendant ce temps, le gouvernement Charest regarde passer le train.»

    Quand on est simplement une province "territoire conquis" selon nos dictionnaires, on doit regarder passer le train même si on croit avoir le volant provincial entre les mains.

    Pour diriger le train, ça prend une vraie confédération où le Québec serait un État souverain, maître de son destin francophone en Amérique.

    Pour

  • Richard Desrochers
    Inscrit
    mercredi 4 février 2009 08h21
    sauvons les artistes
    Je n'approuvais pas les coupures en culture. Je suis un homme très porté vers la misère des autres, et je pensais justement à Paul Piché, Luck Mervil, les Batinses, Loco Locass, monsieur Falardeau, tous des gens qui ne pourraient vivre de leur art sans l'aide fédérale. Je suis contre la famine et la pauvreté et je me disais justement combien ces artistes péquistes énumérés plus haut, n'auraient ni pain ni beurre à se mettre sur la table dû au fait qu'ils ne vendent ni CD, qu'ils ne remplissent jamais les salles de spectacle, n'ont à peu près aucune commandite de par le peu d'intérêt qu'ils suscitent. Alors, il faut les subventionner, il faut les aider à vivre, à manger, à se loger. Tiens, je pensais justement à Paul McCartney et ses trois comparses à la fin des années 50, quatre jeunes hommes pauvres, issus d'un milieu d'ouvriers pour la plupart très misérables et je me questionnais à savoir combien d'argent ils ont reçu en suvbentions de la part de la Reine afin de pouvoir lancer un disque qui s'est vendu à travers le monde en des millions d'exemplaires ? Ils sont partis de rien, vraiment rien et ils ont grandi. On pourrait dire la même chose de Elton John, Pink Floyd, aucune suvbention de la Reine mère ne les ont aidés à lancer leur carrière. Savez-vous pourquoi? Parce qu'ils étaient et son encore bons. Les films de Falardeau sont non-exportables, la musique de Piché est écoutée par environ quarante trois personnes au Québec, îdem pour l'ineffable Luck Mervil au talent passablement limité. Alors, je répète que mon désir ardent d'aider les misérables fait en sorte que le gouvernement doit aider nos valeureux B.S. de la culture Québécoise.

  • Jocelyne Brunet
    Inscrite
    mercredi 4 février 2009 10h06
    Ces prix sont le comble du ridicule
    Créer des prix dotés d'une bourse de 25 millions pour les artistes étrangers qui se feront connaître au Canada alors que l'on coupe le programme de subventions aux artistes canadiens qui veulent se faire connaître à l'étranger. On nage en plein délire!

  • André Chamberland
    Inscrit
    mercredi 4 février 2009 10h26
    Hé ! le Canada ! Entreprises financières de divertissement = pas culturelles
    Hé ! le Canada ! Cessez de vendre notre culture aux riches entreprises mercantiles de divertissement. L'444 pour les arts doit aller à NOS artistes et non pas à ceux d'autres pays que vous voulez faire venir évangiliser notre pays. Il ne doit pas non plus servir à financer des entreprises commerciales qui organisent festivals, spectacles coûteux, et autres divertissements qui n'ont que moins de 1 % à faire avec la culture.
    L'$$$ pour la culture et les arts doit servir aux artistes et artisans en art et en culture.
    Hé ! le Canada ! Réveillez-vous et cessez de vouloir nous coloniser au Québec.

  • Linda Hart
    Inscrite
    mercredi 4 février 2009 10h43
    M. Desrochers, la culture et les BS
    M. Desrochers semble ignorer que la culture est une industrie au Québec et au Canada et une industrie qui rapporte. Selon le Conference Board, la culture contribue de façon importante à l'économie du Canada avec plus d'un million d'emplois directs et indirects. Le rapport du Conference Board démontre que les industries culturelles et artistiques du pays ont généré des retombées de 84,6 milliards de dollars en 2007, ce qui constitue quelque 7,4 % du produit intérieur brut du pays.

    La mauvaise foi de M. Desrochers ressort de toutes ses interventions. Aujourd'hui, il s'attaque à la culture qui, pour lui, se limite à une courte énumération de gens qu'il déteste. Comme il les déteste, il ne faut donc pas les subventionner et tant qu'à faire, comme il déteste la culture et les artistes, pourquoi les subventionner ? Pour M. Desrochers, il est évident que la culture ne peut que se définir à l'aune des goûts et des intérêts du seul M. Desrochers et qu'on doit appliquer les principes de M. Desrochers : si tu n'es pas un succès commercial, tu n'as qu'à faire autre chose. M. Desrochers aime bien le nivelage par le bas, cela ramène les choses à un niveau qui lui est familier.

    M. Desrochers dépeint les artistes comme des BS, que pense-t-il des BS en complet de GM, de Chrysler et des institutions financières ? Moi je les déteste, je pense que ces maudits BS ne devraient recevoir aucune subvention. Si leurs entreprises ne sont pas rentables, s'ils ont besoin de subventions, ils n'ont qu'à crever. Je ne vois pas pourquoi on utiliserait mon argent pour subventionner des incompétents qui en plus fabriquent des chars que je n'achète pas. Les chars américains, ce sont des chars de BS et je ne vois pas pourquoi je subventionnerais des chars que la majorité ne veut pas.

  • Jacques Gagnon
    Abonné
    mercredi 4 février 2009 11h01
    Ajoutez un dessin pour ceux qui ne comprennent pas vite monsieur Taillefer
    Il semblerait que votre titre soit mal choisi. Définitivement, il s'en trouve toujours qui ont besoin d'un support pédagogique.

    Art , Harper,

    Art, Artper,

    Art, Artpeur,

    La pognez-vous monsieur Brun ?

    .....

  • Pierre Rousseau
    Inscrit
    mercredi 4 février 2009 11h02
    Farce!
    On se souviendra que pendant la campagne électorale, le patron de Messieurs Flanerty and Moore, le chef Harper, a dit qu'il était contre les subventions aux «galas» alors que ce budget fait exactement le contraire et subventionne grassement le «Prix du Canada» au lieu de faire connaître notre culture dans le reste du monde. Quelle bouffonnerie de gouvernement! C'est plutôt le cirque que nous regardons passer!!!

  • marie-claude leclerc
    Inscrite
    mercredi 4 février 2009 12h26
    Les BS...
    Il faut du courage, de la persévérance et une passion extraordinaire pour faire de la création. Faute de mécènes et de subventions, le bs permet au moins du temps de recherche et le minimum très vital pour survivre, créer, monter des dossiers et documenter des projets et arriver à percer si le talent est reconnu et la conjoncture favorable. Faute de BS, il est possible de travailler 80 heures par semaine pour s'auto-financer au risque d'y laisser sa santé ou d'avoir un réseau de bienfaiteurs si on est chanceux. Sorte de mécénat déguisé... La création est une nécessité viscérale pour les artistes et non une partie de plaisir de dilettante. C'est une job très exigeante et qui demande une discipline rigoureuse et des conditions de vie pas toujours évidentes à gérer tout en faisant abstraction des commentaires insipides sur les artistes.
    Les préjugés sont très tenaces et la reconnaissance du rôle des artistes quasi nulle au Canada sauf le côté "glamour" pour se pêter les bretelles à l'international et blanchir un peu d'argent au passage.
    L'industrie culturelle mange beaucoup de profits sur le dos des créateurs. Éliminer les créateurs, l'industrie s'écroule. L'inverse; Les artistes persistent !
    Mieux vaut se tenir vigilant et alerte avec la création et garder espoir que de déprimer et boire sa grosse bière en attendant son chèque. Oui les artistes sont une race à part et pourtant partie intégrante du tissus social.
    Les conservateurs comme plusieurs se foutent carrément des créateurs et préfèrent subventionner ceux qui en tirent profit et ceux qui n'en ont plus besoin puisqu'ils sont déjà largement commandités. C'est comme l'industrie du pétrole. La rentabilité est garantie pourquoi prendre des risques à aider ceux qui en ont besoin. La logique financière quoi.
    La création fera son chemin quoiqu'il arrive comme les rivières !

  • Louise Saint-Pierre
    Abonné
    mercredi 4 février 2009 14h05
    Le grand guignol
    Oui! Encore du grand guignol! de la tartufferie, du mesonge, de la fourberie!


  • Abonné
    mercredi 4 février 2009 15h57
    Pourquoi sommes-nous si insatisfaits?
    Pourquoi nous retrouvons-nous dans une situation aussi insatisfaisante avec nos 2 gouvernements? Bien, pour moi c'est simple, c'est qu'on a refusé de s'occuper de NOS propres affaires lorsqu'on a repoussé la Souveraineté lors du dernier référendum. Même Nicolas Sarkozy peut se permettre de rire de nous. ON LAISSE TOUT-À-CHACUN DÉFINIR CE QUE NOUS SOMMES, DÉCIDER de CE QUI EST BON POUR NOUS et, quand on se rend compte du traitement inacceptable qu'on obtient, ON NE PEUT qu'EXPRIMER NOTRE DESSARROI DEVANT NOTRE IMPUISSANCE et NOTRE VULNÉRABILITÉ en commentant les articles du Le Devoir.

    Tant qu'on demandera aux autres 'QUI sommes-nous?', ce sera toujours et de plus en plus RIDICULE et INSIGNIFIANT de parler de la nation Québécoise qui est sur le point de disparaître tellement les Québécois ne se respectent pas eux-mêmes, tellement ils sont fascinés par la vague impériale anglophones, tellement ils se comportent comme des colonisés complètement désorganisés devant l'envahisseur qui dirige tout, de l'intérieur par l'intermédiaire d'un faux-roitelet (Charest, le Québéqu'Irlanglais) et de l'extérieur, la mère patrie, d'Ottawa (l'AlbertanHarpOiler) qu'on va continuer à être bafoué, insulté, ridiculisé, dépossédé et ENTERRÉ VIVANT.

    Les Néolibéraux spéculateurs financiers du monde CAPITALISTE (dont font partie Charest, Sarkozy et Harper) viennent de faire une démonstration gigantesque de leur malveillance et leur dangerosité à l'égard des citoyens ordinaires, la planète n'appartient qu'à eux, les riches et, seules les valeurs capitalistes ont des droits. VA AU DIABLE, animal sur 2 pattes, SI TU N'EST PAS RICHES. On va détruire n'importe quoi, en passant par la société Québécoise et sa création artistique, SES ACQUIS SOCIAUX, ..., les droits de l'homme, ..., l'environnement, et enfin la planète. Tant que les riches pourront exploiter en irresponsable et faire la vie de pacha, il n'y a pas de principe qui tiennent sauf le Capitalisme, de même pour le petit Québécois aveuglé. PUISQU'Ils ont DIT NON AU RÉFÉRENDUM, nous les Canadiens-Anglais, ON A LE DROIT DE DÉCIDER DE COMMÉMORER ET MÊME FÊTER LA DÉFAITE DES PLAINES D'ABRAHAM sur les lieux mêmes, en terre du Québec, aux nez des Québécois. Hey! L'artiste! Lèche tes bottes!!

    BESIDES THAT, LIFE IS GOOD, I DRINK BEER, WATCH SOAP SHOWS AND LISTEN TO AMERICAN MUSIC. THINK BIG !!!

  • Brun Bernard
    Inscrit
    mercredi 4 février 2009 16h08
    Merci M Gagnon...
    ...je l'ai bien pogné. J'ai aimé votre (Art) et au moins vous avez le mérite de m'avoir mieux fait comprendre l'article. C'est devenu bien plus clair. Bravo pour votre humour.

  • Brun Bernard
    Inscrit
    mercredi 4 février 2009 16h09
    Un oubli M Gagnon...
    ...Art-penteur et le navigateur. Ce qui nous distingue bien.

  • LUCILLE MURRAY
    Inscrite
    vendredi 6 février 2009 12h26
    On nage en plein délire
    Mme Jocelyne Brunet écrit :
    ...Créer des prix dotés d'une bourse de 25 millions pour les artistes étrangers qui se feront connaître au Canada alors que l'on coupe le programme de subventions aux artistes canadiens qui veulent se faire connaître à l'étranger. On nage en plein délire! ....
    Incroyable mais vrai. Combien de temps on va endurer sans dire un mot. Imaginez ce que serait un gouvernement Harper majoritaire!!

Vous devez être connecté pour rédiger un commentaire.
ou Créer un profil
Cet article vous intéresse?
15 réactions
0 vote Voter
 
  • a Taille du texte -- ++
  • Imprimer
  • Envoyer
  • Commenter
  • Partager
  • Droits de reproduction
  • Voter
Mots-clés de l'article
Recherche complète sur le même sujet


Publicité

Les blogues du devoir

Vos commentaires

m'inscrire
 
Recherche



Exemples de recherche :
Robert Sansfaçon
"directeur général des élections"

S'abonner au Devoir
Abonnez-vous au journal papier Le Devoir ou à la version Internet.
Publicité
Vous souhaitez annoncer dans Le Devoir, contactez le service de publicité.

En savoir plus
Stratégie Web et référencement par Adviso
Design Web par Egzakt
© Le Devoir 2002-2012