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Les 250 ans des plaines - D'inutiles jeux de guerre

Bernard Descôteaux   2 février 2009  Canada
Les esprits s'échauffent autour du projet de reconstitution, l'automne prochain, de la bataille des plaines d'Abraham pour en marquer le 250e anniversaire. Pour calmer le jeu, la Commission des champs de bataille se propose de repenser son programme de célébrations. Très bonne idée.

Ce jour du 13 septembre 1759 n'est pas à passer sous silence, tant s'en faut. C'est l'une des grandes dates charnières de l'histoire du Canada. Pour les Québécois francophones, elle a la même importance que la déportation a eue pour les Acadiens. C'est le début de la fin de la Nouvelle-France. Le chevalier de Lévis sauvera l'honneur de la France en remportant la bataille de Sainte-Foy le 28 avril 1760, mais, bientôt, le gouverneur Vaudreuil scellera la capitulation finale à Montréal le 8 septembre suivant. Par le Traité de Paris de 1763, le Canada et l'Acadie passeront à l'Angleterre.

Toutes ces dates pourraient être l'objet de commémorations, mais le souvenir populaire s'est fixé sur celle du 13 septembre. Elle a valeur de symbole. Québec était le siège du gouvernement de la colonie et la porte d'entrée du continent. Sa capitulation rendait la victoire britannique possible. Pour les Anglais du Canada, ce fut la pierre angulaire de ce qui allait devenir leur pays. Pour les Français du Canada commençait une autre partie de leur histoire et le début de nouvelles et ardues batailles pour la reconnaissance de leurs droits et l'obtention d'un statut qui n'est toujours pas complètement acquis. Rappelons-nous l'acte constitutionnel de 1982 imposé au Québec.

Ce 250e anniversaire de la bataille des Plaines est l'occasion de se rappeler le passage du régime français au régime britannique. L'occasion de faire des bilans. Sérieusement! Il faut le faire par la publication de livres, par des expositions, des conférences et des colloques, comme le préparent quelques institutions de Québec pour informer, faire comprendre et provoquer une réflexion sur le sens de cet événement. Contrairement à ce que peut penser le maire de Québec, Régis Labeaume, ce n'est pas là «radotage».

La reconstitution de la bataille du 13 septembre ne peut être d'aucun apport valable à un tel exercice, d'autant plus qu'elle a été conçue dans une forme festive et commerçante. La Commission des champs, qui a préparé le programme des fêtes, s'est laissé imprégner par l'esprit imposé par Ottawa aux fêtes du 400e anniversaire de Québec l'an dernier: du pain et des jeux. Comme pour la fondation de Québec, on veut éviter la politisation de l'événement en le banalisant. Une autre fois, célébrons l'amitié de deux peuples plutôt que de s'interroger sur la solidité de ses fondements. Deux fois de suite, c'est trop!

Curieux tout de même que les membres de la Commission des champs de bataille n'aient pas vu venir les protestations surgies de toutes parts depuis quelques semaines. La reconstitution de la bataille n'était dans leur esprit que d'innocents jeux de guerre. Consciemment ou non, ils concourront, s'ils persistent, à dénaturer le sens d'un événement marquant de l'histoire du Québec.

La Commission, comprenant qu'elle a mis le pied sur un terrain glissant, indiquait hier qu'elle consulterait des historiens de l'Université Laval pour l'aider à rectifier le tir. En fait, elle doit faire plus. Elle doit battre en retraite et abandonner ses innocents jeux de guerre qui sont devenus inutilement provocants. Si elle tient à faire un geste officiel, suggérons-lui de faire comme en 1959, pour le 200e anniversaire, où l'on s'était contenté d'émettre un timbre.
 
 
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  • Raymond Saint-Arnaud
    Abonné
    lundi 2 février 2009 00h59
    La bataille des Plaines n'est pas terminée
    La bataille des Plaines n'est pas terminée. Elle le sera quand les Québécois sortiront le Canada du Québec et reprendront possession de leurs Plaines dont le fédéral s'est emparé.

  • Charlie Brown
    Inscrite
    lundi 2 février 2009 02h04
    le seul peuple
    Nous les québécois nous somme le seul peuple a fêter sa défaite
    qui sais révéler être un désastre honte a tous ceux veuille la refaire

    yoann garneau zennnny@hotmail.com

  • Yves Côté
    Abonné
    lundi 2 février 2009 03h47
    Ne soyons pas naïfs
    Ne soyons pas naïfs, Ottawa n'a pas l'habitude de choisir ses enveloppes budgétaires de manière gratuite. Surtout pas lorsqu'elles sont importantes. Et André Juneau n'a rien du gestionnaire irréfléchi, je peux vous l'assurer... L'estimer serait non seulement de faire injure à son intelligence mais de passer outre les succès qu'il additionne depuis son retrait de l'enseignement universitaire.
    Une mécanique de propagande a été mis en place après 1995, je ne l'invente tout de même pas, et toute occasion est bonne à prendre pour qui veut justifier le nivelage de nos différences culturelles. Dans cette logique de communication, la prudence est de mise du côté fédéral. Le plan est d'avancer pas à pas, puisqu'en terrain glissant, de manière à aller le plus loin possible sans se gâcher la possibilité de se retirer en toute noblesse si la tempête se lève. Sans bien sûr s'empêcher de provoquer suffisamment les plus exaspérés de manière à ce que, si la "chance" souriait aux fédéraux, "l'intransigeance" et "l'intolérance" tant désirées d'eux se montrent chez quelques-uns d'entre nous...
    Mais ils ne réussiront pas, ils font fausse route et nous ne leur feront pas le plaisir d'être assez naïfs pour que quelques-uns s'emportent de manière à leur rendre service.
    Nous tenons à ce que nous sommes, tous, ils ont bien raison de s'en inquiéter. Mais ce que nous sommes, ce n'est pas les ti-cailles qu'ils estiment !
    Continuons à nous réapproprier les ondes et les pages de nos média tel nous le faisons depuis les événements du 400è. Faute de mieux, à leurs discours réducteurs, sera ainsi servi un minimum de résistance publique.

  • Guy Archambault
    Abonné
    lundi 2 février 2009 03h59
    Un éditorial à comparer avec celui de Pratt (sic) de La Presse sur le même sujet
    J'aime bien votre édito sur le 250 ème anniversaire de la bataille des Plaines d'Abraham à Québec en 1759. Surtout quand je le compare à celui de Monsieur Pratt (sic) sur le même sujet. Son édito est essentiellement là pour provoquer la haine de Falardeau. Rien pour nous éclairer sur l'opportunité de fêter ou commémorer cet événement ; tout pour détourner l'attention sur la réaction de Falardeau au projet de la Commission nationale des champs de bataille.

    La preuve ? Lisez les réactions à son blog sur Internet. Le quart sont des expressions de haine envers Falardeau; envers ses opinions ou son style ou les deux. Le quart sont des expressions de haine envers Pratte. Un troisième quart des commentaires sont une occasion pour leurs auteurs de profiter de l'occasion afin de dire n'importe quoi et n'importe comment. Le dernier quart des réactions essaie de nous informer sur l'opportunité de célébrer cet évènement.

    C'est en lisant les réactions ce dernier quart que j'ai finalement pu faire le point sur cette controverse alors que cela aurait du être la tâche de l'éditorialiste de le faire.

    Si La Presse était un journal indépendant et moi le propriétaire, je mettrais Pratt dehors pour un an et le remplacerais par un des blogueurs qui a réagi en toute modération
    à son édito. Et je condamnerais Pratt à réagir à ces éditos pour l'aider à apprendre ce qu'est vraiment un éditorialiste.

    Mon point de vue sur la controverse ? Tout est affaire de récupération, dès le point de départ.

    1- Première récupération (bureaucratique)

    Tout a débuté avec l'idée de Monsieur Juneau qui en voyant la date de 1759, le chiffre ordinal de 250ème et celui de 400ème accolés à la ville de Québec, s'est dit que ce serait un bon coup pour lui et pour l'organisme qu'il dirige, la Commission des Champs de bataille que de souligner cet événement. Et comme on est dans un esprit festif avec le 400ème, il met à l'ouvrage une équipe qui produit un programme et un document où ce qui est mis en lumière c'est la fête autour d'un événement militaire qui a duré environ une demie-heure: la bataille des Plaines d'Abraham.

    C'est là qu'intervient le dérapage à l'origine de toute la controverse : on a oublié de vérifier en profondeur le sens historique de cette bataille et la mythique qui s'est construite autour d'elle depuis ce temps pour tous colons néo-français de 1763 à 1791, tous les Canadiens de 1791 à 1867, tous les canadiens-français de 1867à 1976 et tous les Québécois de 1976 à aujourd'hui.

    2- Deuxième récupération : personnelle

    On a d'autant plus oublié le sens de cette bataille qu'on a consulté un historien, D. Vaugeois, sur l'opportunité de célébrer cette anniversaire. On a eu alors la caution d'un historien qui, en plus, était un ancien député et ministre péquiste dans le temps de René Lévesque. Mais on a oublié, encore là, de vérifier le sens profond de cet évènement et la différence entre fêter et commémorer. Mais ça faisait l'affaire de D. Vaugeois semble-t-il ; selon une rumeur qui courait, comme par hasard, il publiera cette année un livre sur le sujet à l'occasion de l'événement. D. Vaugeois récupère à son avantage l'idée de la Commission des champs de batailles.

    3- Troisième récupération : politique

    Madame Josée Verner, ministre des affaires intergouvernementales de Harper,
    et députée de la région de Québec, annonce qu'elle se fera une joie de participer aux différents événements entourant le 250 ème anniversaire de la bataille des Plaines. Devant la résistance et le questionnement de certains à faire du 250 ème anniversaire une fête, elle détourne le sens des mots et de l'histoire en disant des choses aussi tordues que :
    " heureusement que les Anglais ont gagné parce qu'il n'est pas sur que nous serions encore là si les Français avaient gagné. " Alors ? Fêtons la victoire des Anglais ?

    Il y avait là une récupération politique pour le parti conservateur par détournement de sens de l'histoire et de la mythique francophone qui l'entoure. Cette récupération politique a été suivie d'autres récupérations politiques dont celle de Denis Coderre pour le parti libéral.

    4- Quatrième récupération : commerciale.

    Le maire de Québec n'était surtout pas prêt à laisser passer une séries d'activités qui seraient à l'origine d'une manne touristique à l'été 2009. Peu lui importe le " radotage " de ceux qui manifestaient des réticences et des oppositions à transformer une commémoration en une fête. Un bal au Château rapporte plus qu'une messe ou qu'un colloque d'intellectuels radoteux.

    Cette récupération commerciale a eu des petits auprès d'autres promoteurs touristiques. Pendant ce temps, personne n'explique le sens profond de la défaite des Plaines et la mythique qui l'a suivie.

    5- Cinquième récupération ; idéologique

    Selon qu'on est souveraîniste ou fédéraliste, on embarque dans le débat qui vient de naître. Pratt à La Presse, par exemple, en profite pour attaquer Falardeau mais oublie complètement son devoir d'expliquer ce qui s'est passé aux Plaines, le sens de cette défaite pour la France, le sens de cette victoire pour l'Angleterre et les conséquences pour les habitants de la province à cette époque ; fermes brûlées, bétail abattu, quasi-mise en esclavage des habitants français de la Nouvelle-France jusqu'en 1791, tentatives diverses d'assimilitaion, spoliation des terres à partir de 1776, pour les donner aux loyalistes qui fuyaient les USA, etc.

    En somme, à mon avis, s'il faut célébrer, ce serait le début de la résistance des francophones à l'assimilation anglophone. Et célébrer clairement cette résistance et le droit de le faire et de continuer de le faire. Célébrer la victoire des Anglais ou la défaite des Français serait de la récupération sportive où tout ce qui compte c'est la VICTOIRE, la MÉDAILLE D'OR. Si c'est le cas, alors la médaille va à l'Angleterre et invitons la Reine.

    6- Retour à la case départ

    Monsieur Juneau de la Commission des Champs de bataille en ce beau dimanche du premier février 2009 avoue son erreur de point de départ, l'explique et annonce qu'il va repenser la façon de commémorer le 250 ème anniversaire de la bataille des Plaines d'Abraham.

    Merci au journal Le Devoir et à son éditorialiste de recentrer le débat. Heureusement qu'il y a un journal vraiment indépendant au Québec. Faut pas compter sur l'éditorialiste en chef de La Presse pour donner l'heure juste trop préoccupé qu'il est à chercher constamment un " séparatiste " sur le dos de qui il s'amusera à casser du sucre.

    Guy Archambault

  • Francis Déry
    Inscrit
    lundi 2 février 2009 05h20
    Même un timbre est une insulte
    Les hommes de Wolfe n'ont pas pris Québec ce jour-là.
    Ils ont tiré leurs salves sur les Français qui refluaient vers la citadelle après avoir réalisé leur faiblesse numérique.

    Si vous appelez une bataille entre une compagnie ou un peloton et une armée, libra à vous. Pour moi,c'est une escarmouche. Peu de mouvements de troupes.

    Cette date fut mythifiée par l'Empire. La capitulation de Québec fut l'oeuvre d'un lobby bourgeois, et jamais ratifié par l'autorité officielle de la colonie. Une trahison du 18 septembre, en somme.

    Un timbre commémoratif est de trop.

    Après avoir lécher le cul de la Reine et du Drapeau, faut-il qu'on lèche le cul de Wolfe ?

    Même si c'est le monument phallique de la colonne maçonnique indiquant le lieu de mort de Wolfe, c'est indécent.

  • Paul Lafrance
    Inscrit
    lundi 2 février 2009 06h38
    La bataille des Plaines
    Il est aussi ridicule s'opposer à la commémoration de la bataille des Plaines qu'l est ridicule de la commémorer. Le président de la commission aurait dû savoir qu'il heurterait une des cordes sensibles des Québecois.
    Paul Lafrance
    Québec

  • Gilles Bousquet
    Inscrit
    lundi 2 février 2009 07h43
    Encore bien moins, un timbre
    C'est pas trop bon ça, un timbre pour la défaite des Plaines d'Abraham. Pourquoi pas un timbre sur la déportation des Acadiens, tant qu'à faire. Ça, c'est pire que la reconstitution pour souligner ce mauvais souvenir.

    C'est qui qui avait eu cette mauvaise idée là en 1959 ?

  • Peter Kavanagh
    Inscrit
    lundi 2 février 2009 07h49
    Toujours le passé!!
    Peut-on arrêter de se plaindre du passé et regarder vers l'avant. Tellement d'énergie sont gaspiller au Québec à se plaindre du passé et essayer de mettres la raison de nos problèmes sur la faute des autres et sur le passé. Laissons aller les chicanes de clochers. Nous sommes où nous sommes par notre propre vouloir et non pas à causes des méchants anglais qui on envahie le Canada voilà 250 ans. En passant, comme indiqué dans votre texte, ce sont les français nous ont abandonné et nous continuont malgré tout à les consider comme les meilleurs amis du monde. Ils est intèressant de constater que l'on ne parle jamais de leur abandon du Canada.

  • Fernand Turbide
    Inscrit
    lundi 2 février 2009 08h01
    Au diable les habits rouge...
    Au diable les habits rouges
    On finira la guerre demain
    Les anglais sont g'lés dur
    A l'îles aux oeufs, quelqu'part au loin
    A soir on prend un verre de rouge
    On s'déclame du Voltaire
    La bouche de nos canons dit non et a raison

    Félix Leclerc

  • jean claude pomerleau
    Inscrit
    lundi 2 février 2009 08h09
    La ville garnison et sa faculté révisionniste de l'histoire.
    [1] Une personne sur sept (7) tuée durant la Conquête de 1760 et il se trouve des historiens pour nous dire que ce fut un bienfait. Faut-il s'étonner qu'ils viennent de la Faculté d'histoire révisionniste et collaborationniste de l'Université Laval, située dans cette ville de garnison (mystère de Québec), là où la petite élite locale fait son pain et son beurre avec les forces d'occupation depuis 1759.

    [2] Il n'y a pas d'histoire sans géographie : couplez les deux et vous avez la géopolitique. Et une manière de lire la politique pour ce qu'elle est : intérêt, rapports de forces et effectivité. Le reste c'est de la littérature.

    [3] Ce qu'il faut comprendre de 1759, c'est que la France défendait ses INTÉRÊTS sur notre territoire. Elle a perdu la guerre (RAPPORT DE FORCE), ce que consacra le Traité de Paris en 1763 (EFFECTIVITÉ). L'État du Québec a perdu la bataille (et non la guerre), mais a gardé un rapport de force suffisamment favorable pour forcer la Couronne britannique à reconnaitre cet État dans ses caractéristiques essentielles (langue, religion et code civil). Ce ne fut pas un "cadeau" comme les historiens révisionnistes le laissent croire. Par contre, les forces d'occupation anglaises étaient en position de fragilité face à une population locale nombreuse qui aurait pu rejoindre la Révolution américaine, ce qui leur aurait été fatal. C'est l'appréciation correcte de ce rapport de force que consacra l'Acte de Québec de 1774 (EFFECTIVITÉ). Ce statut est une reconnaissance de l'État ontologique du Québec (vous n'apprendrez pas cela à l'université Laval )

    [4] La conséquence de 1759 ? Notre État fut annexé et réduit dans ses capacités d'agir à celui d'un demi-État avec, en perspective, l'assimilation. La lutte pour s'affranchir de cette situation aliénante se poursuit toujours sur tous les fronts, y compris celui de la mémoire, dans des rapports de forces très complexes, à la fois contre l'État canadien de l'extérieur et les colonisés et collaborateurs de l'intérieur.

    [5] Les conséquences de 1759 pour nos alliés autochtones (32 nations) furent encore plus dramatiques : en signant le Traité de la Grande Paix de 1701, les 32 Nations indiennes avaient lié leur sort à celui de l'État naissant de la Nouvelle-France. Durant tout le temps que ce traité fut effectif, cette alliance a permis aux 70 000 français de contenir la volonté de domination du continent de plus d'un million de colons anglais et aux 32 Nations indiennes de rester maîtres de leurs territoires. À la suite de la conquête britannique qui a entrainé la destructuration de l'État de la Nouvelle -France, sur lequel ces 32 nations s'appuyaient pour leurs défenses (milices), plus rien ne s'opposait au rouleau compresseur des colons britanniques qui convoitaient leurs territoires. En moins d'une génération après la défaite, toutes ces nations ont perdu leurs bases territoriales ancestrales. Même les Mohawks ont perdu leur territoire quand les Yankees américains ont chassé les loyalistes (leurs alliés) du territoire." (1)

    [6] Ces nations autochtones viendront-elles célébrer leurs dépossessions et leurs mises sous tutelle par une loi de l'apartheid, ou risqueront-elles de se faire traiter de "casseux de party" par le maire Labeaume ?

    ***

    (1) http://www.vigile.net/Quebec-un-etat-optimal-pour-

    JCPomerleau

  • Lorraine Dubé
    Abonnée
    lundi 2 février 2009 08h10
    internet@ville.quebec.qc.ca & verner.j@parl.ottawa.ca- EXPRIMEZ-VOUS!
    internet@ville.quebec.qc.ca & verner.j@parl.ottawa.ca

    Copie des courriels envoyés au maire Lebaume et à la ministre Verner à propos de la commémoration de la défaite sur les plaines d'Abraham. Je vous invite à leur démontrer votre désaprobation si c'est le cas. Combien de chroniques parleront encore des commémorations de la défaite...il me semble important de les faire parvenir à qui de droit, autrement c'est inutile. Envahissons-les de nos courriels avant qu'ils ne viennent nous envahir sur les Plaines. Ils s'attendent à ce que nous tendions l'autre joue...

    Courriel retransmis à la ville de Québec et Josée Verner
    À qui de droit,
    Je vous invite à prendre connaissance de l'opinion des gens et aussi lire les commentaires des lecteurs dans les chroniques du Devoir de mesdames Lise Payette et Denise Bombardier, et autres. LE GROS BON SENS quoi!

    Voici ma réponse reproduite un peu plus bas. Vous seriez bien avisés de lire les autres. Il y a des limites à insulter notre Nation. Ces courriels feront le tour de tous les contacts afin que ces célébrations de la persécution de nos ancêtres ne soient pas récupérés comme les fêtes du 400e de Québec. Vous souillez leur mémoire et voulez que le monde entier se mêle à votre propagande... votre volonté malsaine et indécente de nous faire passer pour des TI-COUNES dansant et célébrant notre soumission et les atrocités subies par nos ancêtres lors de notre défaite. Les américains qui se joignent à cette aberration sont les dignes descendants des loyalistes. Malheureuse suite logique du 400e de Québec alors que l'ombre du colonialisme planait sur les célérations! C"est méprisant!

    Vos réactions
    «L'histoire écrite par le conquérant.»
    Lorraine Dubé
    Envoyé Le vendredi 23 janvier 2009 14:00

    Je ne peux qu'ajouter que seuls des colonisés dans l'âme peuvent déployer le tapis rouge et célébrer leur soumission. Nul obligation de participer à cette farce qui par le fait même est une insulte à notre dignité.

  • J. Maurice Arbour
    Abonné
    lundi 2 février 2009 08h22
    L' Homme d'Ottawa
    En 2004, M. André Juneau était déjà commissaire fédéral pour les fêtes du 400ième anniversaire de la fondation de la Nouvelle- France.On sait maintenant ce qui arriva de ces Fêtes, grâce à l'argent du gouvernement fédéral et aux directives qui furent données à son haut fonctionnaire.On trouve le même homme aux premières loges pour le 250ième et il a comme mission officielle de nous faire oublier encore une fois le sens des évènements et la portée tragique de la défaite militaire des Plaines sur le destin du peuple québécois. On voudrait nous faire croire que la Conquête anglaise apporta enfin le bonheur et la liberté aux nouveaux sujets de la Couronne britannique et que ce fut tellement une bonne chose que ce changement d'allégeance que Montcalm et Wolfe prendraient une bière ensemble s'ils revenaient sur terre pour cette occasion.Dès l'origine, M. Juneau a reconnu que l'événement pourrait devenir politique et qu'il pourrait y avoir des protestations et des manifestations.Mais sa confiance dans les moyens de la machine fédérale est totale et il a estimé qu'il pourrait gérer habilement les mouvement s d'opposition à ses jeux de guerre. C'est aux Québécois et Québécoises de lui prouver qu'il s'est trompé sur toute la ligne.

  • Odette Morin
    Inscrite
    lundi 2 février 2009 08h26
    D'un affront à un autre
    Voici, encore, un exemple de l'incompréhension totale d'Ottawa face au Québec. C'est, quant à moi, de la pure provocation. Après le mépris éhonté du peuple québecois dont vient (encore) de faire preuve ce gouvernement avec son budget, serons-nous là à assister à la fête, agitant des petits drapeaux du Canada? Trop c'est trop! Cette fête pourrait, fort probablement, se transformer en émeute.

  • Guimont Rodrigue
    Inscrit
    lundi 2 février 2009 08h29
    Parions pour...
    Vous dites Monsieur Descôteaux que la Commission consulterait des historiens de l'Université Laval pour l'aider à rectifier le tir. Je me demande lequel des historiens attachés à l'Université Laval Monsieur Juneau ira chercher pour nous faire entrer ce projet insensé dans la gorge.

    Parions pour Jocelyn Létourneau, le père de la «vision citoyenne» vision indolore, incolore, reléguant la pseudo-identité québécoise à un gros point d'interrogation: «D'ailleurs, qui pourrait prétendre déterminer ce qu'est la culture ou l'identité québécoise» (dixit Létourneau).

    Mais, pas trop d'anticipation, attendons pour voir...

  • PENSONS-Y
    Abonné
    lundi 2 février 2009 08h33
    Déficit de culture.....et de jugement !
    Comme quoi tout ne se prête pas nécessairement à faire la fête ! Un minimum de culture et de jugement chez nos fédéraux leur aurait indiqué qu'il existe quantité d'autres faits historiques bien plus appropriés à faire ''célébrer'' au Québec.

    C'est notre cheerleader bleue Josée Verner qui sera déçue, elle qui venait enfin de se trouver une cause.... sa première en 4 ans de vie politique, semble-t-il ! Cette pauvre a vraiment cru qu'elle pourrait faire du millage avec une idée aussi malsaine et improvisée, s'inscrivant soit-dit-en-passant en droite ligne avec l'idéologie peu subtile du boss (Harper) Sinon, pourquoi avoir commencé à invectiver publiquement tantôt une député, tantôt un artiste, et bientôt toute la classe culturelle québécoise peut-être ? Par bonheur, quelques personalités avisées - dont le Directeur du Devoir - ont eu la bonne idée de sonner, juste à temps, la fin de la récréation.

    Mathias Brandl,
    Ste-Pétronille I.O.


  • Abonné
    lundi 2 février 2009 08h34
    Dommage!
    Car... le trio Verner-Coderre-Caire voulait jouer à la guerre.
    Émile Roberge

  • Brun Bernard
    Inscrit
    lundi 2 février 2009 08h45
    Encore???
    « Ce jour du 13 septembre 1759 n'est pas à passer sous silence, tant s'en faut. C'est l'une des grandes dates charnières de l'histoire du Canada. » Vous voyez, on y arrive. Canada, dites-vous?
    « du pain et des jeux », quel mépris pour les gens « ordinaires » qui ne sont ni journalistes, ni éduqués, ni bourgeois....Il y a déjà la télévision et le Hockey, le Journal de Montréal et Bazzo, et Foglia et celui qui n'a pas de vocabulaire sauf vulgaire mais qui représente la hauteur de vue d'un intellectuel bien de chez nous??? Ah, oui, le fardeau de Falardeau.
    « Si elle tient à faire un geste officiel, suggérons-lui de faire comme en 1959, pour le 200e anniversaire, où l'on s'était contenté d'émettre un timbre. » Typique de notre culture et de notre état d'esprit, cacher, cacher et baisser la tête. Ressentiment et refoulement, les deux mamelles du Québec. C'était mieux en France avec leur labourage et pâturage qui étaient leurs deux mamelles.
    Le Québec n'a plus rien à voir avec ces premiers canadiens-français. Nous sommes désormais ouverts au monde sans curés pour nous taper sur la tête avec le crucifix. Nous sommes à l'ère de l'Internet qui nous sort de nos isolements mortifères et dangereux come cela le fut dans les familles avec leurs affaires d'incestes. Nombre de québécois sont venus d'ailleurs et non seulement de France.
    La bataille pourtant n'est pas finie pour le fait français en Amérique mais il faudra dans ses résultats ne plus voir des Falardeau ne sachant qu'hurler aux loups avec un parler digne d'un charretier vielle France qui ne sait pas que le monde est différent, qu'il a d'autres valeurs et d'autres perspectives. Les affaires les plus urgentes comme enseigner une vraie culture universaliste bien solide par son expression précise due à la maitrise de la langue. Voilà le Québec libre depuis longtemps pour sa dynamique professionnelle mais on voit mal la qualité ici ou ailleurs comme résultat probant de son indépendance. Peut-être aimons-nous vraiment les défaites? On pourrait le penser quand on voit les nostalgies pour nos braves curés. Les anglas ont pris ce qu'on leur a donné.
    Ne pas oublier un équivalent en Inde lorsque le français Dupleix quitta l'Inde un 14 octobre 1754 emportant avec lui ses rêves d'une Inde française parce que ça allait mal du point de vue commerce avec les anglais. On abandonna Pondichéry en 1761 puisque prise par les anglais en 1761. Grâce au Traité de Paris en 1763, La France ne récupère son comptoir qu'en 1765. Mais à partir de 1861, la France focalisera ses intérêts vers l'Indochine.
    Dans le fond, le problème n'est pas québécois mais franco-anglais pour l'hégémonie colonialiste des puissances européennes. On s'est juste retrouvé au milieu et on nous a tous considéré comme des moins que rien ici ou ailleurs. Allez le dire aux commerçants de Pondichéry ou à ces marins bretons qui peuplent les cimetières de cette ville en Inde. Donc, cette bataille fut le symptôme de la défaite coloniale française dans une partie du monde. Cette histoire fait partie d'une histoire mondiale et européenne. Celle de l'expansion de la puissance occidentale de part le monde. Nous vivons un autre temps et il serait plus sage de penser à nos enfants plutôt qu'à nos anciens anciens ancêtres lointains que nous ne connaissons que par des arbres généalogiques inventés de toute pièce comme on le faisait si facilement au 18ième Siècle. Car il faut savoir que très peu, pas les pauvres en tout cas, à l'époque savait d'où venait leurs ancêtres et ce n'est par enchantement que nous allons avoir en posant le pied sur ces terres canadiennes-française une connaissance de nos ancêtres. Si vous lisez par exemple ce chroniquer illustre, Rétif de la Bretonne, qui se baladait à paris au 18ième Siècle et vous comprendrez que pas grand monde ne savait d'où il venait et encore moins parce que la misère et l'illettrisme sévissaient comme la peste dans les parages français. Rares étaient ceux et celles qui pouvaient lire et écrire correctement. Il est si facile de s'inventer une légende mais elle est comme une imitation du côté orale des amérindiens. Alors, fêtons plutôt notre liberté à être sans origines, dans une terre nouvelle (même si elle fut prise à d'autres peuples) et fêtons ça avec es anglais car eux aussi viennent d'Europe et pour els mêmes raisons. De ce point de vue, le Canada est un pays exemplaire dont on pourrait être fier.
    Voyez le beau film de Michael Powell, The 49th Paralell, pour voir notre magnifique shakespearien Laurence Olivier jouer un fantastique trappeur français, Johnny. Tout est dit dans cette image d'Épinal de la culture canadienne.

  • Jacques Dubreuil
    Inscrit
    lundi 2 février 2009 08h54
    L'idéologie canadienne officielle
    L'idéologie canadienne officielle croit encore triompher! Le Québec se fait écraser et ça fête. La bonne nouvelle : il faut que nous soyions un peuple très fort pour avoir enduré dépossessions, prison, pendaisons, exils, etc... et avoir rebondi comme nous l'avons fait. Et nous sommes plus forts que jamais. Et bientôt, malgré tout ce gaspillage, nous serons libres.

  • Lorraine Dubé
    Abonnée
    lundi 2 février 2009 09h07
    Émettre un timbre alors qu'Ottawa a refusé de commémorer le 30e anniversaire du: VIVE LE QUÉBEC LIBRE
    Je vous invite à consulter les archives du Devoir en date du 27 octobre 1997 (page A7). Il est important de lire l'article de monsieur Pierre Louis Mallen, membre de l'institut de France et de l'Académie des sciences morales et politiques de Paris. Il y mentionne la manière cavalière avec laquelle le Canada avec l'aide de son ambassadeur s'est vivement opposé à ce qu'il commémore le 30e anniversaire du VIVE LE QUÉBEC LIBRE du général De Gaules...Article à lire absolument, il est intitulé: *Pas de timbre? Mieux encore!*
    Donc, même d'émettre un timbre pour commémorer la défaite serait discutable, surtout si on y mentionne un fait historique pour le justifier. C"était le but de monsieur Mallen qui s'est vu refuser ce privilège...d'une manière fort dictatoriale par Ottawa. Je vous invite à lire la réplique de cet homme qui aimait indiscutablement le Québec. Il est décédé récemment. J'ai conservé une copie depuis ce temps.

  • Loraine King
    Inscrite
    lundi 2 février 2009 09h08
    Le Canada est un pays trop riche
    On voit bien que le gouvernement fédéral dépense trop d'argent. Ceux qui veulent garder le souvenir de cette bataille n'ont qu'à le faire à leurs frais. Le Canada est un pays libre après tout. Mais tant qu'à dépenser, que le gouvernement trouve de meilleurs moyens. Je n'ai rien à me foutre du souvenir la guerre de Cent Ans et des batailles entre la France et l'Angleterre.

    Enfin, ceux qui veulent se souvenir de cet évènement pourraient se rendre dans ce village français ou Voltaire avait organisé une fête pour célébrer cette défaite de l'armée du Roi de France.

  • Michel Samson
    Abonné
    lundi 2 février 2009 09h13
    Et pourquoi pas : "Je vous répondrai par la bouche de mes canons." ?
    Si nous tenons absolument à trouver une reconstitution festive et valorisante, rappelons l'esprit et l'attitude de Louis de Buade, comte de Palluau et de Frontenac, gouverneur de Nouvelle-France à l'égard de l'amiral Phipps et de sa flotte à l'automne 1690. Cela nous éviterait de revenir sur une histoire d'abandon par la mère-patrie qui, dans les faits, cédait sa colonie aux anglais pour mieux assurer sa mise sur les Antilles et autres dépendances plus prometteuses à l'époque.

  • NDNM
    Inscrit
    lundi 2 février 2009 09h49
    fêter un bain de sang
    A tous ceux qui veulent transformer une horreur en fête, ont-ils vraiment le goût de reconstituer une bataille perdue ou gagnée? Cela n'a finalement qu'une importance mineure, une bataille au 18ème est une boucherie sans nom ; va-t-on le montrer dans la reconstitution? Non, on va dévorer quelques hot-dogs en admirant les costumes chamarrés mais immaculés. C'est comme dans les jeux vidéo , la mort n'est pas vrai , le mort se relève avec un grand sourire après quelques minutes et pose pour la photo. Les conséquences de la défaite pour les colons français et les nations indiennes a conduit également à des sévices et dégâts humains considérables; il n'y a vraiment pas de quoi être fier ni fêter. Que les monarchies Anglaise et Française se soient affrontées de par le monde est un fait historique ; de là à commémorer les massacres qu'elles ont commis pour asseoir leur puissance économique il y a un pas. Les peuples n'y sont le plus souvent pour rien. Alors pourquoi fêter la prise de contrôle par l'un ou l'autre.
    Pour finir, quand les Japonais commémorent Hiroshima , je ne constate pas que ce soit vraiment une fête.

  • Yves Babin
    Inscrit
    lundi 2 février 2009 09h54
    Honte à vous les Verner, Coderre, Lebeaume et cie !
    Ces représentants du peuple que sont les Verner, Coderre, Lebeaume et cie devraient avoir honte de leur enthousiasme à l'égard des festivités du 250e anniversaire de la bataille des plaines d'Abraham. Comment ces élus peuvent-ils à ce point être si déconnectés de la conscience collective des francophones du Québec et du Canada ? Vouloir démontrer la victoire des anglais sur les français de l'époque démontre hors de tout doute comment ils sont opportunistes et collobarateurs de leurs maîtres les anglais. Honte à vous ! Ils devraient démissionner de leur fonction sur le champ (de bataille) car ils ne méritent plus de nous représenter en tant qu'élus. La compassion envers leur peuple c'est trop leur demander !

  • David Lafond
    Inscrit
    lundi 2 février 2009 10h02
    Arrêtez de crier au loup tout le temps!
    Je suis un reconstituteur historique depuis plusieurs années et je serai sur les Plaines à défendre notre territoire contre l'envahisseur anglais. Toutefois, je connais ceux qui organisent vraiment l'événement et ce n'est pas la Commission des champs de batailles. Moi-même souvrainiste, je sais pertinamment que ce sont des bénévoles comme moi qui l'organise. Aucune commande d'Ottawa là-dedans!. La Commision a emboîté le pas suite à une demande d'utilisation des Plaines. Pas le choix, c'est à eux le terrain! Nous reconstituons cette bataille comme nous avons reconstitué toutes les batailles de la guerre de sept ans. Où étaient toutes ces grandes gueules quand on a foutu une raclée aux Anglais et Américains l'an passée à Ticonderoga? Et William-Henry? et Oswego? Cette bataille n'est pas plus importante que la perte de Louisbourg en 1758, qui a permis au Anglais de venir à Québec. Ni même que la chute du Fort Frontenac à Kingston qui a provoqué la chute du Fort Duquesne (Pittsburg) et la perte de la vallée de l'Ohio et les Grands Lacs d'un trait. Mes ancêtres éatient sur les Plaines, je veux montrer aux gens comme ils ont été courageux et qu'ils ce sont battuent comme des lions pendant tant d'années. Une victoire n'aurait que retarder l'inévitable. La véritable défaite est ailleurs...

  • Bernard Gervais
    Abonné
    lundi 2 février 2009 10h21
    Quand le fric est plus important que la dignité !
    Félicitations pour votre éditorial, tout le contraire des âneries écrites par A. Pratte sur ce sujet.

    Bon sang, c'est quoi cette idée de reconstituer une bataille qui est à l'origine de tous nos problèmes que vivent les francophones au Canada depuis 250 ans ? Il faut vraiment être masochiste ou n'avoir aucun sens de la dignité pour faire ça !

    Pourtant, le maire Labaume ne semble pas trop se formaliser du côté provocateur que peut représenter le tenue d'un tel événement. On devine pourquoi : grisé par le succès des fêtes du 400e anniversaire de Québec, celui-ci pense d'abord aux retombées économiques que cela pourrait procurer à sa ville !

    Toutefois, vu les nombreuses protestations qu'il soulève (tant dans la population que chez bien des politiciens), je doute que ce même événement sera si lucratif qu'il ne le souhaite. D'ailleurs, les voix réclamant son annulation ne cessent d'augmenter !

  • Roland Côté
    Abonné
    lundi 2 février 2009 10h23
    Que le vrai Jean Charest se leve debout
    Pour une fois on doit demander à Jean Charest de prendre position avec sa légion d'honneur sur la poitrine. Comme premier ministre du Québec il a l'unique occasion de nous monter de quel bord il est. Sans langue de bois et d'une façon claire et nette.
    Sinon nous irons avec Falardeau sur les plaines et semeront la pagaille que les colonisés ont commandé.

  • Fernand Trudel
    Abonné
    lundi 2 février 2009 10h30
    Peut-on fêter sans que Montréal tente de nous faire la leçon
    C'est drôle tous les échos négatifs viennent de Montréal, la Sodome moderne avec ses parades gays. La ville qui dont l'aqueduc pisse de partout et qui donne des bonus à ceux qui gèrent des constructions déficitaires (UQAM) vient essayer de nous donner des leçons d'histoire. Les montréalais ne fêterons sûrement pas la capitulation de Montréal en 1760 pendant que les troupes françaises savouraient une victoire à Ste-Foy près des mêmes plaines d'Abraham.

    « O Canada, terre de nos aieux... » C'était à l'origine un chant patriotique canadien-français composé pour la Société Saint-Jean-Baptiste. On a oublié que notre hymne national a été écrit par un gars de Québec, Calixa Lavallée. Montréal et son esprit tordu a t'elle déformé ces faits aussi ???

    Se braquer sur un fait historique et en faire un dogme séparatiste tient du burlesque. Quand on a Falardeau comme porte étendard, on ne peut faire dans la dentelle, STI...

    Se sortir de ce complexe d'infériorité qui a fait les choux gras des souverainistes après avoir été sauvegardé à l'ombre de nos clochers d'église jusqu'à la révolution tranquille. Oui, le mouvement gauchiste et souverainiste issu du milieu montréalais joue sur une corde sensible : le sentiment du conquis revanchard. Tour ça pour asseoir au pouvoir les bigots du Plateau Mont-Royal communément appelée la gauche caviar.

    Avons nous réellement été conquis ou simplement abandonnés par les français lors de l'Acte de Paris en 1763 ? Moi je crois que c'est la deuxième alternative et l'histoire me le raconte en long et en large. Mais dire que les français nous ont laissé tomber comme de vieilles chaussettes ne fait vibrer aucune corde sensible. Dire que les méchants britanniques nous ont asservi, est plus vendeur sans se soucier de distorde l'histoire de notre pays.

    Nous sommes indépendant depuis l'acte de Québec en 1791, ou nous avons préservé notre langue et nos institutions. À ce moment les britanniques ont montré leur tolérance à la différence et leur respect de la démocratie, soit le contraire de ce véhicule les souverainistes.

    En 1837-38 le Haut-Canada et le Bas-Canada étaient à feu et à sang et les patriotes étaient autant anglais que français. Lord Durham dépêché pour résoudre la rébellion fêtée annuellement par nos souverainistes comme un geste patriotique fait le constat suivant:
    « Je m'attendais à trouver un conflit entre le gouvernement et le peuple; je trouvai deux nations en guerre au sein d'un même État; je trouvai une lutte, non de principes, mais de races. Et je m'aperçus qu'il serait vain d'essayer d'améliorer les lois ou les institutions avant que d'avoir réussi à exterminer la haine mortelle qui, maintenant, sépare les habitants du Bas-Canada en deux groupes hostiles : Français et Anglais. »
    Les américains ont tourné la page sur la guerre nordistes et sudistes et en font une reconstitution de celle-ci comme une page de leur histoire. Chez nous, la situation que Lord Durham a constaté est toujours vivante. Une haine maladive et viscérale qui nous empêche de vivre pleinement dans un pays ouvert et libre. Au Canada, les anglais comme les français sont minorisés par l'immigration. Serait-il temps de s'attaquer à préserver nos acquis et partager sans amertume ce grand pays avec ses différences régionales. Ainsi nous vivrions vraiment une confédération, l'esprit de nos pères en 1867.
    Montréal nous prouve encore avec deux supers hôpitaux, un pour les anglais et un pour les français, qu'après 250 ans qu'ils sont toujours au même point. Leur complexe de colonisé défaitiste toujours vivant est attisé par les souverainistes montréalais. Ces gens nous conduiront à la division et à notre perte. Pouvons-nous fêter en paix sans que Montréal chiale. La métropole n'est pas un exemple à suivre et devient de plus en plus un poids à notre évolution et notre prospérité collective. Ne serait-il pas temps de nous affranchir de ce complexe négatif qui nous entrave depuis si longtemps et de participer à l 'évolution de notre beau grand pays ???

  • Claude Beaulieu
    Inscrit
    lundi 2 février 2009 10h37
    @ M. David Lafond
    En grande partie, je suis d'accord avec vous. Depuis des années, je parle souvent avec des reconstituteurs. Je sais fort bien qu'ils connaissent très bien leur histoire, à tel point que je les considère des historiens spécialisés en histoire expérimentale. La première fois que j'ai eu vent, il y a un an ou deux, qu'il y aurait reconstitution de la bataille du 13 septembre 1759, je me suis réjouis et me suis bien promis de la voir. Je ne proteste pas contre une reconstitution exacte. Je proteste contre le dérapage des autorités de la CCBN, qui présente l'événement comme une cause de célébration, bal masqué inclus, et ne parle que du bout des lèvres des horreurs que les civils ont dû subir dans la ville assiégée et dans les paroisses le long des rives du Saint-Laurent cette année-là. Le directeur de la CCBN, M. Juneau, a dit qu'il va reviser le programme. J'attends. Alors, je jugerai si j'irai à Québec pour en apprendre, ou pour chahuter.

  • Lorraine Dubé
    Abonnée
    lundi 2 février 2009 10h40
    @ monsieur Descôteaux-Ottawa a pourtant fait des pressions lorsque la France a voulu commémorer le moment historique du 30 e anniversaire du VIVE LE QUÉBEC LIBRE de Charles De Gaules
    J'aurais dû intituler mon commentaire précédent ainsi.

    Voir archives du Devoir du Lundi 27 octobre 1997 page A 9(CORRECTION). PAS DE TIMBRE? MIEUX ENCORE de Pierre-Louis Mallen membre de l'Institut de France et de l'Académiedes sciences morales et politiques, Paris.

  • Marie Mance Vallée
    Inscrite
    lundi 2 février 2009 10h41
    L'intendant Hocquart
    « Monseigneur, ils sont naturellememnt indociles... ». (Gilles Hocquart)

    Il est temps de redresser l'échine. Il y a des limites à tout.

    Marie Mance Vallée

  • jacques noel
    Inscrit
    lundi 2 février 2009 10h53
    "Deux fois de suite, c'est trop"
    Tout part de là. Ottawa a joué dans nos papiers de famille une première fois avec le 400e, on ne veut pas se faire avoir une seconde fois avec un party festif à la gloire du plus-meilleur.

    Maintenant c'est à nous, nationalistes, de profiter de l'occasion extraordinaire que nous offre Juneau (c'est loin d'être un intello en passant!) pour passer les 6 prochains à exposer les horreurs des Anglais.

    Un Canadien sur 7 est mort lors que la Conquete. Parmi les victimes, mon ancêtre Ignace Noel, mort à l'ile d'Orléans au tout début des combats.

    Si les nationalistes publiaient la liste des victimes,l'immense majorité des Québécois s'y reconnaitraient facilement (ce qui est impossible pour des métèques sans racines comme Brun par exemple)

  • Gilles Néron
    Abonné
    lundi 2 février 2009 11h08
    L'histoire se poursuit
    Quand Denis Vaugeois danse avec André Juneau

    André Juneau a trouvé un historien de taille dans la personne de Denis Vaugeois pour défendre son projet d'une commémoration-spectacle de la bataille des Plaines d'Abraham. En effet, l'historien bien connu est venu expliquer aux journalistes que l'événement de la défaite de Montcalm invitait la population du Québec à un « devoir de mémoire ». Le grand mot était lâché par un spécialiste du Régime français qui toute sa vie s'est battu pour différencier l'histoire des mythes de la mémoire collective.

    Et pourtant Vaugeois écrivait en 2000 que « plusieurs historiens ont tourné le dos à l'histoire dite événementielle pour plonger dans l'histoire quantitative (sic) et structurale ». J'avais compris qu'il faisait lui-même partie de ces historiens qui essaient d'expliquer les événements plutôt que de les raconter. Alors quoi? Il a changé d'optique? Il préfère maintenant monter des jeux de rôle? Il a été retenu pour conseiller les bons uniformes et les armes du temps? Il veut être reconnu comme un expert dans le faciès de Wolf et de Montcalm?

    La guerre de Sept-Ans a été gagnée par l'Angleterre et le Traité de Paris a consacré la cession de la Nouvelle-France au vainqueur. Il n'y a pas à démêler, le sort des Canadiens a été scellé par une conquête et une cession. Il n'y a là rien à célébrer et à se réjouir. Nous pleurons ces événements depuis 250 ans, comment pouvons nous revoir les Habits bleus se faire battre par les Habits rouges et aller au bal pour fêter nos maîtres depuis? Comment nous souvenir sans rancoeur de l'abandon de la France qui reste encore collée à nos entrailles?

    Je rappelle à ce Juneau, qui a fait carrière dans les officines du fédéralisme canadien, et à ce Vaugeois, qui semble avoir oublié ses idéaux passés, qu'il y a un tas d'autres événements à célébrer. Rappelons plutôt toutes ces batailles que les Canadiens français d'hier et les Québécois d'aujourd'hui ont menées pour garder leur identité de peuple et tout ce que ça comprend de grands efforts pour de petits gains toujours remis en question.

    Non, il n'y a pas lieu d'aller voir des Américains, indépendants depuis ces années, nous rappeler notre statut de vaincus ni de nous costumer pour jouer le rôle de membres d'une nation colonisée.!


    Gilles Néron

    352 66è Rue ouest
    Québec

    418 624 0758

    30 janvier 2009

  • Cote jean f 52
    Inscrit
    lundi 2 février 2009 11h15
    Le tea party
    Jamais je n'aurais cru que patrimoine Canada irait aussi loin dans son mépris envers les Québécois.Qui a pensé à cette patente là ? Je ne crois pas que l'idée soit de Juneau mais plutôt celle d'Ottawa comme le 400e et la fresque BMO.Juneau ,Verner ne sont que les portes paroles,cela a toujours été leur façon de procéder aux Anglos.Question aux Anglos D'Ottawa:Connaissent-ils le Boston tea party ?Parce que l'on pourrait leur en faite tout un!!!

  • Pierre Rousseau
    Inscrit
    lundi 2 février 2009 11h19
    Histoire?
    Il faut être vraiment aveugle pour ne pas comprendre que, quelques fois, la commémoration d'évènements historiques peut causer énormément de conflits et, en fin de compte avoir le résultat opposé que ce qui était escompté. Des évènements tels celui de la bataille des Plaines d'Abraham sont ancrés dans la mémoire collective d'un peuple, en l'occurrence ici, les descendants des «Canadiens» de l'époque et sont le symbole d'un traumatisme collectif transmis de générations en générations. Par exemple, les Serbes sont traumatisés par une défaite qui a eu lieue il y a environ mille ans au Kosovo et c'est un des éléments déclencheurs du conflit interminable dans ce coin de pays.

    Pour en revenir à la bataille de 1759, il faut comprendre que c'est un événement qui a participé à la chute de la Nouvelle-France, avec la capitulation de Montréal et le Traité de Paris et a constitué une vraie catastrophe pour nos ancêtres. L'histoire est maintenant télescopée dans le présent et reste dans notre mémoire collective comme si c'était arrivé hier.

    Cette catastrophe a aussi eu un impact incroyable sur les alliés autochtones des Français, qui ont vu leurs territoires réduits à une peau de chagrin. En effet, ils sont passés d'alliés à une puissance coloniale (la France) à des «sujets» du roi d'Angleterre qui avait promis, dans la Proclamation royale, de prendre soin d'eux et de leurs territoires... On peut voir aujourd'hui les conséquences de la bonne foi du conquérant britannique: pensionnats indiens, réserves, loi sur les Indiens, pauvreté, perte de leurs territoires ancestraux etc etc...

    Donc, commémorer cet évènement risque de rouvrir les plaies et attiser le traumatisme collectif qui a survécut aux deux derniers siècles. On peut certes en parler dans les livres d'histoire et les expositions car c'est un fait historique mais de là à en faire une commémoration, il faut vraiment être aveugle et jouer avec le feu!


  • Abonné
    lundi 2 février 2009 11h22
    @ M. Bernard Brun - Une autre victoire des anglais!?!
    Ce n'est pas une question de géographie et le Canada n'est vraiment pas exemplaire en termes de respect des droits humains, au contraire.

    Le Québec n'ayant pas joui d'autonomie depuis la conquête par les Anglais (exception faite de la période de la 'révolution tranquille'), LES QUÉBÉCOIS ONT DÛ SE CONTENTER DES MIETTES, cela a fait de nous des pauvres et des arriérés à bien des égards, en particulier en termes financiers, des locataires mangeurs de poutine pendant que l'Élite Anglaise s'enrichissait grâce aux ressources du territoire et de la main-d'oeuvre bon marché. M. Brun, on en paye encore énormément le prix aujourd'hui et cette histoire de commémoration est une autre preuve de la domination anglaise.

    Le gouvernement Harper (de droite) continue à faire son oeuvre de création et d'augmentation des pauvres et des petits penseurs dont font partie les Québécois.

    C'EST en faisant DES PAUVRES QU'ON FAIT DES MILLIONNAIRES, QU'ON GARDE LE POUVOIR par la peur.

    Il ne reste qu'un retour au 'SPEAK WHITE' pour imager le retour du colonisateur en terre du Québec (et consacrer la fin de la 'révolution tranquille,), ou encore, comme vous le sous-entendez, l'abandon final du droit à l'existence en tant que peuple et à l'assimilation en silence dans nos appartements de plus en plus vétustes, faisant preuves actuelles du sort réservé aux dominés, aux faibles et aux ignorants.

    L'histoire consiste des COMBATS des CRIMES et des T R A H I S O N S pour LA DOMINATION, LA GLOIRE, LA RICHESSE ET LA LIBERTÉ, et surtout pas l'APLAVANTRISME.

  • camelot
    Inscrit
    lundi 2 février 2009 11h33
    Il n'y a rien à fêter
    Le bibliothécaire et archiviste québécois a résumé de façon émouvante ce que nos ancêtres ont vécu ces années-là : Ernest Mayrand décrit les effets de cette catastrophe sur son peuple. Il fait un constat noir, déchirant, douleureux encore même aujourd'hui: "Concevez si possible, la tristesse infinie des Canadiens-français écoutant chanter dans leurs églises en deuil de la patrie, ces véritables Noëls du Désespoir dont l'amertume était à ce point excessive qu'elle donnait à leurs âmes l'avant-goût des peines du dam : 25 décembre 1759, année trois fois sinistre par la bataille du 13 septembre, la mort de Montcalm, et la reddition de Québec : 25 décembre 1760, année de la capitulation de Montréal : 25 décembre 1763, "l'année terrible" par excellence, l'année de l'infâme "Traité de Paris" qui scellait la pierre du sépulcre où gisait ensevelie cette mère adorée qu'ils nommaient la Nouvelle-France."

    Jean-Marie Francoeur

  • Phil Ippe
    Inscrit
    lundi 2 février 2009 11h53
    L'insignifiance de certains journalistes...
    Je relisais également ''l'éditorial'' de M. Pratte qui dit le contraire de vous, en attaquant une cible de choix pour les fédéralistes: M. Falardeau. Pratte sert très bien son patron, Desmarais, en ridiculisant l'opposition à cette commémoration....Or il accuse falardeau de ne pas vouloir commémorer une bataille qui lui apparaît comme un simple affrontement entre deux nobles, Montcalm et Wolfe. Mais, ce n'est pas d'oublier ou de refuser de commémorer cette fête qui est en jeu, c'est de la célébrer et d'en faire un outil touristique pour les étrangers et les canadiens anglais.

    Aucun peuple ne paierait des impots pour célébrer une défaite aussi marquante. Les USA ne fetent pas leur defaite de 1814, les francais ne fetent pas Waterloo ou Trafalgar, les Palestiniens ne dansent pas dans les rues et ne mangent pas des hot-dogs lors des anniversaires de la création d'israel, etc.

    Je crois que c'est du jamais vu, un peuple qui va festoyer sur une defaite qui est encore si marquante aujourd'hui! Pratte nous dit presque qu'elle est insignifiante, alors que c'est de toute nos batailles la plus significative: il y a encore des idées de sécessions au canada francais, des batailles linguistiques, culturelles, et des éditorialistes comme Pratte et Descoteaux en parlent encore comme leurs ancetres. Que dirait les Pratte du Québec si on organisait une fete pour Dieppe, avec reconstitution de la bataille ou plutot du massacre...on mangerait ensuite des hot dogs et on danserait des danses bavaroises!
    Les seuls québécois qui ne s'offusquent pas devant le mercantilisme de nos gouvernements (surtout la ville de Kébek) sont les habituels lecteurs de La Presse, les immuables banlieusards, souvent unilingues, qui seront trop contents de retourner se désennuyer à Kébek, ville fade de fonctionnaires qui veut se rendre la plus ''Kulturelle'' possible avec ces evenements post-modernes et mercantiles à outrance. Ils mangeront des ''rotteux'', ''watcheront'' le fleuve et la bataille de figurants zaméricains qui simulent, en rigolant et en chantant, la défaite de nos ancetres et trinqueront surement leur verre de plastique plein de Molson quand Montcalm simulera sa mort en fin de show! Quand on en est rendue la, on sent la fin de l'histoire pour le peuple québécois, aussi bien abandonner le francais et s'assimiler completement.

  • Yves Côté
    Abonné
    lundi 2 février 2009 11h58
    A Monsieur Lafond
    Monsieur, vous dites que vous êtes "un reconstituteur historique" , que vous je serez sur les Plaines à défendre notre territoire contre l'envahisseur anglais", que "cette bataille n'est pas plus importante que... et que vos ancêtres étaient sur les Plaines... qu'ils ont été courageux et qu'ils ce sont battuent comme des lions pendant tant d'années". Sauf que malgré votre amour évident pour l'Histoire et votre pays, pardon, mais selon moi, vous passez complètement à côté de ce qui se trame en réalité. Raison d'ailleurs pour laquelle vous avez entièrement raison de dire que la véritable défaite est ailleurs...
    Il ne s'agit pas de participer à une reconstitution de bataille comme toute celles que vous nommé. Non, il s'agit de mettre en scène sur son lieu même les dernières minutes sanglantes et glorieuses pour l'assaillant d'un régime qui déterminait la vie de la Nouvelle-France. Ce n'est pas pareil.
    En effet, la véritable défaite n'est pas faite de combats, elle est faite de faux semblants et de batailles non-livrées. De fuites, de petites et de grandes lâchetés, d'Histoire tronquée, de grands arrangements avec la vérité. Elle est faite d'hypothèses impossibles, de si et de peut-être. Elle est faite de mensonges pour ne pas faire mal, ni même déplaire.
    Demain, une reconstitution sanglante mais approximative sera présentée à des gens qui auront besoin de vacances et de distractions. Cerise sur le gâteau, cela se fera sur le site même du drame.
    Le seul courage qui existe est celui qu'on porte en soi. Celui de nos ancêtres n'existe plus qu'en symbole. Le sens de celui-ci se trouve dans ce qu'il en reste en nous, en nous au quotidien, en nous face aux difficultés réelles du monde dans lequel nous vivons. A moins de choisir de vivre un semblant de vie, le plus bel hommage à rendre au courage de nos anciens est d'en avoir une dose significative dans notre vie personnelle, et pas de faire semblant d'avoir le leur.
    Personne ne sait comment il se comporterait devant des fusils ennemis. On peut tous s'imaginer être un héros par jeu, mais personne ne sait ce qu'il aurait fait en pareilles circonstances. Sauf bien sûr ceux qui se sont retrouvés dans cette fâcheuse position. Par contre, tous nous pouvons bien sentir que cette idée de reconstitution est outrancière dans le contexte actuel des choses politiques. Pas besoin de sortir de Saint-Cyr pour en juger. A condition d'accepter de faire courageusement face aux réalités du moment et de lutter, sans haine ni esprit revanchard, pour se donner un pays, à soit et à nos enfants. Tel sans doute ces courageux admirables l'auraient faits eux-mêmes dans les mêmes circonstances.

  • Pierre Girard
    Abonné
    lundi 2 février 2009 12h04
    Wolfe a composé un pièce musicale sur la bataille des Plaines d'Abraham...
    Qui d'entre vous sait que le général Wolfe a composé un pièce musicale de 20 minutes sur la bataille des Plaines d'Abraham en revenant de sa victoire? Il existe même un enregistrement vinyle fait par Radio-Canada qui présente, entre autres, "La Bataille des Plaines d'Abraham " du général Wolfe qui dure 20 minutes. Cet enregistrement a eu lieu à l'église de l'Acadie près de Montréal si mon souvenir est exact. C'était en 1979, j'y étais.

    C'est le groupe de musique baroque, l'Ensemble Nouvelle-France (le Trio Nouvelle-France à l'époque) de Louise Courville qui a trouvé la pièce musicale dans des recherches commanditées par le gouvernement du Québec et joué la bataille. J'ai personnellement présenté les mouvements de cette pièce musicale à Toronto en première (télévisée) le 11 octobre 1979 et ensuite dans une tournée au Québec, organisée par les Jeunesses Musicale du Canada. ( http://ensemblenouvellefrance.com/page1.html )

    Je ne sais pas si c'est pertinent de commémorer une bataille. Ce sont tout de même des moments clefs qui façonnent l'histoire.

    Ce que je pense de cela aujourd'hui c'est que la vie sur ce monde est une grosse farce sur certains sujets. Beaucoup s'insurgent de ce morceau d'histoire local qui réveille des susceptibilités et des révoltes émotionnelles, pendant que dans le monde il y a encore plein de guerres bien pires qui bouffent à chaque jour des milliers de vies humaines. La guerre en Iraq est une époustouflante aberration qui démontre que notre monde est encore au stade de la barbarie, pendant qu'on nous fait croire que c'est pour protéger la démocratie - "BIG JOKE", et vous faites quoi? Et le Darfour, et le massacre de Gaza dernièrement, et l'Afghanistan cette foutue guerre stupide qui se nourri de notre argent et de nos soldats tout en entretenant dans nos esprits le mensonge que les événements du 11 septembre était un truc d'Al-Qaïda. Allez visionner les films du genre 911 Mysteries (http://www.ressourcequebec.com/911.html#1 qui démontre avec clarté que les 3 tours du WTC se sont écroulées à cause d'explosifs utilisés en démolition contrôlée. Eh oui, il y a une troisième tour de 47 étages du complexe WTC qui s'est écroulé sur elle-même le 11 septembre à 17 h 20, mais les grands médias n'en parlent pas ou peu (???). Peut-être que vous commencerez alors à comprendre qu'on se fait avoir à fond la caisse par des pas fins, pendant que nos dirigeants ferment les yeux et cautionnent ces noirs desseins.

    Je n'irai pas à cet événement sur cette bataille, car j'ai bien mieux à faire. Mais, si par hasard vous croisez Louise Courville, demandez-lui de m'expédier une copie du disque de "La Bataille des Plaines d'Abraham " qui a été endisqué par Radio-Canada avec un peu de ma sueur. On s'est séparé tout juste avant la sortie du disque, il y avait une guerre entre nous deux.

    Les séparations sont aussi des conséquences de la guerre et j'en connais pas mal qui fêtent leur séparation alors...

    Quoi qu'il en soit, j'aimerais bien entendre à nouveau cette belle musique qui me rappellerait nos luttes et nos différends certes, mais aussi nos amours, à Louise et à moi ! Pourquoi ne pas exorciser nos âmes et nos esprits afin que nous comprenions une fois pour toutes, que ce qui est vraiment important c'est le présent et ce que nous pouvons faire de concret, là maintenant aujourd'hui même, afin de changer le mal qui ronge ce monde depuis tellement longtemps, et faire en sorte d'en finir avec ces guerres qui rongent notre planète.

    N'y a-t-il pas un film qui passe en ce moment sur les tristes événements de la polytechnique en 1990 ? Si on ne regarde pas les choses déplorables en face, ce monde restera inchangé...

    pierre girard
    http://www.pierregirard.ca/

  • Paul Verreault
    Inscrit
    lundi 2 février 2009 12h05
    Fêter une catastrophe pour les francophones d'Amérique!?!
    Il faut plutôt profiter de ce 250è pour rappeler que les Canadiens de l'époque (les Québécois aujourd'hui) n'ont jamais pu accéder à l'égalité des peuples qui ont un pays. Que les Canadians (sic) du Québec,(Les Labeaume et consorts),les jumeaux d'Elvis Gratton, fêtent cela en faisant du camping dans un stationnement d'un "Total Mart".

  • Gilles Bousquet
    Inscrit
    lundi 2 février 2009 12h17
    @ M. Daniel Lafond
    D'accord avec vous M. Lafond. Cette discussion part de tous les côtés, principalement par ceux qui sont mal informés.

  • Charlie Brown
    Inscrite
    lundi 2 février 2009 12h29
    les traites a la patrie
    J'ai une question a quant la reconstitutions du débarquement manquer de Dieppe .... franchement tout ceux qui refont cette catastrophe pour nous le seul peuple censés en amérique NON les amies je dit honte a vous madame vernier traitre a la patrie avec codare moi je dit pendons les lâches
    et les vendus a ottawa non on n'est plus dupe a toute leur propagande moi j n'ai qu'une phrase a dit AUX ARMES CITOYEN FAISONS UNE NOUVELLE RÉVOLUTION QUI SERAIT LOIN D'ÊTRE TRANQUILLE POUR QUAND FIN ILS SACHE QUONT VEUX PAS D'EU CHEZ NOUS . ESQUE LES USA REFONT LE VIETNAM OU LA FRANCE L'ALGÉRIE
    OU PIRE LA RUSSIE L'AFGHANISTAN franchement quel honte je pousserait moi l'évier... AU ARMES !!!!

    LE QUÉBEC AU QUÉBÉCOIS !!!!!!!!!!!!!
    VIVE LE QUÉBEC LIBRE ET INDÉPENDANT !!!
    FORT ET PUISSANT!!!

    yoann garneau zennnny@hotmail.comm

  • Lorraine Dubé
    Abonnée
    lundi 2 février 2009 13h05
    @ monsieur Francis Déry
    Je ne peux qu'ajouter Bravo monsieur Déry.

  • Lorraine Dubé
    Abonnée
    lundi 2 février 2009 13h08
    Messieurs Côté et St-Arnaud
    Vous pouvez compter sur nous. Merci pour vos textes.

  • Lorraine Dubé
    Abonnée
    lundi 2 février 2009 13h16
    @ monsieur Guy Archambault
    J'ai lu avec intérêt votre commentaire fort intéressant. Merci

  • Claude Archambault
    Inscrit
    lundi 2 février 2009 13h22
    Fêter notre libération
    a bataille des plaines est un évènement à commémorer. Parce qu' elle sonne le glas du régime français, mais aussi elle est le début du Canada, le Canada que l'on est aujourd'hui. Notre pays à tous qu'il n'en déplaise au près de 30% de colon français qui vivent parmi nous. Ils resteront toujours une minorité pour laquelle je dis non aux accommodements raisonnables. Car les colonisés au Québec ce n'est pas les fédéralistes mais ceux qui regrette la colonie française, il aimerait que nous soyons tous encore citoyen d'une colonie de la France. C'est pour cela qu'il faut célébrer notre liberté gagné lors de cette bataille.

    Nous devons fêter cette bataille pas comme une défaite ou une victoire, mais comme la naissance embryonnaire de notre pays à tous.

    Non on ne doit pas fêter les défaites, mais cette bataille n'est pas NOTRE défaite, c'est la défaite de la France. Un pays qui quelque année plus tard a préféré garder ses colonies dans les Antilles plutôt que de nous garder.

    Et à voir le fiasco et la merde que sont ces colonies, nous avons tous une plus grande raison de nous réjouir de la défaite des français.
    Qui sait nous serions peut être aujourd'hui le Haïti du nord, ou une autre république de banane.

    J'y serai à cette reconstitution et je ferai flotter fièrement le vrai drapeau national ; l'unifolié.
    Et que tout ceux qui parlent fort mais comme le groupe impératif français ou la SSJBM ne représentent qu'une infime minorité je souhaite que personnes dans nos gouvernement ne les écoutes, sauf la GRC.

  • David Jacques
    Inscrit
    lundi 2 février 2009 13h48
    et pourquoi pas 2 minutes de silence?
    à la mémoire du 1/7 de la population du Qc d'alors, nos ancêtres, massacrés, violées, brulés vifs après avoir vu leurs villages rasés à la veille de l'hiver...

  • Eric Barnabé
    Inscrit
    lundi 2 février 2009 14h49
    Il y a eu une excelent reconstitution il y a 10 ans !!
    Il y a une dizaine d'année, lors des fêtes de la Nouvelle-France, il ya eu une reconstitution de la bataille sur loes Plaines d'Abraham. Les soldats et le gouverneurs nous ont fait un spectacle de quelques jours dans les rues de Québec en se comprtant comme les gens de l'époque. Celui qui jouais le rôle du gouverneur anglais a même traversé la rue devant mon taxi sans ralentir, comme a l'époque, au risque de sa (vraie) vie. C'était unje très belle reconstitution. J'avais aimé et j'ai hâte de la revoir encore.

    Pour les natinaleux anglophobes, je leur recommande de célébrer la reconstitution de l'abandon de la Nouvelle-France par la France au mains des Anglais et de relire le rapport de Lord Durham. Ainsi, ils verront que l'abandon de la France a coupée les québécois de leur culture et éducation française. Les citoyens de la Nouvelle-France était voués a devenir des citoyens de deuxième ordre dans un monde anglophone. Cadeau de la France.

    Une excellente traduction du rapport de Lord Durhamk est disponible sur le site de l'Universoité Laval.

    Eric Bsrnabé

  • Raymond Saint-Arnaud
    Abonné
    lundi 2 février 2009 15h06
    L'intrusion d'Ottawa dans notre vie nationale
    Après que 60% de la majorité française historique du Québec ait voté oui à la souveraineté, une agence fédérale veut nous endormir en montrant Wolfe et Montcalm se serrer la main sur les Plaines après que les Goddam en rouge auront mis en en déroute des canayens en bleu. Voilà une autre preuve que le gouvernement d'Ottawa est étranger à notre vie nationale, impérialiste et colonisateur. Une autre preuve qu'il est grand temps de contrecarrer l'intrusion d'Ottawa dans notre vie nationale.

    La bataille des Plaines n'est pas terminée. Elle le sera quand les Québécois sortiront le Canada du Québec et reprendront possession de leurs Plaines dont le fédéral s'est emparé. En tant que Québécois, assumons cette défaite de 1760, mais luttons tous unis ensemble pour reconquérir notre pays.

    Il y en a qui veulent célébrer notre défaite, quelle aberration!

    Vivement sortir le Canada du Québec! Et reprendre les Plaines qui nous appartiennent.

  • Pierre Brosseau
    Inscrit
    lundi 2 février 2009 15h30
    La politique et la symbolique, un simple hobby?
    Si M. Daniel Lafond, reconstiteur, veut s'amuser, développer un hoby pour lui, sa famille et ses contacts, et montrer ses beaux costumes où il voudra, grand bien lui fasse, mais qu'il permette à ceux qui n'ont pas du tout le goût de fêter une amère défaite de ne pas partager son goût de se distraire de cette façon.
    Il n'y a évidemment pas de commande d'Ottawa dans cette idée de reconstitution, sauf que le président du conseil d'administration de la Commission des champs de bataille nationaux, M. André Juneau, y pense et planifie depuis 10 ans cette activité financée à coups de centaines de milliers de dollars par la capitale fédérale.
    Que M. Lafond considère que la bataille des Plaines n'a pas plus de signification que celles de Ticonderoga, William-Henry ou Oswego, est une aberration. Dans quel monde vit M. Lafond ? Celui des beaux costumes d'époque ou celui de la réalité politique et de la symbolique contemoraines ?
    S'il veut faire une bataille d'ancêtres, je peux également recruter les miens tant du côté maternel que paternel depuis le début de la Nouvelle-France. Mais je ne crois pas que cela nous avance beaucoup.
    Je ne crois pas qu'il y aura reconstitution sur les Plaines cet été, n'en déplaise èa M. Lafond. Les décideurs auront auparavant eu le bon sens d'annuler cet événement. Le plus tôt sera le mieux.
    Si M. Lafond et ses copains le désirent cependant, ils pourraient reconstituer l'incendie du Parlement du Bas-Canada par des fanatiques anglophones à la suite des événements de 1838-39. En plus d'être très éducatif, cela ferait un beau feu d'artifices. Alors situé à Montréal, le Parlement a par la suite été déménagé à Québec, ce qui a fait l'affaire de certaines élites politiques et autres.

  • Marie Mance Vallée
    Inscrite
    lundi 2 février 2009 15h40
    Québec est la Capitale de tous les Québécois
    M. Fernand Trudel,

    Au cas où vous l'auriez oublié, Québec est la Capitale de tous les Québécois, y compris les Montréalais.

    Les habitants de la ville de Québec ne sont que les gardiens de notre histoire.

    Tous les Québécois paient des impôts et participent pour une part à la vitalité de la Capitale.

    Bien sûr nous voulons et nous payons pour que notre Capitale soit belle, mais elle ne vous appartient pas.

    Marie Mance Vallée

  • Brun Bernard
    Inscrit
    lundi 2 février 2009 15h52
    @Robert C. Paradis
    Et l'église catholique avec leurs milliers d'églises et autres basiliques "Eunormes" alors qu'il aurait fallu aider le petit peuple? Vous parlez des anglais comme des monstres. je n'ai pas l'impression qu'ils étaient des monstres car cette terre leur fut cédée par le traité de Paris. Dans mon histoire que québécois, je me sens plus humilié, plus insulté par la présence de ces robes honteusement noires. ce ne sont pas les anglais qui tapaient sur la gueule des petits canadiens-français, c'étaient la curaille suivie des petits e grands bourgeois non anglais mais français. Les pires ennemis des petits canadiens-français furent les curés, cette engeance du conservatisme anti-laïque révolutionnaire français du 19ième siècle. Que parlez-vous des anglais???? Pour lire la culture français, il fallait aller à Ottawa pour la lire. Au Québec, nenni, pas question. Ce ne sont pas le sanglais qui ont poussé vers la sortie de la Province nombre d,acteurs du refus Global. On se trompe d'histoire. La bataille s,est perdue bien après l'arrivée des anglais qui ne faisaient comme les français ailleurs que faire respecter les accords du Traité de Paris. Dans ma famille on parle plus des curés que des anglais. dans la vôtre aussi...Ou alors on n'est pas québécois M Paradis. peut-être nos parents et grand parents nos ont-ils racontés des conneries sur les curés. Quand Hitchcock a tourné son film a Québec, ce ne sont pas les anglais qui l'emmerdèrent mais l'Église catholique et on repasse pour les exemples, ça prendrait 400 ans. Comme en Espagne sous Franco ou en Irlande, l'Église catholique fut une machine à esclavage, décerveler le petit peuple. En Bretagne française aussi. Regarder, même sans les anglais on n'a pas été foutu de mieux parler et écrire le français. Les curés nous prenaient por des paysans et ils ont réussi à nous donner une langue paysanne sans que nous ayons pu évoluer comme en France. Taboire, c'est fort de café cet rancoeur malade et inutile. Perdons pas notre énergie pour ces conneries. Montrons que nous sommes sortis avec fierté des cette noirceur et frappons fort non les anglais mais nos institutions qui nous prennent tous pour des twits. je me sens plus respecté par les anglos que par mes concitoyens du Québec. M berger le sait lui puisqu'il y vit. Il n'est pas venu en courant qu'il était tabassé par les anglais en Ontario. C'est fatigant ce côté complaisant dans la victimisation à outrance. Levez la tête en étant fier de vivre ici avec tous et toutes. On perd trop de temps avec ces conneries et on n'a pas de pays. Ça se comprend, non? C'est pas le Falardeau de fardeau qui va vous faire sortir de la mouise, non, il va plutôt vous y faire entrer parce que comme démocrate, bonjour l'horreur. L'église catholique nous a saigné et personne n'a de haine autant contre elle que l'a pour les anglos, c'est bizarre. je vais aller voir ma grand-mère, elle a a encore des vilaines histoires à me conter sur les curés français au Québec. L'église nous a INTERDIT l'émancipation morale, juridique, culturelle pas les anglais. À cause d'elle, on n'a pas de pays. On était libre avant qu'elle vienne comme institution et maintenant on est devenu des castrés de l'histoire à cause d'elle. Elle n'aime pas plus la modernité encore à l'heure actuelle, vous savez. Même qu'elle réhabilite des prêtres malades mentaux.

  • Brun Bernard
    Inscrit
    lundi 2 février 2009 16h04
    À lire, le traité de Paris...
    ... comment les puissances occidentales faisaient du Bushisme avant l'heure. C'est un traité un peu vache pour les autres peuples vivant sur terre, vous allez voir. Comment on fait le partage de la planète. Par la suite ça a donné les 2 guerres mondiales, l'Indochine ou la guerre du Viet-Nam, La Palestine, la guerre d,Algérie, l'apartheid en Afrique du sud, les guerres Mexique-France et la guerre d'Irak bien entendu suivie de l'Afghanistan...etc...et oui, il y a des etc...Vive la planète libre!

    Traité de Paris:
    http://www.tlfq.ulaval.ca/axl/amnord/cndtraite_Par

  • Fernand Trudel
    Abonné
    lundi 2 février 2009 16h23
    Il y a dix ans on en faisait pas un plat...
    La reconstitution de la défaite des Français sur les Plaines d'Abraham a fait couler beaucoup d'encre dans les médias depuis une semaine. Les gens indignés par cette initiative se succèdent à un rythme effarant sur les différentes tribunes médiatiques, nous laissant l'impression que c'est la toute première fois que ce genre d'événement est organisé.

    Rien de plus faux. Le 12 septembre 1999, pour la 240e commémoration, on avait reconstitué sur les Plaines d'Abraham la célèbre bataille ayant Wolfe à Montcalm. À l'époque, l'événement n'avait pas soulevé la moindre controverse, seulement 2 articles de journaux, plutôt élogieux, avaient été consacrés à la reconstitution de l'affrontement.

    ------------------------------------------------------------------------------
    La Presse
    Plaines d'Abraham, prise deux!
    Arts et spectacles, samedi, 4 septembre 1999, p. D18

    La célèbre bataille est reconstituée pour son 240e anniversaire.

    Des coups de canon vont retentir sur les plaines d'Abraham dimanche prochain (le 12), en commémoration d'une bataille qui s'y est déroulée le 13 septembre 1759. Ça sonne une cloche?

    La fameuse bataille des plaines d'Abraham! Les troupes britanniques commandées par Wolfe d'un côté, la milice canadienne et les troupes françaises sous la direction de Montcalm de l'autre. Un affrontement d'une trentaine de minutes, blessure mortelle pour les deux généraux, débandade de l'armée française qui se retranche derrière les fortifications de la ville, renforcement des positions de l'armée anglaise. Issue finale: capitulation de Québec cinq jours plus tard. La ville, la province et l'ensemble des territoires de la Nouvelle-France passent sous la domination de la Couronne britannique.

    Le récit des événements laisse pantois. Une telle succession d'erreurs et de décisions malencontreuses - ou du moins incompréhensibles pour un profane - qu'on se croirait dans une parodie à la Leslie Nielsen, rires et happy end en moins!

    Si vous êtes curieux de connaître le déroulement complet du scénario et souhaitez comprendre - enfin! - pourquoi et comment on en est arrivé là, rendez-vous à la Maison de la découverte des plaines d'Abraham (à l'entrée principale du parc) dès 8 h 30, pour obtenir la carte des lieux et l'horaire des activités.

    Un programme diversifié, conçu pour les adultes et les enfants, dont un super circuit historique de 2 h 30 en autobus. Les visuels en auront plein la vue; les auditifs n'en auront jamais entendu autant. Un cours d'histoire sur le terrain, c'est pas mal plus fascinant que sur un banc d'école! Plusieurs départs au cours de la journée.

    Ceux qui désirent simplement se divertir ne seront pas en reste. Une reconstitution de la bataille sera présentée en fin de journée, à l'endroit même où les hostilités se déroulèrent il y a 240 ans. Vous pourrez y assister en simple spectateur ou prendre (intensément) part à l'action en joignant les rangs de ces valeureux soldats. Hommes, femmes et enfants de tous âges, on ne fait aucune discrimination pour l'occasion. Une seule condition pour l'enrôlement: se présenter au camp d'entraînement à 15 h 30, le temps de revêtir l'uniforme et d'apprendre les rudiments du maniement du fusil. Ça aide avant d'affronter l'ennemi!

    Commémoration de la bataille des plaines d'Abraham: le 12 septembre, de 10 h à 16 h 30. Gratuit. Info: 418-649-6157 ou:www.ccbn-nb.gc.ca

    --------------------------------------------------------------------------

    Le Devoir
    Reconstitution de la bataille des Plaines
    Les Actualités, lundi, 13 septembre 1999, p. A2

    Les descendants de Wolfe et de Montcalm font la paix.

    Des ennemis de l'histoire, James Wolfe et le Marquis de Montcalm, deux généraux qui ont combattu lors de la «Bataille de Québec» menant à la Conquête du Canada par la Grande-Bretagne, se sont retrouvés sur les Plaines d'Abraham hier en de biens meilleurs termes.

    Le Baron Georges Savarin de Marestan et Andrew Wolfe Burroughs, les deux descendants des fameux commandants militaires morts suite au combat en 1759 sur les Plaines d'Abraham à Québec, ont fait la paix sur ce même lieu. Ils ont célébré dans leurs respectifs costumes bleu et rouge le 240e anniversaire de la Conquête du Canada des mains de la France.

    La bataille des Plaines d'Abraham a refaçonné l'histoire du Canada, entraînant indirectement la création des États-Unis. Sous un soleil radieux, des centaines de résidants de la ville de Québec se sont faits «soldats d'un jour» hier et ont visité le parc historique avec les descendants de Wolfe et Montcalm, reconstituant les manoeuvres militaires sur les Champs de batailles. Plus tard en soirée, plusieurs invités européens ont été invités à un dîner à la Citadelle de Québec, résidence des premiers gouverneurs de la Nouvelle-France.

    Pour Andrew Wolfe Burroughs, un francophile descendant de James Wolfe (1727-1759) depuis sept générations, la rencontre d'hier représente une extraordinaire et émouvante expérience avec une résonance toute contemporaine.

    «C'est uniquement récemment avec une perspective adulte que j'ai réalisé les conséquences de la Conquête du Canada», a souligné Andrew Wolfe Burroughs, journaliste à la prestigieuse télévision de la British Broadcasting Corporation (BBC) à Londres.

    «Maintenant, je ressens le fait qu'il est possible de voir dans le monde contemporain des enjeux de l'histoire qui sont toujours vivants», a-t-il dit en entrevue avec Reuters.

    Son bon ami, le Baron Savarin de Marestan, un médiateur international mais aussi un fin connaisseur de vins et une champion équestre, prend aussi à coeur son lien personnel avec l'Histoire.

    -----------------------------------------------------------------------------

    Pourquoi cet événement, qui est passé inaperçu en 1999, vire-t-il au drame national en 2009 ?

    Est-ce que les médias cherchent à aider le Parti Québécois et le Bloc Québécois à relancer l'option souverainiste ?

  • Phil Ippe
    Inscrit
    lundi 2 février 2009 16h41
    Archambault, fier esclave...
    ...Vous ne connaissez pas L'Hisoire mon cher Mononk de kebek.
    1759 n'est certainement pas le début du Canada qui devra attendre plus de 100 ans avant d'obtenir un gouvernement dit responsable (on pourrait meme se demander s'il est si responsable aujourd'hui)! Entre la naissance du Canada et cette conquete, les Canadiens francais ont perdus leurs terres, certains furent déportés, pendus, massacrés, resterent embrigadé dans le despotisme catholique (alors qu'en Europe et surtout dans cette France que vous detestez et probablement enviez, on accédait aux Lumieres), se voyaient interdire l'acces a plusieurs postes, à plusieurs droits. Ce sont des gens comme Archambault qui refuserent de suivre les Americains quand ils prirent Montreal et nous offraient alors peut-etre une vraie liberte! Mais des gens comme Claude Archambault ont besoin de maitres pour leur dire quoi penser et mepriser et les Anglais et le regime imperialiste britannique leur plait, alors ils crachent sur ceux qui sont vraiment libres. Il y a des gens qui sont fiers d'etre esclaves...allez les comprendre...le plus ironique, c,est qu'ils continuent à parler la langue des esclaves au lieu d'adopter celle de leurs maitres, c,est qu'ils adorent jouer les dominés!

  • Jean-François St-Louis
    Inscrit
    lundi 2 février 2009 16h46
    Deux poids, deux mesures
    Lorsque l'on parle des événements de polytechnique ou des attentants du World Trade Center, le mot commémoration n'est pas du tout synomyme de célébration.
    Pourtant en parlant de la bataille des plaines d'Abraham, commémoration et célébration deviennent subitement synonyme.
    Est-ce que quelqu'un peut m'expliquer pourquoi?

    On as fait des films sur les attendants du World Trade Center et vendredi prochain un film sur Polytechnique sortira en salle.
    Des films qui racontent des événements tragiques que les gens regardent en mangeant du pop corn et en buvant du Pepsi.
    Alors expliquer moi pourquoi c'est indécent d'aller voir la reconstitution de la bataille des plaines d'Abraham en mangeant des hot dog et en buvant de la bière?

  • Richard Gauthier
    Inscrit
    lundi 2 février 2009 16h55
    Cher Monsieur Juneau
    Vos explication sont cousues de fil blanc. En effet, les fonctionnaires ont le dos large et associés à l'esprit des fêtes, ils en prennent pour leur rhume et ça donne ce beau résultat. Mais derrière, vos grosse lunette épaisse, se cache un fin stratège, c'est à dire un mange ¨canayen¨ qui n'a aucun respect envers ses pairs. Mon fils de 11 ans sait pertinemment ce qu'il faut fêter ou pas. Il sait qu'on peut souligner des événements. Vous êtes à la solde de ceux qui essaient de nous matter depuis 250 ans. C'est faire preuve de mauvaise volonté et d'hostilité envers les Québécois pour ne pas avoir vu le coup venir. Honte sur vous.

  • Richard Gauthier
    Inscrit
    lundi 2 février 2009 17h08
    @Guy Archambault
    Merci pour votre constat éclairé.

  • Richard Gauthier
    Inscrit
    lundi 2 février 2009 17h14
    @ Pierr Ka
    Le passé est garant de l'avenir n'est-ce pas? Alors...?

  • L. thériault
    Inscrit
    lundi 2 février 2009 17h16
    C'est de la provoc !
    Suivez mon délire : Harper est un agent au service des USA ; avec cette commémoration, il veut krinker le Québec, pour qu'il se sépare du Kenada, afin d'affaiblir le pays, pour que les USA le ramasse, le paghocyte.

  • Francine Dubois
    Abonnée
    lundi 2 février 2009 17h20
    La bataille des Plaines, ce n'est pas seulement une affaire de la ville de Québec!
    N'en déplaise à M. Trudel qui s'indigne que c'est encore Montréal qui chiale, les cours d'histoire sont donnés à travers le Québec monsieur. Je suis de Montréal et j'ai à coeur les racines françaises de mes ancêtres. Cette bataille n'a pas été la plus importante mais la plus symbolique. Je préférais beaucoup plus célébrer les Habitants de cette époque qui ont forgé ce coin de pays, l'histoire des "Canadiens", des Français et des amérindiens méritent plus notre attention qu'une bataille qui n'a duré que quelques minutes. Célébrer une défaite, il n'y a qu'içi pour penser à ça!

  • Pierre Girard
    Abonné
    lundi 2 février 2009 17h35
    Une arnaque cette musique sur la bataille des Plaines d'Abraham - Merci M. Beaulieu
    Après vérification faites vous avez raison M. Beaulieu, Wolfe est mort sur les Plaines d'Abraham. Sacrée Louise... je ne suis pas vraiment surpris...

    C'est donc comme le 11 septembre cette affaire, de la grosse foutaise on dirait bien, sauf que le monde entier est pris au piège du mensonge sur du 11 septembre et pour combien de temps encore ...

    pierre girard

    _____________________

    De: "Claude Beaulieu"

    Bonjour, M. Girard
    J'ai été fort surpris de lire votre texte dans le Devoir disant que Wolfe avait composé une pièce de musique. À prime abord, ça me parait fort douteux; Wolfe est mort sur les Hauteurs d'Abraham dans les minutes qui ont suivi la bataille. J'ai aussi consulté plusieurs biographies de Wolfe, et aucune ne fait état qu'il était musicien de quelque façon que ce soit. Pouvez-vous m'éclairer sur l'origine d'une telle partition? A-t-elle été authentifiée?

    Bien vôtre,
    Claude Beaulieu.=



    ----- Original Message -----
    From: "Pierre Girard" <pierre2004@videotron.ca>
    To: "Claude Beaulieu"
    Sent: Monday, February 02, 2009 5:06 PM
    Subject: Re: Musique de Wolfe?


    Bonjour M. Beaulieu

    > Vous avez peut-être raison puisque Louise Courville avait déjà trouvé cette partition musicale alors que je ne la connaissais pas intimement encore. Il faudrait lui demander ce qu'il en est. Par contre c'est vrai qu'un disque à
    été fait par Radio-Canada à l'époque sur cette bataille supposée composée par Wolfe et que nous avons fait une tournée musicale pour les Jeunesses Musicale du Canada en 1979.

    Contactez Louise Courville sur ce sujet c'est sur : enoufran@videotron.ca et s'il vous plaît dites moi la réponse qu'elle vous rendra, cela m'intéresse.

    merci de m'écrire vos commentaires

    pierre girard
    www.pierregirard.ca

  • Rémi Bourget
    Inscrit
    lundi 2 février 2009 17h52
    Évidemment, Jacques Noël allait trouver une façon de blâmer les immigrants pour ça!!
    Wow. M. Jacques Noël fait encore des siennes... Plutôt que de prendre la peine de commenter un article fouillé et sérieux, il a, fidèle à son habitude, plutôt pris le crachoir pour déverser son fiel sur les immigrants... encore!

    Voyons un petit extrait de son texte :"Si les nationalistes publiaient la liste des victimes,l'immense majorité des Québécois s'y reconnaitraient facilement (ce qui est impossible pour des métèques sans racines comme Brun par exemple". Le moins que l'on puisse dire c'est que cela vole bas, M. Noël. Moi qui croyait qu'un événement qui s'est produit il y a 250 ans échapperait à votre harangue habituelle sur les maux de l'immigration...

    La commémoration festive de cette bataille est d'un goût douteux, sans doute. C'est même un peu désolant. Mais c'est beaucoup plus désolant de voir des gens penser en opprimé, en véritable aliéné de l'histoire comme vous, M. Noël. C'était il y a un quart de millénaire!! Sortez de votre trou un peu et réalisez donc que nous sommes en 2009, plus en 1759. Les Z'anglais ne sont pas tous méchants parce que votre ancêtre est tombé au champ de bataille il y a 250 ans... Les Français, premiers véritables "immigrants" sur cette terre, ne sont pas tous méchants parce qu'ils se sont approprié le territoire des Autochtones. Les "zimmigrants", ne sont pas moins digne de respect (comme vous l'insinuez en insultant M. Brun sur ses racines) simplement parce que leur sang n'a pas souillé la terre de notre pays. Et surtout, ce n'est pas parce que nous avons perdu une bataille en 1759 que nous devons continuer à penser en véritable colonisés!

    Les gens comme vous qui lient le sang à la terre sont de dangereux idéologues. Regardez donc ce qui se passe à Gaza pour vous en convaincre. Peut-être que votre soif de victimisation s'en portera mieux, à condition que vous soyez capable de compassion pour autre chose que vos compratriotes pure laine (comme si cela existait réellement au Québec)!

  • Jocelyn Martel-Thibault
    Inscrit
    lundi 2 février 2009 17h53
    @ M. Yves Côté
    "Non, il s'agit de mettre en scène sur son lieu même les dernières minutes sanglantes et glorieuses pour l'assaillant d'un régime qui déterminait la vie de la Nouvelle-France."

    Si nous avons perdu quelque chose, en cette date, c'est le lien entre notre colonie et la mère patrie, donc, en quelque sorte, notre dépendance idéologique - ce qui, je crois, nous différencie d'avec les canadiens anglais, dont la nationalité ne possède aucune genèse - et bien que cette coupure se soit effectuée dans le sang, je crois qu'il est temps que le peuple québécois s'affranchisse de l'idée que c'est NOUS qui avons perdu la bataille cette journée de 1759. C'est l'armée française qui l'a perdue (la quasi totalité des soldats réguliers de l'armée de Montcalm étaient des français, non pas des canadiens-français, qui eux (nous) constituaient la milice, milice qui leurs a bravement sauvé la retraite - fait qui devrait être dignement représenté lors de la reconstitution) et selon moi, la France a perdu également le privilège que nous nous identifions à elle lorsqu'elle a vendu notre pays, ces "quelques milliers d'arpents de neige" aux anglais. C'est là que réside la défaite, et non dans la prise de Québec, car de toute façon, Québec a été reprise le 28 avril 1760 par Lévis. La défaite, la véritable défaite, est survenue lorsque la France a abandonné une colonie dont elle se foutait depuis déjà longtemps. Et je vous en prie, arrêtez de confondre vos ancêtres dans le même moule homogène. Ce qui se rapproche le plus de ce que nous sommes aujourd'hui, en tant que peuple, c'est le « petit peuple », et non le gouvernement de la colonie, ni l'armée qui est venue défendre les intérêts de la France.
    Ainsi, notre nation d'origine nous a abandonnés, pour nous livrer à un autre gouvernement. À moins que je sois imbécile, je crois qu'il s'agit ici de la cause de cette honte qui nous hante en tant que peuple. Mais il est intéressant de constater à quel point on oublie que le peuple canadien était aussi méprisé par son gouvernement aristocrate français que par celui qui a suivi. Pensez aux manigances de Bigot, à son exploitation du peuple afin de s'enrichir lui et sa bande de larves. S'il y a véritablement un ennemi, c'est le système foedal. C'est à la lumière de ce raisonnement qu'on peut voir à quel point le peuple québécois est un pur joyau d'humanité. Nous sommes l'un des premiers peuples coloniaux, avant même les américains, à s'être libéré de l'auto-asservissement. Je m'explique :
    D'abord, nous avons été abandonnés par la monarchie française. Bien. La monarchie exploite ses sujets, surtout lorsqu'elle est absolue, comme en ces années. L'«élite », symbole d'exploitation du peuple, est repartie en France pour la plupart, sauf pour une infime minorité, qui a rapidement perdu ses prérogatives de toute façon. Ensuite, nous avons été pris en charge par une autre monarchie, la britannique, l'ennemi. D'accord, cette monarchie a autant abusé de nous que la précédente, cependant, bien que restreints dans nos moyens, nous sommes restés libres, par notre haine commune envers l'« envahisseur », de conserver notre intégrité en tant que peuple, car déjà, nous étions solidaires sous l'occupation ennemie. Nous étions UN peuple, uni. La volonté d'assimilation anglaise n'a jamais vu son but s'accomplir, au contraire, elle n'a eue de cesse de nous encourager à nous bâtir notre propre identité. Le peuple français s'est libéré de l'auto-exploitation en 1789, pour y retourner un peu après - ça, c'est humiliant - puis pour finir par s'en libérer définitivement moitié 19e. Bien fait pour eux. Nous, le peuple québécois, anciens canadiens, avons été très tôt libérés de la honte d'être un état qui exploite ses gens. Nous avons été exploité, oui, mais notre conscience en tant que peuple est lavée depuis 1763. Et si quelqu'un me ramène l'idée que les anglais, dans leurs manipulations, ont amené le clergé à abuser du peuple, et bien la honte appartient à l'institution du clergé, pas au peuple. Et si quelqu'un me ramène l'idée que la domination anglaise a poussé des plus nantis à la Séraphin Poudrier à exploiter ses semblables en raison de la dèche dans laquelle ils ont mis nos paysans, et bien la honte appartient aux anglais, et à l'individu qui a commis le crime. Notre seule honte en tant que peuple est d'avoir été abandonnés. Et en ce qui a trait à l'humiliation d'être un peuple conquis? L'avons-nous jamais été, conquis? L'avons-nous jamais été, au fond de nous, dans notre intégrité, comme l'ont été, supposons, le peuple allemand, conquis jusqu'à leur âme par une idéologie outrageante? Avons-nous jamais cédé à leur volonté d'assimilation? Les avons-nous jamais laissé nous enlever notre intégrité? Regardons simplement où nous en sommes aujourd'hui, debout, fiers, et plus forts que jamais. Nous, peuple de gauche, depuis 1763, nous, qui refusons la majorité à Harper, qui disons non à l'égoïsme social, prémisse du vent socialiste qui balaie l'Amérique en ce moment et qui redonne la fierté à la race humaine, nous, qui n'avons jamais été tyrans, et dont la seule faute a été d'avoir les couilles de vivre dans le pays des quatre saisons, nous qui encore aujourd'hui sommes entiers et assez forts pour crier l'insoumission de notre héritage culturel. Anglais, et Français, ont abusé de nous. Mais nous, nous n'avons abusé de personne, et surtout pas de nous-mêmes.

    Ainsi, si l'on reconstitue la bataille des plaines de 1759, ne la voyons pas comme notre défaite, ni comme le commencement de notre soumission à l'ennemi, et encore moins comme une tentative d'un ennemi symbolique de nous assimiler. L'orgueil nous défend de fêter le symbole du début d'une certaine humiliation. Et bien pourquoi ne pas récupérer ce symbole. Pourquoi ne pas récupérer l'événement comme l'authentification de notre fierté de peuple qui ne s'est jamais laissé arracher ses valeurs culturelles. Les anglais ont battu les français sur nos plaines, et cette bataille a mené à l'inévitable cession du Canada aux anglais. S'ils la reconstituent, cette bataille, je propose que nous allions tous nous habiller en miliciens, et qu'on foutte une volée symbolique aux rouges. Merde pour l'histoire, on l'a mythifiée de toute façon. Cette bataille n'a pas sa place comme genèse de l'identité québécoise. Ce n'est pas une défaite qui a créée notre nation, c'est notre refus de s'infliger cette défaite.

  • Jean-Renaud Dubois
    Abonné
    lundi 2 février 2009 17h54
    Beavo! C'est la seul voie! Out à la CCBN de l'autre Nation!
    Bonjour,

    Vous me surprenez agréablement ; c'est une position courageuse alors que notre "Denise nationale" s'en est lavé les mains, en autant que ce ne soit pas un genre de party d'allowen d'été!

    D'autant que cela me rassure sur l'indépendance de notre journal!
    Rappelons ici le laisser-aller éthique(conflit d'intérêts) envers notre ami Parisella lors de la dernière élection : il est membre influant au CA de notre Devoir ; et surtout Conseiller personnel de Sun Tsu (livre de chevet de Jean Charest)!

    Pour revenir sur votre chronique, vous avez surement remarqué que tous nos ministres -- de très grands défenseurs du Québec -- se taisent ou se cachent à l'instar du plus grand premier ministre de notre histoire, Jean Charest!

    Il a dit fièrement qu'il n'y serait pas! Mais il ne fallait pas s'attendre à ce qu'il dénonce cette commémoration, comme "des commandites style PLC"! Pourtant, c'en est!!!

    A-t-il compris, lui, qu'il n'avait pas par sa présence à donner du souffle aux souverainistes, tout en l'appuyant, puisqu'il ne la dénonce pas! Habile, non!

    Toutes mes félicitations, donc!

    Jean-Renaud Dubois
    Sainte-Adèle

    N.B. Comme je lis notre journal sur «le Devoir sur mesure» que je reçois en courriel - même si je reçois la version papier - je me demande pourquoi je devrais demeurer abonné puisque j'ai accès aux textes sur le Devoir.com : très peu de cadenas! Et quand il y en a, on retrouve les textes cadenassés sur d'autres sites. Alors...

    Expliquez-moi -- ainsi qu'aux autres abonné(e)s -- je ne comprends pas vos politiques!

    Enlever les cadenas le surlendemain, serait il me semble une solution gagnante qui n'inciterait plus des gens comme moi à se désabonner!
    À moins évidemment que plus de commentaires provenant d'abonné(e)s et non-abonné(e)s augmentent vos revenus publicitaires au point de compenser ou dépasser vos pertes d'abonnements potentiels!


    Bonne semaine,

  • Pierre Brosseau
    Inscrit
    lundi 2 février 2009 18h13
    Montréal, un poids de plus en plus lourd pour le Québec?
    M. Fernand Trudel s'est déchaîné un peu plus tôt dans ces pages, fustigeant souverainistes, Montréalais, Falardeau, Plateau et autres chiâleux dans une hargneuse bouillabaise. Il est vrai que vue de de Québec, forteresse à 98% blanche, uniligue francophone, fédéraliste comme son ex-maire Jean Pelletier qui ne s'enfargeait pas dans les virgules des lois pour faire triompher sa vérité, il est vrai, dis-je que la Montréal multilingue, multi-ethnique, regroupant la moitié de la population du Québec et les deux tiers de son PIB dérange les gardiens (homophobes, xénophobes ?) de nos traditions.
    Ceci dit, les Montréalais ont participé par dizaines de milliers au formidable succès des célébrations du 400e de la ville de Québec, ce dont nous sommes tous fiers.
    M. Trudel noous apprend que nous sommes indépendants depuis 1791. Ah oui ? Je croyais que nous étions encore une monarchie constitutionnelle, y compris depuis les signatures solennelles de la Reine et de PET en 1982.
    Quant à la "tolérance et au respect de la démocratie" dont ont fait preuve les Anglais, "au contraire des souverainistes" (???), M. Trudel passe un peu trop rapidement sur le fait que les Anglais n'ont pas fait de cadeaux aux Canadiens-français. Ils voulaient tout simplement les avoir de leur côté de peur que les Américains ne s'en fassent leurs alliés. Les Anglais ont dominé par les armes jusqu'à ce qu'ils aient fait immigrer gratuitement assez d'Écossais et autres assimilables pour détenir une majorité, quitte à se réserver des comtés protégés pour s'assurer que la démocratie électorale ne se trompe pas de camp. Entretemps, 500 000 Canadiens-français, trop pauvres pour continuer à vivre chez eux et ne pouvant avoir accès au crédit réservé aux Anglais, s'exilaient aux États-Unis. Aujourd'hui, 12 000 000 d'Américains ont une ascendance canadienne-française. Ils n'ont peut-être pas oublié, mais sont désormais impuissants dans notre débat.
    Mais pourquoi M. Trudel laisserait-il sa mémoire sélective s'embarrasser de telles broutilles ?
    Si "les Américains ont tourné la page" et procèdent à des reconstitutions historiques sans problème, cela tient à ce qu'ils l'ont fait leur pays. Le nôtre est encore à naître.
    Nous participerons à la construction de ce beau Canada quand
    celui-ci acceptera de se remettre en question et de laisser le Québec grandir. Ce pourrait être à l'intérieur d'une Communauté économique canadienne, par exemple, un peu sur le modèle européen. Nous y sommes presque déjà.
    À bon entendeur.

  • Jean-François St-Louis
    Inscrit
    lundi 2 février 2009 18h58
    En réponse à mme Francine Dubois
    Les reconstitueurs qui participerons aux batailles des plaines d'Abraham et de Sainte-Foy ont à coeur de recréer la vie des soldats pendant le régime français. Si vous préférez célébrer les "Habitants de cette époque qui ont forgé ce coin de pays, l'histoire des "Canadiens", des Français et des amérindiens" rien ne vous empêche de le faire.

    Un des buts de la reconstitution historique est de faire de l'éducation. Alors je vous encourage fortement à faire de même.

    Et non, il n'y a pas qu'ici pour penser à COMMÉMORER une défaite.

  • Michel Caisse
    Inscrit
    lundi 2 février 2009 19h31
    Et si on y allait ?
    Pourquoi ne pas y participer ? L'ambiance pourrait y être vraiment festive. Si ce qui reste de québécois encore fiers de ce peuple se donnait la peine de s'y rendre avec tarte à la crème et tomates mûres... Il me semble que la célébration serait haute en couleurs. La tarte à la crème et la tomate ne représentent-elles pas les couleurs de notre unifolié ?
    De toute façon, célébrer le colonialisme et ses conquêtes, est un tel anachronisme, une telle insulte à toutes les luttes de libération qui ont secoué l'empire britannique et par là, toutes les luttes qui ouvrent la voie vers l'égalité des peuples. Non vraiment, cela doit mourir au feuilleton sans quoi, il se pourrait bien qu'on ait une nouvelles date à commémorer.

  • Jean-Renaud Dubois
    Abonné
    lundi 2 février 2009 23h03
    @paul lafrance, Enfin vous commencez à comprendre! Bravo!
    Bonjour,

    ......« Si "les Américains ont tourné la page" et procèdent à des reconstitutions historiques sans problème, cela tient à ce qu'ils l'ont fait leur pays..... », Pierre Brosseau.

    Voilà! C'est toute la différence! "La nôtre est encore à naître"!


    Bonne semaine,

    nôtre est encore à naître.

  • Pierre Brosseau
    Inscrit
    lundi 2 février 2009 23h05
    Les médias chercheny à relancer l'option souverainiste!
    M. Fernand Trudel en a de bien bonnes. Sa nouvelle théorie ou ligne de défense l'amène à supposer que "les médias cherchent à aider le Parti Québécois et le Bloc Québécois à relancer l'option souverainiste". J'imagine que ce sont le quasi-monopole des journaux de Gesca-Power Corp et l'alliance secrète avec Radio-Canada qui aident à mousser la cause des souverainistes. Il ne viendra pas à l'esprit de ce monsieur que le mouvement spontané qui se développe pour annuler la reconstitution de la Bataille réponde tout simplement à un élan patriotique. Trop difficile à comprendre pour un fédéraliste ? Pas fort.

  • Jacques Dubreuil
    Inscrit
    mardi 3 février 2009 10h04
    Les «traites»
    @Sylvie Doyon,
    Quelle joie de vous lire! Enfin quelqu'une qui aime le Québec d'une façon primaire, totale, définitive. Une vraie patriote. J'espère seulement que vous n'êtes pas une provocatrice de la GRC comme il s'en infiltrait dans le temps au FLQ.

  • Pierre Girard
    Abonné
    mardi 3 février 2009 10h53
    Peut-être que le général Wolfe n'est pas mort sur les plaines d'Abraham...
    Finalement, je ne sais plus vraiment. Peut-être que le général Wolfe n'est pas mort sur les plaines d'Abraham comme l'histoire l'affirme et que la partition musicale du général Wolfe, décrivant le déroulement de sa bataille, que Louise Courville a trouvé et joué avec son groupe de musique ancienne, est authentique. Si j'observe comment l'histoire s'écrit à partir de mensonges - parfois de tailles démesurées comme ceux du 11 septembre 2001 - au service du pouvoir planétaire occulte, pourquoi pas!

    La grande question m'apparait être celle-ci: "voulons-nous savoir la vérité... la réalité" ou si nous préférons continuer de vivre en s'imaginant que nous sommes bien gouvernés et bien informés? À la lumière de ma prise de conscience que le 11 septembre 2001 était un événement orchestré de l'intérieur pour nous subjuguer et nous assujettir à leurs diableries, je me permets de penser que la plupart préfèrent de pas savoir, c'est plus facile de vivre ainsi.

    Quoi qu'il en soit, c'est évident que c'est un choc de réaliser que les 3 tours du WTC se sont écroulées sur elles-mêmes, pulvérisées par explosifs à partir du haut vers le bas en ce qui concerne les tours jumelles, et par démolitions contrôlées conventionnelles pour ce qui est de la tour 7 du complexe WTC à 17 h 20 le 11 septembre 2001. Cela remet tellement fortement en question l'intégrité des autorités de nos gouvernants (qui savent), que cela devient insupportable à vivre sans s'impliquer socialement en cherchant à réveiller les esprits humains qui se bercent toujours de la version officielle clownesque du gouvernement américain à propos de ces tristes événements.

    La grande question c'est celle-ci : s'ils peuvent monter de tels scénarios pour arriver à leurs fins, alors ils sont certainement capables de faire encore pire? Pensez-vous vraiment que la crise financière qui nous est imposée est le fruit du hasard? Si vous pensez cela, c'est que vous vivotez dans un monde imaginaire en croyant toujours au Père Noël.

    Informez-vous, réveillez-vous, et cessez de croire les contes de fées. À chaque fois que vous faites le plein d'essence, ils vous donnent la réponse en vous démontrant qu'ils se foutent de vous carrément et royalement.

    Voulez-vous juste survivre à leurs jeux malsains en demeurant confus et dépassé, ou souhaitez-vous en finir avec le diable en choisissant de regarder les choses bien en face, et de nous libérer de ces assujettissements qui font de nous pas beaucoup plus que du bétail hébété.

    Sur ce lien en bas il y a 4 vidéos :

    1- La conférence LES ENJEUX DE LA CRISE FINANCIÈRE, La Grande Dépression du XXIe siècle, avec Michel Chossudovsky, professeur d'économie à l'université d'Ottawa.

    2- "911 Mysteries" (sous-titres français) pour vous faire une opinion sur les 3 tours du WTC "pulvérisées" avec des explosifs le 11 septembre 2001...

    3- Entrevue de Richard Gage (architecte) par Alex Jones - 400 ingénieurs & architectes américains s'interrogent sur les vraies raisons de l'effondrement des 3 tours du WTC.

    4- Le 11 janvier 2008, le député japonais Yukihisa Fujita remets en question les événements du 9,11 et sur "la guerre aux terroristes" en session parlementaire. Sa déclaration fut retransmise en direct sur la télévision publique japonaise.

    www.911.pierregirard.ca/

    Nous pouvons décider de faire de ce monde ce que nous souhaitons qu'il devienne. Nous avons juste à prendre conscience de ce qui est là, et le reste s'ensuivra simplement... naturellement.

    pierre girard

    en référence à:
    http://www.ledevoir.com/2009/02/02/commentaires/09
    et à :
    http://www.ledevoir.com/2009/02/02/commentaires/09


    www.pierregirard.ca

  • Pierre Demers
    Abonné
    mardi 3 février 2009 16h38
    Les Plaines, territoire national du Québec.
    Les Plaines, territoire national du Québec.

    Les Plaines d'Abraham devraient être restituées au Québec, qui en fera ce qui lui plaîra. Et aussi les autres enclaves fédérales situés au Québec, telles les têtes de pont que sont les ports maritimes de Montréal et de Québec et autres lieux.

  • Alain Bellemare
    Inscrit
    mardi 3 février 2009 23h22
    Reconstituer l'incompétence des généraux Wolfe et Montcalm? Pourquoi pas...
    Le général Wolfe n'avait rien d'un génie militaire. Au contraire, ce fut la surprise générale à la cour d'Angleterre lorsqu'on apprit sa <victoire> devant Québec tant qu'on ne s'attendait pas à un tel exploit de sa part.
    Il fallait en effet être désespéré pour faire gravir à ses soldats tout guindés le flanc du Cap Diamant en cette nuit <frisquette> d'un 13 septembre, pour se retrouver à découvert devant la plus formidable forteresse du nouveau monde...
    Qu'est-ce qui a bien pu pousser ce général britannique à une entreprise aussi insensée, voir suicidaire? Était-ce la peur d'être surpris par un hiver hâtif ou la crainte de retourner de nouveau chez-lui en général bredouille?
    Quoi qu'il en soit, il eut cette audace de croire à un miracle militaire, c'est-à-dire, à une plus grande bévue stratégique de la part du général français, ce qui entre deux incompétences, la sienne pourrait l'emporter.
    Et c'est ce qui se produisit sur les plaines d'Abraham, ce 13 septembre 1759, il y a 250 ans, déjà. En effet, au lieu d'attendre patiemment que vienne l'attaque de l'armée de Wolfe assez près des remparts de sa ville et de la battre en toute sécurité avec ses fusils et ses canons, voilà qu'il accourt avec ses soldats tout essoufflés, sort de sa forteresse imprenable et se place à découvert devant l'ennemi. Pire encore, comme si son incompétente défaite ne suffisait pas, il s'en va livrer la ville à un ennemi défraîchi en leur ouvrant toute grande les portes de la citadelle de Québec. Il est vrai que son état-major tout aussi incompétent était du même avis ainsi que la petite bourgeoisie marchande de Québec dont les affaires n'allaient pas aussi bien depuis le blocus anglais.

    Quoiqu'il en soit, c'est bien la démonstration même de l'incompétence militaire des deux généraux qui devraient être commémorée sur les Plaines d'Abraham, et comme toute mauvaise nouvelle a un bon coté, cette défaite des Français et leur rapatriement en France par la suite, nous a permis de fonder sous le régime anglais une Nation vraiment distincte des Français, celle des Canadiens-français de souche que nous sommes..., Québécois et Québécoises pour d'autres...Malheureusement pour les anglais, leur victoire sur les Plaines ne leur a pas permis d'en faire autant puisqu'ils sont toujours accrochés au nombril de la monarchie britannique. N'oublions pas que la Reine d'Angleterre demeure toujours la Reine du Canada, que sa représentante au Parlement, la gouverneur générale, avait bel et bien le pouvoir de remplacer le gouvernement conservateur par celui de la coalition si le budget fédéral avait été défait en Chambre.
    Alors fêtons en vrai ce 250ième anniversaire, enlignons 2 généraux fringants et incompétents, et demandons au gouvernement du Québec et à son Opposition, tous élus en le pire scénario électoral possible, de consulter positivement les bénéficiaires d'une telle commémoration et d'ouvrir toute grande les portes de Québec au général le moins incompétents avant qu'il ne meure à nouveau sur les plaines.
    A.B.

  • Pierre Girard
    Abonné
    mercredi 4 février 2009 20h05
    En fait, nous sommes dans une guerre de l'esprit - Wolfe n'est pas mort sur les plaines...
    De : Pierre Girard
    À : CB
    Envoyé : mercredi le 04 février 2009 7:41 PM
    Sujet: En fait, nous sommes dans une guerre de l'esprit

    (en référence à: Wolfe n'est pas mort sur les plaines d'Abraham...)

    Réponse à une lettre que vous pouvez lire en cliquant sur le premier lien à la fin de ma réponse.



    Bonjour Monsieur B

    Je ne suis pas historien et je ne peux certainement ni réfuter ni cautionner vos documents. Mais l'expérience et l'observation m'a appris que le mensonge est partout sur ce monde, surtout quand il est question de pouvoir et de guerres qui ont des répercussions importantes.

    Ce que je peux affirmer c'est qu'une partition intitulée "La Bataille des Plaines d'Abraham" existe bel et bien avec le nom du général Wolfe dessus. Est-ce que c'est ce document qui ment ou est-ce que ce sont vos documents historiques? Je n'en sais rien, mais permettez-moi de croire que lorsque le mensonge est contrôlé par un gouvernement secret (certains disent depuis fort longtemps), on ne peut plus se fier à rien sinon à notre humanité, notre authenticité et à notre jugement, quand il n'est pas trop attaché à l'establishment et aux méthodologies et rigueurs scientifiques dont beaucoup trop en font une religion, ce qui devient une erreur empreinte des limitations du sectarisme, du moins inconsciemment.

    J'imagine que si vous êtes si bien renseigné et intéressé de connaître la vérité sans omettre un détail, vous demanderez à Louise Courville. Elle vous dira certainement son opinion sur ce sujet 30 ans après la sortie de ce disque vinyle et de cette tournée musicale à laquelle j'ai participé directement en tant que présentateur vocal des mouvements de la bataille et accompagnateur au tambour, bien que je n'avais pas de formation musicale spécifique pour faire cela.

    Pour ce qui est de la version officielle des événements du 11 septembre, elle est présentée comme UNE FARCE GROSSIÈRE par le Fire Engineering Magazine qui affirme "qu'aucun bâtiment d'acier n'a jamais été détruit par les flammes. Que l'enquête sur le WTC n'était qu'une farce grossière. Et que tous les indices essentiels ont été détruits illégalement... avant que l'enquête ne soit conclut. Il s'en trouvera toujours pour dire comme vous me le dites en ces termes " mais il y a trop d'ambigüités, d'inconnues, d'éléments non confirmés, etc. pour que je me forme une opinion. Je doute qu'on ne sache jamais la vérité, ne serait-ce que pour cause de secrets d'États, de "national security". Voilà donc! Vous ne vous formerez jamais une opinion? Alors, laissez-moi vous dire que c'est triste d'entendre cela puisque c'est tellement évident que ces événements ne sont pas ce qu'ils prétendent être. Vous attendez quoi pour vous faire une opinion! Des documents, des témoignages reconnus officiellement par le gouvernement des É-U (ou de la CIA, NSA, ISIS, ou whatever)? En ce qui me concerne, ce n'est pas une opinion, mais une certitude. Peu importe comment ils ont fait cela, ils l'ont fait et les marques sont là permanente dans presque tous les esprits humains de ce monde.

    Ceux qui mènent "la bataille" du côté occulte (dans le secret), arrangent généralement les événements au mieux de ce qu'ils calculent selon leurs intérêts qui sont, selon mon opinion, simplement d'entretenir constamment la confusion et le goût du déni dans nos esprits, à n'importe quel prix. Ainsi, nous sommes en constante quête de vérités à nous battre contre des scientifiques d'esprit arrêté, accrocs au pied de la lettre, de journalistes sans grand courage ni grande conscience qui nous traitent constamment de conspirationistes dans leurs papiers pour nous provoquer... nous insulter, de chercheurs reconnus comme tel selon des critères rigides implantés au préalable par l'establishment mais tenus comme rigueur et, ne vous en déplaise, d'historiens qui se réclament de détenir la bonne manière de faire et les bons documents. Mais c'est exactement là l'erreur, car en ayant peur de se tromper et de sortir du cadre de leur stricte méthodologie... de leur bible, ils n'acceptent pas de devoir penser autrement que le diktat l'impose.

    Il n'y a pas vraiment de meilleures manières pour faire les choses. Tout bon créateur sait cela. La règle vaut quelque chose seulement tant qu'on y est soumis. J'ai été artiste sérigraphe pendant 18 ans, j'imprimais et éditais des sérigraphies en tirages limités. Je me souviens en 1989 ou 90 au Salon des Métiers d'Arts de Montréal, un enseignant d'université en sérigraphie d'art m'avait dit qu'il enseignait à ses élèves qu'une technique que j'utilisais dans une de mes oeuvres était impossible à faire, mais je l'avais fait. Je lui avais alors répondu : "je n'ai pas étudié la sérigraphie, je suis autodidacte et comme je ne savais pas que ce n'était pas possible de faire cela alors je l'ai fait." Lors du même salon, un étudiant d'université m'avait dit qu'on lui apprenait que ce que je faisais ne se faisait pas, et je lui avais donné la même réponse.

    Savez-vous que Jésus pourrait n'avoir jamais existé, car il n'y aurait, semble-t-il, aucun document officiel d'époque pour le prouver? J'ai récemment demandé à un ami qui fait une thèse en théologie s'il y avait quelque chose qui prouve son existence. Il m'a répondu qu'effectivement, il n'y a rien. Pourtant dans les faits cela ne veut rien dire, car l'histoire peut très bien avoir été trafiqué pour nous induire en erreur et des documents pourraient même avoir été enterré; par exemple les supposés documents sur Marie Madeleine épouse de Jésus dont justement Louise Courville a composé Oratorio en 2002 sur ce sujet. Louise c'est une sentimentale et elle aime les trucs ésotériques mystiques, pas moi. C'est aussi simple que cela. Pour Louise c'est vrai, mais pas pour moi.

    L'enjeu principal se passe au niveau de la pensée et de l'esprit et ils le savent très bien. En fait, nous sommes dans une guerre de l'esprit. C'est le mal contre le bien avec tout ce qu'il a de tordu et tous ces labyrinthes qui en naissent, souvent à cause de notre propre ignorance et méconnaissance des choses du mental et de l'esprit. Nous devenons alors notre propre ennemi, mais nous ne le savons pas. C'est peut-être comme ça depuis longtemps, qui sait véritablement?

    Je n'affirme pas que vous avez tort dans votre recherche, mais je ne dis pas que vous avez raison non plus.

    Et puis vous terminez votre lettre sur un ton condescendant de grand connaisseur imbu de vous-même et de votre supposée connaissance.

    "Dans un autre registre, un vieux sage du vieux Deschambault m'a déjà dit; "La connaissance est la seule chose qu'on peut donner sans rien sacrifier". Magnifique. C'est pourquoi je vous invite, dès que vous aurez des questions sur notre histoire, à me contacter. Je ferai, avec plaisir, mon possible pour vous répondre."

    Je vous réponds alors :
    Monsieur, vous tombez mal, car je suis un être authentique toujours vivant et créatif, et votre connaissance n'a de réelle substance que pour les seuls pourtours de votre gros ego.

    Ah que j'aimerais l'entendre cette bataille en musique, que nous avons jouée pendant des mois. Qu'elle soit vraie ou fausse, je m'en balance.

    pierre girard
    www.pierregirard.ca

    en référence à :
    www.911.pierregirard.ca/lettreCB.htm
    http://www.ledevoir.com/2009/02/02/commentaires/09
    http://www.ledevoir.com/2009/02/02/commentaires/09

    p.-s. Dans ma lettre originale, j'ai donné à M. B l'adresse et le numéro de téléphone de Louise Courville afin qu'il puisse la contacter.

  • Pierre Girard
    Abonné
    mercredi 4 février 2009 22h17
    En fait, nous sommes dans une guerre de l'esprit # 2
    Et puis M. B, si vous êtes vraiment sérieux dans votre recherche, de contacter Louise Courville m'apparait tout à fait incontournable. Et si vous êtes encore plus sérieux, vous mettrez votre talent de chercheur et de détective au service de la vérité sur le 11 septembre, car l'enjeu est planétaire et bien plus important. Il y va de notre survie et de notre liberté à nous tous.

    pierre girard

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