Conseil général de Saint-Hyacinthe - Le Bloc québécois recentre son discours autour de la souveraineté
Gilles Duceppe cible les libéraux
Photo : Agence Reuters
Le chef du Bloc québécois, Gilles Duceppe, que l’on voit ici lors du débat sur le budget aux Communes, s’est livré samedi à une charge à fond de train contre le chef libéral, Michael Ignatieff, à l’occasion du conseil général de son parti
Saint-Hyacinthe — Emboîtant le pas à son grand frère de l'Assemblée nationale, le Bloc québécois a décidé de remettre la souveraineté au coeur de son discours après une accalmie de quelques années au cours desquelles il s'est surtout posé en défenseur des intérêts du Québec.
À l'instar de la péquiste Pauline Marois, le chef Gilles Duceppe estime qu'il est grand temps de recommencer à en débattre de cette option constitutionnelle sur la place publique.
«Notre projet est plus pertinent qu'il ne l'a jamais été. En 2008, les victoires du Bloc et du Parti québécois ont ramené l'espoir pour les souverainistes. À nous maintenant de traduire cet espoir dans l'action», a-t-il insisté samedi, en marge du conseil général de son parti à Saint-Hyacinthe.
Devant quelque 300 militants, M. Duceppe s'est même permis de dire que «les astres sont en train de s'aligner» pour la souveraineté, en dépit de la crise économique qui secoue actuellement le monde.
Le politicien reconnaît que l'élection d'un gouvernement fédéraliste majoritaire à Québec rend très improbable la tenue d'un référendum d'ici quatre ou cinq ans.
En faisant la promotion de leur projet dès maintenant, les bloquistes s'éloignent toutefois clairement du Parti libéral qu'ils étaient pourtant prêts à soutenir dans le cadre de la coalition des partis d'opposition formée en décembre. Avec l'arrivée de Michael Ignatieff, ces derniers s'imposent comme les principaux rivaux du Bloc au Québec.
D'après une enquête publiée la semaine dernière dans le quotidien La Presse, le Bloc est en effet le premier choix de 34 % des électeurs. Les libéraux les talonnent à 31 % des intentions de vote, et les conservateurs ferment la marche à 16 %.
Haro sur les libéraux
Gilles Duceppe a tenté de minimiser le phénomène en rappelant que tous les chefs libéraux — y compris Stéphane Dion — avaient vécu une lune de miel avec les électeurs dans les semaines suivant leur nomination.
Comme il l'avait fait au lendemain du dépôt du budget, Gilles Duceppe a d'ailleurs concentré ses tirs sur M. Ignatieff qu'il accuse d'avoir laissé tomber le Québec et qu'il place maintenant dans le même camp que les conservateurs de Stephen Harper.
À son avis, la décision des libéraux d'appuyer le budget de cette semaine fournit en effet une autre preuve de l'incapacité des partis fédéralistes à défendre adéquatement les intérêts du Québec.
«Pour ceux qui n'avaient pas encore remarqué, peu importe le parti au pouvoir à Ottawa, libéral ou conservateur, peu importe le chef à Ottawa, les intérêts et les valeurs du Canada passent toujours avant les valeurs et les intérêts du Québec», a-t-il fait valoir.
Devant quelque 300 militants de son parti réunis à Saint-Hyacinthe, le leader souverainiste a assimilé le remplaçant de Stéphane Dion à ses prédécesseurs fédéralistes et centralisateurs. Il a promis que son parti s'occuperait de «Michael» (Ignatieff) comme il s'est occupé de «Jean» (Chrétien) et de «Paul» (Martin).
M. Duceppe, que les commentateurs envoient à la retraite depuis des années, a demandé et obtenu le soutien quasi unanime des troupes qu'il mène depuis quinze ans. Il a obtenu l'appui de 94,8 % des militants lors d'un vote de confiance. La dernière fois, en octobre 2007, cet appui avait été de 95,4 %.
À l'instar de la péquiste Pauline Marois, le chef Gilles Duceppe estime qu'il est grand temps de recommencer à en débattre de cette option constitutionnelle sur la place publique.
«Notre projet est plus pertinent qu'il ne l'a jamais été. En 2008, les victoires du Bloc et du Parti québécois ont ramené l'espoir pour les souverainistes. À nous maintenant de traduire cet espoir dans l'action», a-t-il insisté samedi, en marge du conseil général de son parti à Saint-Hyacinthe.
Devant quelque 300 militants, M. Duceppe s'est même permis de dire que «les astres sont en train de s'aligner» pour la souveraineté, en dépit de la crise économique qui secoue actuellement le monde.
Le politicien reconnaît que l'élection d'un gouvernement fédéraliste majoritaire à Québec rend très improbable la tenue d'un référendum d'ici quatre ou cinq ans.
En faisant la promotion de leur projet dès maintenant, les bloquistes s'éloignent toutefois clairement du Parti libéral qu'ils étaient pourtant prêts à soutenir dans le cadre de la coalition des partis d'opposition formée en décembre. Avec l'arrivée de Michael Ignatieff, ces derniers s'imposent comme les principaux rivaux du Bloc au Québec.
D'après une enquête publiée la semaine dernière dans le quotidien La Presse, le Bloc est en effet le premier choix de 34 % des électeurs. Les libéraux les talonnent à 31 % des intentions de vote, et les conservateurs ferment la marche à 16 %.
Haro sur les libéraux
Gilles Duceppe a tenté de minimiser le phénomène en rappelant que tous les chefs libéraux — y compris Stéphane Dion — avaient vécu une lune de miel avec les électeurs dans les semaines suivant leur nomination.
Comme il l'avait fait au lendemain du dépôt du budget, Gilles Duceppe a d'ailleurs concentré ses tirs sur M. Ignatieff qu'il accuse d'avoir laissé tomber le Québec et qu'il place maintenant dans le même camp que les conservateurs de Stephen Harper.
À son avis, la décision des libéraux d'appuyer le budget de cette semaine fournit en effet une autre preuve de l'incapacité des partis fédéralistes à défendre adéquatement les intérêts du Québec.
«Pour ceux qui n'avaient pas encore remarqué, peu importe le parti au pouvoir à Ottawa, libéral ou conservateur, peu importe le chef à Ottawa, les intérêts et les valeurs du Canada passent toujours avant les valeurs et les intérêts du Québec», a-t-il fait valoir.
Devant quelque 300 militants de son parti réunis à Saint-Hyacinthe, le leader souverainiste a assimilé le remplaçant de Stéphane Dion à ses prédécesseurs fédéralistes et centralisateurs. Il a promis que son parti s'occuperait de «Michael» (Ignatieff) comme il s'est occupé de «Jean» (Chrétien) et de «Paul» (Martin).
M. Duceppe, que les commentateurs envoient à la retraite depuis des années, a demandé et obtenu le soutien quasi unanime des troupes qu'il mène depuis quinze ans. Il a obtenu l'appui de 94,8 % des militants lors d'un vote de confiance. La dernière fois, en octobre 2007, cet appui avait été de 95,4 %.
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