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Gros-Jean comme devant

Michel David   29 janvier 2009  Canada
Il suffisait de voir le visage rayonnant du premier ministre ontarien, Dalton McGuinty, pour comprendre que Michael Ignatieff ne pouvait pas ordonner à ses députés de voter contre le budget Flaherty. Il n'y a pas si longtemps, c'était à se demander si MM. McGuinty et Flaherty n'en viendraient pas aux mains tellement le ton de leurs échanges était devenu acrimonieux. Hier matin, M. McGuinty n'en finissait plus d'énumérer les dossiers sur lesquels sa province avait obtenu satisfaction au cours des derniers mois: le transfert social canadien, l'aide à l'industrie automobile, l'Agence de développement économique de l'Ontario et maintenant la péréquation.

Sans oublier la Commission des valeurs mobilières pancanadienne, dont M. Flaherty a réaffirmé la nécessité aux yeux du gouvernement Harper. Dans l'esprit de M. McGuinty, il va de soi qu'elle ne pourrait pas s'installer ailleurs qu'à Toronto.

M. McGuinty a chipoté pour la forme sur les règles de l'assurance-emploi, qui sont un peu moins avantageuses pour les travailleurs ontariens que pour ceux de régions moins favorisées, mais cela semblait bien peu de chose dans l'avalanche de bonnes nouvelles.

Dans ces conditions, il était impensable que le PLC, dont le retour au pouvoir passe inévitablement par l'Ontario, bloque le budget. M. Ignatieff a eu beau accuser le gouvernement conservateur de tous les péchés du monde et identifier huit lacunes majeures dans le budget, il aurait été très mal avisé de priver le plus gros bassin d'électeurs au pays de tous ces bienfaits.

Il était préférable de s'en attribuer le mérite, en tâchant de ne pas donner l'impression de signer un chèque en blanc au gouvernement Harper. Remarquez, les rapports trimestriels que M. Ignatieff exige du gouvernement ne changeront pas grand-chose. Par définition, un gouvernement minoritaire est toujours en probation. Le jour où le chef libéral décidera qu'il est avantageux pour son parti de le renverser, n'importe quel prétexte fera l'affaire. D'ici là, il réussira toujours à trouver quelque chose de satisfaisant dans ces rapports.

***

M. McGuinty s'est bien défendu d'avoir touché le gros lot au détriment du Québec. Selon lui, les liens entre les deux provinces sont si étroits que ce qui profite à l'une profite aussi à l'autre. Voilà qui est intéressant. Il faudra qu'il nous explique un jour comment la fixation de la ligne Borden, le déménagement des sièges sociaux à Toronto, la vente de la Bourse de Montréal et le reste ont profité au Québec.

Il est vrai que la crise économique touche toutes les régions du pays, y compris l'Ontario. Il reste que l'exubérance de M. McGuinty contrastait avec la froideur des porte-parole du gouvernement Charest, même si le premier ministre Charest s'est voulu un peu plus positif que Monique Jérôme-Forget, qui avait fait une lecture politique très lucide du budget fédéral, mardi.

La ministre des Finances, qui s'y connaît en chiffres, a très bien vu que les 10 circonscriptions conservées difficilement au Québec ne font pas le poids face aux 51 que les conservateurs ont remportées en Ontario aux élections de l'automne dernier.

La réalité est qu'après s'être fait l'apôtre du «fédéralisme d'ouverture», M. Charest se retrouve aujourd'hui Gros-Jean comme devant et tout le Québec avec lui. Qu'il s'agisse de la péréquation, de la Commission des valeurs mobilières ou encore de l'aide aux secteurs manufacturier et forestier, le budget Flaherty équivaut à une fin de non recevoir à la motion unanime de l'Assemblée nationale, dont le premier ministre avait lui-même fait grand cas.

M. Charest doit cependant prendre sa part de blâme. En mars 2007, tout le monde l'avait averti qu'il commettait une grave erreur en consacrant à une baisse d'impôt la totalité des 700 millions additionnels que le gouvernement Harper avait versés au Québec au titre de la péréquation. Comme on dit, la vengeance est un plat qui se mange froid.

***

Le premier ministre assure que la bataille n'est pas terminée. Très bien, mais avec quels alliés compte-t-il la poursuivre et jusqu'où osera-t-il aller? Il est toujours enrageant de se faire avoir, mais tout le monde sait qu'au-delà de la rhétorique, M. Charest ne prendra jamais le risque d'ébranler la fédération.

Se tourner vers le PLC? Rien n'assure qu'un gouvernement libéral ferait meilleur accueil aux revendications québécoises. M. Ignatieff a demandé à

M. Harper de «dialoguer» avec le Québec au sujet de la péréquation, mais il a bien pris garde de s'engager à maintenir les hausses promises en 2007.

Hier, à la Chambre des communes, Denis Coderre a accusé le gouvernement conservateur de semer la zizanie au pays avec son projet de Commission des valeurs mobilières pancanadienne, mais son chef n'a pas fait de son abandon une condition de son appui au budget.

On peut compter sur le Bloc québécois pour harceler les libéraux sur ces questions. Gilles Duceppe connaît trop bien la musique pour s'être imaginé un seul instant que la coalition pourrait survivre très longtemps à l'arrivée de M. Ignatieff. La férocité avec laquelle il a dénoncé son appui au budget indique bien qui il considère maintenant comme son plus dangereux ennemi.

mdavid@ledevoir.com






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  • Gilles Bousquet
    Inscrit
    jeudi 29 janvier 2009 03h53
    Asymétrie, quand tu nous tiens
    L'asymétrie fédéraliste de M. Charest favorise ici l'Ontario. Retournement de la situation d'un fédéralisme unilatéral centralisateur et anglicisant. Faut accepter notre fédération ou le changer pour une confédération qui change une simple province en État souverain qui n'a plus besoin de se chicaner pour avoir son foin.

  • Bernard Gervais
    Abonné
    jeudi 29 janvier 2009 07h24
    Harper n'a jamais oublié...
    Stephen Harper n'a jamais oublié la décision, prise en mars 2007, par Jean Charest d'utiliser les 700 millions $ additionnels reçus d'Ottawa en péréquation pour baisser les impôts des contribuables québécois plutôt que pour financer la santé et l'éducation, tel que cela était prévu.

    Harper n'a jamais oublié, non plus, les critiques faites contre son gouvernement par Charest et sa ministre, Monique Jérôme-Forget, lors de la campagne électorale fédérale de l'automne 2008, critiques qui, selon les organisateurs conservateurs, auraient nui à leur parti et aidé le Bloc à faire élire un bon nombre de ses candidats.

    Et on en voit maintenant les conséquences en lisant le budget présenté cette semaine par le ministre Flaherty : cette fois-ci, c'est l'Ontario qui obtient la plus grosse part des subventions annoncées par Ottawa !

  • Pierre Poulin
    Abonné
    jeudi 29 janvier 2009 08h00
    les banquettes arrières
    Le Québec ça ne fait pas de doute paie maintenant pour les erreurs commises par Steven Harper lors de la dernière campagne électorale fédérale. Quand même une ironie. Pas de lieutenant québécois, un seul porte-parole, lui-même, incompréhension de l'importance de la culture et de l'industrie culturelle pour nous, idéologie sociale conservatrice de droite, à l'opposé de la nôtre. Les québécois ont choisi de protester en votant Bloc, comme d'habitude. Dans le circonstances, un choix logique. Misère, car, depuis la création du Bloc québécois, nous nous condamnons à l'opposition perpétuelle à Ottawa, ne bénéficiant jamais de l'alternance du pouvoir et des leviers économiques et politiques qui pourraient jouer en notre faveur. C'est l'Ontario qui est devenu Kingmaker, pendant que le Québec occupe les banquettes arrières. Ça ne changera pas de sitôt, de sorte qu'il sera pertinent de poser dans une décennie cette question : Est-ce que la création du Bloc Québécois n'aura pas été la pire décision politique prise au Québec ?

  • André Chamberland
    Inscrit
    jeudi 29 janvier 2009 08h03
    Ignatief s'écrase
    Grands parleurs petits faiseurs ces libéraux, quelque soit leur chef. Les libéraux s'écrasent encore, et encore, et encore.
    Vite un pays du Québec.

  • Lorraine Dubé
    Abonnée
    jeudi 29 janvier 2009 08h33
    Appui uniquement stratégique
    Comme je l'ai mentionné aujourd'hui en réponse à l'article d'Alec Castonguay dans le Devoir, l'appui des libéraux en est un stratégique pour ne pas déplaire à l'électorat de l'Ontario. Perte de crédibilité, manque de courage des libéraux. C'est de mauvaise augure.

    Décidément, Steven Harper est semblable à Forest Gump...Tout lui coule sur le dos, même avec un gouvernement minoritaire.

  • Jean Leroux
    Inscrit
    jeudi 29 janvier 2009 09h17
    Le Devoir déchire sa chemise encore!!
    Mon Dieu qu'il est difficile d'avoir accès à du journalisme factuel, sans idéologie politique ou partisanerie péquiste chez Le Devoir. Je me rappelle, il n'y a pas si longtemps, que la longue liste de récriminations (ou "injustices envers le Québec comme le dit Le Devoir!) touchait à d'autres sujets: déséquilibre fiscal, la "nation" québécoise, transferts sociaux... et là, whoops, on dresse une nouvelle longue liste pour chiâler plus fort. Et on le fait en tentant de mettre l'Ontario contre le Québec. Heureusement que ça ne fonctionne plus et que la grande majorité des québécoises et québécois voient clairs à travers les astuces idéologiques péquistes dont Le Devoir se fait le fier étendard. À la prochaine donc!

  • François M. Taisne
    Inscrit
    jeudi 29 janvier 2009 09h47
    L'axe Ottawa - Queen's Park
    Le fonctionnement du fédéralisme canadien repose sur l'axe Ottawa - Queen's Park par conséquent le budget conservateur montre un retour à la normale, hormis le changement des couleurs: Rouge à Toronto, au lieu des Bleus sous Robarts puis Davis à Queen's Park, et la Bleue - pas la bière - à Ottawa.
    Et plus que Jamais, Québec est hors de l'axe et n'est pas près d'en sortir.

  • Claude Smith
    Abonné
    jeudi 29 janvier 2009 09h57
    Quand allons-nous comprendre !
    Ce n'est pas la première fois qu'une motion unanime de l'assemblée nationale du Québec est ignorée par le fédéral quel que soit le parti au pouvoir à Ottawa. Par exemple, est-ce que les 72 députés libéraux québécois de Pierre-Elliot Trudeau ont soutenu l'assemblée nationale qui s'étaient prononcée contre le rapatriment de la constitution en 1982.

    Si c'est vrai sur le plan politique, c'est aussi vrai sur le plan économique. Pensons au soutien majeur du fédéral à l'industrie automobile de l'Ontario alors que ce n'est pas le cas du secteur manufacturier et forestier du Québec. Pensons à la commisssion des valeurs mobilières pancadienne, à la vente de la bourse déménagée à Toronto, aux généreuses subventions à Hydro-Ontario, etc. etc. etc..

    Le fédéral nous a toujours laissé croire que le pauvre Québec recevait sa juste part et même plus grâce à la générosité des payeurs de taxe des provinces riches et du fédéral. Foutaise ! Je préfèrerais des mesures sturcturantes qui viennent nous permettre de développer notre économie.

    Michel David dit que le Québec, avec ses dix députés conservateurs, ne fait pas le poids
    à l'Ontario avec ses 51 députés du même parti. Je dirais que le Québec n'a jamais fait le poids même au temps où le parti au pouvoir avait la majorité des députés québécois et qu'en plus, le premier ministre venait du Québec. On a toujours eu l'illusion du pouvoir.

    Quand allons-nous comprendre qu'on ait jamais mieux servi que par soi-même.

    Claude smith
    claude-francoise@videotron.ca

  • claire dufour
    Abonnée
    jeudi 29 janvier 2009 10h18
    @jean Leroux : la collaboration.
    Monsieur,
    Comme il est facile de voir la paille chez le Devoir et ne pas être en mesure de constater la poutre dans l'oeil de certains autres journeaux.
    Un souvenir me vient à l'esprit: la Deuxième Guerre Mondiale a connu malheureusement son lot de "collabo". Mais après lecture de votre texte, je doute que quelqu'un soit allé aussi bas que vous...
    En passant, M.David, votre texte est un baume sur les évènements des derniers jours.

  • Rodrigue Guimont
    Abonné
    jeudi 29 janvier 2009 10h33
    Petit-Jean comme arrière
    Ce pays est dysfonctionnel, c'est un puzzle dont les pièces ne peuvent s'agencer.
    C'est un pays artificiel, créé de toutes pièces en 1867, pour sauvegarder des valeurs strictement économiques. Il n'a tout simplement pas d'âme, pas d'histoire, sauf celle des Amérindiens et des Anciens Français. Il n'y a rien dans ce pays là pour se faire aimer des francophones et des francophiles.

    Monsieur Charest, c'est à votre tour de jongler avec ce qui a hanté vos prédécesseurs libéraux : «Maitre chez nous» (Jean Lesage, 1962) «L'égalité et l'indépendance» (Daniel Johnson, père 1966) ou encore «Le Québec libre de ses choix» (Robert Bourassa, 1990). C'est à l'évidence votre dernier mandat. Si vous voulez passer à l'histoire il faut agir. Le Québec en a assez d'être sous anti dépresseur.

  • Normand Thouin
    Inscrit
    jeudi 29 janvier 2009 10h33
    Et le Bloc, lui ?
    N'est-il pas le parti qui est censé de défendre nos intérêts et nous faire faire des gains? La balloune commence à se dégonfler. On commence à payer le prix d'élire ces petits mercenaires en culotte courtes dans la parlement fédéral.

    Les autres partis fédéraux et leaders provinciaux ont compris une chose: le Québec se comporte comme un gros bébé gâté qui n'est jamais satisfait et dont 40% de ses électeurs vont continuer à envoyer une troupe de bloqueux parce qu'ils sont frustrés de voir que leur option ne passe pas et ne passeras probablement jamais. Par conséquent, ils se sont dit qu'il était temps d'arrêter de se laisser manipuler par ce gros bébé.

    Y a une limite à considérer le fédéralisme Canadien comme un guichet automatique.

  • Aude Dufresne
    Inscrite
    jeudi 29 janvier 2009 10h49
    Récupérer le pouvoir au QUébec
    Comment récupérer le pouvoir au QUébec. Le Bloc nous sert bien, mais jamais il ne nous donnera le pouvoir à Ottawa.. Si Charest ne nous sert à rien non plus, comment récupérer le pouvoir. Si Igniatieff trahit la coalition et cherche seul le pouvoir, pouvons=nous lui faire confiance pour l'appui au Québec? Je ne sais pas.. mais c'est clair qu'il faut chercher une alternative pour la prochaine session et surtout la prochaine élection. Il ne faut pas que la division fasse gagner indéfiniment les conservateurs. Faut-il travailler à une coalition NPD Bloc? Sera-t-elle suffisante ? Sans le Québec les Libéraux peuvent-ils gagner ?

  • André Bissonnette
    Abonné
    jeudi 29 janvier 2009 11h25
    @Jean Leroux
    Mon Dieu qu'il est difficile d'avoir accès à du journalisme factuel, sans idéologie politique ou partisanerie LIBÉRALE CHEZ LA PRESSE!

  • Steve Fortin
    Abonné
    jeudi 29 janvier 2009 11h41
    @ Jean Leroux -- Allez donc lire La Presse des lobyistes Desmarais... cela vous plaira!
    Merci encore M. David pour votre lecture "indépendante" et vos interprétations judicieuses des retombées de ce budget. Des fédérastes pourront toujours accuser Le Devoir de complaisance avec "les méchants-péquisses-séparatisssssses", toujours est-il qu'il est rafraîchissant de savoir qu'il existe encore au moins UN ENDROIT où le dialogue n'est pas terni par les cartels de la convergence fédéraliste que sont Québécor et Gesca. M. Leroux, vous préférez les hagiographies fédérastes de M. Pratte ? de Gagnon, de Dubuc, ces trois mouettes qui usent de leurs plumes pour enfoncer dans la gorge de leur lectorat l'"agenda politique" de leur pouvoyeur Desmarais???

    Combien de Québécois ont appuyé la fondation du pays en 1995 ??? 2 700 000, ils ont aussi droit à la parole M. Leroux!

  • Alain Legault
    Inscrit
    jeudi 29 janvier 2009 12h00
    M. Lebel, bien d'accord
    FAISONS L INDEPENDANCE AU PLUS SACRANT QU ON EN FINISSE.......

  • Normand Carrier
    Abonné
    jeudi 29 janvier 2009 12h46
    Ah ! ces fiers Québécois ....
    Il est révélateur de constater qu'a chaque fois que Le Devoir défend les prérogatives du Québec comme il le fait depuis ses origines , nous voyons tous ces valeureux défenseurs du Canada intervenir béatement pour nous traiter de chialeux , nous dire que c'est notre faute parce qu'on vote Bloc ect. Il faudrait selon ces fiers<canadiens-québécois> se la fermer , se prosterner devant les diktats de leurs maitres fédéralistes , arreter de revendiquer et se prosterner et dire merci ... Il faut manquer singulierement de fierté et franchir une frontiere que messieurs Duplessis , Johnson et Bourassa n'ont osé franchir mais que le grand chef actuel libéral Jean Charest franchie allegrement meme si les purs et durs fédéralistes le rabrouent a l'image de leur maitre a penser André Pratte et ses sbires payés par ce grand patriote et grand ami de Sarkosy . Lever vous les amis et redresser le dos et démontrer un peu de fierté ....

  • Lorraine Dubé
    Abonnée
    jeudi 29 janvier 2009 13h43
    Les mains liées de Jean Charest par «le fédéralisme à tout prix»
    «Il est toujours enrageant de se faire avoir, mais tout le monde sait qu'au-delà de la rhétorique, M. Charest ne prendra jamais le risque d'ébranler la fédération.»

    Comme vous le dites, Jean Charest n'a aucun rapport de force par ses mains liées, seul au volant, comme il le voulait pourtant par opportunisme politique en déclenchant la dernière élection. Le fédéralisme à tout prix ...au détriment du Québec.

  • Réal Ouellet
    Abonné
    jeudi 29 janvier 2009 15h40
    C'est fou!
    c'est fou de constater que les fédéraliste enragé qui écrive ici ne laisse jamais leurs courriel! Contrairement à la majorité des nationaliste Québecois. Aller! un effort monsieur Lebel! Ayez dont un peu de courage !!!!

  • Jean Maxime
    Abonné
    jeudi 29 janvier 2009 16h03
    Comment Jean peut-il nous sortir de cet impasse?
    Les libéraux ont tellement de chemin à faire pour reprendre le pouvoir aux prochaines élections fédérales que la route ne sera pas facile. MM. Charest et Ignatieff n'auront d'autre choix que de s'entendre sur le dos des Bloquistes. Comment faire ? Je crois que cela passera par l'élaboration d'un discours à la OBAMA. C'est-à-dire un discours «responsabilisant» faisant appel à la mobilisation des Québécoises et des Québécois. Cela ne sera pas facile pour M. Charest qui a été habitué à travailler en ayant qu'une seule personne à la fois qui peut se mettre les mains sur le GOUVERNAIL.

    En t.k., tant et aussi longtemps que JEAN et MICHAËL ne seront pas capables de m'inviter à participer à mettre en place un projet visant à ce que je me considère un peu plus responsable de l'amélioration de mon avenir comme Québécois vivant autrement mon Canada, les gains substantiels pour leurs deux partis demeureront difficiles à atteindre. M. Charest s'est sûrement déjà rendu compte, que même s'il a une déclaration unanime de son Assemblée Nationale, cela ne sert à rien si le Bloc ne peux plus s'en servir pour défendre nos INTÉRÊTS.

    Être au pouvoir à OTTAWA ça compte, en autant que le parti qui dirige puisse s'inspirer d'un modèle Québécois, pour faire son oeuvre ou arriver à ses fins. C'est ce que l'on appelle avoir du LEADERSHIP.

  • Richard Gauthier
    Inscrit
    jeudi 29 janvier 2009 17h43
    Réaction de fédéralistes en manque
    Comment peut-on n'avoir aucune fierté et avoir l'esprit de conquis. Laissons toujours les autres nous gouverner et nous dicter des règles de conduite pour dépenser notre argent. 400 ans de colonisation c'est assez, non? Pourquoi casser du sucre sur le dos des québécois? Je ne comprend pas ce phénomène de non appartenance à ses semblables. Ils réagissent comme des chiens enragés lorsqu'on parle d'une indentité québécoise.

  • Serge Girard
    Inscrit
    jeudi 29 janvier 2009 18h51
    A jouer au petit baveux girardse@sympatico.ca
    Combien de fois l'arrogance du P.MI.fut décrier a l'assemblée Nationale ainsi qu'au fédéral,Chassez le naturel il revient gallop.Ses amis conservateurs l'ont laissé tomber.

    c'est Charest qui chauffe le char

  • Réal Ouellet
    Abonné
    jeudi 29 janvier 2009 19h57
    Fédérastes
    Je rappelle aux fédéralistes de ce forum qui dénoncent la partisanerie du Devoir et de ses journalistes qu' il y a sur le conseil d'ardministration un certain John Parizella qui ne manque surement pas de défendre leur crédo. Je vous met au défi de me nommer un seul souverainiste au conseil d'administration de la presse?

  • André Bouchard
    Abonné
    jeudi 29 janvier 2009 21h06
    Bravo Michel lebel !
    Ça doit pas être facile de se boucher les yeux à ce point là ! Bravo ! Tout va pour le mieux madame la marquise et si les chiâleux pouvaient foutre la paix, on sera tu ben !
    André R. Bouchard, Québec

  • Paul Lafrance
    Inscrit
    vendredi 30 janvier 2009 08h37
    Les arguments séparatistes
    Les arguments avancés par les séparatistes font preuve de tellement mauvaise foi que ça ne sert plus à rien d'y répondre.Ces sont des "one-track minds". Aucune nuance, une médaille à un seul côté. Aucun jugement objectif. Vous me faites pitié.
    Paul Lafrance
    Québec

  • Chryst
    Abonné
    samedi 31 janvier 2009 14h57
    Le Québec a ce qu'il mérite ?
    Les dernières élections ont donné lieu à peu de changements. Qu'est-ce que l'on pouvait désirer d'autre ?

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