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Timide virage vert pour Ottawa

Le nucléaire et la technologie du captage de carbone obtiendront la plus grande part du milliard prévu au budget Flaherty

Énergie atomique du Canada limitée recevra 292 millions sur deux ans pour mettre au point son réacteur CANDU avancé et assurer la sécurité de la centrale de Chalk River.
Photo : Agence Reuters
Énergie atomique du Canada limitée recevra 292 millions sur deux ans pour mettre au point son réacteur CANDU avancé et assurer la sécurité de la centrale de Chalk River.
Ottawa — Le gouvernement fédéral dépensera un milliard de dollars en environnement au cours des deux prochaines années. Encore une fois, le nucléaire et la technologie du captage de carbone par les pétrolières, encore en développement, reçoivent la part du lion.

Visiblement, le gouvernement Harper n'a pas utilisé son plan de relance économique pour amorcer un virage vert au Canada, comme le président Barack Obama entend le faire aux États-Unis. En ramenant les investissements écologiques au prorata de la population, Ottawa investira six fois moins dans la lutte aux changements climatiques que Washington, selon les calculs du groupe Équiterre.

Le document budgétaire n'est pas très précis en ce qui concerne les dossiers auxquels sera consacré le montant d'un milliard de dollars. Ainsi, 400 millions de dollars sur deux ans doivent être consacrés à «l'appui des technologies d'énergie propre», ce qui devrait normalement inclure l'éolien, le solaire et la géothermie. Mais aucun détail n'est disponible et les fonctionnaires ont refusé de répondre aux questions sur le sujet.

On sait toutefois qu'à l'intérieur de cette enveloppe, la technologie du captage et du stockage des émissions de dioxyde de carbone des industries sera de nouveau encouragée. Le document budgétaire en fait mention à plusieurs reprises.

Cette technologie, qui n'a pas encore fait ses preuves, est destinée aux grands émetteurs de gaz à effet de serre que sont les sables bitumineux, les centrales au gaz et charbon. Un seul projet, situé en Saskatchewan, est expérimenté actuellement. Cette technologie a déjà reçu 375 millions de dollars du gouvernement depuis deux ans.

Moins d'évaluations environnementales

Par ailleurs, une somme de 10 millions de dollars sera investie pour améliorer les indicateurs de la qualité de l'eau et de l'air, ainsi que les émissions de gaz à effet de serre. Les rapports seront plus complets et précis.

Par contre, certaines évaluations environnementales fédérales disparaîtront pour les projets de moins de 10 millions, comme le révélait Le Devoir il y a deux semaines. Des «gains d'efficience en matière de réglementation seront recherchés pour les projets assujettis à la Loi canadienne sur l'évaluation environnementale», peut-on lire dans le document.

Le fédéral veut s'entendre avec les provinces pour avoir une seule évaluation environnementale dans certains projets. Lesquels? Rien n'est mentionné concernant la sélection des projets, qui ne seront plus soumis à deux évaluations. Mais il y a quelques jours, Le Devoir a appris que les hauts fonctionnaires fédéraux planifient de soustraire les projets de 10 millions de dollars ou moins à la double évaluation. Aucune précision à ce sujet n'est contenue dans le budget.

Le ministre des Finances, Jim Flaherty, estime que c'est la réglementation provinciale qui s'appliquera dans 90 % des cas, a-t-il dit hier. Dans plusieurs provinces, celle-ci est toutefois moins sévère que celle du fédéral.

EACL privatisée?

Énergie atomique du Canada limitée (EACL) reçoit 292 millions sur deux ans pour l'aider à mettre au point son réacteur CANDU avancé et assurer la sécurité de la centrale de Chalk River, qui produit des isotopes pour le milieu médical. Cette centrale a connu plusieurs problèmes depuis 18 mois et a été au centre de diverses controverses.

Cette société de la couronne pourrait d'ailleurs être privatisée sous peu, précise les documents budgétaires. «Le ministre des Ressources naturelles examine la structure d'EACL pour s'assurer qu'elle demeure pertinente, peut-on lire. Cet examen portera notamment sur des options, y compris la participation du secteur privé aux opérations commerciales de la société.»

Une somme de 300 millions sur deux ans prendra le chemin de la rénovation des maisons et logements, question de les rendre plus écoénergétiques. Ce programme, Écoénergie Rénovation, devrait améliorer l'efficacité de 200 000 habitations, selon le gouvernement.

Un virage vert raté

Pour le critique du Bloc québécois en environnement, le député Bernard Bigras, le gouvernement Harper a littéralement passé tout droit dans le virage vert qu'il promettait de prendre.

«Tout l'argent va aux pétrolières et au captage-stockage de carbone, ce qui nous isole de la communauté internationale et, pire, des États-Unis, qui vont tripler leurs investissements dans les énergies vertes alors qu'il n'en est même pas question ici, au Canada. Rien pour l'éolien et la géothermie. Très peu pour l'efficacité énergétique: avec 200 millions en deux ans pour la rénovation des maisons, c'est dix fois moins qu'aux États-Unis et en Europe, alors que cette filière et celle des énergies vertes sont les bases de la relance de l'emploi.»

De son côté, Thomas Mulcair, chef adjoint du NPD, se dit pour sa part «proprement scandalisé» des deux milliards promis par les conservateurs aux constructeurs automobiles «sans exigences environnementales minimales», comme on le planifie aux États-Unis. La rénovation des maisons, dit-il, ne sera régie par aucune priorité environnementale: l'argent pourra être dépensé pour refaire des balcons, précise le budget. Pire encore, dit-il, c'est l'absence de fonds pour les infrastructures vertes qui pourraient au moins profiter aux prochaines générations. Thomas Mulcair craint beaucoup de voir glisser le Canada dans un isolement politique croissant car il ne consacre pas un sous et n'annonce aucun contrôle des émissions de GES. Le chef adjoint du NPD estime que ce budget, dont l'essentiel ne sera pas dépensé à son avis, vise à faire franchir au gouvernement Harper le cap des six mois pour éviter la formation de la coalition projetée par les partis d'opposition. Et le reste, prédit-il, reviendra au galop.
 
 
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  • Alain Vézina
    Inscrit
    mercredi 28 janvier 2009 06h56
    Comme quoi un keynésianisme conservateur est possible
    Comme quoi un keynésianisme conservateur est possible

  • Claude Beaulé
    Inscrit
    mercredi 28 janvier 2009 09h51
    Le virage vert de Harper c'est plutôt un camouflage vert
    Ce n'est pas un virage vert qui est proposé par l'administration Harper, c'est un camouflage vert. Les politiques de gestion d'investissements environnementaux répondent à une seule préoccupation: Comment peut-on continuer à extraire le pétrole albertain et camoufler la destruction environnementale qu'il engendre?

    Les techniques de stockage de carbone en grande quantité ne verront pas le jour avant 50 ans - et ce n'est pas un scénario pessimiste, ça pourrait être beaucoup plus long. L'investissement dans les technologies de captage de carbone n'est qu'un sparadrap sur une plaie béante (Sparadrap: "Plasterre").

    Quant aux investissements dans le nucléaire, on fait maintenant du rattrapage financier faute d'avoir soutenu EAC pendant 25 ans. Et ne vous trompez pas, le nucléaire ne servira pas à chauffer vos maisons, c'est plutôt une aide énergétique visant à extraire encore plus de pétrole des sables bitumineux. Selon le mode de fonctionnement cérébral d'un conservateur, un investissement ne servant pas la cause du pétrole albertain devient difficilement justifiable.

    Monsieur le très honorable Steven, je comprend qu'on vous honore et qu'on vous accueille à bras ouverts dans votre coin de pays souillé par le pétrole, mais je vous signale que votre idole "W" n'est plus là pour endosser l'achat du pétrole albertain en fermant les yeux sur nos mains salies de goudron. Si vous avez encore un sens de l'honneur envers le reste des Canadiens sachez donc investir "notre argent" dans des projets énergétiques alternatifs qui ont un avenir durable pour la planète.

    Je peux même vous en suggérer facilement quelques-uns si vous désirez: énergie solaire, énergie éolienne, recyclage, diminution de l'énergie consommée dans les usages courants quotidiens (incluant les véhicules électriques), diminution des rejets de matières résiduelles, compostage et aide à l'agriculture locale, projets majeurs de transport en commun, taxation des biens en fonction des facteurs masse et distances transportées, mise en place du marché du carbone, taxation des produits courants nocifs à l'environnement ou non recyclables à 100%.

    Vivez-vous sur la même planète que nous M. Harper? On ne devrait-pas devoir vous le rappeler.

    Claude Beaulé, ing.

    Vertal inc.

  • lise jacques
    Abonnée
    mercredi 28 janvier 2009 10h43
    Il fallait bien s'y attendre...
    Il fallait donc s'y attendre par rapport à ce budget vert bidon.



    Avec ce gouvernement conservateur et monsieur Harper, notre pays régresse à une vitesse vertigineuse!

    Je crois moi aussi que le Canada est en train de s'isoler du reste des pays occidentaux. C'est même déjà fait!...

    Comme nous l'explique si bien Thomas Mulcair c'est scandaleux de donner des milliards aux constructeurs automobiles alors qu'il n'y a pas d'exigences environnementales minimales et il en va de même avec la rénovation des maisons. À mon avis c'est complètement ridicule.

    Est-ce qu'au Canada nous avons un organisme pour le droit et le respect des générations futures? En Europe il y a entre autre le Mouvement pour les droits et le respect des générations futures, mais ici nous n'avons rien. Nous en voyons les résultats maintenant.

    Voici deux exemples parmi des centaines...il suffit de faire des recherches et de creuser un peu pour se rendre à l'évidence que nous sommes dirigés par des gens qui ne se préoccupent pas des problèmes actuels ... alors encore moins des générations futures...

    Qu'en est-il dans le budget concernant la diminution des polluants chimiques dans nos aliments et dans notre eau? Pourant... manger et boire sont des besoins primaires pour rester en vie et en santé. Par ailleurs, nous sommes en retard et un bon retard par rapport à l'Europe, à l'Australie et une trentaine de pays...Comment nos gouvernements réagissent à cette situation ? Quelle est la part de leur budget pour remédier à cette situation?

    Depuis 1996, avec le libre- échange, le Canada et les États-Unis ont travaillé conjointement à régulariser leurs normes sur les pesticides, avec les résultats malheureux que nous avons maintenant. Notre pays qui était jadis un modèle se retrouve maintenant dans les derniers rangs sur la scène internationale., et ceci dans plusieurs dossiers y compris celui de la qualité de l'eau.

    Pourquoi mettre une part du budget pour remettre nos politiques actuelles concernant les normes sur les pesticides à jour, direz-vous? Nous sommes abreuvés de produits chimiques, depuis l'ére de la chimie moderne plus de 85.000 molécules ont été mises sur le marché, hélas toutes ne sont pas innocentes et certaines ont des effets néfastes sur la santé des humains, et aussi sur celle des animaux !

    Concernant les hommes, le paradoxe avec ces molécules, c'est que certaines abaissent leur taux de fertilité,...

    Plusieurs études récentes agitent le chiffon rouge, des sites officiels notamment celui du Ministère de l'Ecologie et de l'Environnement français accusent les polluants chimiques, d'autres comme les mettent en cause. La situation est tellement grave qu'actuellement un colloque se tient sur ce sujet et tente de sonner l'alarme

    Ce qui est également inquiétant chez l'humain, c'est que depuis le milieu du XX° siècle on constate une diminution de la qualité de son sperme avec en corollaire une diminution de 50% du taux de spermatozoïdes .. les pesticides sont reliés aux problèmes d'infertilité, autant chez l'homme que chez la femme, ils causent des problèmes endocriniens, neurologiques et des malformations congénitales entre autres...

    Quand j'ai lu le rapport publié en 2006 par la Fondation David Suzuki, sur les comparaisons des normes internationales en matière de pesticides, mon inquiétude n'a fait que grandir. En comparant les normes de 40 pesticides établies par le Canada, l'Union Européenne, l'Australie, les États-Unis et l'Oganisation mondiale de la santé, on observe que les États-Unis ont les notes les plus faibles pour la moitié des 40 pesticides étudiés.

    Dans certains cas, la différence est dramatique: les E-U permettent 50 fois plus de vinclozolin sur les cerises et 100 fois plus de lindane sur les ananas que l'Europe. Le Canada ne se classe pas vraiment mieux: pour les produits comme la laitue et les épinards , on utilise 400 fois plus de permethrine que l'Europe. Pour ce qui est du méthoxychlore , nous utilisons1,400 fois plus que l'Europe.



    Ce que nous disent les experts par rapport aux résidus de pesticides au Canada

    L'ex-commissaire à l'environnement et au développement durable du Canada, Johanne Gélinas, s'est fait l'écho des Canadiens inquiets de la présence de résidus de pesticides dans leur assiette.

    Elle s'est d'ailleurs montrée assez critique au sujet de la façon dont l'État gère la situation. «Malgré les importantes améliorations apportées dans certains secteurs au cours des huit dernières années, le gouvernement fédéral ne s'assure pas de façon adéquate que plusieurs pesticides utilisés au Canada respectent les normes actuelles visant à protéger la santé humaine et la qualité de l'environnement », déclarait d'entrée de jeu Johanne Gélinas.


    Elle s'est interrogée sur les tests annuels de dépistage de résidus de pesticides qu'effectue, sur les aliments, l'Agence canadienne d'inspection des aliments (ACIA). Même si la presque totalité des échantillons de fruits et légumes frais testés par l'ACIA sont conformes aux normes, Johanne Gélinas a soulevé trois éléments à ce sujet :
    · Les méthodes utilisées pour mesurer les résidus de pesticides ne seraient pas à jour. Il y avait, en 2003, 190 pesticides, utilisés au Canada ou dans des pays qui exportent des aliments au Canada, pour lesquels on ne disposait pas de méthode pratique de détection;
    · Le nombre restreint d'échantillons testés;
    · Les limites maximales de résidus reposeraient sur d'anciennes évaluations et ne seraient pas conformes aux normes en vigueur.
    Aussi, l'ex-commissaire s'est dite préoccupée par d'autres points :
    · Les recherches concernant les effets des pesticides sur la santé sont très limitées , Santé Canada n'ayant effectué que peu de recherche en ce sens;
    · La lenteur du gouvernement à réévaluer les pesticides les plus anciens, qui souvent ne respectent pas les normes actuelles;
    · Les trop longs délais pour homologuer de nouveaux produits, possiblement plus sécuritaires;
    · Le manque d'information sur la façon réelle dont on utilise les pesticides sur le terrain.

    Un exemple;
    De plus des pesticides tels que l'imidaclopride, qui ne sont pas bannis mais assujettis à de sévères restrictions dans d'autres pays par exemple en France, sont toujours utilisés à grande échelle au Canada. La limite canadienne de pesticides comprenant du perméthrine sur la laitue et les épinards est 400 fois plus élevée que le limite européenne c'est -à-dire plus faible.

    L'ex-commisaire à l'environnement madame Gélinas avait publié ses résultats qui corroboraient ce que la Fondation david Suzuki avait publié dans leur rapport, elle a fait des recommandations en conséquence mais comme les autres qui essaient de faire bouger les choses on lui a enlevé son poste. Elle n'est pas la première...Il suffit de regarder le film que nous avons pu voir à Radio Québec il y a quelques semaines, 'HOMO TOXICUS , ou l'on peut voir et entendre des scientifiques de Santé Canada qui ont connu le même sort et pendant ce temps les consommateurs et citoyens Canadiens sont de plus en plus empoisonnés et malades.. Et que pensez des milliers d'enfants qui perdent leur vie chaque année à cause de toute cette pollution industrielle? Voir le film "NOS ENFANTS NOUS ACCUSERONT"

    Et les recommandations de La Fondation DAVID Suzuki; concernant l'EAU

    Le CANADA DOIT METTRE UN TERME À L'HOMOLOGATION DES PESTICIDES COMPRENANT DES INGRÉDIENTS ACTIFS BANNIS DANS D'AUTRES PAYS DE L'OCDE.

    La Fondation a rappelé au ministre fédéral de la santé son obligation à procéder à un examen ses 60 ingrédients actifs utilisés dans 1,130 p pesticides homologués au Canada mais interdits dans d'autres pays de l'OCDE. L'hypothèse devrait être que les pesticides bannis par d'autres pays sont considérés nuisibles jusqu'à preuve du contraire.

    Les citoyens du Canada s'attendent à ce que leur pays fasse preuve de leadership dans la protection de la santé et de l'environnement.

    Au Canda plus le temps passe...plus on recule!


    IL EN VA DE MËME POUR L'EAU

    Selon le rapport de la Fondation David suzuki."L'eau Que Nous Buvons".Les normes et recommandatioons en matière de qualité de l'eau potable, une comparaison internationale.sont très inadéquates.

    Quoique le Canada fasse l'envie du monde entier pour sa richesse naturelle en eau douce, il y a un écart troublant entre la qualité de notre eau et la qualité des recommandations pour l'eau potable.Par rapport aux autres pays, l'absence au Canada de normes d,efficacité du traitement de l'eau potable fondées sur les résultats constitue un gros point faible des efforts visant à protéger les Canadiens des virus, bactéries et protozoaires. Qui plus est, le rapport relève 55 contaminants pour lesquels le Canada a établi une recommandation plus faible que celle d'au moins un autre territoire de compétence de l'Organisation mondiale de la santé.

    Figurent parmi les contaminants en question, les batéries, les pesticides, les produits chimiqies industriels cancérogènes, les sous-produits de désynfection, les substances toxiques d'origine naturelle et une substance radioactive émise par les réacteurs nucléaires.

    Pour un grand nombre de contaminants chimiques, la recommandation canadienne est 50,100, ou même 1000 fois plus faible que la norme européenne ou la recommandation australienne correspondante. Le fait que le Canada continue de s'en remettre à des recommandations facultatives nous relègue loin derrière les États-Unis et l'Union Européenne et va à l'encontre des recommandations de l'Organisation mondiale de la santé.


    Munich, une ville qui a sensiblement la même population que Montréal, était aux prises depuis longtemps, avec un problème d'approvisionnent en eau potable. Les Munichois ont eu l'idée de protéger les zones de captage pour éviter que la nappe souterraine ne soit contaminée par les engrais et les pesticides de l'agriculture traditionnelle. Ils ont donc décidé de réserver les terres de ces zones de captage à l'agriculture biologique. Ça marche tellement bien que New York a imité Munich. Et le Québec pourrait le faire aussi. Voici donc un exemple qui marche à la fois pour l'écologie.



    Au Canada nous n'avançons pas nous reculons plus que jamais!

    Nous ne devrions plus accepter les conseils de ceux qui nous disent que nous devons inonder notre monde de poisons chimiques ; nous devrions chercher une autre voie...

    Tous les clignotants sont au feu rouge!

    Lise Jacques

  • Frederic Fradette
    Abonné
    mercredi 28 janvier 2009 11h10
    Le nucléair n'est pas vert.
    Il faut lire le livre "Mal de terre" d'Hubert Reeves pour comprendre pourquoi le nucléaire est une technoligie très polluante. Une fois devenus inutilisable les centrales coûtent des millions à décontaminé et pour empêcher que les radiations ne se propagent à la population.

  • Kim Cornelissen
    Inscrite
    mercredi 28 janvier 2009 11h10
    Perversion de la définition "d'environnemental"
    C'est épeurant de voir qu'on inclut le nucléaire dans l'environnemental alors qu'il est plutôt le contraire, au même titre que les sables bitumineux (avec lesquels on tend à le conjuguer...) Le parti conservateur a une vision incompatible avec l'environnement et le développement durable, peu importe la robe dans laquelle il se couvre

  • Stéphanie LeBlanc
    Inscrite
    mercredi 28 janvier 2009 12h44
    Revoir ses priorités
    De toute évidence, le gouvernement conservateur considère toujours l'environnement comme un sujet de peu d'importance et ce même si la survie de l'espèce humaine dépend d'un environneemnt viable! Au mieux ce "virage vert" est une façade d'un vert pâlot pour tenter d'améliorer son image ou un prétexte pour donner encore plus d'argent au nucléaire et aux pétrolières. J'ai bien hâte de voir si ces dernières vont réellement investir l'argent dont elles héritent dans la captation de carbone! Si le budget ne contient aucun détail sur l'éolien, le solaire ou la géothermie, c'est qu'il n'y a sans doute pas d'argent de prévu pour ces énergies vertes, sinon le Parti Conservateur s'empresserait de le souligner en caractère gras!

    Nous sommes près du point de non-retour. Bientôt on ne pourra plus balayer la poussière sous le tapis. On ne pourra plus remettre à plus tard les décisions politiques environnementales qui doivent être prises maintenant. Les conséquences de notre inaction se font déjà sentir. Si la seule préoccupation du gouvernement Harper c'est de se maintenir au pouvoir en se fichant de la dévastation qu'il laissera dans son sillage, ceux qui l'ont élu devraient peut-être revoir leurs priorités. Qu'êtes-vous prêts à sacrifier pour faire triompher les valeurs de droite? Petit rappel: vous vivez sur la même planète que le reste de l'humanité...

  • Fernand Trudel
    Abonné
    mercredi 28 janvier 2009 12h59
    Les verts, ces éternels incompris cultivent le négativisme
    Naturellement le théologien Guilbault a sonné l'alarme et les ouailles écolos suivent aveuglément. Mais regardons de plus près le budget avant de le démoniser.

    Selon le graphique produit par le GIEC, 19% de la surface de la terre est source de CO2. Or au Canada, seule la région de l'Alberta sembleidentifié comme source de moyenne importance. Dans le même document, le GIEC propose la captation du CO2 comme solution. Voici que le gouvernement fédéral accorde 600 millions pour justement se conformer à la solution préconisée par le GIEC et voici que les groupes verts subventionnés grondent. Sont-ils conséquents ou simplement des politiciens partisans ou simplement jaloux ?

    Ces gens disent que les méchantes pétrolières en seront les bénéficiaires. Personne ne regarde qui détient les actions de ces compagnies et là, la surprise est totale.

    D'abord les sables compagnies pétrolières canadiennes dont Pétro-Canada, une compagnie créée par le gouvernement fédéral en 1973 à la demande des souverainistes et du NPD qui demandaient de nationaliser les pétrolières comme au Vénézuéla. Le projet Hibernia au large des cotes de Terre-Neuve a obligé la compagnie de la couronne à aller sur le marcher boursier et toutes les actions ont été vendues en moins de 24 heures. Ce sont la Caisse de Dépôt du Québec, les fonds de pension et les fonds mutuels qui sont devenus les principaux actionnaires en dehors du gouvernement. Ou sont ces méchants capitalistes étrangers, pas là. J'ai aussi consulté le capital-action des autres compagnies canadiennes qui sont dans le projet Syncrude pour m'apercevoir que les fonds de pension et fonds mutuels sont les principaux actionnaires de celles-ci. Ca veut dire que les verts quand ils attaquent les méchantes pétrolières, s'attaquent à nos fonds de pension et à leur propre avenir. Mais le dogme écolo a la vie dure et la religion kyotiste est tenace.

    Quand des gourous de ces verts se comportent comme les preachers américains on est loin du purisme idéologique. Gore avec ses compagnies empoche des $$$ vertes arrachées aux crédules du climat. D'ailleurs quand est-ce que l'on arrêtera de confondre changement climatique et pollution ?

    Ne pas nettoyer son perron n'influence nullement la température et ne change pas le cycle de la terre. Parler de réchauffement avec les froids qu'on a actuellement relève du prodige ou de la pensée magique...

    Ces verts ne visent pas nettoyer la planète de la pollution mais à détruire un système économique que les générations X, Y et Z ne veulent pas hériter. Le "hic" c'est qu'ils ne savent pas encore pas par quoi le remplacer. Ils sont des éternels incompris qui cultivent le négativisme envers un gouvernemement qui agi dans les limites de ses capacités financières et cible correctement ses interventions...

  • Dominic Pageau
    Abonné
    mercredi 28 janvier 2009 23h51
    À monsieur Trudel, celui qui essaie de faire croire qu'on détient une bonne part de l'industrie pétrolière canadienne
    Monsieur Trudel, cité le GIEC, c'est plutot honteux, c'est pas parce que le GIEC propose de quoi que c'est une bonne idée. Pourquoi on devrait investir dans le captage du CO2 si le CO2 n'est pas une menace ? Expliquez moi ça. ?

    Votre histoire de propriété d'Hibernia et de Syncrude, c'est de la bouillie pour les chats, il est évident que nos fonds de pensions et mutuels ont investi dans ces compagnies, mais très peu, pour Syncrude, on peut s'en assurer ici

    http://www.syncrude.ca/users/folder.asp?FolderID=7

    Et pour Hibernia, je vois Exxon/Mobil, Chevron, Petro-Canada, Statoil, mais pas de caisse de dépôt ou de fond de pension qui ont y investi

    http://www.hibernia.ca/html/about_hibernia/index.h

    Et vous oubliez Suncor, qui est une filiale de Suncor Energy INC (USA) SU une compagnie américaine, qui fait dans l'exploitation sables bitumineux, mais aussi dans l'énergie verte, comme la majorité des compagnies d'énergies d'ailleurs.


    http://quicktake.morningstar.com/StockNet/ownershi

    http://www.reuters.com/article/pressRelease/idUS28



    Donc, vous dites n'importe quoi,. Notre gouvernement, en investissant pour la technologie des plus inutiles qu'est le captage de CO2, donne des cadeaux à des compagnies étrangères et à de riches investisseurs canadiens, puisque qu'on possède qu'une très petite part des compagnies qui exploitent le pétrole au Canada, on peut dire en effet qu'on donne des cadeaux à des étrangers qui viennent nous prendre notre pétrole tout en polluant notre terre et notre eau. Et le pire dans tout ça, c'est qu'on paie pour limiter leurs émissions de CO2, un gaz inoffensif, alors qu'on ne fait rien pour la pollution de la terre et de l'eau.

    Je ne suis pas contre l'exploitation pétrolière, la thèse du réchauffement n'a aucun sens, mais aucun cas j'approuve les cadeaux que fait le gouvernement Harper à ceux qui en ont déjà plein les poches. Vous n'êtes pas mieux que ceux que vous accusez, vous mentez pour défendre votre idéologies et vos amis, les verts mentent pour se remplir les poches..... Mais bon, c'est pas surprenant quand on se rend compte que les verts sont plus souvent qu'autrement payé par vos amis.

    Cela dit j'approuve Lise Jacques à 100 % on détruit notre environnement et on s'empoisonne à petit feu..... Avec l'approbation de notre bon gouvernement.

  • Richard Larouche
    Inscrit
    vendredi 30 janvier 2009 13h09
    Le "plus pire" pays du monde
    Dans le vocabulaire de Jean Chrétien, c'est ainsi qu'on peut qualifier les politiques environnementales du Canada. Surtout depuis l'arrivée d'Obama à la Maison Blanche.

    Ainsi, parler de virage vert (même avec l'épithète timide) en référence au budget des con-servateurs, relève du sophisme.

    Cet investissement de 1 milliard est ridicule, surtout que la grosse partie du gateau revient à des projets couteux dont l'efficacité demeure incertaine. Dans le contexte actuel, il aurait été bien plus approprié d'exiger que les projets d'infrastructure mis de l'avant soi-disant pour "relancer l'économie" (sic) respectent des normes environnementales beaucoup plus strictes.

    Une crise constitue un moment privilégié pour changer ce qui ne fonctionne pas, c'est-à-dire l'ensemble du système économique actuel ou, autrement dit, le capitalisme dirigé par la droite.

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