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Un budget conservateur aux accents libéraux

Jim Flaherty remporte son pari: le Parti libéral va laisser passer le budget

28 janvier 2009  Canada
Le ministre Jim Flaherty s’apprêtant à dévoiler son budget à la Chambre des communes, hier.
Photo : Agence Reuters
Le ministre Jim Flaherty s’apprêtant à dévoiler son budget à la Chambre des communes, hier.
Ottawa — Tout conservateur soit-il, le ministre fédéral des Finances, Jim Flaherty, a déposé hier un budget libéral dans ses orientations, faisant la part belle aux investissements dans les sphères sociales et aux réductions d'impôt pour les familles et dépourvu de pilule empoisonnée. Ce faisant, M. Flaherty aura réussi à écarter la menace d'une défaite aux mains de la coalition, le chef libéral Michael Ignatieff ayant décidé de laisser passer ce budget. Il réfléchit encore à la façon de justifier son choix.

Selon une source libérale bien informée, les députés libéraux ont décidé hier soir qu'ils ne renverseraient pas le gouvernement de Stephen Harper sur la question budgétaire, a appris Le Devoir. Appuieront-ils le budget ou s'abstiendront-ils lors du vote? La question n'était pas encore tranchée au terme d'une réunion d'une heure du caucus. M. Ignatieff a écouté ses députés et sénateurs et a pris la question en délibéré. Il annoncera sa position ce matin. Selon d'autres sources, il est possible que les libéraux proposent un amendement au budget pour forcer les conservateurs à faire d'autres concessions.

Le chef libéral s'est contenté hier de dire qu'il voyait «des aspects positifs au budget, qui sont le résultat de la pression et de l'unité des partis d'opposition», mais qu'il avait aussi des inquiétudes, notamment quant à la crédibilité des chiffres, maintes fois remaniés par les conservateurs. «Est-ce qu'il sous-estiment l'ampleur de la crise? Est-ce qu'ils ont fait assez pour les chômeurs, l'assurance-emploi? Et en matière d'infrastructures, vont-ils vraiment dépenser l'argent, et vite?»

L'appui des libéraux, ou du moins leur abstention, est essentielle pour que le budget 2009 de Jim Flaherty passe la rampe parlementaire. Car sans grande surprise, le Bloc québécois et le Nouveau Parti démocratique ont annoncé qu'ils s'y opposeraient. Le NPD parce qu'il dit ne plus avoir confiance dans les promesses conservatrices, le Bloc parce qu'il y trouve encore des mesures comme les changements à la formule de péréquation et la centralisation de la surveillance des marchés financiers déjà décriées par Québec.

«C'est un budget qui va clairement à l'encontre de la volonté de l'Assemblée nationale du Québec, a déclaré Gilles Duceppe. Le gouvernement offre des mesures destinées à l'Ontario qui s'élèvent à près de quatre milliards de dollars. Les secteurs forestier et manufacturier du Québec, en contrepartie, ne recevront que quelques millions. C'est de la mauvaise foi», a-t-il dit.

Jack Layton, lui, s'est approprié les critères d'analyse qu'utilisait auparavant Michael Ignatieff. «Ce n'est pas un budget qui protège les plus vulnérables de notre société, qui permet de garder nos emplois et qui créera les emplois de demain. Par conséquent, on ne peut pas appuyer ce budget», a-t-il annoncé. Les deux chefs avaient invité M. Ignatieff à ne pas laisser tomber la coalition. En vain, semble-t-il maintenant.

Le ministre Flaherty s'est défendu d'avoir présenté un budget trop «rouge» pour le «bleu» qu'il est. Craint-il le ressentiment de sa base militante? «C'est un budget conservateur, a-t-il répondu en conférence de presse. Les conservateurs sont pragmatiques. Les conservateurs comprennent les risques. Les conservateurs comprennent le sérieux de cette récession mondiale. Les conservateurs comprennent que le gouvernement doit être pragmatique et doit répondre à ces inquiétudes en protégeant notre pays, nos familles et nos industries.»

20 milliards pour la relance

Peu d'aspects de ce plan de relance économique étaient encore secrets, les troupes de Stephen Harper s'étant adonnées au cours des derniers jours à un effeuillage budgétaire sans précédent. Au total, le plan de relance conservateur coûtera 20 milliards de dollars au trésor public dès cette année, répartis en nouvelles dépenses (surtout d'infrastructures) et en réductions du fardeau fiscal. Si on ajoute les prêts remboursables consentis aux villes et à l'industrie automobile, la valeur du plan atteint près de 23 milliards cette année seulement.

La grande inconnue demeurait l'ampleur des réductions d'impôts envisagées. On sait maintenant que celles-ci représentent 15 % du plan de relance, ou trois milliards de dollars par année. Il s'agit de réductions permanentes touchant tous les contribuables. Si Ottawa parle plutôt de 20 milliards en six ans, c'est qu'il inclut dans ce total le crédit d'impôt (trois milliards) accordé aux familles rénovant leur domicile ou leur chalet et celui pour l'achat d'une première maison (945 millions).

Les deux tiers des réductions d'impôt toucheront tout le monde puisque Ottawa hausse de manière significative (7,5 %) l'exemption personnelle de base, c'est-à-dire ce que les travailleurs peuvent gagner avant de payer des impôts, ainsi que le plafond supérieur des deux premières fourchettes d'imposition, permettant encore une fois aux travailleurs de gagner plus d'argent avant d'être imposés à un taux supérieur. La balance du cadeau fiscal prendra la forme d'une bonification des prestations accordées pour les enfants de la classe moyenne, de celle accordée aux petits salariés qui retournent sur le marché du travail et d'une hausse du crédit pour les personnes âgées.

Horizon noir

Il faut noter qu'Ottawa trempe sa plume dans l'encre rouge dès cette année et pour les cinq années suivantes. Contrairement à ce qu'il avait annoncé, Jim Flaherty enregistre un déficit en 2008-09 de 1,1 milliard parce qu'il applique rétroactivement au 1er janvier certaines réductions d'impôt, un «choix délibéré», a-t-il expliqué hier. Pour l'année 2009-10, Ottawa prévoit une contraction du PIB nominal de 2,7 %. Il gérera un budget de 224,9 milliards de dollars et des dépenses de programmes de 206,8 milliards. Une fois retranchés les frais d'intérêt de la dette, le déficit sera, comme annoncé la semaine dernière, de 33,7 milliards.

Ottawa fait sienne la prévision de la Banque du Canada à l'effet que le pays est entré en récession à la fin de l'année 2008 et y restera à peine deux semestres, soit jusqu'en juillet. Le gouvernement fait toutefois, quant à l'impact de la crise sur son solde budgétaire, des prévisions beaucoup plus pessimistes que le secteur privé. Il estime que même sans les initiatives de relance de l'économie annoncées hier, le déficit aurait été de 15,7 milliards pour 2009-10.

La succession de cinq années dans le rouge portera la dette du Canada, en 2013-14, à 542 milliards, un niveau jamais atteint depuis 1999.

Opposition à l'horizon

Dans le cadre de son plan de relance économique, Ottawa annonce une série de mesures coûteuses. Il prévoit 5,7 milliards par année sur deux ans pour financer des projets d'infrastructure à l'échelle du pays. Sans modifier les règles d'admissibilité à l'assurance-emploi, il prolonge de cinq semaines les prestations de tous les chômeurs (un demi-milliard). On financera aussi la rénovation de logements sociaux (500 millions par an sur deux ans) et la construction de logements pour les communautés autochtones et celles du Nord (300 millions par an sur deux ans). Il bonifie ses mesures pour faciliter l'accès au crédit, notamment le rachat d'hypothèques. Au total, Ottawa espère créer ou du moins préserver 190 000 emplois.

Mais les conservateurs reviennent aussi à la charge avec des initiatives qui avaient suscité la grogne au Québec et chez les syndicats, notamment. Ainsi, ils entendent toujours créer une commission pancanadienne des valeurs mobilières, à laquelle s'opposent le Québec, l'Alberta et le Manitoba. Ils modifieront aussi de manière unilatérale la formule de péréquation, au grand dam de Québec, qui y perd environ un milliard de dollars. Ils promettent toujours de déposer des projets de loi pour limiter la rémunération des fonctionnaires fédéraux. Enfin, ils reverront tout le régime d'équité salariale pour en faire un élément négociable entre syndicats et parties patronales plutôt qu'un droit pouvant être revendiqué — en dernier recours — devant les tribunaux.

Notons enfin que le gouvernement annonce aussi quelques mesures visant à frapper l'imaginaire. Il s'engage à obliger les banques à uniformiser — et à prolonger — le délai imparti à leurs clients pour acquitter leur compte de carte de crédit. Il créera aussi un secrétariat d'éducation pour transmettre à la population un savoir économique de base.
 
 
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  • Gabriel RACLE - Inscrit
    28 janvier 2009 06 h 19
    Calculs politiques ou calculs budgétaires?
    Jack Layton, lui, s'est approprié les critères d'analyse qu'utilisait auparavant Michael Ignatieff. «Ce n'est pas un budget qui protège les plus vulnérables de notre société, qui permet de garder nos emplois et qui créera les emplois de demain. Par conséquent, on ne peut pas appuyer ce budget», a-t-il annoncé. Les deux chefs avaient invité M. Ignatieff à ne pas laisser tomber la coalition. En vain, semble-t-il maintenant.

    Voilà qui en dit long. Est-ce que M. Ignatieff ne serait pas en train de faire un calcul politique plutôt que budgétaire, à savoir accroître la popularité du parti libéral, qui remonte dans les sondages, et remporter les prochaines élections en devenant Premier ministre. À ce moment-là, il n'a plus besoin de « s'encombrer » du NPD, si du soutien du Bloc, s'il devient majoritaire. C'est un calcul bien risqué et de la petite politique, sans grande vision. Décevant Ignatieff, qui va soutenir un gouvernement sans aucune crédibilité.
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  • Gilles Bousquet - Inscrit
    28 janvier 2009 07 h 47
    Haute stratégie politique
    Les jours de M. Harper sont comptés. Dès que le parti Libéral va avoir assez monté dans les sondages, M. Ignatieff devrait tirer la plug "si le Bloc est encore d'accord" et battre le parti Conservateur qui aura alors besoin d'un nouveau chef qui serait...M. Charest, peut-être ?

    Maintenant que W. Bush est parti, il n'y a plus de raisons pour que M. Harper, son admirateur, reste.
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  • Serge Charbonneau - Abonné
    28 janvier 2009 08 h 10
    Budget ou stratégie?
    Budget ou stratégie?

    Il semble que le budget ne soit qu'un prétexte pour la stratégie de conserver le pouvoir.

    Le régime Harper est définitivement au service des prédateurs économiques.

    Le faible investissement dans les services à la population, dans le support aux chômeurs et à une création virtuelle de l'emploi jumelé à une baisse d'impôt improductive et qui est en fait un cadeau de plus aux riches portefeuilles.


    Les baisses d'impôts!!

    Notre société capitaliste est malade économiquement.
    Les gouvernements sont clairement au service des grosses entreprises.
    Le simple citoyen est livré en main-d'oeuvre bon marché et coûte toujours trop cher en services sociaux et en services publics.

    Les entreprises ont toujours besoin de réduction d'impôt.
    Le chantage par l'emploi, c'est-à-dire, le prétexte de l'emploi sert à nous endormir et nous exploiter.
    On considère faussement que les prédateurs économiques sont garants d'emplois. Ils ne sont que garant d'immenses profits et "rationalisent" à la moindre occasion en mettant à pied, en réduisant les services et en augmentant les coûts.

    Lorsque le gouvernement leur réduit les impôts ou crée de nouvelles échappatoires fiscales, il se prive (il nous prive) des moyens de nationaliser ces prédateurs insatiables de profits.

    En réduisant les impôts, donc ses revenus, le gouvernement s'enlève la capacité de financer et de gérer plusieurs services publics (comme la santé par exemple). Il devient alors confronté à un déficit. Le déficit justifie les coupures (en santé par exemple) et entraîne le partenariat avec le privé (ces sauveurs) ou carrément il privatise certains secteurs (comme la santé par exemple).

    Lors d'une privatisation, les soins ou services sont maintenus au début puis peu à peu, profit oblige, ils se réduisent, le personnel est aussi réduit (mise à pied) et les coûts augmentent graduellement.
    Pour la classe aisée, tout va bien. Moins d'attente (les gens ne peuvent plus se payer le luxe de services essentiels), et soins ou services de luxe à grands frais.
    Lorsque l'on a les moyens, rien n'est trop beau.
    Et le fossé entre riches et pauvres se creuse graduellement faisant disparaître lentement la classe moyenne.

    Un pays viable est celui qui conserve le contrôle de ses ressources naturelles et qui nationalise les secteurs stratégiques. Pétrole, énergie, banques, pharmacies, communications... Même les cimenteries ou les alumineries ou les sidérurgies peuvent devenir stratégiques et rentables socialement pour un pays où le gouvernement est au service de ses citoyens. Bref lorsqu'un secteur est rentable pour le privé, il l'est doublement pour le public, parce que les profits générés ne vont pas dormir dans des poches déjà bien garnies.

    Les immenses profits des entreprises privées ne servent ultimement qu'à contrôler les gouvernements.
    Alors aussi bien des gouvernements qui nationalisent et gardent un contrôle pour une plus grande justice sociale.

    De la poudre aux yeux, un écran de fumée, une fumisterie qui consiste à offrir un budget mi-figue, mi-raisin, qui semble répondre à la situation en masquant les vrais enjeux.
    Les enjeux ne sont pas économiques, mais plutôt politiques. Le budget est une habile manoeuvre (les fuites en témoignent) pour conserver le pouvoir. En utilisant l'espérance libérale de parvenir à leur tour au pouvoir absolu, le régime Harper a tout fait pour permettre à M. Ignatieff de tergiverser et finalement d'accepter ce jeu de chiffres vides. Le parti libéral se dit que d'accepter cette fumisterie qui confond les critiques et surtout la population, n'est pas trop nocif vis-à-vis leur réputation face à l'électorat. Leur lustre ne s'en trouve pas trop altéré, donc, pourquoi ne pas accepter cette poudre aux yeux et attendre d'être bien prêt pour la prochaine élection et gagner le pouvoir absolu.
    Les 18 mois de coalition seraient une perte de temps pour les libéraux. Les libéraux, qui sont aussi au service des riches portefeuilles, ne veulent pas avoir à partager le pouvoir avec des partis n'ayant pas les mêmes amis!



    Serge Charbonneau
    Québec
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  • jacques noel - Inscrit
    28 janvier 2009 08 h 20
    Rien sur le Pont de Québec, 8e merveille du monde
    Le Pont de Québec rouille sous nos yeux depuis des années. Une honte. Mais on trouve 212 millions à mettre sur le Pont Champlain!
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  • Jean Maxime - Abonné
    28 janvier 2009 09 h 18
    Ma recommendation...!
    M. Ignatieff, veut soulager les plus vulnérables. C'est relativement simple, créer une mesure «pour les ménages» s'inspirant de celles que Paul MARTIN a appliquées pour le CANADA au moment où il était Ministre finances.

    C'est-à-dire créer une mesure fiscale assujettie à la réduction de la dette familiale.

    Imaginons que chaque Canadien détenant un solde impayé de 1,000$ pendant disons les 6 à 12 derniers mois, reçoive à la fin du mois un crédit d'impôt lui permettant de s'acquitter de sa dette ?

    Ça me semble tellement simple, qu'il doit bien y avoir quelqu'un qui viendrait empêcher la mise en place d'une telle mesure, qui dois-je l'admettre, viendrait donner un sacré coup dedans les poches des détenteurs comme des fournisseurs de ce crédit à l'origine de ce chaos ?

    M. Igantieff, je vous recommande donc de voter pour le Budget HARPER à condition que les crédits d'impôt servent à rembourser la dette des ménages, plutôt qu'à stimuler l'endettement.
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  • Roland Berger - Abonné
    28 janvier 2009 09 h 21
    Feue la démocratie !
    Pour demeurer au pouvoir, un gouvernement conservateur présente un budget libéral. En d'autres circonstances, le Parti libéral au pouvoir a présenté et présentera un budget conservateur (on se souvient du vol des cotisations à l'assurance-emploi qui a permis à Martin de cumuler les surplus). Et toutes ces belles gueules de la Chambre des Communes déplorent le désintéressement quasi total de la population pour la politique, et son absence lors des scrutins électoraux.
    Roland Berger
    St-Thomas, Ontario
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  • Robert Dufresne - Abonné
    28 janvier 2009 09 h 56
    Grosse décision
    Ce matin je suis confronté à une décision déchirante. Où vais-je investir le 166.00 $ que je vais épargner annuellement en impôt ? Ça fait quand même 3.19 $ par semaine, c'est sérieux!

    Au fil de ma réflexion je me demande également qu'aurais pu faire un gouvernement responsable avec le 1,6 milliard dont celui-ci s'est privé afin de faire plaisir à ceux qui n'ont pas encore compris qu'il aurait pu construire quelques hopitaux, financer adéquatement les universités, former des travailleurs afin qu'ils en paient de l'impôt ou aider de petites entreprises à passer au travers de la crise...?

    Finalement je vais investir mon 3.19 $ à centraide (mon employeur offre la perception à la source)car, malheureusement, encore plus de gens vont avoir besoin d'aide. Et dire que...

    Mais ça pourrais être pire ; imaginez si Harper avait été majoritaire !
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  • Brun Bernard - Inscrit
    28 janvier 2009 11 h 41
    Étrange M Réhel...
    ...vous n,aimez plus Bush alors que vous disiez la dernière fois que pour le comprendre il fallait lire...la biographie de Patton. Vous disiez qu'il était un guerrier que personne ne comprenait. Là, depuis un certain temps vous ne l'aimez plus. Opportunisme? Voulez-vous que je remette votre commentaire à ce sujet. Il se trouve sur le site à cette adresse: http://www.ledevoir.com/2009/01/13/commentaires/09
    Et quelle apologie... Vous devez l'admirer.
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  • Brun Bernard - Inscrit
    28 janvier 2009 11 h 44
    Le pont du Québec...
    .. se trouve au fin fond du monde. Montréal est plus représentatif et plus près de la réalité non perdu dans les zones algonquines.
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  • Brun Bernard - Inscrit
    28 janvier 2009 11 h 49
    On se moque...
    ...de nous. Vivement que le Canada devienne états-uniens. Ignatieff en parlant de responsabilité se moque de nous parce que c'est faux, il a besoin de temps pour le pouvoir. Il n,a aucun sens de la solidarité. on ne peut diriger un pays si on n'a pas ce sens. Après vous voulez que nous nous soyons responsable de leur soif de pouvoir??? Non à ces clowns ridicules et sans substances. Les peuples de la planète sont trahis par leurs politiques et leurs banquiers.
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  • Christopher Lackey - Abonné
    28 janvier 2009 14 h 02
    consensus
    M. Ignatieff vient de bien jouer son tour. Il n'est pas l'heure pour des éléctions, et il faut que les gens qui était d'accord avec la coalition sachent qu'il vaut mieux attendre un peu plus, au lieu de prendre pouvoir maintenant, parce que que va assurer M. Harper sa majorité convoité dès les prochaines éléctions. Mais maintenant que les libéraux ont un chef crédible, Harper impressionne de moins en moins avec chaque jour qui passe et ses jours sont comptés.

    MM. Layton et Duceppe peuvent bien dire qu'Ignatieff est en coalition avec Harper maintenant, je les respecte tous les deux, mais ils ne font pas consensus au pays et ne pourraient jamais se faire élire en tant que chef du gouvernement nationale (je sais que c'est dommage que Harper le peut!). Je suis bien conscient aussi de l'histoire merdique du Parti libéral mais après 8 ans de Bush et 3 de Harper il nous faut quelqu'un qui cherche à mener et pas de diviser. Ignatieff est la seule personne dans le gouvernment qui peut combler cette éxigence.
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  • Guy Lemieux - Abonné
    28 janvier 2009 14 h 12
    Adieu le Québec : la vengance des conservateurs au profit de l ontario
    Le budget conservateur va faire payer cher et (chair)la province de Québec au profit ontarien de l automobile qui pollue.. notre province .Les libéraux épousent la mentalité conservatrice anglaise et fait payer la péréquation partisane au profit des mesures anglo-saxonnes de l industrie ontarienne .Le bloc québéquois ne peut rien faire de plus que de chialer et roter sur le fédéralisme canadien .Aux voteurs Québéquois lors des prochaines élections de bien identifier les tenants de ce budget partisan .Oubliez le Bloc ( il ne peut rien faire )
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  • Raymonde Chouinard - Abonnée
    28 janvier 2009 20 h 23
    budget sans saveur (suite)
    " (..)et on ira de l'avant avec un budget sans saveur qui n'apporte rien aux pauvres, aux petits, aux démunis; mais qui remplira les poches des riches, des bien-nantis, des amis et de ceux qui, en somme, gagnent plus de 100 000$ par année!"

    Devinez qui!!!!!
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  • Raymonde Chouinard - Abonnée
    28 janvier 2009 20 h 41
    Etrange M. Rehel (suite)
    Bien étrange en effet pour quiconque n'ayant pas encore saisi sa dynamique..... sur la tribune de discussion du Devoir!!!!!
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  • Raymonde Chouinard - Abonnée
    28 janvier 2009 20 h 50
    @Monsieur Dufresne
    "Permettez que je cite à nouveau Corneille:
    "Ô rage! Ô désespoir!"

    Quand ce n'est par Corneille, c'est Voltaire....
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  • Raymonde Chouinard - Abonnée
    28 janvier 2009 20 h 56
    Bon débarras (suite)
    "Maintenant que W. Bush est parti, il n'y a plus de raisons pour que M. Harper, son admirateur, reste. "
    Tout à fait d'accord! "

    Bien sûr, maintenant que son chien est mort. Vaut mieux se concocter de nouvelles alliances....
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  • Michel Chamoun - Inscrit
    28 janvier 2009 23 h 26
    Un peu de positivisme?
    Je ne suis pas un partisant de Harper, mais essayons tout de meme de voir le bon coté des choses. C'est certain que les baisses d'impot ne profiterons pas au riches, mais plutot aux plus pauvres, puisque tout le monde se voit dispensé du meme montant. Un investissement dans l'infrastructure, ca va justement renover nos routes et nos hopitaux que certaines personne ici demandent de tous leurs voeux. Quand a l'argent qui va aux riches companies qui sont coupables de tous les maux de l'humanité, il faut avouer qu'elles ne sont pas si riches que ca ces derniers temps. Ca pourrais leur éviter de faire faillite ou de délocaliser, et d'ainsi conserver quelques emplois.

    Devant un tel budget, qu'on aurait pu croire écrit par des libéraux, on ne comprendrait pas comment Ignatieff pourrait encore trouver des excuses pour renverser Harper. Il est clair que Harper a fait tous les compromis, tant il avait peur de la coalition, et en cela Dion aura tout de meme fait quelque chose de bien avant de partir. Alors ca nous évite des élections, de l'instabilité politique, on agit rapidement pour la crise, et on verra par la suite comment ca se deroule.

    Oui, le quebec perd l'argent de la perequation, oui on ne peut pas faire confiance a Harper et ses volte face, oui on oublie l'environnement pour les prochaines années, mais vu les circomstances, c'est le mieux qu'on pouvait espérer.
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