Le défi du Canada: vendre le pétrole de l'Alberta à Obama, dit Prentice
Le ministre de l'Environnement tient des propos incompatibles avec son rôle, disent des environnementalistes
Toronto — Le jour même où le nouveau président américain Barack Obama parlait de harnacher la puissance solaire et éolienne pour alimenter en énergie les véhicules et les industries, le Canada annonçait qu'il cherchera à conclure un accord bilatéral avec la nouvelle administration à Washington afin de coordonner les plans environnementaux des deux pays et fournir aux États-Unis le pétrole dont le pays a besoin.
Il faut démontrer aux Américains que la solution à leurs préoccupations énergétiques se trouve au Canada, dans les sables bitumineux de l'Alberta, a soutenu hier le ministre fédéral de l'Environnement, Jim Prentice, qui est aussi responsable des oléoducs.
Un tel accord bilatéral pourrait prévoir de nouvelles règles, comme un mécanisme commun d'échange de droits d'émission de gaz à effet de serre (GES), des normes plus sévères et des objectifs de développement de sources d'énergie propre, a dit le ministre.
S'exprimant à l'occasion d'une réunion du Conseil canadien des chefs d'entreprise, M. Prentice a ajouté que le Canada, même s'il joue déjà un rôle important, est en mesure de jouer un rôle accru dans l'approvisionnement de l'Amérique du Nord en énergie. Le ministre a assuré son auditoire que l'accord potentiel ne nuirait pas aux entreprises pétrolières canadiennes.
Des observateurs se demandent comment le député de Calgary peut représenter équitablement les intérêts de l'environnement et des oléoducs, simultanément. «Ce que nous avons vu du présent gouvernement nous laisse croire que la promotion d'énergie polluante est l'un de ses principaux objectifs en politique étrangère», a commenté Stephen Hazell, directeur du Sierra Club Canada. M. Prentice est «l'exact opposé d'un ministre de l'Environnement», a-t-il ajouté.
L'organisme de défense de l'environnement est l'un des sept groupes qui ont envoyé une lettre à Barack Obama, il y a une semaine, pour lui demander de rester fidèle à sa campagne contre le pétrole «sale» et d'accueillir avec scepticisme les prétentions des promoteurs des sources albertaines d'énergie.
Lundi, l'ambassadeur du Canada aux États-Unis, Michael Wilson, avait déclaré qu'un des plus grands défis d'Ottawa serait de convaincre la nouvelle administration à Washington que le Canada est capable de produire du pétrole issu de procédés moins polluants.
Hier, le ministre Prentice a défendu les sables bitumineux de l'Alberta en indiquant que les Américains, comme les Canadiens, constateront que cette source d'énergie sera importante dans l'avenir.
Il faut démontrer aux Américains que la solution à leurs préoccupations énergétiques se trouve au Canada, dans les sables bitumineux de l'Alberta, a soutenu hier le ministre fédéral de l'Environnement, Jim Prentice, qui est aussi responsable des oléoducs.
Un tel accord bilatéral pourrait prévoir de nouvelles règles, comme un mécanisme commun d'échange de droits d'émission de gaz à effet de serre (GES), des normes plus sévères et des objectifs de développement de sources d'énergie propre, a dit le ministre.
S'exprimant à l'occasion d'une réunion du Conseil canadien des chefs d'entreprise, M. Prentice a ajouté que le Canada, même s'il joue déjà un rôle important, est en mesure de jouer un rôle accru dans l'approvisionnement de l'Amérique du Nord en énergie. Le ministre a assuré son auditoire que l'accord potentiel ne nuirait pas aux entreprises pétrolières canadiennes.
Des observateurs se demandent comment le député de Calgary peut représenter équitablement les intérêts de l'environnement et des oléoducs, simultanément. «Ce que nous avons vu du présent gouvernement nous laisse croire que la promotion d'énergie polluante est l'un de ses principaux objectifs en politique étrangère», a commenté Stephen Hazell, directeur du Sierra Club Canada. M. Prentice est «l'exact opposé d'un ministre de l'Environnement», a-t-il ajouté.
L'organisme de défense de l'environnement est l'un des sept groupes qui ont envoyé une lettre à Barack Obama, il y a une semaine, pour lui demander de rester fidèle à sa campagne contre le pétrole «sale» et d'accueillir avec scepticisme les prétentions des promoteurs des sources albertaines d'énergie.
Lundi, l'ambassadeur du Canada aux États-Unis, Michael Wilson, avait déclaré qu'un des plus grands défis d'Ottawa serait de convaincre la nouvelle administration à Washington que le Canada est capable de produire du pétrole issu de procédés moins polluants.
Hier, le ministre Prentice a défendu les sables bitumineux de l'Alberta en indiquant que les Américains, comme les Canadiens, constateront que cette source d'énergie sera importante dans l'avenir.
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