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Plus ça change...

Michel David   17 janvier 2009  Canada
Cette fois, c'en était trop. Même le très placide Robert Bourassa avait jugé nécessaire de hausser le ton. Le gouvernement Mulroney proposait maintenant d'inclure les données de Royal Lepage sur les fluctuations du marché immobilier dans le calcul de la péréquation!

Depuis qu'elle a été instituée, en 1957, puis inscrite dans la Constitution, en 1982, la façon de calculer la péréquation a toujours été l'objet de débats dont la vigueur est directement proportionnelle à l'importance des sommes qui sont en jeu.

Dans le budget que la ministre des Finances, Monique Jérôme-Forget, a présenté au printemps 2008, les revenus qui provenaient de la péréquation représentaient huit milliards de dollars sur des revenus totaux de 62 milliards.

Si le principe qui sous-tend la péréquation, c'est-à-dire la nécessité de compenser les écarts de capacité fiscale entre les provinces canadiennes, est relativement simple, la péréquation peut être calculée d'une infinité de façons, avec des résultats extraordinairement différents.

Il est inévitable qu'un programme comme celui-là évolue au gré de la conjoncture économique et politique, mais le premier ministre Charest pouvait raisonnablement espérer que l'entente intervenue en 2007 survive quelques années.

À défaut de corriger réellement le déséquilibre fiscal, elle réglait au moins pour un temps le problème de l'imprévisibilité de la péréquation, qui fragilisait dangereusement la planification budgétaire des provinces bénéficiaires, le Québec au premier chef.

Dix-huit mois auront suffi pour que la réalité du fédéralisme canadien vienne le rattraper. Hier, M. Charest parlait d'un «bris d'engagement» et d'un retour aux années 1990. Dans sa bouche, cela peut être considéré comme de gros mots.

Sa déconvenue est compréhensible. Déjà, la crise économique a rendu la confection du budget 2009-10 très problématique. La perspective d'un manque à gagner qui pourrait atteindre un milliard au titre de la péréquation la fait carrément tourner au cauchemar. Bref, plus ça change, plus c'est pareil.

***

Soit, Ottawa a agi de façon cavalière en avisant les provinces de son intention de modifier la formule de 2007 à la toute fin de la conférence des ministres des Finances du 3 novembre dernier, mais il semble tout aussi évident que le gouvernement Charest a choisi de reporter ses manifestations après les élections du 8 décembre.

Il est difficile de croire Mme Jérôme-Forget quand elle dit avoir réalisé seulement à la mi-décembre les conséquences de ce qu'avait annoncé James Flaherty. Les fonctionnaires du ministère des Finances du Québec sont reconnus pour leur compétence. Avec les années, ils ont également développé une grande expertise en matière de transferts fédéraux, en particulier de péréquation, qui est reconnue partout au pays. Il serait étonnant que le PQ ait tout de suite compris que le projet fédéral risquait de priver le Québec de revenus d'un milliard, mais qu'eux n'y aient vu que du feu...

M. Charest a plus vraisemblablement pensé qu'au moment où il s'indignait d'entendre Pauline Marois déclarer qu'elle avait les mains liées par le mouvement souverainiste, il n'était pas très indiqué d'illustrer les inconvénients que peut aussi comporter le fédéralisme.

Visiblement, Stephen Harper n'a pas été très impressionné par la motion unanime que l'Assemblée nationale a adoptée jeudi, qui «exige» le maintien du programme de péréquation dans sa forme actuelle. Il l'aurait été encore moins s'il avait pu voir le libellé nettement plus mou que le gouvernement Charest avait d'abord proposé au PQ. Plutôt qu'une exigence, il présentait une simple «demande».

D'ailleurs, il mettait les mêmes gants blancs pour inviter Ottawa à «travailler de concert» avec le gouvernement du Québec pour aider les travailleurs et les entreprises touchés par la crise économique.

C'est sans doute ce que l'ancien ministre des Affaires intergouvernementales Benoît Pelletier appelait le «principe de courtoisie» qui doit présider aux relations entre partenaires au sein d'une fédération. Il est dommage que cette courtoisie soit à sens unique.

***

Hier, à la conférence des premiers ministres, M. Charest s'est heurté à un mur. Clairement, M. Harper n'a aucune intention de retraiter. Il n'a même pas voulu réfléchir plus longuement à la question, comme l'en a prié M. Charest.

Le Québec ne pourra pas davantage compter sur l'appui des autres provinces. Jeudi, Dalton McGuinty a préféré s'absenter de la réunion du Conseil de la fédération plutôt que d'étaler publiquement ses différends avec son homologue québécois, mais les positions ontariennes sont bien connues.

La péréquation est régie par une loi fédérale. Pour modifier la formule de calcul afin d'annuler la hausse prévue l'an prochain, le gouvernement conservateur doit donc obtenir l'approbation de la Chambre des communes.

Le Bloc québécois va évidemment s'opposer à tout plafonnement de la péréquation, mais la seule position qui compte dans les circonstances actuelles est celle de Michael Ignatieff. De passage à Québec en décembre, le nouveau chef du PLC avait dit avoir de la «sympathie» pour les doléances de M. Charest. «Mais je ne dois pas penser seulement au Québec», s'était-il empressé d'ajouter. En effet, à la veille de possibles élections, il doit beaucoup penser à l'Ontario.

Bien sûr, M. Ignatieff pourra trouver dans le prochain budget fédéral bien d'autres raisons de renverser le gouvernement Harper, s'il le désire, mais rien n'assure qu'il laisserait la formule de péréquation intacte s'il devenait premier ministre.

***

mdavid@ledevoir.com






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  • Georges Allaire
    Inscrit
    samedi 17 janvier 2009 05h11
    Bou-hou-hou
    Quand le Québec ne veut pas d'un changement de comportement, il est assuré de n'en pas avoir.

    Monsieur Harper, le courtisan éconduit par les Québécois aux dernières élections, a tiré leçon de cette infidélité. Il avait apporté des bonbons et des fleurs de lys en favorisant une péréquation révisée à la hausse et en protégeant la représentation pourtant démographiquement catastrophique du Québec à Ottawa. "Nenni, mon ami. Vous n'êtes qu'un rustre et un fourbe", lui a-t-on répondu. Et le galant est allé promener où on l'a renvoyé: ailleurs, auprès de l'ensemble canadian qui lui donnait sa majorité.

    Les crisettes de belle oubliée sont étouffées dans la solitude de son appartement. Il n'y a plus d'affrontement, car il n'y a plus de beau pour les endurer.

    Nous le savons, mais le cachons dans le fard des produits de beauté. "Miroir, miroir, suis-je la plus belle, ce soir?" - "Je ne le sais pas, l'électricité vient d'être coupé par une vague de froid."

  • jean claude pomerleau
    Inscrit
    samedi 17 janvier 2009 07h41
    Péréquation: La politique de la mendicité.
    Le pire c'est que le PQ se prête au jeux de cette eternelle bataille de la péréquation plutôt que de la présenter pour ce qu'elle est: Une politique de la mendicité.

    La péréquation laisse croire que le Quebec fait un gain de 8 milliards du fait d'être membre de la fédération, il s'agit d'une erreur. Car cela ne tient pas compte de l'ensemble des flux entre Ottawa et Québec. Une étude de Statcan de 2004 démontre que le Québec a fait un gain de 2,1 milliards a cet égard (et non 8 milliards):

    http://www.statcan.gc.ca/pub/11-010-x/00207/9586-f

    Comme le dédoublement du fédéralisme nous coute près de 3 milliards, il faut conclure que l'on a rien a gagner de pratiquer cette politique de la mendicité qu'est la péréquation.

    Ce que l'on perd dans ce système dysfonctionnel qu'est le fédéralisme c'est notre possibilité de jouir de l'ensemble de nos capacités d'agir, conditions indispensables pour devenir un etat optimal.

    JCPomerleauy

  • Denis Lussier
    Inscrit
    samedi 17 janvier 2009 08h40
    Plus ça change...
    Scratch my back and i'll scratch yours...
    Il ne fallait toujours bien pas à s'attendre à ce que m.Harper s'évertue à donner au Québec tout ce qu'il demande, après le peu d'appuis que les Québécois lui ont accordés lors de la dernière élection Fédérale. En plus les fidèles à Charest n'ont rien fait pour lui faciliter la tâche.
    Harper a pratiquement livré la marchandise promise lors de son dernier mandat et il devait s'attendre à un plus bel appui de la part des québécois.
    Ben Bon! On a ce qu'on mérite et si les Québécois en veulent davantage de la péréquation, ils n'ont qu'à demander à leurs experts Bloquistes qu'ils intercèdent en leur faveur car selon les journalistes (comme vous ) il n'y a que les Bloquistes pour défendre les intérêts des Québécois. Encore une fois, Ben Bon!!!

  • jacques noel
    Inscrit
    samedi 17 janvier 2009 08h41
    Le grand mythe de la péréquation
    Le Québec reçoit 8 milliards par année de péréquation. C'est la seule chose qui est vraie. Tout le reste est un grand mythe fédéraliste!

    Non, l'argent ne vient pas de la riche Alberta, encore moins de la jadis riche Ontario qui va aussi avoir son chèque de péréquation cette année. Le fric vient d'Ottawa

    Non Ottawa n'envoie pas plus d'argent à Québec qu'il en collecte. C'est le contraire en fait. Entre 2000 et 2005, le Québec a envoyé 35 milliards de plus à Ottawa qu'il en a reçu. C'est deux Baie James qu'on a payé au Canada

    Alors si Québec envoie plus d'argent à Ottawa qu'il en reçoit, pourquoi reçoit-il 8 milliards par année de chèque de BS? Parce qu'Ottawa fait disparaitre l'argent qu'on lui envoie.

    Chaque année, sur un budget de 240 milliards, 50 milliards ne retournent jamais aux contribuables: 35 vont au service de la dette, 10 au surplus (jusqu'à cette année évidemment) et 5 à l'aide internationales. Après on distribue le 190 milliards restant, et là on obtient la fameuse péréquation où on nous fait accroire que c'est un cadeau aux pauvres BS que nous sommes!

  • Eric Thiffault
    Abonné
    samedi 17 janvier 2009 08h57
    LA solution
    LA solution, on la connait face au fédéraliste impérialiste: notre pays.

  • Gilles Bousquet
    Inscrit
    samedi 17 janvier 2009 09h23
    S'insulter modérément
    M. Charest ne peut pas trop s'insulter contre le fédéral, s'il désire finir sa carrière politique comme Premier-Ministre du Canada "Libéral ou Conservateur", un vrai pays, pas une simple province qui veut dire "territoire conquis".

  • Parti Pris
    Inscrit
    samedi 17 janvier 2009 09h32
    Capitaine Canada à la défense du Québec ?
    Il n'y a, de toute façon, rien de tel qu'un fédéralisme d'ouverture. Malgré toutes les belles promesses faites en ce sens, malgré les déclarations d'amour à la veille d'un référendum sur l'indépendance, malgré le fait que Trudeau ait déclaré que les Libéraux « ...mettaient leurs sièges en jeu pour obtenir du changement », aucune parole n'a été tenue, rien n'a été fait.

    Qui croira que le "nationalisme" de Jean Charest est réel, senti,sincère ? Rien de plus qu'un nouvel avatar pour séduire certains Québécois un peu naïfs et découragés. On peut distinguer son costume de "Capitaine Canada" sous son nouveau voile.

    Le jour où Monsieur Charest affirmera être d'accord avec ce qui suit, t le mettra en pratique, alors là, je serai prêt à reconsidérer la chose.

    http://fr.youtube.com/watch?v=8R5D_-h7XRs

  • André Binette
    Inscrit
    samedi 17 janvier 2009 10h51
    la nation québécoise et la péréquation
    Et si la nation québécoise se donnait pour objectif de ne plus quémander la péréquation canadienne, qui nous maintient dans un état de dépendance collective malsaine. Nous y gagnerions tous en dignité. Des politiciens ontariens ont exprimé leur honte parce que leur province recevait maintenant de la préréquation, alors que Terre-Neuve exprime sa fierté d'en être sortis. Le Nouveau-Brunswick s'est donné pour priorité d'en sortir. Pourquoi acceptons-nous année après année cette forme d'aide sociale canadienne? J'aimerais que les Québécois aient davantage de fierté nationale, et cessent de vivre aux crochets d'une autre nation. Rapatrions nos impôts, retroussons nos manches, et exigeons de nous-mêmes une forme de dépassement. Il n'est pas nécessaire de devenir souverains pour le faire. Il suffit d'être déterminés et confiants.

  • Nestor TURCOTTE
    Inscrit
    samedi 17 janvier 2009 11h30
    LE BLOC, vous dites..
    LE BLOC va s'opposer, vous dites? Il ne fait que cela...s'opposer, critiquer...chialer...

    Sa mission: proposer l'indépendance. Il ne fera pas. Les pensions augmentent en s'opposant. EN combattant, elles diminueraient, car le Bloc devrait quitter le Parlement qui le fait si bien vivre.

  • Jeanne du Lys
    Inscrite
    samedi 17 janvier 2009 12h26
    Les Québécois souffrent du syndrome du conjoint battu !
    Réveillons-nous !

    Vous n'êtes pas écoeuré de vous faire rire de vous en place face ? Cessons d'être masochiste politiquement !

    Vous avez dit : '' Depuis qu'elle a été instituée, en 1957, puis inscrite dans la Constitution, en 1982, la façon de calculer la péréquation a toujours été l'objet de débats dont la vigueur est directement proportionnelle à l'importance des sommes qui sont en jeu.

    Dans le budget que la ministre des Finances, Monique Jérôme-Forget, a présenté au printemps 2008, les revenus qui provenaient de la péréquation représentaient huit milliards de dollars sur des revenus totaux de 62 milliards.

    Si le principe qui sous-tend la péréquation, c'est-à-dire la nécessité de compenser les écarts de capacité fiscale entre les provinces canadiennes, est relativement simple, la péréquation peut être calculée d'une infinité de façons, avec des résultats extraordinairement différents. ''



    - Charest c'était peut-être un peu mieux que Marois et Dumont mais quel incompétent lui aussi...

    Il n'a aucune colonne vertébrale !

    On perd notre temps, on tourne en rond. Le fédéral est un énorme boulet au pied des Québécois. Économiquement on n'est à la croisée des chemins, soit on reste dans la fédération et on les aide à développer le nucléaire et le pétrole. Et étant donné que le Québec n'a pas de pétrole il s'appauvrira de plus en plus. Soit on divorce, on développe une économie verte puisque c'est possible au Québec et on s'enrichi de plus en plus car le vert c'est au goût des jours à venir.

    - Personnellement je répondrais avec la bouche de mes canons !

    Dès l'indépendance du Québec voté à l'Assemblée Nationale :

    -Gardez le 50 milliards qu'on donne au fédéral à chaque année ce qui ferait un revenu total de 111 milliards pour le Québec. René Lévesque a refusé de signer la constitution de 1982, nous n'avons donc jamais donné notre accord là-dessus on n'a pas à la respecter !

    En plus, j'arrêterais de niaiser avec le fédéral j'enverrais mes requêtes directement en cour de justice internationale. Avec 3 bons avocats on peut monter un dossier en béton pour faire reconnaître notre indépendance.

    Premièrement, la fédération a été constituée illégalement en 1867, ils ont refusé le droit de vote aux femmes aux autochtones et en plus à tous les québécois qui étaient à logement (seulement ceux qui possédaient une maison à leur nom pouvaient voter). Résultat maintenant ils ont le droit de contester et exiger un vrai référendum si on veut ou pas former une fédération et en attendant on n'est indépendant. Étant donné que l'on n'a pas participé au vote on n'a le droit de contester cette fédération. Il y a aussi plusieurs failles dans la constitution que l'on peut attaquer.

    En attaquant de tout bord tout côté, car il y a en plus, l'histoire de Pétro-Canada, l'Alaska, MDC nucléaire. Toutes les ressources naturelles des Québécois que le fédéral a donné (laissez exploiter) à des intérêts privés sans exiger de redevance, ça se ''monaille'' tout ça... on peut remonter jusqu'en 1867 si on veut. À mon avis il deviendrait un peu plus négociable.

    Économiquement le Québec est en cage. Il a les mains liées par le fédéral. Honda on un modèle 100% à l'hydrogène. BMW on déjà conçu une voiture qui peut fonctionner soit essence ou soit hydrogène, l'hydrogène étant 100% verte.

    On pourrait instaurer une usine de ces véhicules en région et fabriquer un modèle à prix abordable. Desservir le Québec puis développer l'exportation.

    L'idée de la voiture électrique de l'incompétent président d'Hydro qui dépense l'argent des québécois comme-ci c'était son argent personnel...n'est pas une bonne idée ! On peut laisser faire la loi du marché mais ne pas pousser là-dessus et surtout ne pas investir dans la fabrication de l'auto électrique. Tout simplement parce que de faire des autos électriques ferait augmenter la demande d'électricité considérablement et par ricochet en ferait augmenter le coût à la consommation. Nos factures d'électricité pour le chauffage et l'éclairage doubleraient. Ils sont entrain en plus de tenter de nous volé Hydro en ouvrant la porte par en arrière à la privatisation...qui pourrait nous vendre à gros prix notre électricité.

    Il faut reprendre le contrôle des rennes du pays !

    De surcroît, les incompétents n'ont même pas mis une prise électrique standard pour pouvoir charger la batterie n'importe ou ! Lorsque les gens voyageront s'ils doivent charger leur batterie dans un motel (s'ils avaient fait des prises standards) le motel c'est pas gratuit son électricité pour charger les batteries ? Des pompes à chargement électrique ? Les gens devront attendre combien d'heures à la station pour charger leur batterie ?

    Ce projet est complètement nul, irréaliste dans l'application et ça va coûter combien de millions aux contribuables qui ont de la difficulté à boucler leur fin de mois pour l'ego trip et l'incompétence d'Hydro et du gouvernement qui les laisse faire ???

    Est-ce que c'est le premier ministre du Québec qui dirige le Québec ou le président d'Hydro ? C'est que lui n'a pas été élu...

    L'hydrogène nous permettrait de diversifier nos sources d'énergie, donc de garder à cause de la compétition avec les autres énergies un prix à la consommation abordable et une certaine indépendance.

    Il faudrait nationaliser les pompes à Hydrogène et ensuite les exporter. Si on veut remplir les bons de commande de Bombardier, il faut innover ! Les moteurs d'avions à hydrogène ?

    L'est et l'ouest du Canada sont aux antipodes économiquement. Si on demeure dans la fédération l'ouest ne nous laissera jamais développer des énergies vertes car ça ferait baisser la demande de pétrole donc le prix du pétrole par ricochet. Si le prix du pétrole descend l'exploitation des sables bitumineux devient non rentable. Ils ont donc intérêts à ce que le prix de l'essence augmente. Il faut pour ce faire que le Québec participe à l'augmentation de la demande de pétrole. Ce qui va complètement à l'encontre de notre développement économique.

    On se fait voler par les cartels de pétroles québécois...je règlerais le problème en nationalisant les raffineries et en même temps contrôler son prix en attendant que l'on développe plus vert. Ils se foutent carrément de notre gueule...le prix du pétrole descend et le prix à la pompe augmente ???

    Dites-moi pourquoi des intérêts privés empochent des bénéfices sur nos ressources naturelles qui ne leur appartiennent pas mais qui appartiennent aux Québécois ?

    Nationaliser, l'eau et toutes les ressources naturelles du Québec. On aura peut-être plus besoin d'attendre 10 heures pour voir un médecin...

    Il faudrait avec l'aide des environnementalistes développer davantage l'agriculture verte et la pisciculture. Il faut devenir indépendant alimentairement, produire suffisamment pour nourrir les québécois afin de ne pas dépendre seulement de l'importation pour la nourriture de base.

    Je pourrais écrire des pages et des pages sur tout ce qui nous serait possible de faire enfin si on décidait de divorcer du fédéral. Plusieurs autres, si j'ajoutais aussi la protection de la langue française et notre protection contre l'inquisition religieuse qui nous arrive de l'ouest et qui a déjà envahi nos écoles québécoises...

    De quoi avons-nous peur ? Qu'a-t-on à perdre ?

    Sommes-nous lâches ?

    La fédération est une sangsue dont il faut se libérer !


    Sylvie R. Tremblay
    Parti Jeanne du Lys
    Souveraineté Autonomiste
    http://www.jeannedulys.qc.ca

  • Fernand Trudel
    Abonné
    samedi 17 janvier 2009 14h56
    Il est paradoxal que la bloc s"oppose
    Ce parti qui veut s'en aller du Canada car selon lui il ne trouve pas son compte chiale pour maintenir le statu quo !!!

    Mais qu'est-ce qui a donc piqué Monsieur Duceppe pour défendre le contraire de sa logique séparatiste...

  • Diane Cadieux
    Inscrite
    samedi 17 janvier 2009 15h50
    Que dire?
    et on demande aux citoyens de reprendre confiance et laisser tomber le cynisme et le désabusement!
    C'est certainement pas pour demain!!!

  • Roger Kemp
    Inscrit
    samedi 17 janvier 2009 23h42
    De Bourassa à Charest
    En entendant monsieur Jean Charest dire en point de presse qu'il était extrêmement déçu et frustré de la position du gouvernement Harper dans le dossier de la péréquation et qu'il ne concevait pas ainsi le fédéralisme d'ouverture, je me suis immédiatement souvenu des paroles de Robert Bourassa au lendemain de Meech.
    Pourtant je considère monsieur Charest et son entourage comme des personnes très intelligentes et capables de tirer les conclusions qui s'imposent face à ce fédéralisme instable et centralisateur. Allez-vous monsieur Charest finalement reconnaître comme monsieur Bourassa que le Québec est capable de se prendre en main et de décider par lui-même ce qui lui est nécessaire pour contrôler ses lois et son développement? Allez-vous encore vous laisser influencer par les paroles d'un sénateur qui n'a pour but que de sauver sa propre personne ?
    Oui monsieur Charest « nous sommes prêts » à se prendre en main et profitons de la crise financière pour tout restructurer et repartir sur de nouvelles bases, politiquement et économiquement, Nous en sortirons tous gagnants.
    En passant, le plan de relance que vous disiez avoir en main durant la campagne, reposait-il sur une participation accrue du fédéral ? Vous avez dit de madame Marois durant la campagne électorale qu'elle était irresponsable des ses pronostics économiques, je crois que vous allez devoir lui faire vos excuses, elle avait vu juste. Qu'allez-vous faire si le déficit de la Caisse de Dépôt est dans les chiffres prévus par madame Marois ? Allez-vous reconnaître que nous serons en droit de vous exigez des excuses à toute la population pour nous avoir manipulé et influencé notre vote ?

  • Raymonde Chouinard
    Abonnée
    dimanche 18 janvier 2009 11h28
    Nos nationalistes d'Ottawa....
    Ça ne sert à rien de faire des gorges chaudes envers Jean Charest!

    Qui nous dit que Pauline Marois aurait récolté plus considérant que le Bloc s'en lave les mains....et se criss... bien du Québec, seule leur lucrative pension les intéresse.

    Il n'y a rien à attendre d'un Duceppe dont la seule motivation est d'étirer le temps de manière à retirer pleine pension.....et d'abuser des impôts des contribuables en provoquant, à sa guise, des élections anticipées, pour se payer un TRIP en autobus et, ce faisant, se distraire de l'ennui mortel qui le mine à Ottawa.

    Il ne faut plus compter sur les bloquistes pour défendre les intérêts du Québec dont le slogan est: "Me and myself" mais plutôt sur les libéraux d'Ignatieff....

  • Pierre-Yves Pau
    Inscrit
    dimanche 18 janvier 2009 12h57
    If faut abolir la péréquation
    J-C Pomerleau a raison, la mendicité ce n'est pas une solution. Et ça mettra fin à toutes les controverses.

  • Chryst
    Abonné
    jeudi 22 janvier 2009 18h54
    De la poudre aux yeux
    Que ce soit l'intérêt des francophones ou des autres minorités de ce pays, ses conquérants n'ont toujours connu qu'un seul langage, celui de l'argent et de son pouvoir.

    Si les nouvelles technologies de l'informatique, de la géomatique et du GPS nous rendaient des plus compétitifs, tous les rêves ou presque seraient permis.

    Michel Thibault, ing f.. m. sc. écologie et pédologie

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