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Norman Spector   15 janvier 2009  Canada
Si j'appartenais à la majorité des Canadiens qui sont congénitalement incapables de voter pour le Parti conservateur, je me demanderais combien de temps mon équipe va continuer à offrir au premier ministre Stephen Harper un chemin aussi clair vers la victoire. Je me le demanderais dès aujourd'hui, pas demain. Car si le gouvernement est défait sur son budget, le 27 janvier, la gouverneure générale n'aura d'autre choix que de déclencher de nouvelles élections.

Le gouverneur général n'a refusé qu'une seule fois la demande de dissoudre le Parlement, lors de la fameuse affaire Byng-King. Mais, dans ce cas, le leader de l'opposition, Arthur Meighen, avait remporté la majorité des sièges aux élections de 1925, tandis que le premier ministre Mackenzie King réclamait néanmoins le droit de former le gouvernement. Il tenta ensuite d'éviter un vote de non-confiance en demandant la dissolution de la Chambre, ce qui représentait sa deuxième tentative d'empêcher M. Meighen de former son propre gouvernement.

Si j'étais le leader du Parti vert, Elizabeth May, j'aurais de la difficulté à me justifier depuis les élections du 14 octobre, qui ont signé la défaite du leader le plus vert dans l'histoire du Parti libéral du Canada. Je prendrais en considération l'avertissement de l'environnementaliste David Suzuki voulant que son parti marginalise l'environnement comme question politique. Je regarderais également de près ce que l'ancien ministre libéral, David Anderson, a accompli pour l'environnement.

Certes, les conservateurs sont toujours minoritaires à la Chambre des communes. Mais, au Canada, un premier ministre n'a pas besoin d'un gouvernement majoritaire pour nommer le président de Radio-Canada-CBC, ni de la Banque du Canada, ni les juges qui décident des questions telles que le mariage gai et l'avortement.

Jack Layton, aussi, devrait se poser de sérieuses questions. Sans surprise aucune (y compris pour lui, je parie), son offre de devenir premier ministre a été rejetée le 14 octobre. Il n'occupe pas non plus le poste de leader de l'opposition, même s'il a mené une excellente campagne contre un chef libéral très faible. M. Layton, dont la famille jouit d'une longue tradition de service gouvernemental, devrait peut-être aussi expliquer à son parti pourquoi il réussit mieux dans les provinces avec un système bipartite. En d'autres termes, s'il ne peut pas les battre, il devrait se joindre aux libéraux.

Une nouvelle image

Les libéraux aussi pourraient profiter d'une association. Leur marque de commerce s'est ternie au Québec avec le rapatriement de la constitution et le programme des commandites. Il ne semble pas évident non plus que les difficultés d'organisation soient à l'origine des problèmes financiers du PLC partout au pays. À moins d'être un avocat visant une nomination comme juge, pourquoi enverriez-vous votre argent durement gagné à cette formation au lieu de contribuer aux partis à principes, le NPD ou les verts? L'union avec les verts et le NPD donnerait d'ailleurs aux libéraux un noyau de militants purs et durs pour concurrencer les conservateurs.

Il est évident que ni l'un ni l'autre de ces partis ne veut sacrifier ses principes. En politique, on se bat pour ses idées, puis on se met d'accord sur un compromis. La différence entre unifier des partis avant des élections et forger une coalition après coup, que ce soit dans notre système électoral ou en représentation proportionnelle, tient principalement au temps, au lieu et à la manière de faire des compromis.

D'ailleurs, faisons face à la réalité: le vote stratégique ne défera pas M. Harper. Peu d'électeurs possèdent l'information requise pour manigancer ce genre de tour de passe-passe pendant une course locale. Aucun chef de parti ne semble désireux de recommander à ses militants de voter pour un autre parti pendant une éventuelle campagne, de peur d'endommager sa «marque de commerce» aux yeux de ses électeurs.

Je suis peu enclin à m'exprimer de cette façon auprès de mes amis de gauche, seulement, ils devront bien se rendre à l'évidence: tôt ou tard ils devront trouver leur Stephen Harper. Les arguments contre l'unification du centre-gauche ne sont pas meilleurs qu'ils l'étaient il y a une décennie, quand la fragmentation de centre-droite a laissé le champ libre à Jean Chrétien pour former trois gouvernements majoritaires consécutifs. Pour réussir en politique, il faut donner aux électeurs une autre possibilité claire et précise, quand un gouvernement semble au seuil d'une défaite.

Si les libéraux étaient sages, ils rejetteraient de côté les lobbyistes et les avocats qui dominent leur parti, ils poursuivraient l'unification de la gauche avant la prochaine élection. Ce qui laisserait le problème de définir leur relations avec le Bloc, un problème qui n'est pas négligeable d'un côté comme de l'autre, mais un problème, il faut le dire, que les leaders des partis d'opposition ont eux-mêmes créé.

***

Norman Spector est chroniqueur politique au Globe and Mail

nspector@globeandmail.ca






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  • Georges Paquet
    Abonné
    jeudi 15 janvier 2009 04h10
    Si les conservateurs étaient sages et prévoyants...
    « Si les conservateurs faisaient preuve de sagesse et de prévoyance, ils se mettraient activement à la recherche d'un remplaçant à Stephen Harper. Les conservateurs qui ont remarqué les récents sondages qui donnent déjà une légère avance aux libéraux, alors qu'ils sont encore pauvres, désorganisés et sans programme, ont des raisons de s'inquiéter pour l'avenir du parti conservateur avec le présent leader. Les candidats de talents sont déjà disponibles. Je ne les nommerai pas ici, vous les connaissez. La question de la succession se pose déjà, et elle se posera avec de plus en plus de vigueur. Le coup de force anti-démocratique de la fermeture du parlement pour conserver le pouvoir reste comme un malaise chez tous les vrais démocrates, qu'ils soient bleus ou rouges. Et le jupon du Reform Party est très visible sous les apparences que Stephen Harper nous propose. Et les conservateurs progressistes sont les premiers à le remarquer. Ils ne sont pas disposés à se laisser mener de cette façon. Alors, 2009 sera une années intéressante pour plusieurs, mais difficile pour quelques uns. »

  • Pierre S. Adjété
    Inscrit
    jeudi 15 janvier 2009 08h41
    L'art du possible public
    « Probablement, et jusqu'à ce qu'une personne -s'appellerait-elle Justin Trudeau... je ne saurais le dire- n'assume que l'héritage respectable de Pierre Elliot Trudeau pour se distancer clairement de ses mauvais coups et entreprendre de les réparer, il est vrai qu'un rapprochement stratégique entre certains partis, du centre vers la gauche, est plus que nécessaire dans le paysage politique canadien. Malheureusement, la frilosité ambiante et surtout le manque cruel de leader fédéraliste charismatique sur cette scène pourtant rendent difficile la percée de l'idée du rapprochement stratégique. Mais, qui sait ? Le vrai Effet Obama est peut-être que nos femmes et hommes politiques sauront désormais que nous voulons vivre et du rêve autant que la réalité, pour se munir, eux, d'un peu plus d'audace dans ce merveilleux monde de l'art du possible public qu'est la politique.

    Pierre S. Adjété
    Outremont, Québec »

  • Hubert Lavigne
    Inscrit
    jeudi 15 janvier 2009 10h40
    Que les véritables "libéraux" se lèvent!!!
    « Voici ce que j'écrivais en octobre dernier et qui réflète bien à mon avis le questionnement de M. Spector et je ne pense pas que M. Ignatieff puisse changer cette mentalité dépassée............

    Que les vrais libéraux se lèvent

    Oui pourquoi tenter de refaire le même parti; le parti libéral est un parti fini!!!!!!!!!!!, qui s'est détruit par lui-même, par ses chefs abus de pouvoirs ou de mégalomanie maladive avec ses Trudeau, Chrétien et leurs suppôts avides de récompenses de toutes sortes. Les gens qui tournent autour de ce parti sont pour la plupart des personnes qui songent plus à leur intérêt et leur pouvoirs personnel qu'au bien du peuple; du moins, leurs actions et leurs dirigeants actuels font en sortes que la population les perçoit comme tel. Au Québec tout ce qu'ils ont réussi c'est d'attiser la ferveur séparatiste. Avec leur façon de faire de la politique arrogante et mesquine depuis Trudeau, ils se sont mis à dos les Québécois, les gens de l'Ouest et ceci ne sera pas oublié de sitôt.

    Ce qu'il nous faut, c'est un nouveau parti libéral qui regrouperait tous les gens d'esprit vraiment libéral qui ont quitté pour les conservateurs, le Bloc ou le NDP ou qui ne vont plus voter parce qu'ils ont été désabusés par une bande d'opportunistes arrogants dont fait parti ce pauvre Dion. D'ailleurs la façon dont il a été élu chef, démontre clairement le délabrement moral de ce parti.

    Qu'on laisse tomber les Coderre de ce monde et leurs semblables, qu'on aille chercher à l'extérieur, s'il le faut parmi les gens qui ont vraiment l'esprit libéral, quelqu'un qui reflétera les "vrais valeurs libérales" Ce n'est pas avec le parti actuel qu'on va attirer les gens de la trempe de Mme Arbour ou autres personnages de valeur de ce genre.............

    S'il le faut qu'on change le nom du parti; qu'on l'appelle Nouveau parti libéral démocratique ou encore Parti libéral démocratique, je ne sais????, mais il faut faire maison nette et revenir aux valeurs "libérales" d'antan; qu'on laisse les vieux libéraux dépassés actuels régler leurs dettes avec les profits personnels, les jobs et les récompenses qu'ils ont obtenus grâce à leur influence et qu'on reparte complètement à neuf avec une vision qui accrochera le peuple, pour faire face à ce conservatisme qui risque de nous coûter cher comme aux USA.

    H.Lavigne »

  • Pierre Rousseau
    Inscrit
    jeudi 15 janvier 2009 10h50
    Sacrifier ses principes sur l'autel d'un système électoral désuet?
    « On voit bien que l'élite néo-conservatrice a peu de principes! Les Libéraux et le NPD sont des partis très différents et ces derniers devraient renier leurs principes fondamentaux parce que nous avons un système électoral défectueux? Ne serait-il pas plus « démocratique » de changer ce système électoral et d'instaurer la proportionnelle au Canada? Ce faisant les coalitions seraient dorénavant la norme, comme dans bien d'autres pays démocratiques, et ces coalitions devraient refléter les aspirations de la majorité des électeurs. C'est pas mal anti-démocratique (mais bien pratique...) d'avoir un gouvernement qui est censé représenter la majorité des Canadiens mais qui en fait ne représente qu'une minorité, moins de 40%!

    Vous dites que la GG n'aura d'autre choix que de déclencher des élections? Cela n'est qu'une opinion et on ne sait pas ce qu'elle fera. Mais vous avez probablement raison car la GG a démontré en décembre qu'elle n'était que le porte-parole et le valet du Premier Ministre en endossant la décision de proroger le Parlement pour une raison entièrement illégitime (la perte de confiance du Parlement et la crainte de perdre le pouvoir). On ne peut réellement la blâmer car elle n'est pas élue. Il faudrait donc aussi s'attaquer à cette institution anti-démocratique et la remplacer par un chef d'état élu et dont les pouvoirs seraient consignés et circonscrits dans la constitution et non pas dans une vague tradition juridique mixte, britannico-canadienne, qui permet de tels abus.

    Que les partis politiques au pouvoir n'aient pas la décence de faire ces changements nécessaire sera jugé par l'électorat et démontrera le niveau de préoccupation que le peuple du Canada démontre envers la démocratie. Peut-être s'accommode-t-il d'un semblant de démocratie? L'avenir le dira. »

  • Guy Fafard
    Inscrit
    jeudi 15 janvier 2009 11h19
    Excellente analyse
    « Merci »

  • Frederic Fradette
    Abonné
    jeudi 15 janvier 2009 11h30
    Vous vous tromper monsieur Spector
    « La gouverneure générale a le choix de déclancher des élections ou non, contrairement à ce que vous laisser entendre ; renseigner vous sur le gouvernement Brown-Dorion un gouvernement de remplacement à qui le gouverneur générale a remis le pouvoir après la défaite en chambre du parti conservateur. Peu de gens se rapelle de ce détail étant donné que ce gouvernement est tombé lui-même après deux jours seulement.

    De plus vous parlez des juges qui décident des questions comme le mariage gai. Vous ne semblez pas comprendre comment fonctionne notre système judiciaire, pas plus que notre système politique, car les juges n'ont absolument aucun pouvoir de décision sur les lois, ils ne font que les interpréter. Les mariages gais sont devenus possible parce qu'avec les lois en vigueur dans notre pays, dont la charte des droits et libertés, rien n'interdisais que deux personnes de mêmes sexes se marient. Il n'y avait rien dans les lois sur le mariage qui spécifiait qu'il était réservé à des gens de sexe opposé, c'est pourquoi il n'ont eu d'autres choix que de le permettre. En aucune façon les juges ne peuvent modifier les lois, c'est le privilège de nos élus et d'eux seuls. »

  • Marcel Arseneau
    Inscrit
    jeudi 15 janvier 2009 12h07
    Les libéraux doivent d'abord s'organiser avant de penser à défaire le gouvernement
    « Nous l'avons vu à la dernière élection générale au pays. Le Parti libéral a perdu du terrain. Il semble que Michael Ignatieff est là pour rebâtir le parti. Il a du pain sur la planche,surtout au Québec et en Ontario. Même au Nouveau-Brunswick où les conservateurs ont ravi trois sièges aux libéraux! Les libéraux au pays peuvent vite revenir le grand parti de jadis, mais pour cela, il faut gagner la confiance du peuple. Ce n'est pas une coalition avec le Bloc et le NPD qui aidera le Parti libéral à remonter la côte. Il devra le faire par ses propres moyens.
    Marcel Arseneau, Campbellton, NB »

  • André 68
    Inscrit
    jeudi 15 janvier 2009 14h32
    Coalition et économie
    « Mazatlán, Sin. Mexique
    15 janvier 2009

    Bonjour M. Normand Spector

    La présentation du budget fédéral fin-janvier 2009 et les appuis éventuels de la Coalition PLC-NPD appuyés par le BQ me font craindre d'assister bientôt á un nouveau truc de magie du « dictateur »(*) Harper et de son gouvernement digne d'une république de bananes qu'est en train de devenir le Canada en 2009 si la coalition ne réussit pas à s'imposer pour le renverser dès la rentrée parlementaire.

    * PORTRAIT d'un DICTATEUR : (cité en exergue du livre cité ci-dessous)
    « La plupart des mulâtres, des métis, des produits de ce mélange auxquels Lopéz appartenait ont la soif du pouvoir dans le sang, un pouvoir d'un type bien particulier, avec toute la pompe militaire, médailles et croix, écharpes dorées, casques argentés ornés de plumets ; bref, un carnaval perpétuel, du genre à se faire précéder d'une fanfare beuglant constamment pour attirer l'oeil quand ils parcourent une rue à cheval. »
    R. B. CUNNINGHAME GRAHAM,
    Portait of a Dictator

    La Gouverneure Générale, - même si elle n'est pas plus élue que la reine d'Angleterre qu'elle représente au Canada d'ailleurs - devrait selon moi pour redorer son image & sa laver sa réputation ou son titre de « reine-nègre » que lui a attribué Victor Levi Beaulieu, après avoir veulement concédé en décembre 2008 au Premier Ministre canadien la prorogation de la chambre alors qu'il avait perdu la confiance du Parlement et se serait fait renversé par l'opposition ou la coalition, Mme Michaëlle Jean, dis-je, devrait confier à la COALITION DEMOCRATIQUEMENT ÉLUE les rennes du pouvoir à Ottawa plutôt que de relancer le Canada en élections, surtout en cette période de récession économique grave où nous nous trouvons présentement. Pourquoi gaspiller des millions en de nouvelles élections qui ne visent qu'à maintenir Harper au pouvoir en lui achetant des votes dans le ROC ?

    Qu'elle agisse en REINE pour une fois dans l'intérêt supérieur de la nation qu'elle représente, même si le Canada en comporte plusieurs, - toutes non officiellement reconnues & inégalement considérées - à commencer par les Premières : les Amérindiennes, suivies par la francophone concentrée au Québec et ensuite par le ROC majoritairement anglophone.

    André Lacombe-Gosselin
    <andre_lacombe@yahoo.com> »

  • André 68
    Inscrit
    jeudi 15 janvier 2009 17h18
    Harper & "Le magicien"
    « Pour mieux comprendre les comportements de Stephen Harper, je vous recommande de lire "LE MAGICIEN", ce magnifique & instructif roman de Sergio Kokis (XYZ Éditeur 2002) sur les dictatures Latino-Américaines (284 pages); c'est le dernier d'une trilogie du mëme auteur commencée avec "SALTIMBANQUES" (2000) et poursuivie avec "KALÉIDOSCOPE BRISÉ" (2001). Je n'ai pas lu ces 2 derniers hélas!
    Prix littéraire Québec-Mexique à la Foire du Livre de Guadalajara en 2003 oú le Québec était l'invité d'honneur.
    <andré_lacombe@yahoo.com>
    Mazatlán, Sin. Mexique »

  • Richard Dupuis
    Inscrit
    jeudi 15 janvier 2009 18h49
    La coalition n'a pas été démocratiquement élue!
    « Je voudrais revenir sur le commentaire de André Lacombe (André 68), et insister sur le fait que la coalition, en tant que telle, n'a pas été élue démocratiquement.

    Pour que la coalition soit démocratiquement élue, et reconnue comme tel, ses membres (libéraux, néodémocrates, bloquistes) devront se présenter devant le peuple, lors d'une élection générale, et préciser, en campagne électorale, ainsi que dans le programme de leurs partis respectifs, qu'ils entendent former une coalition, une fois élus, advenant une minorité du parti qui remporterait le scrutin, à savoir le parti conservateur, dans le cas présent.

    Devant de telles déclarations, les électeurs sauraient à quoi s'attendre de leurs candidats, et que s'ils les soutiennent, ils risquent de se retrouver avec une coalition qui, cette fois, sera démocratiquement élue. Par contre, nous savons tous ce qui se produira, devant une telle éventualité; les conservateurs obtiendront leur majorité tant souhaitée.

    Même que j'ai l'impression que cet argument risque d'être le talon d'Achille de la prochaine campagne électorale, pour les conservateurs. »

  • Emmanuel Pelletier Michaud
    Abonné
    vendredi 23 janvier 2009 17h46
    Gêné
    « Quel que soit le sujet abordé par Spector, ses propos transpirent l'intolérance et le mépris envers quiconque ne partage pas son opinion.
    Il y a quelques mois, celui-ci appelait sans réserve au meurtre de Yasser Arafat, aujourd'hui il fallait l'entendre répondre avec une rage à peine contenue à Desautels (Radio-Canada) sur l'appui inféodé de Harper à l'intervention criminelle d'Israël en ce qui reste de territoire palestinien.

    Pourquoi une tribune à ce genre de colonel en mission dans les pages du Devoir? »

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